‹ Dictionnaire d'archéologie chrétienne et de liturgie (volume 2)Chapitre 311 sur 331 · X. Les plus anciennes mentions des fêtes pans · texte numérisé non relu

X. Les plus anciennes mentions des fêtes pans

LES PÈRES ET LES ÉCRIVAINS. - — NoUS aVOUS VU que

TertuUien connaît en dehors du dimanche, du mercredi, et du vendredi de cliaque semaine, un jeune du vendredi Saint, la fête de Pûque et celle de la Pentecôte ou plutôt des cinquante jours de Pâques ù la Pentecôte, qui ne sont qu'une fête unique et certains anniversaires '. Origènc reconnaît aussi la Parasceve, Pâque et la Pentecôte '. La Didaché ne fait mention que des fêtes de lascmainc.lc dimanche, mercredi et vendredi.

• Ebncr. Qurllen u. Forschungen riir Oescliiclile des Mttsale Honwnum. Fr. i. Hr.. 1890. p. t>',. 72. etc. — ' Cf. Nillcs, Kalendarium, t. il, p. 588. »<|. — ' Voir les divers textes réunis dans nos Monumenla licclcsia; lUurglca, Pnris. 1902, 1. 1. n. 1024, 1625, 1657, 1659, 1702. On peut en dire mitant de saint Cyprlcn. Monumenla Hcclesiiv /i(iir|/mi. n. 1840. 2011. etc. — • Conira Ce/.i., 1. Vllf, c. xxi-xxili ; P. r... t. \i, cnl. 1.S50.

FÊTES CHRÉTIENNES (LES

Le prétendu texte de saint Méliton que le cardinal Pitra assignait au ii' siècle, est certainement postérieur, mais il a son intérêt et nous le donnons ici : Juxla angeli annuntiationeni celebramus nalivilalem (Christi) post novem mcnses e jusque post oclo (lies Circumcisionem el post triginla annos baptismum. inde una et eadam die celebramus feslum nalivitatis et baplimi '.

Saint Jérôme mentionne le mercredi, la Parasceve, le dimanche, le jeûne de Carême, Pâquc et la Pentecôte et des fêtes locales de martyrs -.

Saint Jean Chrysostome dans une homélie s'exprime ainsi : Trap' thv.'j TrpcoT'/) éopTr, Ta èTTiçàvia- SeuTépa toù Tcàa/ot iop-r'i]' Tpî-T), TtevTrjxotjT}) (hom. Lxxxviii). Dans une autre, il parle de sept fêtes : La Nativité, l'Epiphanie, la Passion, la Résurrection, l'Assomption du Seigneur dans le ciel, l'avènement du Saint-Esprit, la résurrection des morts '. Etheria, dans sa Peregrinatio ad loca sancta, énumère l'Epiphanie (qui est pour elle la Nativité) au 6 janvier, avec octave, la Présentation au temple au 14 février, Pâques, précédé d'un carême avec le dimanche des Rameaux et la semaine sainte et suivi d'une octave, l'Ascension, la Pentecôte, les Encénies ou dédicace le 13 septembre, une fête du martyr Helpidius, à Carrhes, le 9 des calendes de mai et d'autres fêtes de martyrs *.

Les canons syriaques dans la doctrine des apôtres, publiée par Cureton en 1864 et par Lagarde en 1854. qui peuvent dater de la première moitié du iv« siècle, mentionnent l'Epiphanie au 6 janvier, quarante jours de jeûne avant la passion, la Passion, la Résurrection, l'Ascension 50 jours (d'après Cureton) ou 40 jours (d'après Lagarde) après la Résurrection, commémoraisons des martyrs à l'anniversaire de leur martyre. Il est dit au canon 2 que la Résurrection et l'Ascension (sic) sont l'une et l'autre le dimanche, et que la Parousie sera aussi un dimanche '.

Les constitutions aposloliques et les conciles nous donnent aussi l'inumération des fêtes célébrées à leur époque : Dies /estas observale, fratres, ac primum quidem diem Domini Xatalem; quia vobis celebretur vigcsima quinta noni mcnsis (decembris). Post hune diem, dies Epiphaniœ... is autem agatur stxta decimi mensis. Post quos dies seri'andum vobis est jejunium Quadragesimse... ante jejunium paschse, inripialque a secunda die, ac desinat in Parasceven : post quos dies, finilo jejunio incipile sanclam Pasclue hebdomadam... '.

Servi operentur quinque diebus, sabbato autem et Dominica, vacent in ecclesia... dicimus enim sabbatum qaidem rationem habere creationis, dominicam veru resurrectionis... Ascensiosil dies jeriatus... in Pentecoste ferientur... Festo natalis cessent ab opère., in Epiphanisc jesto vacent (oh baptismum Christi) ... in Apostolorum diebus opus non jaciani... in die Stephani primi Martyris ferientur, atque in diebus cœterorum sanclorum murtyrum '.

Saint Augustin nous donne cette énuniération sommaire des principales fêtes de son temps : Sicut quod Domini Passio et resurrectio et adventus de eoelo Spiritus Sancti anniversaria solemnitate celebranlur, et si quid aliud laie occurrerit, quod servatur ab universa quacumque se diffundit ecclesia '.

' Anulccla sacra, t. iv, p. 12, 292; cf. Cari Thomas, Melito von Sardes, Osnabriick, 1893, p. 5(i. — - S. Jérôme, In ep. ad Gai., 1. IV, c. IV, P. L., t. xxvi, col. 404, 405. — ' Ce dernier passage est tiré d'une homélie, la cLXi, qui est parmi les spuria. Mais cette liste corresi)ond à peu prés avec celle d'Etheria, et saint Jean Chrysostome lui-même, fait allusion à toutes ces fêtes dans l'un ou l'autre de ses ou\Tages. Cf. Hamartolus. In nilii ./ijsfin., dans Allatius,De dom. Iieddom. Cr:rrnriim, n. 2. — ' Il faut aussi remarquer le samedi de Lazare, samedi de la VII" scntaine d3 carême. Cf. sur tout cela notre étude sur la Peregrinatio Sih'ite, loc. cit..

Le concile d'Agde en 506 dit dans son xxi< canon : Pascha vero, natale Domini, Epiphanie, Ascensionem Domini, Pentecoslem et nalalem S. Joannis Baplistse, vel si qui maximi dies in festivitatibus habenlur, non nisi in civilatibus aut in parochiis teneant '.

La règle de Chrodegand (vers 760) au ch. lxxiv, de solemnitatibus prsecipuis colendis, donne l'énumération suivante : In solemnitatibus prsecipuis, id est, inKatuli et in Octava, et in Epiphania Domini et in Pascha. el in Ascensione Domini, et in Pentecoste, et in sanetorum festivitatibus, id est, sancti Stephani, et sancti Joannis evangelista' et in festivitate Infantium, et in Purificatione, el in Assumptione sanclœ Murise. similiter in bealorurn uposlolorum festis et sancti Joannis Baplislse et sancti Laurenli et sancti Martini, sive et in natali cujuslibet sancti eu jus honor in qualicunque Parochia specialiter celebratur plenarium officium celebretur '".

Voici en 813 l'énumération donnée par le concile de Maycnce : Festos dies in anno celebrare sancimus. Hoc est, diem dominicum Paschse cum omni honore el sobrietate venerari, simili modo lolam hebdomadam itlam observari decrevimus. Diem Ascensionis Domini pleniter celebrare. Item Penlecosten similiter ut in pascha. In natali aposlolorum Pétri et Pauli diem unum, nativitatem sancti Joannis Baplislse, Assumptionem sanctœ Marise, Dedicationem sancti Michœlis, nalalem sancti Remigii, sancti Martini, sancti Andréa:. In natali Domini dies quatuor, Octavas Domini, Epiphaniam Domini, Purificationem Sanctœ Marise. El illas festivitates Martyrum, vel confessorum observare decrevimus, quorum in unuguaque parochia sancta corpora requiescant. Similiter etiam Dedicationem templi ".

Le capitulaire 158 De festivitatibus in anno donne le même catalogue en mentionnant aux quatre jours de Noël, saint Etienne, saint Jean Évangéliste, les Innocents. Il ajoute l'octave de l'Epiphanie, la letania major, et saint .\ndré. 11 dit à propos de l'Assomption de Assumptione sanctœ Mariœ interrogandum relinquimus '-.

XI. Catalogues et calendriers. — Le nombre, la date, parfois l'importance liturgique des fêtes nous sont donnés dans les calendriers, les martyrologes, les ménologes et les synaxaires. Les calendriers n'indiquent, en général que la date et le nom de la fête; les martyrologes, les synaxaires et les ménologes, ont moins pour but de fixer une date et un nom que de donnersur les saints et les martyrs des renseignements concernant les différentes circonstances de la vie et de la mort du saint; en un mot, une notice historique plus ou moins développée. Voir Kalendaria, Martyrologes, MÉNOLOGES, Ordines, Synaxaires. Nous devons néanmoins donner ici sur les principaux et. plus anciens de ces documents quelques renseignements sommaires sans lesquels notre article ne serait pas complet.

Le calendrier philocalien. — La collection philocalienne appelée aussi Chronographe de 354 (du nom de son rédacteur Furius Dionysius Philocalus) contient deux tables qui sont la forme la plus ancienne connue du calendrier de l'Eglise romaine. La première, depositio episcoporum, commence à Lucius

p. S3, sq. — ' Didascalia aposiolomm stjriace (Paul Lagarde), Leipzig, 1854; Cf. F. Nau, La didasealie des dou:e apôtres, Paris, 1912, p. 225. Pour le Testamcntiiin Domini. éd. Rhamani, -Mogunti.i-, 1899, p. 33, 199. etc. ' Constit. Aposl.. 1. V, c. xm, P. G., t. n, col. S5C. - • Con.s(i(. .4pos(..l. VIII, c. xxxui, P. G., t.ii, col. 113.^. «S.Augustin, Epi.v(., cxviii, 1., P. I.., t. xxxm.col. 200. — ' AanE (Concile d'J, t. i, col. 875. — '"P. L., t. lxxxix. col. 1089. — " Concil. Mogunl., c. xxxvi, Mansi, Concilia, t. XIV, col. 73. — "Caplt., 1. I.,c.clviii, Baluze, Capitularia, t. 1, col. 7.32, Paris, 1902.

FÊTES CHRÉTIENNES (LES

(t 255)et va jusqu'à Jules I(+ 352). La seconde, deposiiio marlyrum, comprend une liste de martyrs romains, à commencer par les papes martyrs, saint Pierre, saint Clément, saint Calixte, saint Pontien, saint Fabien, saint Sixte, les martyrs romains, saint Laurent, sainte Agnès, saint Hippolyte, et quelques autres moins célèbres. Les martjTS africains saint Cyprien, saintes Perpétue et Félicité y ont aussi trouvé place '. Voir K.\i,ENDARiA où nous donnons le texte complet. On trouvera plus loin la concordance des fêtes du Léonien avec celles du calendrier philocalien.

Le martyrologe de Carlhage, moins ancien que le précédent, du ^^« siècle (commencement) contient avec saint Jean-Baptiste, quelques-uns des apôtres, des martyrs de Rome et d'Espagne et les martyrs Africains -. Voir Kalendaria où le texte est donné.

Le calendrier de Polemius Sijhnas, évêque de Sion, rédigé entre 435 et 455. Il contient un bon nombre de fêtes païennes, Carmentalia, Saturnalia, Lupercalia. etc., des anniversaires d'empereurs et autres commémoraisons civiles et des natales d'écrivains comme Cicéron et Virgile, et des jours de réunion du sénat, eniin la mention de l'Epiphanie, de la mort de N.-S. au 25 mars, de sa résurrection au 27, de Noël, de la Deposilio Pétri et Pauli au 22 février (sic), de saint Vincent, des Macchabées, de saint Laurent, de saint Hippolyte et de saint Etienne.

Le martyrologe syrien de Wright, rédigé vers 370- 380, est un document arien qui contient un martyrologe en forme de calendrier et une autre liste d'évêques et de martyrs, plusieurs des martyrs nommés à commencer par Arius. Nous en donnons aussi le texte au mot Kalendama. Saint Jean et saint Jacques y sont au 27 décembre, saint Etienne, au 26. Les seules "fêtes mentionnées sont l'Epiphanie, et Pâques ( il faut du reste remarquer que le mois de décembre manque jusqu'au 25 et qu'à ce jour la fête de Noël était peut-être indiquée). Le vendredi après Pâques est marqué pour la commémoraison de tous les confesseurs ^.

Le martyrologe dit Hiéronymien. Nous nous contenterons de dire ici, pour le sujet qui nous occupe, que ce document fameux recopié si souvent depuis le vui" siècle et qui a servi de base à tous les travaux de ce genre depuis cette époque, calendriers ou martyrologes, est un document de première importance pour l'héortologie chrétienne. Le texte, savamment rétabli par les travaux de De Rossi et de Mgr Duchesne, ne remonte pas au delà du vn' siècle. Sa rédaction originale peut être fixée à Auxerre de 592 à 600. L'attribution à saint Jérôme ne peut se soutenir. Tout au plus peut-on établir que celui-ci avait composé un martyrologe et que cette source a pu servir directement ou indirectement au compilateur d'.\uxerre. Les calendriers anciens, philocalien, de Carthage, martyrologe de Wrigth, ont plus sûrement encore que le travail de saint Jérôme, été mis par lui à contribution *. Voir Kalendaria, Martyrologes.

Le calendrier de Perpétuas de Tours (lGl-490) a été conservé par Grégoire dans son Historia Francorum (1. X, c. xxxi). 11 mentionne les fêtes les plus solennelles, les jeûnes et les vigiles dans l'Église de Tours '.

' Ivdité par Mommscn, Vebcr den Chronographen von IH. Lcipzi;;, 1850, et.V/omJiJicn/a (lermaniœ, Aiicl. .ln(.,i\, p. 133, sq. Cf. aussi de Rossl et Duchesne, Acla sanri., nov., t. II, 1. Sous un format plus commode, il. Lictzmann, IJie drel àllesten Marlurotogien, Bonn, 1903. — ' ftdité par II. Lietzmann, op. cit., note précédente. — = W. Wright, Journal o/ sacral literalure, oct. 1865 et janvier 1866. Réédité par Mgr Duchesne, Acla snncloruin, nov.,t.ii,l,p.i,ii, Lxv, et aussi par Lietzmann, note précédente.— ' IMité plusieurs fois, entre autres par Kiorcntini, ■Lucqucs, 16U8;par d'Achéry, Sijicilcgiiim, t. il (c'est l'édi-

Le lectionnaire de Silos édité par dom Morin peut remonter d'après celui-ci, à l'an 650, avec des additions postérieures '. Le même manuscrit renferme un martyrologe, ce dernier compilé entre 925 .et 1000. Voir Kalend.\ria, Lectionnaikes, Martyrologes.

Le même auteur a édité un calendrier de Naples d'après un évangéliaire de Naples, et un autre de l'Église de Capoue au %T siècle, d'après un lectionnaire '.

Le cornes de Murbach publié par dom Wilmart mérite aussi de prendre place parmi ces documents '.

Pour les autres documents de ce genre, voir Kalen- DARi.\, Martyrologes, Lectionnaires, Evangéliaires.

XII. Les pRiNaPALES dates de l'année chrétienne.— La fête de Pâque étant mobile entraîne dans son mouvement la plupart des fêtes qui en dépendent. C'est elle qui règle le début du carême, plus les trois dimanches du temps de la Septuagésime, ce dernier dimanche pouvant tomber entre le 18 janvier et le 22 février. Elle règle aussi la date de l'Ascension, de la Pentecôte et des dimanches qui suivent, c'est-à-dire jusqu'au premier dimanche de l'Avent. Toutes les fêtes mobiles de cette période, la Trinité, la Fête-Dieu, le Sacré-Cœur et les autres, dépendent aussi de la date de Pâque.

En dehors cependant de ces fêtes mobiles, il est dans l'année chrétienne un certain nombre de dates fixes, indépendantes du mouvement de la Pâque et qui sont ce qu'on a appelé les fêtes immobiles. Nous allons donner les plus importantes et les plus anciennes.

Les kalendes de janvier ou premier janvier étaient pour les Romains un jour de fête, consacré à Janus, et célébré par des réjouissances populaires d'un caractère souvent désordonné. Nous avons dit comment cette date, octave de la fête de Noël, est devenue pour les chrétiens la fête de la Circoncision. Voir Circoncision, col. 1717 sq.

Le 6 janvier est une autre date qui fut mise en relief sur le calendrier chrétien dès les temps les plus anciens. Voir ci-dessus, col. 1412 et Epipii.\nie.

Le 18 janvier est aussi consacré au souvenir de saint Pierre (Cf. 22 février), et chez les gallicans à une fête de la sainte Vierge, voir Assomption.

Le 25 janvier, consacré à la conversion de saint Paul, est une date beaucoup moins ancienne et moins importante et paraît d'origine gallicane '. Mgr Duchesne a remarqué avec raison que le dimanche de la Sexagésime qui peut être à certaines années très rapproché de cette date, est en réalité une fête de l'apôtre ".

Le mois de février a deux dates qui sont consacrées par des fêtes anciennes, le 2, fête de la Purification et le 22. La fêle de la Présentation de N.-S. au Temple ou fête de la Purification, suivit de 40 jours.d'après l'évangile, la Nativité. Ceux qui célébraient la Nativité le 6 janvier plaçaient la Purification douze jours plus tard, le 11 février. Mais le 2 l'emporta bientôt. On a voulu voir dans l'institution de cette léte et le choix de cette date un souvenir de la fête païenne des Lu-

tion reproduite, P. L.. t. xxx).Mais ces éditions sont rendues à peu prés inutiles depuis l'édition monumentale de UossietMgr Duchesne, dansIcsAc/a Sonf/., novembre, t. ii. — ^ P. L., t. I.XXI, col. 506. — * Anrcilola Marcdsolana, 18'.)3. — ■ Anecdola Mari-dmlana. p. i26 et 430. — ' Extrait de la Bévue bénédictine, janvier 1913, p. 25-09. — " Dans la rcccnsion auxcrroisc (lu inartyroloRC hiéronymien. elle est désignée sous le nom de Translallo Pauli, tandis que dans le Missale gnihiciini, elle est appelée l'n conversionc s. Pauli. — '" Les origines du culte cliréllcn, l'arii, 1908, p. :i87.

FÊTES CHRÉTIENNES (LES

percales, mais cette interprétation a dû aussi être abandonnée '.

Le 22 février est aussi la date d'une fête païenne pour les morts, la cara cognitio, c'est sans doute une des raisons qui la fit choisir comme fête de la Chaire de saint Pierre. La date du 18 janvier, consacrée aussi à la même fête est un doublet liturgique dont nous avons dit ailleurs la raison. Voir Chaire de saint Pierre, t. n, col. 76.

Le 25 mars est peut-être la plus ancienne et, en tout cas, la plus importante des dates de l'année chrétienne. Elle fut considérée longtemps comme la date de l'Incarnation et aussi comme celle de la mort de N.-S. et le premier jour de la création.

Le 25 décembre en dépend probablement. Un calendrier mozarabe publié par Dom Férotin contient cette mention.

20 Maria Conceplio sancte Marie virginis.

Xin kal. Apr.

puis au 25

25 Maria Equinoxis verni et dics mundi pri-

vili kal. apr. mus in que die Dominas et conceplus est et passas est '.

La Pâque étant pour les juifs le début de l'année, le mois de mars était le premier mois. Mars était aussi le premier mois de l'année pour les Romains; ce qui explique les noms de quintilis (juillet), scxlilis (août), september, etc. Les chrétiens adoptèrent, au moins pour un temps et dans certaines provinces la même coutume; mais il y eut de nombreuses variations sur le début de l'année chrétienne. Quoi qu'il en soit, les Quatre-Temps gardent encore la trace de cet usage dans leur dénomination liturgique, /e/un/nm in mense primo (Quatre-Temps de mars), in mense quarto, (juin) in mense seplimn (septembre) in mense décima (décembre). Voir Quatre-Temps.

Le 25 avril est aussi une date traditionelle à laquelle les Romains célébraient la fête païenne des Robigalia par une procession décrite par Ovide laquelle sortant de la ville par la porte Flaminienne, se dirigeait vers le pont JNlilvius et se rendait à un sanctuaire suburbain situé au cinquième mille de la voie Claudia '. « La procession chrétienne qui lui fut substituée, nous dit Mgr Duchcsne, (et qui tombe d'ordinaire à la fête de saint Marc) suivait le même parcours jusqu'au pont Milvius. Elle partait de l'église Saint-Laurent in Lucina, la plus voisine de la porte Flaminienne, faisait station à Saint-Valentin, en dehors des murs, puis au pont Milvius, de là, au lieu de s'engager sur !a voie Claudia, elle obliquait à gauche, vers le Vatican, s'arrêtait d'abord à une croix dont l'emplacement n'est pas indiqué, puis dans le paradis ou atrium de Saint-Pierre, en fin dans la basilique elle-même, où avait lieu la station '.»

Le mois de mai possède aussi quelques dates fatidiques. Le 1" mai, fête des Apôtres, saint Philippe et saint Jacques, est l'anniversaire de la dédicace de l'Église dite Église des saints apôtres, l'une des plus anciennes de Rome. Fondée par le pape Jules (337- 352) elle fût rebâtie par les papes Pelage 1" et

' Voir Bfiii^not, Célébrttlion des Lupercales, dans Histoire <Ie la destrucliori du paganisme en Occident, Paris, 1835, et Daremberg et Saglio, Victionnaire des antiquités grecques et romaines, t. m, col. 1398-1402. Cf. aussi notre article Fêles chrétiennes et fêles païennes à Rome du I K* au VII* siècle, dans La semaine ethnologique de Louvain, Paris, 1914. p. 375, sq.; Rassegna Gregoriana, 1910, t. ix, p. 19; Mpr Batiflol, La Chandeleur, dans Société des antiquaires de Franir. 23 téVTicr 1916, reproduit dans Études de liturgie et d'arciiéiilogie chrétiennes, Paris, 1919, p. 193 sq. et Purification (léte de la). — = Liher ordinum, p. 4.'i8 et la note 30. Voir aussi le calendrier publié par Dom G. Morin.

Jean III et placée sous le vocable des deux apôtres '.

Le 3 mai est la date d'une fête de la Croix pour les églises gallicanes qui correspondait à la fête de la croix du 14 septembre dans les églises orientales. Le 3 mai est le jour marqué dans plusieurs anciens manuscrits du martyrologe hiéronymien, dans les calendriers mozarabes et dans le gélasien. On garda cette date, tout en adoptant aussi la fête du 14 septembre. C'est ainsi que l'on eut la fête de V invention de la Croix et celle de l'exaltation. Voir Croix, t. m, col. 3131.

Le 6 mai est une deuxième fête de saint Jean l'évangéliste (voir le 27 décembre) et doit être l'anniversaire de la dédicace de l'église qui lui était consacrée près de la porte latine °.

Le 13 mai est la date très ancienne d'une fête générale des martyrs. Voir coL 1418.

Le mois de juin est surtout célèbre par les dates du 24 et du 29.

Le 24 juin est la fête de la Nativité de saint Jean- Baptiste. Elle dépend de la date de Noël, la naissance du précurseur ayant précédé de six mois celle du Sauveur d'après saint Luc (i, 36). La date du 24 âu lieu du 25 est due à ce que le calcul a été fait suivant le calendrier romain, le 24 juin étant le F/// kal. iul., comme le 25 décembre est le VI il kal. ian. '.

Le 29 juin dans le calendrier philocalien de 336, fête des apôtres saint Pierre et saint Paul, est accompagnée de la date consulaire 258. C'est la date non pas du martyre des deux apôtres, mais de la translation de leurs corps à l'endroit appelé ad Catacumbos, au troisième mille de la voie Appienne '. Plus tard, ils furent transportés, comme on sait, l'un dans la basilique de la voie d'Ostie, l'autre dans celle du Vatican. Leur culte à Rome est fort ancien et leur fête mentionnée dans les plus anciens catalogues. Voir Pierre et Paul (saints): voir aussi Chaînes {de saint Pierre), t. Il, col. 3 ; Chaire (de saint Pierre), t. ii, col. 76 et ci-dessus 25 j anvier.

Le mois de juillet ne contient aucune date de fête bien ancienne. Il a été question plus haut de la Fête de la Visitation au 2 juillet.

En revanche, le mois d'août en possède plusieurs, à commencer par le 1". Ce mois avait été consacré à l'empereur .Auguste dont il avait pris le nom, à la place de celui de Sexlilis qui était celui de son numéro d'ordre dans l'année, comme juillet était consacré au divin Jules et avait de même pris son nom. Le 1" août était un jour de fêtes et de réjouissances pour les païens. Il est possible qu'il ait été choisi à dessein pour y instituer une fête chrétienne. En tout cas, c'était le jour anniversaire de la dédicace d'une basilique très ancienne sur l'Esquilin, l'église de Saint-Pierre in vinculis. Elle existe déjà dans la première moitié du v<! siècle; elle contenait les célèbres reliques des chaînes de saint Pierre '. La fête des Macchabées au même jour est aussi des plus anciennes. On a plusieurs panégjTiques prononcés à ce jour au iv» siècle. Voir col. 1424.

Le 3 août est consacré à une seconde fête de saint Etienne, l'invention des reliques. Ce fait qui se pro-

Liber comicus, p. 313 sq. • — ' Fastes, iv, 901. ■ — ' Les origines du culte cliréticn, p. 294. — ' Op. ci/., p. 2SS. Les moines latins de Jérusalem célébraient aussi ù ce jour la fête de saint Jacques. Ct. La sépulture de saint Jacques le mineur, dans Revue biblique, 1919, t. x.xviii, p. 480 sq. — ' Duchesne, op. cit., p. 288. — 'Duchcsne, op. ci(., p. 277. L'auteur soupçonne que la lêle du 24 juin, en Orient au moins, a été précédée par mie autre commémoration placée aux environs de Noël. On retrouve chez les nestoricns, chez les arméniens, en Gaule même et en .\friquedes traces de cet usase. — '^ Op. cit., p. 283 et Liber Poniiftcalis, 1. 1, p. 104. — ' Voir Chaînes de s.unt Pieurf, 1. ni, col. 3 sq.

FÊTES CHRETIENNES (LES

duisit en 415 eut un grand retentissement dans toute la chrétienté, mais on ne voit pas trop le motif du choix de cette date, sinon peut-être, d'après Mgr Duchesnc, l'homonymie du pape saint Etienne, dont la fête est au 2 août. C'est au 2 août qu'elle est marquée dans les calendriers byzantins K Elle n'est pas mentionnée dans les anciens sacramentraires gallicans ni romains, sauf dans le léonien par suite d'une confusion '.

Le 5, Notre-Dame-des-Xeiges est la date de la dédicace de la célèbre basilique de Sainte-Marie-Majeure, l'une des plus anciennes de Rome.

Le 6 n'a été qu'assez tard consacré à la fête de la Transfiguration. Voir col. 1415.

LelOaoùtestla fête de saint Laurent diacre de saint Sixte II et martyr de la persécution de Valérien (253- 260). Les circonstances de son martyre et sa situation de diacre, ou plutôt d'archidiacre de Rome, qui lui donnait la haute main sur l'administration et la distribution des biens de l'Église, le rendirent très populaire non seulement à Rome, mais encore dans les autres provinces chrétiennes. A Rome, il eut plusieurs églises dont la principale est celle de la voie Tiburtinc (Saint-Laurent-hors-les-Murs), qui est du i\" siècle. Voir Laurent (sainl). Sa fête est fort ancienne et très solennelle, car on la trouve mentionnée dans les plus anciens calendriers (iJuc/ier., Carlhag.,Hieronym.). Dans les anciens sacramentaires, elle est traitée comme les fêtes les plus solennelles avec vigile, octave, trois messes le jour de la fête, et les dimanches qui la suivent sont appelés Dominica I post natalem s. Laiirentii, etc.

Le 15 août est depuis longtemps fixé pour la fête de l'Assomption. C'est peut-être la même fête que les gallicans célébraient au 18 janvier. Voir Assomption, 1. 1, col. 2995.

29, Decollalio ou Passio S. Joannis Baptista: Cette date est moins ancienne et moins universelle que celle de la Nativité au 24 juin. Elle fut adoptée dans les pays galUcans et à Constantinople, avant de l'être à Rome '. Le martyrologe hiéronynien et le sacramentaire gélasien ont, au 29 août, la passion de saint Jean- Baptiste. Dans les livres liturgiques gallicans, cette fête vient après la nativité de saint Jean, sans date préci.se. Les livres romains purs n'ont pas cette fête: dans le sacramentaire gélasien, elle est une retouche gallicane '.

Le 8 septembre (Nativité de la sainte Vierge) n'est pas une date ancienne.Voir § V, Fêtes de la sainte Vierge.

Le 13 septembre, dès le iv« siècle était martiué à Jérusalem, par la fête des Encénies ou Dédicace. C'était l'anniversaire de la consécration de l'église du Golgotha et de celle de la Résurrection, et en même temps la fête de l'Invention de la croix. Elle se célébrait très solennellement et durait huit jours ».

Le 14 septembre est aussi une date Importante de l'année chrétienne, comme fête de la Croix. Voir Croix dates (le l'Invention et de l'Exallutinn) l.wi.ctA.'M^ii.

Les Quatre-Temps de septembre méritent aussi une mention, car ils ont un caractère spécial. Leur célébration est attachée au vii« mois, comme nous l'avons expliqué pour les Quatre-Temps de mars.

Le 29 septembre est indiqué au léonien sous ce titre Natale basilica Angeli in Salaria; c'est aussi le Jour marqué au martyrologe hleronymien. De Hcssi pensait que la fondation de celle basilique remontait au

v« siècle et qu'elle était la plus ancienne des égUses dédiées à saint Michel dans Rome '.

Octobre ne possède aucune date mémorable pour l'année chrétienne. Le 28, consacré à la fête des apôtres saint Simon et saint Jude, n'est pas une fête ancienne; on ignore la date de son introduction. D'après un calendrier pubhé par Dom d'Achery, elle a une vigile'.

Le mois de novembre, au contraire, a quelques dates célèbres. Nous avons parlé plus haut du 1" et du 2 novembre, (col. 1420).

Le 11 est une autre date importante à cause de la fête de saint Martin. Voir Martin (Culte de saint). L'année gothique commençait à ce jour '.

Le 30 est aussi une date importante à cause de la fête de saint .André, quoi qu'on ne sache pas pour quelle raison elle a été choisie. Mais elle est marquée dans tous les calendriers depuis le vi" siècle. Saint André le 7rpo>T6zXT;TO(;, le protaposiolus était vénéré dans l'Eglise dès le i\"^ siècle comme le prouvent les homilies, les poésies et biographies' écrites en son honneur dès leiv» siècle. La translation de son corps à Constantinople en 359, avait donné un nouvel essora son culte ».

Trois dédicaces de grandes basiliques romaines appartiennent au mois de novembre, l'une, Saint-Jeande-Latran au 9, l'autre dédicace de la basilique de SaInt-Pierre-du-Vatican, et de Saint-Paul sur la voie d'Ostie au 18. Mais ces fêtes ne sont pas anciennes au moins comme fêtes universelles.

La date du 8 décembre aujourd'hui si célèbre par la fête de l'Immaculée Conception, n'est pas très ancienne. Elle ne remonte guère au delà du x" siècle. Voir Immaculée Conception (Fête de /').

Le 18 décembre, octave avant Noël, on célèbre aujourd'hui dans bien des églises, une fête de la sainte Vierge, Expectatio partus, qui sous sa forme actuelle n'est guère qu'une répétition de la solennité du mercredi des Quatre-Temps de l'Avent. C'était en réalité une fête très ancienne, consacrée en certaines églises à célébrer l'Annonciation que l'on ne pouvait pas solemniser en carême. Le concile de Tolède de l'an 656 prescrit que l'.Vnnonciation soit fixée au xv= jour de& calendes de janvier (18 décembre). Voir. \NNONaATiON, t. I, col. 2244.

Le 21 est assigne à l'apôtre saint Thomas en Occident, tandis que les Orientaux le plaçaient au premier dimanche après Pâques, où eut lieu en elTet l' apparition à saint Thomas. La lecture de cette péricope devait nécessairement entraîner une fête de l'apôtre. Ailleurs le dimanche in Albis était trop solennel pourse laisser supplanter par une fêle d'apôtre.

Le 25 décembre est une des plus anciennes dates du calendrier chrétien et semble dépendre, nous l'avons dit, du 25 mars. La fêle de Noël coïncidait ainsi avec une date célèbre de l'année romaine, le Natalis invicli, fête du soleil (solstice d'hiver). Mais il n'est pas prouvé, malgré tous les travaux faits sur ce point qu'il y ait autre chose ici qu'unesimple coïncidence. Voir NoEL.

Les 26, 27 et 28 ont été consacrés rie bonne heure aux plus grands saints du Nouveau Testament. En 379, saint Grégoire de Nysse dit que l'usage était de célébrer après Noël cl avant le 1" janvier les fêtest des saints Etienne, Pierre, .lacques, Jean et Paul. Le ménologe syriaque de Wrigth, les calendriers nestorlen et arménien confirment cet usage. Il va sans dire que ces dates ne sont pas des anniversaires. Nous avons aujourd'hui au 26 saint Etienne, au 27 saint Jean, au 28 les suints Innoceiils.

I Martinov, >4nnui ecclestasticus grcco-slauicus, p. 192. — = M(çr Ducliesne a débrouillé toutes ces erreurs nvec sa maîtrise habituelle. — ' Martlnov. Annus ccclesiasilcus grirco-slauicus. p. 210. — 'Cf. Mur Duchcsne, Les origines ilu culle (-hrflien, p. 276. — ' IJoiii Cnbrol, litiide sur lu

Peregrinalio Siluiii-, p. 127, 12.S. — ' Utitletino di arclieolngia cristiuna, 1871, p. 146. — ' Spicilegiiim, t. x,p. 40. — •Cf. Tluirston, The leasl o/ llic dcud, dans niiblin Hevlev<. juillet, 11)07, p. 123. — • Cl. .r, l'IiiMiioii, L(v> Actes de \tiinl Aiidrc, iii-S", I.iiuvnin, l'Ul.

FÊTES CHRÉTIENNES (LES

XIII. Les plus anciens calendwers ltturgioues «OMAINS. Nous donnons ici le calendrier philocalien, pour montrer ses relations avec le sacramentaire léonien, puis le calendrier gélasien en relation avec l'ancien grégorien.

KAI.ENDARIVM P.(îr.HE-

ARINi;.M '.

Janiiarius, XMi Kal. feb., Faljiani in Calisti et Sebastiani in Catacumbas. i20 janvier).

XII Ital. feb.,Agnetis inNomentana (21 janvier).

Februariiis.

vm kal. mart. , Natale Pet ri in cathedra. (22 février).

Marliiis.

Non. mart.. Perpétuas et Felicitatis AfricEe (7 mars).

Aprilis.

XIV Ival. jun., Partheni et <".aloceri in Calisto. Diocleliano IX et Maximiano VIII <;ans. (304). (19 mai).

Kalendarium leo.nianum.

Janine-

III kal. jul.. Pétri in Cata- ■cumbas, et Pauli Ostense.

Tusco et Basso cens. (258) (20 juin).

Julius.

VI idus (jul.), Felicis et Fi- Jippi in Priscillae — et in Jordanarum Martialis, \'ttalis Alcxandri — et in Maximi 8ilani. Hune Silanum mart.

Novati [urati sunt — et in Prœte.\tati Januarii (10 juillet).

III kal. aug. Abdon et Sennes in Pontiani. quod est ad ursum pileatum (30 juillet).

Augiislus.

VIII id. aug., Xisti in Calisti et in Praetextati, Agapiti et Felicissinii (6 aoîit).

VI id., Secundi. Carpoferi Victorîni et Severiani Albano et Ostense (8 août).

VII ballistaria (niilliaria) Cyriaci Largi. Crescentiani Memise Julianaeet Smaragdi.

IV id. aug. Laurenti in Tiburtina. Ibicl., Hippolyti in Tiburt. et Pontiani in Calisti (10 août).

IX kal. sept., Timotei. Ostense. (22 août).

v kal. sept., Hennctis in Basillae Salaria verere (28 août).

Sep(em6ri.s.

Non. Sept.,Aconti in Porto et Noni et Ilerculani et Taurini (5 sept.l.

V id. sept., (iurgoni in Lavicana (9 sept.).

MI id. sept., Proti et lacincti in Basillx: (11 août*.

^4pn7is.

xvin kal. maji, S Tiburtii.

IX kal. maji, Georgii.

Dedicatio basilicae Pctri Apost.

Majiis.

.\scensa Domini. Pridie Pentecosten. In Pentecosten ascendentibus de fonte. Dominica Pentecosten. Jejunium IV mensis.

Jiiniiis.

vm kal. jul. Natale S.

Joannis Bapt.

VI kal. juI.,Nat. SS. Joannis et Pauli.

m kal, jul.,Nat. apostolorum Pétri et Pauli.

Julius.

VI id. (jul.). Natale SS.

marty. Felicis, Philippi in cœmeterio Priscillae, Vi*alis et Martialis et Alexandri in cœmet. Jordanorum et Silani in cœm. Maximi via Salaria, et Januarii in cœm.

Prœtextati, via .\ppia.

AllgusUis.

m non. aug., Nat. S. Stephani in cœm. Calisti via .Vppia.

vm id. aug. , Xisti in cœm.

Calisti, et Felicissimi et Agapiti in Prictextati via .Vppia.

IV id. aug.. Natal. S. Laurenti. /birf.; Nat. SS. Hippolyti et Pontiani.

m kal. sept., Nat. SS.

.\daucti et Felicis.

Kale.ndarujm Buchebia-

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