‹ Dictionnaire d'archéologie chrétienne et de liturgie (volume 2)Chapitre 266 sur 331 · SV : VIXIT ANN NN IVIMX · texte numérisé non relu

SV : VIXIT ANN NN IVIMX

Quelques années auparavant, en 334, nous rencontrons cette même formule sur une inscription lyonnaise malheureusement perdue, mais qui n'en reste pas moins le plus ancien monument épigraphique daté des chrétiens de la Gaule (1" février 334). D'après le Journal des Trévoux, l'inscription fut trouvée sur la montagne de Saint-Irénée; les caractères en étaient» mal formés et peu compassés " » :

OPTATO ET PAVLINO CON SVLIBVS KAL FEBRARIS DEPOS SELENTIOSES

Mais ce sont là des exceptions et quiconque a utilisé, même en passant, les inscriptions cluétiennes a i>resque uniquement rencontré ces sigles : COS, COSS, CON S ET CONSS. Toutefois les anciens épigraphistes ont eu le tort de considérer ces sigles conmie des variantes sans signification spéciale, tandis que les lapicides se sont exactement astreints à employer tantôt l'un, tantôt l'autre, suivant des règles certaines qu'il est nécessaire d'indiquer.

Avant le milieu du m" siècle, on n'a guère fait usage d'autres sigles que COS ET COSS. Fahretti et Marini " soutiennent n'avoir jamais rencontré le sigle COSS avant le règne de Gallien et Yolusien, c'est-à-dire avant le milieu du m" siècle, Marini en a publié — négligemment il est vrai — antérieurs à cette date, portant le sigle COSS qu'il entreprend de corriger en COS. On pourrait lui objecter sans doute trois inscriptions chrétiennes des années 107, 111 et 23.5 " sur lesquelles on lit le sigle COSS, mais ces inscriptions ne nous sont connues que par des copies de Boldetti qui ne s'embarrassait pas de ces détails et écrivait ce qu'il voulait ou croyait voir plutôt (|ue ce qu'il avait sous les yeux.

Vers le milieu du ni' siècle on conuuença à faire suivre les noms des consuls du sigle CONS et peu après

228, 303, 311, 315, 367, 379. 384, 385, 391, 434, 452. — "• /hid., 1. 1, p. 50, n. 68. — " ./ourniil de Trivoui. 1731, p. 1612;Manei. f.'(i//io-<m(i(jm(o(cs,p. 91 ; Miirntori. Ttwxaur.. p. 375. n. 2; Clinton. l'asti romani, l. il. p. 190; de lloissicii. Inscript, aniiq. de l.yon.p. 542 ;E. Le Ulant, Jleciieil, t. i, p. 138, n. 02; De Hossi, op. cit.. 1. 1, p. 39. — "Kabrcttl.op. ri(.. p. 540. 510; Marini. .lriiali.p.62l :cf. l'cUicia. De Christ. errl. polit., 1. ni. p. 300 sq. — " De Hossi op. cil., 1. 1. n. 2, :i. 7.

FASTES CONSULAIRES

CONSS et CCSS; alors que vers la fin de ce même siècle le sigle COS disparaît rapidement et c'est à peine si on le rencontre encore une fois ou l'autre, par un grand hasard, pendant les iv<^, v« et vi' siècles. Si on s'en tient aux monuments originaux, les seuls qui sur un détail si minime puissent faire foi, J.-B. De Rossi n'avait rencontre le sigle COS pour désigner deux consuls que sur deux inscriptions des années 393 et 398 '; Philippe de Winghe a donné avec beaucoup d'exactitude une inscription de l'année 396 sur laquelle on retrouve le sigle COS, mais il est possible qu'ici ce soit le manque d'espace qui ait décidé cette abréviation puisque sur le même texte, trois lignes plus haut, on lit CONSS. (lig. 4297) '. Enfin, un quatrième exemple, se rapportante l'année 371, nous est connu grâce à Fabretti, ce

4297. — Inscription provenant de Sainte-.\gncs. D'après De Rossi, Inscripiiones, t. i, p. 188, n. 433.

qui n'empêchait pas J.-B. De Rossi d'écrire : ualde cupcrcm lapidem mcis oculis inspicere ' :

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