Î40. — Fer à hosties
D'après Delatre, Un pèlerinage aux ruines de Carthagc,
Etienne à Jérusalem, rien ne surpasse, comme intérêt religieux deux pierres taillées en forme de tampon (fig. 4341) : ce sont deux moules pour la sainte eucharistie. L'un est conforme au rite grec, l'autre au rite syrien : 1° diam. Om. 14,circonf. Om. 41, épaiss. Om. 04; 2°, diam. 0 m. 14; circonf. 0 m. 44; épaiss. 0 m. 02 ».
Nous ne pouvons que transcrire cette indication un peu énigmatique relative à la forme des hosties. « M. l'abbé Magloire Giraud a extrait d'un manuscrit latin du xi^ siècle, provenant de l'antique abbaye de
' Conc. Arelai. V (554), can. 1, dans Mansi, Conc. ampliss. coll., t. IX, col. 701. — ■ A. L. Delattre, Un pèlerinage aux ruines de Cartilage et au musée iMvigerie, ln-8°, Lyon, 190fi. p. 31, 46 et couverture; dans l'édition de 1902, la flgurf n'est pas donnée. Pour une époque plus récente, les monuments sont nombreux et variés. CI. Corblct, Uistoirr du sacrement de l'cucliaristic, t. il, p. 556-588; Rohault lie Fieury, I.a messe, études arcliéologiqucs, 1887, t. iv, p. 21-40; H. Lecicrcq, dons The catliolic encgclopedia, t. vu, p. 48U- 493; X. Barbier, Fer d luisties du xv" siècle, (à Bctblncs, Vienne), dans Bulletin monumental, 1857. 3» série, t. m, p. 506; Bcrthelé, Fers d hosties dans Bulletin arcliéologiqur du Comité.. 1887, f. v, p. 15-17, 1880. t. iv, p. 423-424. - " M. J. haiiranne. Saint ïi^ticnne et son sanctuaire à Jérusalem, ln-8», Paris, 1894, p. 135, 136. — ' F. de GulUicrmy, Rapport sur diverses communiiiilions, dans Jieuue des sociétés savantes des départements, 1862, 2' série, t. vu, l" semestre, p. 220. — ' Sur Ferenllllo et celte pierre.
Lérins le récit d'une révélation en laquelle le vénérable évèque Ildefonse aurait été instruit par l'Esprit-Saint de la forme, du poids, du nombre et de la disposition des pains qui devaient servir à la célébration de la messe ou à la communion des fidèles. La révélation aurait eu lieu en 845, au dixième mois. Le texte est fort obscur, rempli d'allusions mystiques et d'explications symboliques d'une interprétation souvent difiicile. D'après le désir exprimé par l'Esprit-Saint, tous les pains d'autel étaient de forme circulaire. Les grandes hosties devaient avoir en diamètre trois travers du doigt d'un ange. La dimension des petites hosties, pour la communion, était du tiers environ des grandes. Des cercles tracés sur les pains eux-mêmes, ou leur disposition sur l'autel à certaines solennités, rappelaient par leur nombre la Trinité, les évangélistes, les sept dons de l'esprit consolateur, les chœurs des anges et d'autres divins symboles. Il était interdit d'inscrire sur les pains d'autres
1341. — l'er à iu.> D'après Lagrangc, St-Étienne et son sanctuaire a Jtruialiiiu Paris, 1894, fig. 135.
caractères que ceux du monogramme du .Jésus ou de Christ, ou du mot Deus ou Dominas représenté par l'abréviation DS, ou encore la croix accompagnée de l'alpha et de l'oméga '.
H. Leclercq.
FERENTILLO. Une épitaphe datée de l'année 380, et qui pourrait venir de Spolète, est ainsi conçue :
(/raCRATIANO V ET THEODOSIO AA VV CC digUO MERITOQVE IVCALI MEC TETTIO FELICiSSIMO d/ACONO- MARCIA- DECENTIA ■ DVCCISSIMO MIHI • DIEM DEPOSITIONIS LAPIDEMQVE DESCRIBSI MERITO VIXIT ANNVS NON MINVSLXXXVIII ET DECESSIT- D NONAS SEPTEMBRES CONS FLCASTINI
Nous publierons plus loin (voir Fi,\bklh m) un débris monumental de l'abbaye de Ferentillo '. IL Leclercq.
FERENTUM. .\ l'est du mont Cimino, se trouve Soriano, où fut inhumé saint Euticlus de Ferentum. Les actes du martyr, Euticlus rapportent qu'à peu de distance de Soriano (= Surrina) c'esl-;i-
voir, outre de Kossi. Bull, di arclteol. crist., 1875, p. 155- 162; Ch. de Linas, Les disques crucilères, le Pabeltum et Vumbella, dans Hevue de l'art chrétien, 1883, t. i, p. 494- 495; Roliaull de l'ieury, La mcssr. ïitudes archéologiques, in-4", Paris. 1883, t. i, p. 171, pi. i.viii; .\. Clausso. Les marbriers romains et le mobilier iircsbgtéral, in-S '. Paris, 1897, p. 31 ; E.-A. StUcl<elberg, Langobardisclw PInstih, in-S», ZOrich, 1896, p. 23; R. Cattaneo. ArchitctIura in Italia dal secolo vi n( mille ciria, Vcnezio. 18U0; Le Mounicr. L'architecture en Italiedu \r an xr siècle, Venise, 1 S'.'O ; O. Gatti. La badia dt l'erenlillo. dans Kussegna ilaliana. 1881. année 4% t. i. fasc. 3; U.-T. Rivolrn. Le nrigini dell'arcliilellura lombarda, Bomn, 1901. t. i; G. Ximmcrm«nn. Obiritalischr Plastik, Leipzig, 1897; F. de Dnricin, lUude sur l'architecture lombarde, ln-4°, Paris, 1882; l'.inni. Herzig, Die langobardishcen Fragmente in dcrAbtei .S. l'ietro in Ferentillo (Umbrien), dans Riimische QunrtaUcirlft, 1006, t. XX, p. 49-81.
FERIANA
dire à Fcrentum, se trouvait au iu« siècle une communauté chrétienne assez importante pour avoir à sa tète un évêque qui gouvernait VEcclesia Ferenlina. Ce siège épiscopal fut, dans la première moitié du vii« siècle réuni à celui de Bomarzo, et au xii' siècle Ferentum fut détruite et rasée par les gens de Viterbe. Les actes d'Euticius paraissent contenir quelques traits historiques ; le martyr fut inhume dans une propriété, à dix mille de Perentum, et autour de cette tombe se forma un cimetière chrétien. Le martyr survint sous le règne de Claude le Gothique et le natale se célébrait le 15 mai. Saint Grégoire le Grand mentionne l'église de Ferentum où le martyr Euticius aurait apparu à l'évèque Redemptus, priant sur la tombe, pour lui prédire la fin du monde roiiiain, ce qui, pour saint Grégoire, équivalait à la fin du monde'.
Le cimetière fut délaissé et la nécropole en partie démolie au iv« siècle pour forer les fondations de l'église. A droite de la porte de la crypte on voit un coffre en terre cuite ancien sans qu'on puisse rien en en dire de plus. Quand on construisit l'église, on ouvrit un cuhile à droite de la crypte lequel fut séparé du sanctuaire par un gros mur, et on y adossa un édifice funéraire. A la paroi du fond se trouvaient deux loculi cachés sur lesquels on a trouvé des traces de peintures, l'n cartel blanc sur un fond rouge sur lequel se détachait une femme richement vêtue, ayant à droite le chrismon et au-dessous une palme avec cette épitaphe peinte en blanc; datée du consulat d'Euscbe et Hypace. en 359.
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