XVI. kal. sept. Constanlio X. cos. in p
Dulcissime. filic. F.rotiancli. vix.
ann. V. m. VII. d. XI. dcp. XIIII. kal. sep.
Constanlio. X. cos. in pue.
Muratori a très bien vu que l'omission du nom de Julien devait s'expliquer par sa révolte. Au mois d'août 360, quand moururent ses deux enfants à quelques jours d'intervalle, la situation polit iqueétait obscure et il sembla plus prudent de passer sous silence le nom du César révolté, contre qui on savait la colère et les dispositions belliqueuses de l'auguste Constance, l.e cas était difficile à résoudre. Si on qualifiait Julien du titre de césar, on allait contre sa proclamation et il pourrait en tirer vengeance. On prit le parti de le passer sous silence, l'exiguité de la pierre semblait justifier cette simpUfi-
5S CMLVCIS 'iiOM^NvSlACM
M/^/VOCEiAUlCON^
4303. — Inscription du musée du Vatican. D'après De Rossi, Inscript, clirist., t. i, p. 121, n. 254.
cation. Voici à quelques années de distance, un nouvei exemple de la susceptibilité du pouvoir et des précautions auxquelles il fallait recourir; si on agissait de la sorte, c'est qu'une épitaphe pouvait être dénoncée comme une profession de foi politique. Qu'on en rapproche cette inscription campanienne déjà rappelée, qui date du mois d'octobre de la même année et sur laquelle on a esquivé toute formule compromettante par cette mention subtile ' :
DD NN X ET 111 COS dominis nostris decimum et terliam con.ttilibus: i\ était impossible, cette fois, d'y rien trouver à reprendre, et voici une inscription de Syracuse sur laquelle on s'est, de même, tenu en garde ' :
nPO Ë"kAA AEKEIVIB YnATIA TCON KV TOI KAI TOT Celle-ci est du mois de décembre, comme cette autre, de la même époque, gravée sur une pierre qui peut être de provenance ccmtlériale et qui s'en tient ;i la titulature officielle de l'année '° :
PELEGRINVS IN PAGE CVM VXOREM SVAM SIL VANAM QVIEXIBIT IN PAGE XIIII KAL • lAN ■ DN ■ GONST- AVGXETIVLGAES 111 CONSS-
Paralipomcna ad FI. Ctemenlis lumulum, dans Disscrlationes de rébus ad liisl. eccles., 1. 1, p. 73 ; Clinton, l'asti romani, t. u. p. 197; De Rossi, op. cil., t. i, p, SI, n. 143. — ' Marini, iscr. Alb., p. 49; Xlommsen, Inscr. regni Neapolit., n. 7232. — ' Matranga.dansDiamiUa, Mon. di niimism., 1. 1, p. 55. — "> Nicolai, Belle basilica de S. Paiilo, in-fol., Roma, 1815 p. 141, n. 209; Do Rossi. op. cit.. t. i, p. 83, n. I t4.
FASTES CONSULAIRES
Vers la fin de l'année 375, Yalentinien le jeune fut proclamé empereur en Pannonie, mais la nouvelle t^rda à se répandre et aussi bien à Alexandrie qu'à Rome, on lui donna pendant les premiers mois de l'année suivante le titre de César. Un fragment d'inscription cémétériale, conservé au Vatican (e cœmeterio Callisli via Ardealina) est ainsi libellé (fig. 4303) ';
nitus sorte
s cum lacis
l dominus lacri
.... nies deposelus elu]aleneano cesare conss
Une fois corrigée l'erreur ...aleneano et rétabli le nom Valenteneano dont la prononciation fautive indique un lapicide d'oiigine étrangère, probablement gauloise, il reste la question de date. Il faut attendre l'année 425 pourtrouverle consulatd'unValentinien César; en 369, les fastes mentionnent, mais en premier lieu non pas en second lieu, un Valentinien nobilissimus puer; les deux autres Valentinien n'ont pris les faisceaux qu'après leur élévation à l'empire et au titre
iT'.
Y/IMDVS-OCTOB-IGNO.
FRIDIE'NONASA^VMASY
PWDiE'NONAS-lVNIAi
HlCPQ5lTV5E'5TAM/
HERCVLlSDÊPo^lTv
ACV5T<ARCAmoihEj
CONSSaVlBlXlT/^
4304. — Inscription du musée du Latran. D'après Marucchi, 1 inonumenti, pi. XL\^II, n. 3S.
d'Auguste. Cependant il est à tout le moins douteux que les catacombes de l'Appia et de l'.Xrdeatina aient encore été en exploitation en l'an 425 et cette inscription semble par ses formules et sa paléographie appartenir plutôt au ivc qu'au v<^ siècle. A défaut d'un Valentinien déjà mentionné dans les fastes consulaires nous avons Valentinien le jeune, proclamé Auguste à Aquincum de Pannonie leiOdcs calendes de décembre, et qui prit aussitôt les faisceaux pour l'année 376 qui allait commencer. Cependant tout ceci s'était passé si rapidement qu'au début de l'année 376, on ne lui connaissait pas son titre nouveau d'auguste, mais seulement celui de césar, dont le gratifie la table pascale du manuscrit philocalien où on peut lire en 376 : Valentc V et Valentiniano Caesare janiorc. Dans la Chronique Paschali-. ce même Valentinien est encore qualifié : César : OùiXEVTo; .'^'jyo'JaTCi'j -ro i v.rtX OùaAe';Ttv!.avoO Katoapoç'..\insi,en376, on connut à Rome et à .Mexandrie la dignité consulaire de Valentinien le jeune avantdc savoir sa dignité augustale; on n'avait pas annoncé pu-
' De Bcssi, op. cit., 1. 1, p. 121 , n. 254. ■ — ' C/iron. pasch.. édit. Dindorf, t. i, p. 560. — ' Grutcr, op. cil., p. 1080. n. 4. — ' MaranRoni, Delte mcmoric .v«f;rc c profane dill' An/ileatro Flavio di Roma,in-4°, Roma, 174G, p. 79; Donali, .4</ non. tliesaur. vêler, inxrript., p. 180, n. 4; Passionci, Iscrizioni antiche, p. 120, n. h'i ; Danzetta. Inscr. con.s.t., n. cxx ; Marini, Spiegazione d'un antico epitaffio, p. x; De Hossi. op. cit., t. I, p. 175, n. 401. — ' De Itos!>i, /srrJ:i'oric onoraria di
bliquement que Gratien et Valcns n'eussent pas repoussé Valentinien le jeune comme collègue et ce dernier était réputé César du moins au début de cette année 376. Toutefois une inscription publiée par Gruter nous apprend qu'on connaissait à Rome la promotion augustale de Valentinien, dès le m des ides d'a%Til -.
Valentinien le jeune ayant péri, le tyran Eugène prit sa place et ces événements entraînèrent beaucoup de troubles (voir Flamen Nicomaque). Au début, (mai 392) Eugène se fit très modeste ', très conciliant et se garda de rien changer aux noms des consuls de l'année courante, qui étaient .\rcadius pour le deuxième fois et Rufin. Nous en avons la preuve dans cette épitaphe conservée au musée de Latran, trouvée en 1745 dans une vigne située au-dessus du cimetière de Calliste et qui a dû servir à un sarcophage ou à un arcosolium. (au bas se voit un boisseau. (voir .\xnoxe)'. (fig. 4304) VIII. idus. oclob. igno .... pridie. nonas maias. . . . pridie. nonas. junia (s) . . hic posilus est Am. . . . Her-
culis deposilu (.s) Agiist. Arcadio II. et (Ru fine)
conss. qui. rixil an. ... Il est possible qu'après quelques mois, Eugène se soit cru assez fort pour renoncer à ces ménagements : une inscription du mois d'octobre, en Campanie, à Capoue, inaugure cette formule où il n'est plus question des consuls de cette année : VIII KAL-NOBEN-D- NEVGENIO AVG PRIMI'. Vers les derniers mois de l'année 392, Eugène était maître de l'Italie et Théodose ne paraissait pas très disposé à entreprendre une lutte nouvelle contre cet intrus. L'aventure de Maxime l'avait fatigué, .\ussi, conformément à l'usage qui voulait que chaque nouvel empereur prit les faisceaux dès la première année qui suivait son avènement à l'empire, Eugène s'attribua le consulat comme nous le voyons sur cette inscription de 393 • :
CONSTANTIAE FILIAI CARISSIMAE QVAI VIXIT ANNIS R M XL DEPOSITA IN 5 PAGE XVIII KAL M lAS THEODOSIO AVG-III ET EVGENIO AVGCONSS-
Cependant les fastes officiels de cette année ne faisaient nulle mention d'Eugène, mais de Théodose pour la troisième fois et Abu ndantius,ce qui n'empcche qu'aucune inscription romaine ne porte le nom d'.\bundantius; il y eut donc, au moins en Occident, des fasto s corrigés, nous en avons pour témoins non seulement l'inscription qui vient d'être transcrite, mais liuil et peut-èlre dix autres toutes rédigées avec la mention Thcodosio III et Euqenio '.Après la défaite et la disparition de l'usurpateur Eugène, le calme reparut pendant les dernières années du iv* siècle, mais ce ne fut pas pour longtemps. Théodose mourait en 395, laissait l'empire, de nouveau partagé entre ses enfants, Arcadius et Honorius. Dès l'année 399 les difficultés surgissent. Eutrope, consul cette année-là pour l'Orient, ne semble pas avoir été reconnu comme tel à Rome. Pas une seule inscription romaine de cette année ne consent à le nommer; on sait d'ailleurs qu'il fut condamné pendant la durée de son consulat et son nom rayé des fastes. Il n'en avait guère joui.siladate d'une loi rendue contre lui par Arcadius est exacte, au XM des kalendes de février ", mais précisément cette date est contestée par Tillemonl • et par
\'iconiaco Flaviano, dons Annali delV Lstitulo di corre.^pond. arclieol., 1849, p. 304; Mommscn, Inscr. regn. Neapolil., n. 7233. — • ' Passionci, Iscrizioni aiiliihe, p. 110, n. 30; Oonnti, op. cit., p. 180, n. 5; De Rossi, op. ci(.,t. i, p. 179, n. 410. - • De Rossi. np. cit., l. i, n. 411, 412, 413. 41 1. 415, 4ie, 417, 418 et peut-être aussi 409 et 470. — • Code Théodosicn.i.lX. lit. XL. Icx 17. - ' Tillcmont, Histoire des empereurs; Arcade, t. v, p. 502.
FASTES CONSULAIRES
d'autres à sa suite. Comme la plus ancienne inscription datée de cette année est du m des ides d'avril et que le nom d'Eutrope est omis, on peut induire que la loi c|ui le rayait des fastes remonte au moins au mois de mars; toutefois il resterait à savoir si avant la chute retentissante du favori, l'Occident avait eu connaissance de son élévation au consulat. Quoiqu'il en soit, cette année 399 est marquée par une innovation digne d'attention, le consulat sera désormais séparé entre l'Occident et l'Orient de telle façon qu'un seul nom de consul servira à désigner l'année; il n'en faut pas chercher la cause ailleurs que dans le dissentiment de plus en plus profond qui séparait l'Occident de l'Orient.
Panvinio et d'autres ont trop facilement admis que cette innovation datait de la division de l'empire survenue après la mort de Constantin en 338 ' et, à partir de cette date, ils distinguent des consuls orientaux et des occidentaux; mais ils n'en apportent aucune bonne preuve et nous ne savons rien de plus sinon qu'à partir de cette époque la nomination des consuls était réservée aux augustes -. Aussi ne rencontre-t-on alors ni une loi, ni un monument public ou privé portant le nom d'un seul consul; si quelques inscriptions romaines sont dans le cas de ne mentionner qu'un consul sur deux, elles appartiennent au début de l'année.
nous lisons sur une épitaphe cémétériale du mois d'octobre (fig. 4305) « :
GRATIANO ET DAGALAIFO CONSS •
Mais il faut bien rcconnaitre qu'une fois que la formule commode pots consulatam a fait son apparition, on y recourt parfois pour des raisons qui nous échappent, car les noms des consuls sont arrivés en temps voulu et les événements politiques n'imposent pas l'omission d'un nom compromettant \ Il est certain que la formule posl consulalum était admise ofTiciellement lorsqu'un retard empêchait de connaître dès le début de l'année les nouveaux éponymes, on s'en accommodait dans les actes publics comme nous le voyons par le canon de epislolis [ormalis rendu, en 402, par le concile de Milève '. C'est de cette tolérance qu'ont certainement profité six inscriptions qui usent de la formule pendant une période de vingt ans; il est à remarquer qu'aucune n'est postérieure aux mois d'avril. La dernière de cette série, a été rédigée en 386 sexto nonas martias posl consulalum Arcadii el Bautonis ', et elle concorde avec les actes du concile au début de cette année à Rome par Sirice. Comment Pagi, à qui ce canon de Milève n'a pu rester inconnu, a-t-il pu écrire : inlegrum cuilibel fuisse vel consulibus ordinariisvel post
CI <;jrmy5EfNEMEP^ENTEfiuoA5EUo
:Xi)Vz:cIS5JM0.'QyiVxïTANNiS'VJiÊm x^Fp-Kxr ^^ 05lTV5-i>'VnnK'OCT<KATl;^N0tTt)A9Ai.\ijfôcoNss^
— Inscription cémétériale de Sainte-Marie du Transtévère. D'après De Rossi, Inscript, christ., p. 99, n. 186.
lorsque par suite des retards on ne savait pas les noms des consuls ou, plus fréquemment, comme on l'a dit, elles simplifient pour les raisons de brièveté qui ont été exposées plus haut. Il n'y a donc pas eu, à partir de la mort de Constantin cette innovation d'un consul d'Orient et d'un consul d'Occident, au contraire les Augustes ont continué la nomination conjointe des deux consuls et ils ont veillé à ce qu'on fut instruit de leurs noms à Rome en temps opportun.
Exception faite, comme on l'a dit pour l'année 346, où, pour des raisons qui ne sont pas connues, l'Orient ignora au moins jusque vers les derniers moisdel'année les noms des consuls; c'est en 366, pour la première fois, non par prudence ou autrement, mais par ignorance, qu'on commença l'année sans savoir ces noms. Et en voici la preuve : sur cette inscription du mois de janvier on ignore les noms des consuls et on se rabat sur le posl consulalum '.
CECILI DOMINVS FELICIS POST CONS • VALEN TINIANI ET VALENTIS VII ■ KAL • FEB ■ DEPOS • APOLINVS-QVI VIX- ANNXVIIII-M- VII--& VI- QVESCET IN PAGE
MATER LEOPARDES Quelque temps se passe et les noms arrivent, aussi
' Panvinio, Fastor. prœ/., ad lib. III, cdit. Venet., 1538, p. 405 ; Eckhel, Doctrina nummorum veterum, t. vm, p. 333. — • De Rossi, Le prime raccoîted'anticfie iscrizioni compilate in Roma Ira it flnire del secolo XIV e il cominciare del XV, dans Giornale arcadico, 1852, t. cxxvii. cxxvni, et tirage à part, p. 139. — ' Ducimetière de Calepodius.Boldctti, op. cit., p.404;Muratori,r;iesonr.,p.3S3,n.5;Clinton. I-'asti romani, t. n, p. 197; De Rossi, Inscripi.. t. i, p. 99. n. 185. — ' De Rossi, op. cil., t. I, p. 99, n. 186; cl. n. 187. 188, 189. —
consulalum acla consignare ', et son opinion a été suivie par Schwarz, par Marini, par J. Labus '. J.-B. De Rossi a montré qu'il n'en avait pas été ainsi pendant les y et \i* siècles; mais il n'en est pas de même pour la fin du iv= siècle, puisque pendant cette période on rencontre des inscriptions et des actes officiels rédigés postérieurement à la notification des consuls et qui adoptent le post consulalum.
En 367, on rencontre une épilaphe datée du quatorze des calendes de mars sur laquelle les consuls Lupicin et Jovin sont passés sous silence '° :
A )^ W BENE MERENTI VALERIAE QVAE
VIXIT ANNOS 'a^TS?'
•T XXXVII DEPOSITA ^-^^
Xllll KALENDAS
MARTIAS POST CON
SVLATV GRATIAN
I ET DAGALAIFI
Dans le commentaire consacré à cette inscription, J.-B. De Rossi avoue que : jam crgo ad illa devenimus Icmpora quibus cur post consulatu polius quant consu-
= DeRossi,op. ci(., t. i,n. 191,214, 338,355,359. — " Coleti, Concilia, t. n, col. 1336. — ' De Rossi, Inscripi. christ., 1. 1, n. 359. — ' Pagi, Dissertalio hypathica. part. III, c. n, n. 4. — ' Schwarzii, Dissertai, sélect., édit. Ilarlcs, p. 280; Marini, Papiri diplomatici, p. 361; J. Labus, Intornn alcuni monumenti cpigr. gent. e cristiani scoperti nclta basilica di S. Sim' pliciano. — '"Gruter, op. ci(., p. 1162, n. ô; Torrigio, Grotte vaticanc, p. 439; Fleetwood, op. ci(., p. 501 ; Relandi, Fasti, p. 422 ; Clinton, Fasli. 1. 1. p. 4(>8 ; De Rossi, 1. 1, p. 101 , n. 1 91 .
FASTES CONSULAIRES
latu monumenla et acla publica notenlar ratio reddi milla potest,Qax il est impossible de soutenir qu'on ignorait à Rome, à cette date, les noms de Lupicin et Jo- ■vin, alors que nous consen'ons une loi datée de Rome, le 6 des ides de janvier.faisant mention de ces consuls ' : ce n'est d'ailleurs pas la seule, d'autres lois s'échelonnent, datées de même entre le mois de janvier et le mois d'août, et voici qu'au mois d'août une loi est promulguée qui les passe sous silence pour leur préférer le post consulatum, de cette façon : Nemasia post consula- (um Gratiani et Daqalaiphi *; ensuite on revient aux deux consuls de 367 pour, le 8 des calendes de novembre dater une autre loi : post consulatum Gratiani et Dagalaiphi '. On pourrait imaginer ure explication; il est invraisemblable qu'on la trouvât juste, car voici que l'année suivante, 368, ces consuls Lupicin et Jovin qu'on a paru dédaigner, remontent à la surface. Après plusieurs lois datées, comme il convient, du consulat de Valentinien Ilet Valens II, au lendemain même d'une loi datée de Trêves, le jour des calendes de décembre *, on en trouve une autre rendue également à Trêves, post consulatum Lupicini et Jovini '. C'est déconcertant.
Ce dernier exemple eut dû suffire à mettre les chronologistes en défiance sur leurs explications, car comment croire que la datation des actes publics pût être abondonnée à l'arbitraire du premier scribe venu. fut-ce un scribe de la chancellerie. Ce qui pourrait, à la rigueur, être explicable sur une épitaphe privée ne l'est pas sur une loi destinée à être citée en public; de plus, il s'agit de l'année 368, où les Augustes eux-mêmes détenaient les faisceaux consulaires, et de la fin de cette année, alors que nulle part dans l'empire leur consulat n'était ignoré; et c'est alors qu'on reprenait le post-consulat de deux particuliers à la cour même d'un de ces Augustes! Il faut y regarder de plus près.
Les lois en question n'ont pas échappé à certaines erreurs. Ainsi la loi Romse data le 6 des ides de janvier 367, n'a pu être donnée à Rome à cette date parce qu'aucun Auguste ne s'y trouvait; alors, il faut probablement corriger iJorna en /{cm/s, ou bien Romse accepta au lieu de data'. Mais voici qu'une inscription s'y oppose, celle que nous venons de transcrire en dernier lieu. Elle nous montre qu'au mois de février les noms des consuls Luficin et Jovin n'étaient pas encore connus à Rome. Il faut donc remplacer Romœ par Remis ou bien laissant douteux le nom de lieu où la loi fut donnée, se contenter de lire : VI idus januarias Lupicino et Jovino conss. accepta Romœ. Semblable confusion entre le jour de la publication et celui de la promulgation lorsqu'il s'agit de la loi du mois de décembre 368 ' et de la loi mise sous la date de novembre 367. Pour celle-ci, on invoque le nom de Gratien ; on sait que cet empereur étant proclamé dès le mois d'août, il faut donc admettre qu'elle n'est pas de novembre 367, mais 366 et rétablir ainsi la formule : data Vlll kalendas Novembres Graliano et Daijalaipho conss. accepta. . (au début de l'année suivante) post cons. Gratiani et Dar/alaiphi. Dans le code Théodosien, on lit, il est vrai, ici : post cons. Gratiani .4, mais cette initiale a été ajoutée par les compilateurs sans que rien les y autorisût '. Il reste une loi donnée Nemasia pridie nonas Augustas '. mais ici le cas est douteux.
Si maintenant nous revenons aux inscriptions, voici que nous trouvons aux ides d'avril 370 une mention
' Code Théodosien, 1. X, lit. xix, Icx ■!. — ' Code Tliéodo- .■!ien, I. XII, lit. vn.lex 3. — ' Code Théodosien.l.Xl.Xit.i. lex 16. — « Code Tliéodosien. I. X IV, tit. m, Icx 12. — ' Code Théodosien, 1. VIII, tit. v, lex 21). — • Godcfroy, Comment. au code Tlifodosien. I. X. tit. xix, Icx t. - ' r.odi-froy. ihid. I. Vin, til. V, lex 2!'. • ' Code Théodoiien, 1. IX.
de post consulal sur cette inscription cémétcriale '"^
A >^ 00 PERPETVO BENEMERENTI IN PAC[c h QVI VIXIT ANNOS ■ PLM ■ XXX ■ IVIE[nses
DERAOSITVS IDVS APRILIS DEFVN[ctas ne 5 OFITVS PERIT- IN DIES- V ■
POS CQNSVLATV • VICTOR[/sc< VALENTINIANI NOB l[(issimi" pueri
Or deux inscriptions romaines antérieures, une du mois de janvier et une du mois de mars '^ nomment les consuls de cette année : Valentinien et Valens, tous deux pour la troisième fois. L'explication se trouve dans le fait que l'inscription des ides d'avril n'a pas été gravée par une seule main; d'abord on a tracé l'épitaphe, plus tard la date et cette date se rapporte à une autre épitaphe qui n'avait rien de commun, que d'avoir été tracée sur le même marbre que celle des ides d'avril. Dans la deuxième moitié du mois d'avril 384 nous lisons cette date : post consulatum Merobaudis et Salurnini " tandis qu'à la fin des mois de mars nous lisons sur une autre inscription : Ricomere et Clearcho consulibus ". De même, en 385, le 6 des ides de mars on rencontre : post cons. Ricomeris et Clearchi et le 3 des calendes de mars : Arcadio et Bautcne ". Ce ne sont là des différences que de peu de jours et qui s'expliquent par le fait que les épitaphes ne mentionnaient pas toujours le jour de la depositio mais parfois le jour ou le lapicide avait gravé le lilulus, de là une dilïérence de quelques jours.
Ainsi donc, entre 366 et 386, la formule post consulatum ne parait dans les inscriptions romaines que pendant les premiers mois de l'année; si cette règle souffre quelques exceptions dans les textes cpigrapliiques et juridiques, il faut en rechercher la raison pour chaque cas en particulier et on a des chances de s'apercevoir que l'anomalie apparente s'explique par quelque innovation ou changement. Borghesi a sans doute parlé d'un édit rendu en 362 par Julien qui attribuait un consul à l'Orient et un autre à l'Occident. 11 faudrait donc reporter en 362 ce que l'anvinio plaçait en 338 et nous savons qu'en 362, Julien s'occupa beaucoup de Constantinople, mais on ne sait rien touchant cette division du con.sulat et on ignore où Borghesi a pris cette information, à supposer que ce ne soit pas, de sa part, une confusion. On ne voit nulle part qu'alors un des deux consuls eût été inconnu à Rome. Et cependant, en 365, l'empire se trouvant divisé entre Valentinien et Valens, confinés l'un en Orient, l'autre en Occident, cette séparation du consulat eût paru laisable, mais rien ne permet de supposer qu'elle ait été réalisée. Et voici que l'année suivante 366, on en revient à choisir les deux consuls en Occident, de même en 371, 377, 379, 382; enfin, avant l'année 399. on ne peut pas citer un seul monument qui nomme un seul consul, comme aflccté spécialement à l'Occident. Pendant tout le iv« siècle, l'antique usage de la promulgation des deux consuls se maintient, exception faite, comme on l'a dit, pour les années de troubles politiques.
De 366 à 376, les confiits et les guerres entre les empereurs, les usurpations, les bouleversements qui remplissent l'histoire de ces dix années sulTisent à expliquer les troubles qu'on relève dans les fastes consulaires; même en 375, on en arrive à ce point de ne pouvoir dé-
lit. XI., Icx 10; Pagi,n(/Baruniiim.nnn.372. — 'Code Thrndosicn, 1. X II, tit. vn. Icx '.i. — "> De Rossl. Imcripl. clirisl., t. I, p. lOQ, n. 21'1. -- " Ibid., t. i, p. lOCî. n. 212, 213. - '• Ibid., t. I. p. 149, n. 338. — " Ibid., t. i. p. 14S, n. .3.W. .3.37. — " De Rossi, Insrrlpl. chrlslianni-. I. i, p. ir.r.. n. 3.'>4, 3.)5.
FASTES CONSULAIRES
signer les consuls, ce qui ne s'était jamais vu auparavant. Saint Jérôme nous a conservé le souvenir de ce fait sans exemple : superiore anno. écrit-il, Sarmatœ Pannunias vastauerant, iidemconsules permansere ' et toutes les inscriptions de cette année portent, en effet :.. post consulatum Gratiani III el Eqaitii, comme nous pouvons le lire sur cette tablette du cimetière de Calliste - :
APROQVlViXITANNOS XLVIll MENSES- IIIIDIES XVI ■ DEPOSITVS IN PAGE Vl-KALENDAS MARTIAS POST CONS-CRATIAN! ET EQVITll • LIMFIRIA MARITO FECIT MECVM ANNOS XX- A >^ co
3° De Cannée 390 au début de la domination gothique en Italie. — On vient de voir que le consulat indivis a duré jusqu'à la fin du iv^ siècle. Sous l'empire des princes encore romains de cœur ou d'éducation on préférait, à l'occasion recourir à un post consulatum plutôt que de se résigner à scinder l'antique institution qui
430G. — Inscription de la voie Appifiinc,
au musée de Latran.
D'après De Rossi, Inscript, clirisl., t. i, p. 20fi, n. 47S.
avait présidé aux destinées de Rome et symbolisé sa grandeur qu'elle évoquait au retour de chaque année nouvelle. Les inscriptions et les monuments en conservent le témoignage. Ce fut en 399, pour la première fois et sans que cette mesure fût amenée par un conflit entre les empereurs, que l'Orient et l'Occident reconnurent chacun un seul consul. Cette année, Arcadius ayant donné les faisceaux à l'eunuque Eutrope, Stilicon, maître incontesté de l'Occident r?fusa de reconnaître" cette guenille d'homme; l'Occident, à sa suite, le repoussa et dans tous les pays soumis à l'empereur Honorius, ce fut le consul Théodore qui donna son nom à l'année depuis les calendes de janvier; en Orient, après la chute d'Eutrope survenue au début de l'année et sa radiation des fastes, on fut trop heureux de dater d'après le nom de Théodore Mais ce qui était innové une fois l'était désormais jusffu'à la fin de l'institution consulaire et Arcadius ainsi qu'Honorius continuèrent, chacun de son côté, à nommer /eur consul. Les vieux Romains en étaient ahuris, n'ayant jamais supposé la possibilité de pareille chose; aussi voit-on à quel subterfuge ils recoururent pour sauver l'apparence. Sur un certain nombre d'inscriptions, on a imaginé d'énumcrer plusieurs noms du même consul, afin de te donner l'illusion à défaut de la
' Roncalli, Vet.lat.chron.,t. i, p. 515. — 'De Rossi, op. cil., t. I, p. 119, n. 248; de même, les n. 246, 247, 249, 250. — • Glaudien, In laudem Stiliconis^ II, vs. 301; Godefroy, au Code Théodosien, 1. VII, tit. xvi, lex 1. — ' Au cimetière de Prétextât. De Rossi, Inscript.. t.i, p. 205, n. 475; après
réalité. Heureusement Théodore s'appelait Flavius Mallius Theodorus et aussitôt on écrivit ' :
FL<; MALLIO THEODORG VC CONSVLE DEPOSITVS AS TERIVS XI KALENDAS OCTOBRIS DIE MERCVRIS
C'était, s'il est permis de s'exprimer ainsi, une manière d'étoffer un peu ce pauvre consul; et nous en trouvons d'autres exemples, notamment celui-ci, conservé au musée de Latran ^ :
HIC lACET ExHNCTVS PRImo sab limine uil.x
ANCVSTO MuLTVM DILECTiis tempore
NEC REOR HVN n CLACRIMIS /((S siMe/Zere
CORPORIS EXV/VS VINCLIS !iui gaudet inastris . NEC MALATER RENI SENSIT Contagia sensus MENSES NAmQVE HO^Em uni vi.v super addidit anno
COMPLEVITQVE di£S VITAE SE^:.'
dep./L MALLIO THEODORO VC-cOSPRINON . ... Q-VIXIT AN-V/iVM M Vllll
Mais tandis que les contemporains s'ellorçaient d'échapper à cette mention étriquée d'un nom unique de consul, la posiérité prit le change et dédoubla Mallius Theodorus pour en faire deux consuls Mallius et Théo-
VïNCENTIVS QVIVl
STHII^lCONl < VC > COS INPACEvQv
4307. — Inscription de Sainte-Marie du Transtévère. D'après De Rossi, Inscript, clirist., t. I, p. 208, n. 484.
dorus '. Malgré tout, la petite supercherie qui consistait à donner au consul une suite de noms n'agréa pas à tout le monde et plusieurs, ne pouvant s'y résoudre, préfèrent employer la formule post consulatum comme nous le voyons sur une inscription du mois de septembre de cette année 399 '. . : depositœ in pace septimum kalendas septembris die veneris post consulatu dit Harchadi IIII et Eutijctiiani vc. conss., et sur une autre du mois de décembre (fig. 4306) trouvée sur la voie Appienne et paraissant provenir d'un arcosolium (aujourd'hui au musée de Latran). A la ligne 4» on croit pouvoir lire SATVrni', mais ce qui suit XV KAL n'admet pas cette lecture puisqu'en cette aunée 399 il n'y eut de samedi coïncidant avec un quinzième des calendes qu'au mois de septembre et, à la suite de KAL on voit les amorces de \knuarii; il faut donc renoncer à la restitution satarni puisque cette pierre est bien du mois de décembre 399 '. On observera en outre qu'ici on a employé le nom d'Honorius, consul en 398, tandis que l'insciiption précédente donnait Arcadius qui n'avait pas été consul cette année. L'année suivante, 400, Honorius supprima en Occident l'annonce du
les lettres fl, un cpisemon en manière de ponctuation. — 'Gudius, Antiquœ inscript., Leovardisc, 1731, p. 372. n. 10; Retendus, Fasti consnlares, p. 676; De Rossi, op. cil., t. i. p.207.n.479. — ' Pagi,Di.?ser(. /i!;pa(.,part. III. -DeRossi, op. cil., t. I. p. 204, b. 473. - ' tbiil.. t. i.p. 200, n. 478.
FASTES CONSULAIRES
consul d'Orient et Stilicon fut seul consul en Occident, comme nous le voyons sur cette épitaphe conservée à Sainte-Marie du Transtévère (fig 4307) ' : Vincenlius quivi(xii)ann(os) pilas) mfinus)LXd (epusitas) p(r)id (ie) id (us) Jan (uarias). Fl(avio) Sthilicone v(iro) c (larissimo) co (n) s (ule) inpace q(uiescit) ou qfiiies cal). Cette année-là Stilicon avait pour collègue oriental Aurelianus qu'on ne trouve mentionné sur aucune épitaphe : et non seulement les épitaphes s'abstiennent de le nommer, mais même une inscription ofTicielle, sur laquelle on lit : XIIIKL-DICFLSTILLICONE VCces "> et encore les fastes d'Idace, la table pascale du ms. du Vatican, n. 2077 et d'autres. Cette omission absolue a dû avoir un grave motif puisque, en -101, on voit reparaître accolés les noms des deux consuls. Cependant, le nom du consul d'Orient n'arriva à Rome qu'avec un certain retard en 401, c'est eu. qui explique pourquoi les premières in.scriptions de cette année ne
2" Yincenlio et Fravito consul. Vidus seplemb. deposita Gaudenlia in pace ' .
Il est regrettable que les inscriptions de cette année se succèdent à de si larges intersalles, sinon on pourrait préciser à peu près l'époque à laquelle les Romains furent instruits du choix de Fravita. Mais on s'habitue à tout, même à ne nommer qu'un seul consul après qu'on a été instruit du nom de son collègue oriental, ce qui n'en était d'ailleurs pas moins irrégulier. Lorsque ce nom n'était pas encore connu, la formule régulière, en quelque sorte officielle, devait être : et qui de Oriente (ou de Occidente) faerit nunliatus, ou bien en grec : xal Toû Sv]Xco6Y)co(iévo'j. Cette formule nous la rencontrons dans les lois et sur les monuments ", et même on l'a rencontrée une fois sur une inscription grecque ' et une fois aussi sur une inscription latine de Milan '° (fig. 4310) :
Cette inscription est du mois de mars: ainsi, à cette
HEF^KYFfMIrllIrmVS^IAK'
4:î08 — Inscription du cimetière de Cyriaque, actuellement au musée du Vatican. D'après De Rossi, Inscript, christ., t. I, p. 212, n. 494.
nomment encore que le consul d'Occident. Vincentius, ainsi que nous pouvons le voir sur une inscription datée des ides de janvier qui vient du cimetière de Cyriaque et fait partie aujourd'hui du musée de Latran ' (fig. 4308). Les auteurs de fastes consulaires l'ont dénommé Ragonius Vincenlius Celsus Almclovcenius ; mais nous voyons qu'il s'appelait plus simplement Flavius Vinccntius,et cinq inscriptions confirment ce fait', Grutcr a bien publié une insci-iption dédicatoire qui mentionne Ragonius Vincenlius Celsus, mais c'est un personnage différent de notre consul '. Nous retrouvons FI. Vincenlius, encore seul nommé sur une inscription des ides de février (voir Dictionn., t. i, col. 2277, fig. 777); tandis que à partir du mois de juin le nom de Fravita est accolé au sien sur ces épitaphes '.
1" Pri (di)e (kal.) Jan.paiisabcl ("pausavit) Pnetiosa annorum pu(c)lla virgo XII tanlum ancilla Dei et Christi, I-l(avio) Vincentio et Fiavito v(iris) c(larissimis ) consulibusiyon Dictionn., t.i,col. 1974, fig. 535). Tablette de marbre de dimensions exiguës employée dans un arecsolium ou par terre plutôt que sur un loculus et trouvée, en 1853, au cimetière de Callistc près de la crypte du pape Corneille (fig. 4309).
époque, l'Occident ignorait encore le nom du consul d'Orient, sans y mettre d'ailleurs aucune mauvaise volonté puisqu'on attendait qu'il soit nunliatus; au
PR/EIVNFAVSA ££rPKKETl05A
ANNQi^VM?VLLA VmCOXUTANTNM
AHClUADEiETXPI FI:VINCEKT10ET __ fR^VlTOVCCOHSS
430D. -- Inscription du cimotièro de Callistc. D'après De Rossl, Inscript, clirisl., I. i, p. 213, n. 499.
mois d'octobre, on savait à quoi s'en tenir comme nous le voyons par cette autre inscription " du pavement de
'Boldetti.op. cil. p. 81, qui la dit provenir ecœmc(. Callisli cl Prelextati via Appia et Ardealina; Muratori. r/ie.';.,p. 397. n. 3; Clinton, 0/). cit., t.ii, p.200;MalIei, ,V/ij.scum Veronense. p. 281. n. 10;Donati, op. cit., p.]90, n. 5; GiorRi, yld Bfiroriium. ad. ann. 400; Osann. Sulloge, p. 488, n. 29; De Rossi. op. ri(., t. I, p. 208, n. 484. ■ Rclandus. Fasti, p. 540; Donali, op. ri(., p. 190, n. .">; .\urelianus est «Kalenicnt passé sous silence sur deux inscriptions publiées par De Amico, Catana illuslrala, i. in,p.232 et piirGazzera, Iscriz. crist. del Piemontc, p. 26. Quant ù celle publiée par Cantinio, Alli delf nccad. Cotomh., t.i, p. 127, clic est manilcstcmcnt apocrj'phc. — * Foa, Framm. di /asti, p. xr.ix; De Hossi, op. cit., t. i.
p. 212, n. 494. — ' De Rossi, op. cit., t. i, n. 494, 495. 49R, 497, 500. — ' Gruter, Corp., p. 462, n. 1. — 'De Rossi, In.'icript. clirisl,, t. i, p. 213, n. 497. - ' Ibid., t. i, p. 214, n. 499. — ' Brissonnius, /le InrmuL, p. 350; Zirardlni, .VoïKC Icqcs, p. 249. 440. - ' Corp. inscr. gncc, n. 3407. — '"lïiraRlii, .4/ciiîic cpigraft anticlie .\copcrte netla basitica di S. .Vurorio, dans VAmico cnltolico, aoM 1854; De Russi, Inscript., t. i, pr.Tf., p. xxxni. — " AlurKnrini./n.scn'pliunr.'i antiqme basilicir S. Pauli ad uiaiii O.ttienscm, in-fol., Ronui', 1654, n. 363; Giorgi, op. cit., ann. 439; Muratori. TItes.. p. 405, n. 1; Clinton, Fasti. t. ii. p. 202; Nicolnî, op. cit., p. 210. n. 442: De Rossi. op. cit.. I. i, p. .306, n. 703.
FASTES CONSULAIRES
la basilique de Saint-Paul, dans laquelle il est question
d'un cocher (auriga) :
hic requiescn EVTVMWS AVRICA QVI VIXIT aimos . . .MI-ÔVIIDEPV-IDVS es OCTOBconss. ThcoDOS\0 AVG XVII ET FESTO VC-
Il semble qu'en Orient on apportait assez peu de soin à se renseigner sur le consul d'Occident; la formule xal ToO 8r)Xco0r]CTO[j,évou continuait à laire bon service même après que le titulaire avait été promulgué ' et Pagi conjecture sans vraisemblance qu'on en agissait ainsi, lorsque le consul d'Orient éclipsait par son rang le consul d'Occident. Les Augustes n'avaient jamais dédaigné leurs collègues d'un rang moins élevé. En
documents. Il n'en fut pas de même pour l'Orient, car à Constantinople, le ra des calendes de juillet, on ignorait encore le nom du consul d'Occident ainsi que nous pouvons nous en convaincre par la lettre de Théodose au concile, qui porte cette mention : ÛTtaTou $Xautou 'Avxio/o'j y.yX toû 8Y)XcjOT,<joiié'.'0'j *. A cela, on ne saurait opposer la loi de Théodose touchant le droit d'asile qui porte, dans le code Théodosien la mention : J.' kal. april. Antiocho et Basso conss ^ Cette mention, de même qu'en plusieurs autres cas, a été retouchée par le copiste qui l'a mise au point. On possède, en effet, d'autres exemplaires de cette même loi dans lesquels est employée la même formule que sur la lettre de Théodose au concile : Antiocho-
hic quies cit - vij:."i. -k.
comité sacrarum /a R G I T I 0 N V j/t,
-^ÇmrtM-WEmMYYS DIE IIII K;./.
OCTOBR ^ CONSVLATV dL..
HONORIOXIIET THEODOSi..
VIII/AVCVSTORVM !
ET I VGA LIS EIVS SAVRA INL'^F^SlMiy/ QVIESCIT QVI EST DEP^PRlD*KL«MAR.;/;^5 FESTO SÀC CONS<?ET QVI DE ORIENTE Y\\ent
NVNTIATVS i
4310. — Inscription latine de Milan.
D'après De Rossi, Inscriptiones christ., t. i, p. xx.viii.
l'année 431 , on n'ignorait certainement pas à Constantinople le nom du consul Bassus, collègue d'Antiochus, cependant nous lisons sur une épitaphe du mois de janvier * :
LOCVS ERCLANI
LOCVS IN QVO POSITVS EST EPIFANIVS QVI