‹ Dictionnaire d'archéologie chrétienne et de liturgie (volume 2)Chapitre 300 sur 331 · II. Leclercq · texte numérisé non relu

II. Leclercq

1. FER A CHEVAL. Quoique nous n'ayons rencontré jusqu'à ce juur aucun monument chrétien consistant en un fer à cheval ou figurant cet objet à litre de talisman, nous ne croyons pas devoir omettre d'en donner une bibliographie qui pennctira des recherches plus étendues que celles que nous avons pu faire.

B. de Montfaucon. Les monumenls de la monarchie française, in-fol., Paris, 172.5, t. i, pi. vi., p 16: fera cheval dans le tombeau de Childeric; A. Sav^'. Vieux fer à cheval romain [trouvés au Meix Tiercelin] . dans Mémoires de la Soriété d'agriculture, eommeree, sciinces et arts du département de la Marne, 1860, t. v, j). '209. pi. ; Ch. de Sourdeval, Fers de chenaux antiques trouoés à Reignac ( Indre et Loire), dans Mémoires de la Société archéologique de Touraine, 1 800, t . xm , p. 39 : 1 865, t. xvii, p. 133, Tm. ; Duplcssis. Recherches historiques et archéologiques sur l'origine de la /erruredu che-

val, dans Bulletin et Mémoires de la Société archéologique du département d'Ille-el-V Haine, 1867, t. v, ]). 1 ; J. Dupuis, Fers à cheval trouvés près de Pataij, dans Bulletins de la Société archéologique de l'Orléanais, 1859-1861, t. lit, p. 41; Pnl Nicard, Les anciens ontils connu la ferrure à clous? dans Mém. de la Soc. nat. des anl. de France, 1866, 3= série, t. ix, p. 64-144 ; Duplessis, Étude sur l'origine de ta ferrure du cheval chez les Gaulois (résumé du mémoire lu en plusieurs séances à la Soc. archéol. de Rennes, 1865-1866), dans les Mémoires lus à la Sorbonne. Archéologie, 1866, p. 189 ; J. Marion, Rapport sur une note de M. Aubertin relative à la découverte faite à Beaune de fers de chevaux d'origine gauloise, dans Revue des Sociétés savantes des départements, 1866, 4« série, t. IV, p. 456 ; .\. Chabouillet, Ferrure du cheval chez

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4338. — Fenêtre à Saint- .\pollinaire-in-Cla:,se,

à Ravenne.

D'après R. de Lasteyrie, L'architecture religieuse en France-

p. 89, fig. 68.

les Gaulois, dans môme revue, 1866, 4' série, t. in, p. 544 ; .\. de Caumont. L'usage des fers à clous pour les chevaux remonte-t-il jusqu'à l'époque romaine? dans A;i7iiinire de l'association normande, 1868, t. XXXIV, p. 344: .\non\nnc. Découverte de fers à cheval anciens à Caudebec, dans Bull, de la Société des antiquaires de \ormandie, 1875-1877, t. ix, p. 507; A. Fou(iuet, Réftttation d'une critique archéologique (au sujet de la ferrure des chevaux chez les Gaulois), dans Bulletin de la Société polgmathique du Morbihan, 1867, t. xii, p. 03; H. de Sailly, .Sur la ferrure du cheval à l'origine de l'ère moderne, dans Bulletin de la Société d'archéologie et d'histoire de la Moselle, 1868. t. xi, p. 73; il. Dclforlric, \ote sur quatre hipposandales de l'époque gallo-romaine, dans Société archéologique de Bordeaux, 1874, t. i, p. 81.

I R. de Lnsteyrie. op. cit.. p. 87. .\. Thomas Feneslni, ternie do paléographie ctronucr i\ nos i-ludesi, cf. Bibliothèque de l'Fcolr des cliartes, 1909, t. LXX. p. 666 sq.

FER A CIIKVAL — Ff:H A IIOSTJES

pi. : E. Meric, Du mode d'application des fers anciens, de deux /ormes, désignés sous le nom d'hipposandales, dans même recueil, t. i, p. 179 ; Faiique, Fers à chenal antiques (découverts à Lisieux), dans Bulletin de la Société des antiquaires de Normandie, 1862, t. n, p. 568: Lepine, Opinion sur d'anciens fers à cheval cl à bœuf, dans Mémoires de la commission des antiquités de la Côte-d'Or, 1853-1856, t. vi, p. Lm : De Coynart, Étude sur le ferrage des chevaux, dans même recueil, 1870-1873, t. vni, p. 173, pi.; De Coynart, Note sur les hipposandales dans même recueil, 1874-1877, t. .\i, p. 307 de Sailly, Sur les ferrures dite; hipposnndules, dans Congrès archéologique de France, 1875, t. xui, p. 77. J. Quicherat, La question du ferrage des clievaux en Gaule, dans Revue des Soc. savantes des déparlements, 1873, 5« série, t. \i. p. 260; le même, Rapport sur... un fer à cheval trouvé à Cercamp-sur-Canche (P.-d.-C.) dans même revue, 1874, 5« série, t. vin, p. 491 ; La question du ferrage des chevaux en Gaule, dans Mémoires de la Société d'émulation du Doubs, 1874, 4» série, t. ix, p. 489; L. Palustre, De la ferrure des chevaux, dans Bulletin monumental, 1881, 5« série, t.ix p. 770.

E. Aureggio, Histoire de la ferrure des chevaux au Palais des armées de terre et de mer à l'exposition de 1900, dans Annales de la Société d'agriculture et des sciences induslrielles de Lyon, 1900, t. lxiv, p. 65; Ch. Magne, Le fer à cheval dans l'antiquité. Quelques documents nouveaux provenant des fouilles du sol parisien (rive gauclie de l'ancienne Lutècc), dans Bulletin de la montagne Sainte- Geneviève et de ses abords, 1903- 1904, t. IV, p. .303-325; E. Chabrand, L'origine du fer à cheval, dans Bulletin de la Société dauphinoise d'ethno- Jngie et d'archéologie, 1904, t. xi, p. 129-131; Lefebvre des Noettcs, De l'usage de la solea pour la ferrure des chevaux, dans Bulletin de la Société nationale des antiquaires de France 1906, p. 266; A. Vaissier, A la recherche de l'origine de la ferrure à clous, dans Mémoire de la Société d' Émulation du L)oubs, 1908, 8« série t. m, p. 100-114; E. Petit, fers de chevaux et fer de javelot trouvés à Aisy sur Armamon, dans Bulletin de la Société des sciences historiques et naturelles de V Yonne, 1863, t. XVII, 'd VII ; J. de Saint-Venant, Anciens fers de chevaux à double traverse, dans Mémoire de la Société des antiquaires du Centre, 1901, t. xxv, p. 9-50; Sal. Pieinach Hipposnndules ou fer à cheval dans Revue archéologique, 1900, p. 296-297; D. Martin, Fers achevai antiques trouvés à Gap, dans Bulletin de la Société d'études des Hautes-Alpes, 1900, t. xix, p.306; H. Mul- 1er, Hypposandale gallo-romaine découverte près de Voiron, dans Bulletin de la Société dauphinoise d'ethnologie et d'archéologie 1904, t. xi,p. 132-136.

H. Leclercq.

2. FER A CHEVAL (ARC EN). On rencontre à une date tics reculée l'emploi de l'arc outrcl)assé, communément appelé arc en fer à cheval '. Ce tracé ce retrouve en Occident et les Arabes l'ont en quelque façon adopté, en sorte qu'il est devenu une caractéristique de leur art architectural. Depuis longtemqs on a signalé ce type dans la basilique d'Aladja, réj^ion du Taurus, en Asie Mineure- (voir Dictionn., t. n, fig. 1423) et dans les églises creusées dans le roc, à Soandère^ à Gerenie • et même pour le tracé de l'abside à Eski Andaval, près deTyane'. lin Occident, un des exemples les plus souvent cités est celui de petite église de Baûos (Dictionn, t. n, fîg. 1252, 1253). Mais nous retrouvons aussi ce tracé en fer à cheval dans le plan par terre des absi-

' A. Clioisy, L'arl de bâtir rlwz lex liyzanlins, in-4'', Paris, 1883, p. 1611, note. — • L. de Laborde, Voijage de l'Asie Mineure, in-fol., Paris, 1S3S, pi- i.xi.\, p. 126; Revue archéologique, 1847-1848. t. IV, p. 172-176. — ■ H. Rott, Klei-

des de Gennigny-des-Prés (voir ce mot) et a Saint- Philbert de Grandlieu des arcs qui sont presque des arcs en fer à cheval. Cependant le tracé en fer à cheval n'est pas un tracé normal ; les Arabes peuvent l'avoir adopté sans en comprendre la raison ; a l'origine, cette forme doit avoir eu pour cause un procédé de construction. Sans doute il faut tenir compte de certains accidents qui d'un plein-cintre ont fait un fer à cheval ; c'est lorsque des voûtes, formées d'éléments très compressibles et mal maintenues, se sont affaissées à clef et écartées des reins, par exemple à l'église du Riquier, près de Prades (Pyrénées-Orientales)'; cette déformation s'appelle le fer à cheval, mais elle est purement accidentelle. Un cas plus fréquent et qui se rencontre aussi dans le Roussillon est celui de constructeurs ayant à tourner des arcs ou des voûtes, ils leur ont assigné un diamètre un peu supérieur à l'écartement des pieds-droits, se ménageant de la sorte un ressaut qui permettait d'appuyer les cintres. Ceux-ci retirés, on faisait disparaître le ressaut par un empâtement à la naissance de l'arc. Il est permis de croire que telle

4339. — Arc outrepassé dit en fera cheval.

D'après J.-A. Brutails, L'archéologie et ses méthodes,

tut à l'origine la raison d'être des arcs en fer à cheval d'Orient' (fig.4339). I.'arc en fer à cheval paraît avoir été en vogue dans l'architecture carolingienne qui l'aura emprunté ou reçu directement de l'Orient dont les ouvriers venaient nombreux en Gaule, sans que celle-ci ait dû recourir à une importation espagnole. H. Leclercq.

FER A HOSTIES. Il n'est pas question ici du pain eucharistique appelé communément « hostie » (voir ce mot), mais du moule qui servait à fabriquer les hosties et à y imprimer un estampage symbolique ou simplement décoratif. Les monuments que nous avons déjà reproduits et ceux, plus nombreux, qui seront figurés dans la suite, montrent à peu près uniformément l'hostie de forme ronde : hoc est enim roiundœ formic. Dès le temps de la primitive Église, nous avons vu que les boulangers (voir ce mot) se plaisaient à marquer les pains d'un signe; toute une série de monuments représente la buccella panis de forme arrondie avec une tendance à s'aplatir en forme de galette. L'adoption du pain sans levain (voir Azyme) consacre cette transformation et MabiUon estime que, dès le vi« siècle, la taille des hosties ne diffère guère de celles de nos jours; la

nasiaslisclte Denkmaler, in-S", 190S, p. 125-142. ' Ibid., p. 224, pi.— • Ibid., p. 104. Hg. 3G. — ' J.-.\. Brutails, Notes Nur l'art reJifficiJi de Roij.v<:iHon, 1 893. p. 28. — ■ J.-A. Brutails. L'archéologie du moyen âge et ses méth^tes, 1900. p. 39.

FER A HOSTIES — FERENTUM

conjecture est des plus vraisemblables, mais ce n'est malgré tout qu'une conjecture. En 544, un concile cherche à obtenir l'unifoimité. On lit dans son canon V- : Ul oblalœ qux in sanclo offeruntur allario, a comprovinciliabus episcnpis non aliter nisi ad jormam Arelaiensis o/lerentur Ecclesise. Quod si aliter aliquis facere prœsumpserit, tamdiu sil a communione, vel a caritate fratrum seclusus, quamdiu ipsum cœtus synodalis receperit '.

Le seul monument figuré qui appartienne à notre sujet est un moule en forme de disque trouvé à Carthage et publié par le P. Delattre qui n'en indique pas la matière (probablement de la pierre). Au centre le monogramme du Christ avec les lettres A et Où. En légende ces mots tirés du chapitre u du Cantique des cantiques (fig. 4339) :

hICESFLOS CAMPI ET LILIVA Hic est flos campi et lilium (convallium).

Ce petit objet peut remonter au vi« siècle'. Parmi les objets qu'ont mis à jour les fouilles exécutées sur l'emplacement du sanctuaiie de Saint-

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