VIVAS X A I I C D I
Les autres se composent de traits si déliés qu'ils pourraient bien être simplement des rayures accidentelles.
I li'.l l.l.
Bibl. — De Lasteyrie, Rapport sur des monuments de l'époque mérovingienne, dans Bulletin archéologique du Comité des travaux historiques, 1887, ]>. 298-299.
Fibule découverte dans un tombeau a Wittislingen en Iiusière. Argent; au revers on lit cette formule :
VIVAT IN DÔ FI LIX INOCENS FV NERE CAPTA
Bibl. — Silzungsberichten der philos, philol. Classe d r r. b'iyer. Akad. der Wissenscha/ten, 1884, p. 61 sq. ; de Baye, Le tombeau de Wittislingen, dans Gazette archéologique, 1889; E. Le Blant, Nouveau recueil des inscriptions chrétiennes de la Gaule, 1892, p. xxn, n. 1.
Bibl. — J. de Baye, i'ibule trouvée a Casleldavio, dans Bulletin de la Soc. nat. des antiq. de France, 1888, t. xux, p. 207; R, Mowat, Suie sur des bijoux antiques ornés de devises à propos d'une fibule de l'époque ostrogothe, dans Mém. de la Soc. nat. des antiq. de France, 1888, t. xlix, p. 19-23.
Fibule trouvée dans une tombe à Anguilcourt-le- Sart, canton de La Fère (Aisne). Le cime! il
l'occupation du pays par les Francs; une tombe, plus récente que ce cimetière, contenait une Bbule de bronze étamé à plaque ronde, comme on en rencontre assez communément dans les tombes de femmes du vne siècle. La plaque CI in. 4428, 1 ) est munie de trois clous à tête bombée qui rattachaient à la
4428. — Fibules mémorialcs. — 1. Anguilcourt-Ic-Sart (Bull, du Comité, 1896, p. 336, flg. 1). — 2. Casleldavio Mém. .Soc nat. des antiq. de France, 1888, t. xi.ix. p. 21). — 3. Aiguisy (Le Blant, .Voue. Recueil, p. 80). — 1. Montescourt (Bull, du Comité, 1896, p. 337, flg. 2).
Fibule d'argent trouvée à Casteldavio près de Mantoue, sur laquelle on lit (lig. 4428, 2) :
QVIAAILA VIVAS IN AEO +
Le nom propre Quiddila rappelle BaduiUi, Suinlila, Totila, Llfila et autres noms goths. En outre Cassiodore nous a conservé le texte d'une proclamation pur laquelle le roi Athalaric notifie aux habitants de Reate et de N'ursia, dans la Sabine, la nominal ion d'un gouverneur prier, qui porte précisément le nom de Quiddila, mais orthographié Quidila '. R. Mowat observe ingénieusement que celte fibule a pu être épinglée sur un vêtement offert en cadeau, auquel elle avait servi en quelque sorte de carte d'envoi. On sait en cllet qu'il était d Urir aux officiers des
vêlements de luxe. Les empereurs Claude II, Auiclien, l'robus alors qu'ils étaient généraux ou simples
tribuns avaient revu de l'empereur Valérien di sents de cette sorlc, accompagnés de fibules précieuses : tac, | :v argenteai inaurutis duos, flbulam auream cum acu cgprea unam :. ■ uverneurs de province ont Imité ces libéralités impériales. L'inscription de Vieux nous apprend que Ti. Claudius Paulinus légal de I lonna Chlamijdein canusinam, dabnaticam laodiceam, flbulam aureai.i cum gemmis au vidueasse T. Senniu lennis qui avait servi sous ses ordres.
ceinture de cuir ou de tissu; elle est décorée d'une double bordure de dents de loup. Celle ornementation se répète sur l'anneau de la boucle et sur la tête de l'ardillon où elle entoure une tèle barbue et chevelue. Deux autres tètes de même style barbare se volent sur la plaque. Une croix du type appelé croix latine i indique suffisamment la religion de la défunte, car il n'est pas douteux qu'il s'agisse d'une femme puisqu'on a retrouvé une épingle a cheveux dans la région du cou ou de la tète.
Dans les parties du champ de la plaque laissées vides entre les tètes de clou el la croix, mi lit l'inscription suivante, en beaux caractères romains :