‹ Dictionnaire d'archéologie chrétienne et de liturgie (volume 2)Chapitre 267 sur 331 · VIII • D VIII · texte numérisé non relu

VIII • D VIII

On ne peut omettre, mais c'est pour l'écarter, une inscription suspecte de l'année 395, au musée Olivieri à l'esaro*.

L'emploi du sigle COS pour désigner un seul consul est rare au iv« siècle et parmi ces quelques exemples tous ne sont pas assurés '; au v siècle, c'est à peine si on peut citer un unique exemple °, en 471 et ici, comme sur une inscription de l'an 400' le sigle COS surmonte

' De Rossi, op. cit., t. i, p. 181, n. 413; p. 202, n. 465. — ' Ibid., t. I, p. 188, n. 433; inscription que Pli. de Winghe a vue et dessinée entière (nella galîeria di S, Agnese) et qui, diminuée d'un cinquième en\Tron, tut mise dans le pavement de l'éslise où l'indique Sirmond (ad S. Agnctis in grailihus) et où l'a retrouvée .J.-B. De Rossi. — ' Fabretti, Inscr, antiqitar. explic, p. 272, n. xi; Giorgi, Ad Baronium, ad ann. 371, t. v, p. 321; Relandus, Fasli, p. 441; De Rossi, ôp. ci(.,t. I, p. 111, n. 221. — 'De Rossi, op. cil., t. i. p. 188, n. 432. — ' Ibid., t. i, n. 143, 322, 325, 479, 484, 489, 491. — • Ibid.. t. I, n. 836. — ' Ibid., t. i, n. 491. — ' Ibid., t. i.

cl'un trait abrévialif a, non pas la signification de consule, mais de considutu :

hic requicscit pjAVLA iC?" DEP .... el? sacJRAVIRGO MACEDO •nia? cjos PROVIAN I

Dans les provinces, on ne connaît peut-être pas un seul exemple de l'emploi du figle COS après le ra" siècle. Celles qu'on peut ciier sont, ou bien fausses ", ou bien conservées par des copies sans autorité " ou dont les auteurs, se trouvant en présence d'un texte, écrivaient indifféremment COS ou COSSdans la persuasion que ces sigles ne différaient en rien l'un de l'autre. C'est ainsi que le sigle COS se trouve parsemé à foison dans les copies faites par Beiardencus, par Agnellus et par Capacius.

En ce qui concerne COSS, CONS, CONSS, dont on commença àusercouramment vers le milieu du m» siècle.

^^ ^AMPOSV^

4298. — Inscription des jardins Campana. D'après De Rossi, Inscripiiones, t. i, p. 14, n. 9.

ces sigles se montrent dès lors dans les inscriptions chrétiennes. Le sigle COSS eut d'abord la faveur et fut parfois employé même avec le nom d'un seul consul comme sur cette inscription de l'an 310... MAXENT... III COSS '°; mais vers le iv" siècle, on y renonce à peu près et, au v= siècle on ne rencontre plus que cette inscription de l'année 431 " :

DEPOSITA IN PACE HELPIS Xllll KAL • IVNIAS ■ BASSO ET ANTHIoco coss QVE VIXIT DEO ANNIS 5 Xllll

Il en a été de même, du reste, pour les inscriptions non romaines; aucune n'adonné le sigle COSS après l'année

Une inscription de Lodi, transférée depuis à Milan, et de cette année 423, donne le sigle en question avec les deux lettres SS, barrées par le milieu; et dans le même fragment on lit plus bas : CONSS. ". On a commencé à introduire la leltie N, ensuite on a doublé l'S mais seulement vers la fin du ni"> siècle. Pour ce deuxième cas, il suffit de renvoyer à l'inscription de l'année 298, pour le premier cas, en voici une de l'année 249, dans laquelle nous trouvons la formule: in pace.'" DORMIT à la suite du sigle CONS.

p. .307, 433; Mominscn. Inscr. regni Seapoiitani, n. 784*. — ' Gazzera, Iscr. crist. del Piemonte, p. 9, 12, 13, 15, 19, 28; Muratori, Thesaur.. p. 398, n. 4; p. 246. n. 2; Mommsen, Inscr. regni Neapoliiani. n. 7232, 3485, 3S98; Xlarini , Inscr. clirist, ms., p. 751, n. 4. — '° De Rossi, op. ci(., t. i. p. 36. n. 31. — " Fabretti, op. cit., p. 736, n. 468; Doni, op. cit., cl. XX, n. SI; Donati,op. cit., p. 193. n. 4; De Rossi, op. cil., 1. 1, p. 289, n. 667. — " Osann, Sylloge inscriptioniim antiquar. gr. et lat., 1834, p. 557, n. xxvni. — " Uorghesi, Atti delV .iead. pont, di arch., t. x, p. 150; De Rossi op. cii., t. i. p. 15, n. 9.

FASTES CONSULAIRES

Enfin les siglcs CC- SS. et CS. qui apparaisseni sous lerègne de Dioelctien 'etfont bon service pendant tout le iv« siècle, ^ sont très rares au v» et disparaissent à peu près complètement au ^^^. Mais comme ces derniers sigles n'ont eu qu'une vogue restreinte et passagère, les épigraphistes leur or.X accordé peu d'attention et lorsqu'ils les ont rencontres ne se sont pas fait faute d'écrire à la place un sigle plus usité tel que COS ou COSS.

Avant leive siècle, on ne fit pas d'autres additions au nom du ou des consuls que le chiffre des consulats e1 les sigles abréviatifs dont il \ient d'être question. Mais cette règle ne regarda que les particuliers, il en all?it autrement avec les empereurs. En tout temps, l'usage fut adopté d'accoler à leur nom les titres d'Auguste et de César, en redoublant la lettre finale (voir Abré- NX\TioNs), lorsqu'on voulait marquer le pluriel, de cette façon: AVGG, CAESS.Au début de l'empire et pendant les premiers temps, il est rare de rencontrer AVGG, mais seulement AVG, à la suite du nom de chaque .\uguste. Une inscription de l'année 279, sur laquelle se voit un métier à tissage nous donne à deux reprises la mention IMP, précédant le nom du consul-empereur:. . imp. Probo III et...;. . imp. Claudio Aug. et. . ' Désormais, on ne rencontre plus rien de semblable. 11 est vrai qu'à la fin du \T siècle, on retrouve ce sigle IMP, mais ayant plutôt la signification de imperante ou imperio que celle de imperatore '.

Beaucoup plus usitée est l'appellation domini noslri et dominorum nostrorum pour les Augustes et les Césars. Elle a provoqué l'attention des grands maîtres : Oderici, Mariri, Eckhelet J. Labus ^ Lesigle DD. NN. (dominis nostris) commence à être rencontré dès le début du ic^ siècle 'et j^ste en usage pendant tout le v= siècle. Les sigles DOM. N et surtout DO IVI NO appartiennent à une époque plus récente encore '. Les empereurs ne furent pas seuls à s'attribuer ce titre, les consuls de rang privé s'en parèrent eux aussi ; soit que les lapicides le leur aient attribué par ignorance ou par flatterie ont pensé les uns, soit que ce titre ait été de style ont supposé les autres, en quoi ils semblent s'être trompés. 11 est très exact que, dans la \ie privée, les simples citoyens employaient entre eux la qualification de dcminus comme formule banale de salutation et, cela dès le i*' siècle, comme en témoigne Sénèque *. On voit dans les actes de sainte Perpétue, le père de la martyre lui donner ce titre de domina : hac dicebat pater pro sua ptelale basions mihi manus; et se ad pedes mecs jactans non filiam sed dominam me vocabat, mais le récit même de la sainte prouve que cette appellation était extraordinaire et due à lu gravité de la circor.stance; on \ viendra plus tard et dominas, domina entreront dans le Isngage habituel, même à l'égard de jeunes enfants». Néanmoins dans les inscriptions honorifiques et les monuments publics sur lesquels on n'emploie que des formules ofTicielles, on ne rencontre pas un seul consul gratifié du titre de dominus nostcr. Les épitaphes confirment cette constatation et prouvent que l'usage légitime de ce) te formule était réservé aux adultes et aux enfants de la famille impériale.

' De Rossi, op. cit., 1. 1, p. 29, n. 28, en 302. — ' Ibid.. t. i, p. 52, n. 7.Î, en 3-14 ; p. 69, n. 111, en 351 ;p. 232, n. 5-13 cn400ou405. — 'De Rossi. op. ci(., 1. 1, p. 21, n. 14. — '/fcid., t.i.n. 1118,1119. 1121.1122, 1124. — ' Odcrici. /Je mimnio Orcitigiris. p. 73; Marini. Arvali, p. 508; Eckhel, Doctrinn nummorutn oeteriim, t.vni.p. 445; J.l^ahus. MuseoBresciann V.lusIraUt. in-4«,Brescia. 18.38, p. 96;E. LeHlant./leciieiM. i, p.2«0 — 'Orelli, op. cil. ,n.942;Rcnicr,/n.\rr.roni. deVAlg/rie. n. 4288. — 'Do Rossi. op. ci/. ,t.i,n. 1122.1123.— • Conccllieri. iMtera sopra l'origine délie parole Pominits e DomniiK e del liloln di Don. in-8«. Roma. 1808. — • Huldctti, Os.ieruulioni, p. 383. 386. 418; Fobretti. op. eil.. cl. vni. n. 167. 168. 169.— '"De Rossi. op. cil., t. i. n. 158. I.V.). 161. 225, 22r,,

Nous en trouvons la preu\e dans une série d'inscriptions à laquelle on pourrait, sans doute, ajouter quelques exemples, mais qui, telle qu'elle est donnée ici, suffît à montrer que les sigles DN- sont réservés aux princes impériaux. En 363. 371. 375. 377, 385, 388, 390, 392, 398, 403, 40e, 417, 43S. 450, 476 etc.. etc., on lit sur les fastes consulaires les noms accolés d'un Auguste ou d'un fils d'Auguste d'un particulier, toujours sans exception l'appellation de dominus noster est réservée au prince et refusée à son collègue, par exemple '°:

THEODORA REQVEVIT IN PAGE DIE PRIDIE NON / SEPTEMBRIS / D/ N/ sB-

IVLIANO AVG Mil ET ^

5 SALVSTIO CONS

H faut donc attribuer à l'ignorance croissante des lapicides l'emploi qu'ils ont pu faire pour de simples particuliers d'un titre auquel ceux-ci n'avaient aucun droit et qu'aucune tolérance ne leur accordait. Cette même ignorance explique conuuent sur quelq\ies inscriptions les Augustes et leurs fiis sont gratifiés du titre de viroium clarissimorum "; ainsi en 386, cette inscription du cimetière Prétextât peinte au minium sur un loculus trouvé en 1850 '-:

DD N N es FLHONOI3 RION-P-ET E V BODIO VVCCCONS

BENEMERENTI ■ NI!

IN PAGE -QVI -BIXI PLVSMINVS-XXDEPOSIg NONAS-MAIASDDNN-FL

Tous les fastes de cette année nomment Flavius IIonorius, nobilissimus puer, et Evodius. Cette extension indue du titre de vir clarissimus aux personnages impériaux se rencontre neuf fois entre les années 377 et 398, puis on en trouve deux nouveaux exemples en 441 et 471 " et plus aucun désormais. Hors de Rome, cette appellation est des plus rares, en tant qu'appliquée aux empereurs. On la rencontre sur une inscription de l'année 385 conservée à Ripatransona " :

MIRE PIETATIS SAPIENTIA HVIVS ET INNO CENTIME TOTIVS CONSVLARIS SICILI EVICARIVS AFRICE CONIVGI DVLCISSIMO CASTORIO QVI VIXIT ANN ■ XXXV • M ■ VIII • D- XV- RECESSIT • III • IDVS ■ DEC DEPOSITVS IDIBVS DEC- DD-NN ARCADIO ET BAVTONI CONSS-

Il faut donc, de préférence, attribuer à des consuls issus de la lignée impériale les inscriptions surlesquelles on lit DDNN. ou DN.Mais sans exclure absolument la possibilité de voir ce sigle appliqué à un prince et à un particulier son collègue, comme nous venons de le voir pour .\rcadius et Bauto. .\insi sur ce fragment " :

IDD NN ARCADIO • • ■ ■

LOCVS ADOES

ABASTA

peut- être attribué en 385, 392 et 40(), années où .\rcadius eut pour collègue un particulier.

252. 264. 268, 269, 357, 370. 383. 384. ,399. 400. 402, 403. 460. 473. 518. 522, 554. 559. 566. 605, 699, 700. 717, 748. 7,50,751.863. — " De Rossi, op. cit., t. i, n. 359. 364, 403. 465. 863; I.e Riant, Recueil, t. i. p. 12. 151, 153. 160. - " De Hossi. op. ci(., t. i. p. 158. n.. 3.59. ^ " De Rossi. op. cil., 1. 1. n. 706, 832. — " GiorRi, Ad Buroniiim, ann. 385, t. \ . p. 383; Muratorl. Tliesaur.. p. 2101, n. 2; Faclaiidl. Dellc anlicliila di Itipalranxomi, ln-8°, Ripatriinsunn. 1845, p. 65; Viciosie. liipalransnna sorta dti un easlelln Elrusco n. A : Tanursi. De rébus Ripanis, p. 147; Ph. Urutl. Quinla mrmoria sut seminario Ripuno, ÏUpatmnsona. 1847; De Rossi. op. ci(..t. I. p. 157.— "DcRossi.op. ci/. .1.1. p. 219. n. 516.

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FASTES CONSULAIRES

Il lie reste qu'à ajouter quelques mots au sujet du titre nobilissimus qu'on rencontre depuis le règne de Commode et de Septime-Sévère sur les monuments publics '. Les Césars ne sont pas seuls à se parer de ce titre et les Augustes l'adoptent pour eux-mêmes, bien que rarement; mais il n'en est pas question sur les monuments chrétiens avant le iv« siècle. A cette époque, les fils et cognais des Augustes reçoivent le titre de nofti7(ssimus avant celui de César, cette distinction entre cœsans et nobilissimi remonte donc non pas aux Copronymes comme Eckhcl l'a avancé -, mais à Constantin le Grand ', et beaucoup portèrent le deuxième titre qui n'eurent jamais le premier. Le sigle NP. qui se développe : nobilissimus puer ne s'en applique pas moins fréquemment à des princes im-

(liui en instance d'éteniité. Une inscription d'^Vlgérie nous montre le consul Volusianus attendant sa reconnaissance officielle et, juqu'à ce moment, réduit à se déclarer « mort » : Volusiano II mortuo et Maximo œnsulibus '.

Avec l'époque de Maxence s'ouvre une période nouvelle dans l'histoire des fastes consulaires.

2° Depuis 307 jusqu'à ■'iu'j. — L'année 305 vit, pour l'empire, un événement mémorable, germe de sa destruction. L'empire fut divisé, chose sans exemple'. De là naquirent les rivalitis entre augustes, les nominations et promulgations de consuls contrariées ou contradictoires jettent la perturbation dans les fastes où, seule, l'épigraphie apporte quelque lumière. Les inscriptions chrétiennes nous aident à reconnaître sur-le-

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ml

4299. — Inscription du cinieticre de Théodose. D'après De Rossi, Inscript, crisl., t. i, p. 59, n.

périaux, comme sur cette épitaphe cémétériale du cimetière de Cyriaque, sur la voie Tiburtine • :

HIC POSITA EST PVELLA BENIGNA QVAE VIX- ANN ■ XVI ■ e-X ■ DEP- VIII ■ KAL- AVG ■ VALENTINIANO-N- P-ET VICTORE

On rencontre, mais exceptionnellement, en 425, une seule fois l'expression puer florentissimiis ^ :

HIC REQVIESCIT VITA LESSEMA QVI VIXIT AN PL • M • lin • ET BENENAT".5 (?) QVI VIXIT AN ■ PL ■ M • llll ô D PRIDE IDVS AVGVSTAS DIE MERCVRIS DD NN TEVDOSIO AVG ■ XI ■ ET VALENTA NO PVERO FLORENTISSIM O CAESARE

Toutefois cette épithète llorcntiasinuis fut employée depuis afin de distinguer les princes depuis que nobilissimus s'était galvaudé jusqu'aux particuliers; ils emplovaient également bealissimus.

Tout ceci concernait les vivants. Pour les empereuis défunts, le litre de diims disait leur gloire divine, mais ce titre devait faire l'objet d'une délibération et d'un décret du Sénat. A partir de Marence, il n'en fut plus ainsi; l'Auguste défunt entrait aulomatiquement dans l'état de divinité, c'était la récompense due à ses mérites et ses services. Il n'en avait pas toujours été ainsi ; le Sénat, il est vrai, s'était complu dans son droit pour faire faire, s'il est permis de dire, « antichambre » aux

' Orelli, op. ci(., n. 942; Eckhel, Dncir. mimm. vêler., t. vn, p. 242; t. vm, p. 370. — = Ibid.. t. viii, p. 370. — > Zozime, His(., I. in, c. XXXTX, édit. Bekker, p. 105. — ' Boldetti, Osxervoiioni, p. 82: Giorgi, ad Baroiiiiim, ann. 3G9, t. v, p. 256; Muratori, Thesaur., p. 384, n. 5; Clinton, Fasli romani, t. n, p. 198. De Rossi, Inscripl. christ., t. i, p. 108, n. 210, en 369; cf. n. 211, 359, 360. — » Muratori, Thés.,

champ cette grave perturbation. En 307, pour la première fois, on rencontre la mention d'un post eonsulalum. Tillemont a supposé à tort que cette formule avait été imaginée par certains à raison du trouble issu de cette division *; Noris a conjecturé qu'on avait recouru à cette même formule par suite du retard apporté à la nomination des consuls, qui n'étaient pas désignés lorsque commença l'année '. 11 n'en est rien. Les consuls étaient désignés à Rome des le mois de décembre et la raison véritable tient aux dissensions survenues vers cette fin de l'année entre Maximien Hercule et Maxence. Ces brouilles entre père et fils étaient de nature à donner à réfléchir aux Romains, peu enclins à se compromettre pour l'un ou pour l'autre, \'U l'ignorance où ils étaient de ce qui pouvait suivre. Pour l'heuie, Maxence était le maître à Rome et cela suffisait, on passa Maximien sous silence. Un édit impérial le leur prescrivait et imposait officiellement la formule fost consulatum qui devint de style, au moins pour cette année. La date de cet édit n'est pas connue, mais dès le mois d'avril on rencontre l'emploi de la formule en question dans le catalogue des préfets urbains. De même qu'on lit dans les fastes d'Idace : Novics et Conslanlino, His. conss. quod est post sextum coxsula- TUM, occisus Severus liomae; dans le catalogue philocalien des préfets à cette même année 307 : Maximiano VII et Maximino. Ex mense aprili (actum est POST SEXTVM COSSVLATVM qucd est novies et Constantino. Conformément à cette indication, nous avons déjà montré sur une pierre de l'an 307 cette mention officielle : post VT avec le mot consulatum omis (fig. 182). Comme cette inscription est datée du . . . id decembris nous

p. 402, n. 7; G. Mariai, dans Giornale Pisano, t. \i, p. 18, Sanclemente, Dp vulg. œrœ enwnd., p. 135; Clinton, Fasli romani, 1. 11. p. 201 ; De Rossi, op. cit., t. i, p. 279, n. 645. • — ' L. Rénier, Inscript, de l'Algérie, n. 4095. — ' A'alois, nrf F.iisehii Hist. eccles., I. VIII, c. xm. - ' Tillemont. Hist. des empereurs, t. iv, p. 98; Muratori, ,l;i;mîi ad ann. 307. — * Noris, Epistola consntaris altéra, in-4*', Yeronae, p. 464.

FASTES CONSULAIRES

voyons ainsi que la formule imposée dès le mois d'avril fut maintenue pendant tout le reste de l'année. Ce qui ne laisse pas d'être digne d'attention c'est que la formule post consulatam a fait son apparition en province avant d'être employée à Rome. Nous possédons un document de ('irta (Constantine) daté de la veille des ides de février de l'an 305, sur lequtl est mentionné le post consulat de Dioclétien pour la neuvième et de Maximien pour la huitième fois; ce sont les actes du

Mais ce ne sont pas seulement les inscriptions clirétiennes qui emploient cette année la formule insolite qu'on vient de lire, les tables philocaliennes des fastes consulaires, la table pascale et le catalogue des préfets, enfin des inscriptions recueillies par Gruter et par Muratori ^, font usage de la même supputation. L'explication de cette anomalie tient à ce que cette année-là la promulgation du consulat des empereurs fut faite tardivement pour des raisons que Earonius a cherché.sans

IBONCSO BFNE^MEKBNTnNPACt C0N5S^ÀMANTIITALÎ.IN1 t

4300. — Inscription de Vcllctri. D'après De Rossi, Inscript, crist., t. i, p. 60, n. 92.

concile tenu à Cirta parles catholiques contre les donatistes 1 et ces derniers, si ergoteurs qu'ils fussent, ne soulevèrent à ce sujet aucune contestation. C'est que, dès avant le règne de Maxence, il n'était pas sans exemple en Afrique que des retards empêchassent d'y recevoir à temps les noms des nouveaux consuls, on y avait pourvu avec cette formule commode du posl consulutLwi. Après la dispaiition de Maxence, Constantin et ses fils, jusqu'à Théodose, rétablirent, nominalement à tout le moins, l'unité de l'Rmpire et les fastes consulaires reprirent pour un temps leur régularité que ne troubla même pas la rivalité de Constantin et de Licinins. Il

beaucoup de succès, de tirer au clair. Tandis qu'en Orient et en Égpyte, nous savons que le consulat de Constance IV et Constant III fut connu en temps opportun ainsi qu'en témoignent la chronique pascale '. et la lettre festale XVIII« de saint Athanase, en Occident, l'ignorance persista inie partie de l'année. Au mois de m.ai, qaarlo idus maias, le concile de Cologne % aux mois de juin et de septembre les deux inscriptions de Rignano et de Velletri nous montrent qu'on en avait pris son parti. A supposer que les noms des consuls soient arrivés, on les a passés sous silence et on s'en est tenu cette année à la formule post consulaliim.

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4301 . — Inscription du cimetière des Saints-Côme et Damicii. D'après De Rossi, Inscripf. crisl. t. i, p. 67. n. 108.

est vrai toutefois qu'en 346, nous trouvons ces inscriptions (fig. 4299) '.

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