EPINGLE
En Ecosse, une épingle mesurant Om. 16 et figurant une croix clans un cercle, croix grecque à branches épatées, entre deux petits globes; au-dessous, un panneau émaillé, de style celtique (voir Dictionn., t. II, col. 2952, fig. 2330) (fig. 4142, n. 2) '.
En Égjpte, nous trouvons des épingles de métal, d'ivoire, dor et même de bois - (fig. 4143). Le sujet varie; sauf un dauphin, quelques coqs et des oisons qui ne semblent pas disposés à se laisser déterminer avec plus de précision, ce n'est guère qu'une sphère arrondie ou ovulaire, parfois rayée à la manière
valent vraisemblablement en forme de nœud sur le haut de la tète '. Beaucoup de tombes de l'époque barbare ont fait rencontrer un objet qui tient du poinçon, du stylet à écrire et dont la destination a été d'abord méconnue. Cette tige de bronze est exclusivement constatée dans les sépultures de femmes, ce qui est déjà significatif, cet objet est presque constamment posé, dans les tombes, soi! sur la poitrine, soit près de la tête. Les uns voient des épingles à cheveux dans ces tiges en bronze, souvent argentées ou dorées, terminées par une boule sphérique ou polyé-
Épingle
1. D'après 0. Walf, Altchristlichr und Miaclnllerliche Bildtcerke, 1909, pi. ÏI, n. 307. — H. D'.<ipr*sJ. Anderson, Sailland in eaTly Christian times, 2^ série, 18SI, p. 39, fig. tifi, — 3. D'après Kaufmana, Uandbucb des chrisUiche Archœologie, 1913, p. 627, fig. 255. — i. D'après L. Perret, Le) Catacombes de Eome, t.rv, pi. 20, n. B. — 5, K, 7, 8. D'après Boldetti, Osservazioni sopra i cimiteri^ 1720, p. 502. — 9, 10. D'après Barrière- Plavy, Les arts industriels des peuples de ta Oaule, 1901, t. I, p. 101, fig. 33-34.
d'une pomme de pin.La tige est plus ou moins longue, et effilée; quelquefois à la partie supérieure quelques cercles tracés, pour donner prise en saisissant l'objet. Nous ne trouvons dans les anciens auteurs aucune indication technique sur la coiffure des femmes chrétiennes autres que celles qui ont été citées déjà (voir Dictionnaire, t. m, col. 1307). Chez les Francs nous ne sommes pas fort bien renseignés. Les jeunes filles devaient porter les cheveux llottanls, d'où le texte in capilis esse, employé dans les lois germaniques, pour désigner leur état civil. Les femmes mariées les rele-
* J. Anderson, ScoUanU in c(irlij Christian limes, *.i' séries. The Rhind lectures o/ archicolagy for ISSO.in-H'.Edinburgh, 1881, p. .19, n«. 20; J. Uomilly AUcn. Cclticpagan and Christian art, p. 222. — ■ J. Strzy^owski, Koptisclie Kiinst, 1904, pi. XIX, n. 8.S82-8902; O. Wiilfl. Altchrislliclie und Mittetaltcrliche liiUlwerke, lierlln, 1909, pi. xi.
drique avec grenats incrustes, ou bien par une tète d'oiseau de proie. L'abbé Cochet n'hésite pas ', d'après ses trouvailles personnelles et les communications de ses amis, notamment Roach Smith '. M. A. Gosse a recueilli une épingle en bronze sur la tète d'une femme à La Balrae et « l'oxydation avait retenu quelquesuns des cheveux dans lesquels elle avait séjourné •. > M. J. Pilloy a recueilli l'épinsile dans une position différente. A Séraucourt-le-Grand l'épingle reposait invariablement sur la poitrine ou sous le menton; tandis qu'à Montigny-en-Arrouaise elle se trouvait
n. 307, pi. XXI, pi. Lv, n. 1077. 1078. — ' A. G. Schaycs, La Delijiqiie et les l'aus-Bas avant et iiciulant la dominatiim romaine. in-8°, Druxcllcs, 1858, t. i, p. 172. — ' Cochet. I.a Normandie souterraine. 1854, p. 300. — • Roach Smilli, Collectanea antie/ua, 1853-18G8, t. n, p. 210. — ' Gosse, .Sijilc ri la notice sur d'anciens cimetières de Sauolc, 1855, p. 13.
4143. — Épingles du Musée de Berlin.
N. 1, 2, 3, 4, S, 0, 7, 8, 9, 10, 11, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19, 22, 23, 24, 27, 2S, 30, 31, 32, 33, 34, d'après 0. Walff, . und AimetaUchristliche byiantinische und ilalhnische Bildirerkc, pi. XXI ; n. 12, iO, 21, 28, 20, 29, 35, 36, d'aprts AopiMc/.c Kunsl, 1894, pi. XXI.
DICT. D ARCH. ClIRET.