‹ Dictionnaire d'archéologie chrétienne et de liturgie (volume 2)Chapitre 33 sur 331 · VIII KAL APRILIS LXI PC IVSTINI INDICT QVARTA · texte numérisé non relu

VIII KAL APRILIS LXI PC IVSTINI INDICT QVARTA

t Sous l'épitaphe que tu vois, lecteur, reposent les membres du marchand Agapus, de bonne mémoire. Il fut, en effet, la consolation des affligés et le refuge des pauvTes; aimé de tous, il visita assidûment les sépultures des saints et pratiqua l'aumône et la prière. Il a vécu en paix 85 ans; il est mort le 8 des calendes d'avril, 61 ans après le consulat de Justin, dans la 4= indiction. »

Bibl. — J. Spon, Recherche des antiquités de Lyon, in-8°, Lyon, 1673, p. 48; Muratori, Novus thesaur. vêler, inscr., 1739, p. 432, n. 1; Fleetwood, Sylloge inscriptionum antiquarum, in-8°, Londini, 1691, p. 342, n. 3; S. Maflei, Gallia: antiquitates quœdam selecta:, in-4'', Yeronœ, 1734, p. 95-98; Giornale de letterati, Roma, 1756-1757, p. 118; Pellicia, De chrislianse Ecclesias politia, in-8°. Colonise ad Rhenum, 1829, t. n, p. 241; J. Mabillon, Supplementum rei diplomaties:, in-fol., Neapoli, 1706, p. 15; A. Zaccaria, De veterum christianarum inscriptionum usu in rébus Iheologicis, in-4'', Venetiis, 1761 ; réimprimé dans Migne, Theologiœ cursus completus, t. v, p. 358; Baronius. Annales ecclesiastici una cum crilica Pagii, in-fol., Luca;, 1738, t. ix, p. 68, note 1; p. 602; de Castellane, Inscriptions du v au X' siècle recueillies principalement dans le Midi de la France, dans Mémoires de la Société archéologique du Midi de la France, 1834, t. II, p. 202; Jlontfalcon, Histoire de la ville de Lyon, in-8°, Lyon, 1847-1849, p. 1398, n. 12; Dictionnaire d'épigraphie chrétienne, in-S", Paris, 1852, t. ii, p. 302; de Boissieu, Inscriptions antiques de Lyon, grand in-4<>, Lyon, 1846-1854, p. 593; Conarmond, Description du musée lapidaire de la ville de Lyon, in-4», Lyon, 1846-1854, p. 117; E. Le Blant, Inscriptions chrétiennes de la Gaule, 1856, t. i, p. 41, n. 17, pi. n. 17.

Ce monument contient plusieurs particularités intéressantes. D'abord la barbarie du langage qui nous vaut cette locution stacio miseris portus eginis, « baie de l'affliction, port de la pauvreté », qui ont fait reculer E. Le Blant devant une traduction littérale. Cette nuance assez fine d'ailleurs, écrit-il, montre que l'auteur de l'épitaphe a voulu distinguer l'affliction passagère, susceptible de consolation, de la misère, de dénûment absolu. Il sufflt pour s'en convaincre de se reporter à deux passages de Servius, où les mots stacio et portus sont de même mis en regard : Stacio, ubi ad tempus stanl navcs. Portus vero ubi hyemant; et plus loin : Statione : portu temporali. Xum portus est ubi hyematur '. Le mot APTS doit se lire aptus et plus probablement aptissimus; on rencontre aptus à Lyon, à Saint-Jcan-de-Bournay et quatre fois à Briord. Le mot aptus a ainsi le sens de idoneus.

• Servius, Ad Eneidem, 1. II. vs 23; 1. X, vs 297.

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