IX. FÊTES EN l'honneur DES SAINTS DE L'AXCIEN
Testament ou d'autres événe.ments de l'histoire JUIVE. — ■ Les deux grands événements de l'histoire chrétienne, la résurrection de Notre-Seigneur et la descente du Saint-Esprit sur les apôtres, étant arrivés aux jours de la Pâque et de la Pentecôte, consacraient à jamais le souvenir de ces grandes fêtes juives. L'institution des Quatre-Temps de septembre rappelle les fêtes juives du V1I« mois qui était, pour les juifs, le mois des grands anniversaires : notamment celui de la fête des Tabernacles et de la fête de l'E-xpiation, Yom Kippoiir Nous avons dit aussi l'importance qu'a longtemps^ conservée le samedi, en souvenir du sabbat.
La seule fête de r.\ncien Testament conservée aujourd'hui, dans la liturgie latine, est celle des Macchabées au 1<^' aotît, qui est une fête très ancienne. O na des sermons ou des panégyriques pour les Macchabées dans les œuvres de saint Grégoire de Nazianze et de saint Jean Chrysostome, dans celles de Maxime de Turin, de Gaudencc de Brcscia, d'Eusèbe d'Emèse, de saint Léon, etc. Il y avait, au moyen âge, la fête des trois enfants dans la fournaise et d'autres fêtes de même genre que l'on retrouve dans les manuscrits liturgiques". Mais l'influence juive sur l'héorlologie chrétienne, s'est bornée à peu près là.
Les calendriers orientaux ont conservé un grand nombre de ces fêtes. Dans le calendrier arménien, par exemple, nous relevons la fête de l'Arche d'.\lliance (samedi après VI" dimanche de la Pentecôte), la fête d'Isaïe (jeudi après le même dimanche), la fête des patriarches Adam, Abel, Seth, Enos, Hénoch, Noc, Melchisedech, Abraham, Isaac, Jacob, Josejih, Moïse, Aaroii, Eléazar, .losué, Samuel et autres iiatriarches (samedi du I"' dimanche après la Transfiguration); la fête des douze petits prophètes (mardi après le II" dimanche après la Transfiguration), etc. '.