‹ Dictionnaire d'archéologie chrétienne et de liturgie (volume 3)Chapitre 11 sur 423 · Or. argent, grenats et ivoire · texte numérisé non relu

Or. argent, grenats et ivoire

entre Boiworth tteiCPsUrsnire) ?i Welfofd '//orthamatoM

8 Or et grenats Stamford J(LincotnsbireJ

S Bronze ftvgby ( Warwickshire)

7. Bronze avec restes de fer Littla Wilhrahom ( famlridoeshwe)

S Bronze , L ittle Wilbranam ( Lambndyeshire)

4416 — Fibules annulaires. D'après J. de Baye, op. cit. pi. ix.

décorées par le martelage, car le dessin varie dans tous les spécimens 3, malgré l'analogie évidente qui les rapproche. C'est vraisemblablement par une soudure que les éléments rapportés adhèrent au bronze, car il n'existe aucune trace de rivets. Les fibules de la deuxième catégorie sont moins nombreuses. Le cimetière de Fairford a fourni beaucoup de fibules cupelliformes. Tous les genres d'ornementation s'y

1 Gentleman's Magazine, april 17S7, pi. II, fig. 9. — ' Transactions o/ the British archaeological Association al Winchester, pi. m, fig. 2. — ' Foster, Account o/ the excavation of an Anglo-Saxon cemeierg at Barrington, p. 1".

Angles de Mercie. Les fibules cupelliformes se sont trouvées dans les tombes d'hommes et dans celles de femmes. Il faut encore noter que l'emploi des spirales est rare dans l'industrie anglo-saxonne, raison de plus pour signaler une fibule de Brighampton (Oxfordshire ) \

Annulaires. — Ces fibules se composent d'un simple cercle traversé par l'épingle d'attache : l'intérieur de

— ' YV.-M. Wylle, Fairford Graves. A record o/ researches in an anglo-saxon burial place in Gloucestershire, in-S°, Oxford. 1852. p. 23. — s J. de Baye, Industrie angloso tonne, p. 61 .

l'anneau est parfois rempli par des rayons découpés dans le bronze. Ces fibules sont en bronze ajouré, le centre représente une croix pattée ou à branches égales. L'anneau est souvent fermé, quelquefois il offrait une solution de continuité et recevait, comme un bracelet, une légère ornementation aux extrémités, un voit par la figure uni, les spécimens les plus simples et les plus ouvragés, ceux ci devaient être assez coûteux pour être réservés à la classe riche, A l'airford, on a trouvé huit libulcs en bronze simple, en bronze étamé. en mêlai blanc ou en argent ; à Liltlc-Wilbraham, douze; à Rubgy, etc.

ulaires. — i.e comté de Kent a donné une série admirable de libulcs qu'on trouve aussi dans l'île de Wigbt, et presque nulle part dans les autres comtés '. ■ Ces libulcs d'un prand caractère artistique abondent dans les nécropoles où elles dominent exclusivement. Le dessin, l'ornementation de plusieurs d'entre elles attestent un goût remarquable. Leur exécution, si soignée, n'en est pas moins frappante. Ces fibules sont probablement de fabrication locale '■. La richesse de leurs œuvres d'orfèvrerie prouve que les Saxons, longtemps avant d'être convertis au christianisme, possédaient une grande habileté comme orte\ res. 1 n poème anglo-saxon qui célèbre les différentes conditions et les aptitudes des individus, expose spécialement la situation privilégiée de l'orfèvre \ dont l'existence est attestée par l'inscription de Vieux (Calvados) *. Ces fibules circulaires paraissent avoir été rés aux femmes qui les portaient sur la poitrine '. On peut établir trois groupes ". Le premier est formé de deux plaques métalliques réunies par une bande circulaire. Le second oftre un disque de bronze ou d'argent légèrement creux, orné d'une feuille d'or sur laquelle sont disposées des cases formant des dessins géomi triques. Le troisième est composé d'une seule pièce métallique, ciselée et incrustée de pierreries et de Mires. Citons seulement un chef-d'œuvre, la fibule de Kingston. Dans la tombe d'une femme enterrée avec son enfant, à ses pieds, on trouva une pièce splcndide en or, couverte de pâtes de verre bleu et rouge, avec une tonalité rouge prédominante. Au revers l'épingle est engagée dans un inullle d'animal M'm. ■1117) '.

XVII. l'inii.rcs lon'Goba.rdks. — Les libulcs, par leur diversité, leur richesse et leur ori moins autant que par leur valeur intrinsèqu bénéficié d'un traitement plus favorable que la plupart des pièces de l'industi i admettant

que les édits réservaient les libulcs de [orme allon éi

et surchargées d'ornements aux princes et aux grands

quence doit 61 re que ers bijoux

sont plus rares que d'auti ndant il taudrail

adre sur ce qu'on veut dire par richesse, car des exemplaires, qui semblent n'avoir pas du lou appai tenir a des princes ai a des dignitaires, o contrés en nombre, il suffit di rappeler lei fibules de Douvrend (Seine-Inférieure), celles de .bon le Comte I, celles de Marchélepot (Somme),

d'Arcy-Sainte-Restitute (Aisne), d'Oyes,

■in-, (Marne). L'Angleterre, dans les p occupés par les Anglo-Saxons, en offre un certain nombre ou la plaque carne- est plus fréquente que la plaque circulaire; la Belgique aussi: le Danemark, la Suède, la Norvège en ont une abondance i

Th. Wright, TheCell, the Roman and the Saxon, p. 478.

— * J. de l ■ ce que n'admet i

I. o/SouUi Kenstngton, t. trv-xv. — niensts, ou collection de poi exonnes,

I borpe.1842 Inser.lat., i

— * Th. Wright, op, cil., p. 479; Bryon Fnussett, Inuentorium

raie, Kingston, n i llton, n. 19, 22, s7;

SUberUwold.n. lO.Dougl Brifannfca.pl. \.

tionnelle et les édits des empereurs ne parvenaient guère dans ces contrées lointaines. Nombreuses aussi en Allemagne. Les libulcs digitées étaient naguère regardées comme particulières aux bords du Rhin et du Danube, elles sont en réalité fréquentes sur les de ce dernier fleuve. La Bavière cl le Wurtemberg contiennent des cimetières germaniques qui it des fibules allongées. Par contre la Suisse en offre très peu. La Hongrie el la Russie méridionale en

1417. — Fibule de Kingston, D'après ZTie Victoria liistnni <»/ the Counties <•/ En Kent, lS'.ix, t. i. p. 342-347.

ont donné de for! belles. En Italie, la nécropole de Testona a rendu des libulcs longues; de même le

cimetière de Civezzano; divers exemplaires 01

rencontrés dans la Basse Toscane, à Avigliana, ans

environs de Roi

■ offrent souvent de l'inti i point de vue technique qui montre uni

la même chose à propos de la fibule d'i-iepplngtoi voque la statue de la lie sur t»- pnri.nl di

Germaln-des Prés. - ' Ch. Ronch-Smlth, i

mon anttou

Ï73, p. mu; .1. de Baye, op. cit., p. 42 : Bryan Paussett, Invcnlortum lepulcrali Smith, is:,c. p|, ..

./ England. Kent, 1908, t. i. p, 342, pi. I, (1

FIBULE

habileté. L'ornementation prend des significations importantes au point de vue ethnique. L'inspiration et l'idée première revêtent un caractère d'identilé qui ne laisse pas que d'admettre des modifications nombreuses dans les détails. Les rayons, ou doigts, ou bourgeons sont variables dans leur forme, ces

faisant participer personne à leurs acquisitions. Cependant, même ces artistes anonymes se sont conformés au type consacré par l'usage de leur temps.

Les fibules allongées se rencontrent dans tous les pays fréquentés par les tribus germaniques. Mais ces tribus n'ont pas improvisé un art: elles venaient du

441S. — Fibules lon^obardes. D'après de Baye, Industrie longobarde, pi iv, 1, 2, 3, 7, fibules de Testona; 4, des environs de Turin; 5, S, des environs d'Asti; 6, du Trentin; 9, de Chiusi.

rayons sont fréquemment au nombre de cinq el, parlois, vont jusqu'à onze, parfois même trois seulement ou bien ils disparaissent complètement. Il n'y a aucun indice valable à tirer de ces particularités, encore moins peut-on induire quelque chose de la rencontre d'une fibule d'une perfection exceptionnelle. Elle prouve une seule chose, c'est le talent de l'artisan qui l'a terminée: de tout temps il a existé d'habiles ouvriers, opérant par amour de leur métier, se perfectionnant seuls et ne

fond de l'Orient et en avaient apporté avec elle bien des secrets. L'influence byzantine a été fréquemment entrevue, mais la part attribuée aux artistes de Byzance pourrait provenir d'une autre source plus ancienne à laquelle les peuples destinés à former les tribus germaniques auraient puisé de leur côté, ce qui nous dirige vers l'origine scythique. Des affirmations appuyées sur des faits positifs tendent a justifier l'origine orientale de l'art barbare.

I Mil LE

Quoi qu'il en soit les fibules allongées, depuis les frontières asiatiques où elles se rencontrent à leur point d'origine jusqu'aux régions extrêmes atteintes parles envahisseurs, se ressemblent dans leurs parties essentielles, ressemblance qui n'a probablement pas d'autre cause que l'origine primitive commune.

Parmi ces libules, quelques-unes jouissent d'une véritable célébrité, relie de Nordendorf est de ce nombre. Dans la nécropole de Testona ', on a rencontre quatre libules de ce type avec des variations dans la forme. Deux exemplaires semblables ont étéextraits de la même tombe, une autre plus grande en bronze, portant quelques ornements en or et en argent, est décorée de verroteries rouges; enfin une dernière se compose d'une plaque dépourvue de rayons. La fibule en double exemplaire offre une analogie évidente avec une libule de Brény (Aisne) -; la fibule à tête carrée sans rayon rappelle aussi d'assez pies la célèbre fibule Tunique de Charnay 3, en outre le type à tète carrée est plus nombreux dans Ks sépultures saxonnes que dans li i res des autres tribus

de l'époque des invasions.

De plus on doit comparer une libule des environs d'Asti avec une autre provenant d'Arcy-Sainti titute, ces deux pièces offrant des rayons en forme déboule qui se ressemblent fort •. il faut aussi rapprocher une fibule trouvée à Avigliana (Piémont) d'une fibule de Marchélepot (Somme) s; une fibule de Chiusi de la fibule de Nordendorf '. Une fibule provenant du Trentin est assez remarquable par sa [orme insolite

(flg. 4H M.

Cochet avait remarqué le soin pris pour appareiller les fibules, nous voyons qu'à Testona on a pris ce même soin, et malgré le petit nombre de cimi barbares explorés en Italie, le fait s'est produit encore à Chiusi, et aux environs de Florence. Enfin .1. Kemble signale celte fibule italienne, « en argent, dorée et incrustée de nielles. La partie supérieure est surmontée de onze ornements posés en rayons; il y apparaît une grossière imitation de tètes de chevaux ou d'un autre animal. Quelques-unes de ces tôtes et l'une des saillies qui sont sur le côté manquent maintenant. Un dessin semblable existe a la partie inférieure de la fibule sur laquelle il y a une bande recourbée, terminée à chaque bout par une tète de dragon. Les parties plates sont ornées de dragons entrelacés. Cette remarquable fibule a été trouvée en Toscane, elle est

au British Muséum '■-

XVIII. Fibules runiques. Charnay. Vei Fortunat écrit à Flavus : Barbara fraxineis pii rima tabellis ~ \ ce de runes

franques, nous pouvons joindre quelques témoins épigraphiques. A Amiens, en 1660, on rencontre une épitaphe antique, de langue et de lettres latin les lettres F, L et S de forme ètra a majuscule

romaine procédaient de l'alphabet runique ". Vutres épitaphes avec des runes dans des pays occupés par les Francs, a Mayence", el à Ebereheim". No dirons rien des runes de la Chapelle-Saint-Elol (voir ot), il nous suffira de parler d'une précieu •

de libules sur lesquelles des runes ont été gn

ce sont les monuments les plus précieux de l'alphabet

runique.

On sait que celui-ci fut. d'ancienne date, connu en Scandinavie et en Angleterre". C'est en 1837 seulement qu'on découvrit dans le trésor de Petrossa (Valachie) un anneau d'or pourvu d'une inscription runique qu'en 185^, Th. Mommsen tenait encore pour du Un 185G, il fut entendu et décide que c'étaient bien là des runes, mais la lettre X (y) qui ouvre l'in lion était interprétée comme une croix chrétienne. Enfin, en 1857, II. Baudot rencontra dans les fouilles de Chai ue-ct-Loire) une libule lameuse por-

tant au revers une inscription runique u; il soumit le texte à Chr. Rafn, secrétaire de la Société royale des Antiquaires du Nord ■> Copenhague, lequi que l'une des lignes contenait l'ancien alphabet runidans l'ordre primitif, à l'exception des quatre

Fibule runique. I iliO.

Fibule runique,

d'après Le Blant, Ri

des inscriptions de la Gaule, 1S56, t. i, préf.

p. cxi. vu.

d'après il. Baudot, Mémoires sur les sépultures

des barbares à l'époque mérovingienne, 1860, pi.

nv, flg. 1.

derniers caractères, omis Faute de pi. ht. Cette libule

est entrée avec la collection Baudot, au musée de Sainl

lin-en-Laye, en novembre 189 l < Bg. 1 1 19, 1 120).

Cette fibule en argent ne pèse pas plui unes.

5 décigrammes. La partie supérieure est carrée, sans

rayons; sa tige s'élargit au bas de la partie cintrée

d'une façon gracieuse et se termine par un mullle

d'animal. Toute la surface est couverte de dessins

en saillie, entourés au suiiimet, sur les côtés et dans

la partie ansée, d'une grecque, encadrée elle-même

d'un filet en zig-zag qui borde la fibule, dont la sur-

i tait doré.- à l'exception di

landra, l)i uno necropoll seoperta " ieslona; J. de Baye, Études archéologl \que '1rs Iw

barbares. Industrie longobarde, ln-4°, Paris, lsss. p, in, pi. iv, lie. i . 'j. 7. — ■ J, de Bayi • IL, pi. iv, ilg. 2;

pl.v, flg. 2. — ' lbid., pi. iv, flg. 7; pi. v, flg. 3. — ' Ihid., pi. iv. flg. 8; pi. v, flg. 4. — ' lbid., pi. iv. lit?. :i; pi. > — " lbid.. pi. iv, n«. 9; pi. v. ng. 5. — ' J. Kemble, Unnc /erales, pi. xxvn, légende, Venance Fortunat, '

I. VII, n. 18. — • Bouteroue. Itrclierches coron moiuiotei de France, p. 'MH; Du Mollnet, dans Journal des saiia/its, .'il janvier 1684, p. :il ; Tassln et Touitain, Noupean traité de diplomatique, t. n, p. 612, i, ,•>. pi. wmii. xxx; E. Le flhmt, Inscrip. ehrét. di la Gaule,

1856, t. î. p. 128, n. -Ti."). — E. Le Bl rlplions

chrét de la Gaule. 1. 1, p. I54,n. 339,340.— " E. Le Blant, n,,. , ■!/., t. i p. 460, n. 344. En 1821, W.Grlmm, Ueber

deutschen Bunen, s'efforça de démontrer théoriquement que les Allemands aussi avalent connu les runes. H. Baudot,

re sur les sépultures des barbai gienne, découuertes en Bourgogne el particulièrement à Charmir;, dans Mémotr, ,, misse. n du département de l.i

•Or, 1857-1865, t. », p. 176 iq.l E. Le Bl int, ; cbrél. de la Gaule, 1856, t. I, préf. i>. i \i.m. . t. wmii. p. nu. flg. a ; l e il I m lUufCralion "/ the runie monument! o/ Kent, dans Ai logia cantlana, lHTli. t. mil p. 238, pi, l I.

FIBULE

L'inscription runique se lit au revers, à la partie supérieure et, de chaque côté se lit une revendication de propriété et une suite de consonnes initiales dont le sens échappe.

Cette inscription est gravée à traits forts déliés et d'une main peu sûre; quelques-uns des pals ont même été prolongés par inadvertance au-dessous de la double ligne d'en bas. Les deux caractères tracés sur l'appendice n'offrent aucun sens. La lecture de Baudot, ensuite de Beauvois et les commentaires de Bafln ' et de L. Wimmer 2 permet d'interpréter la formule :

DAN KJAN 5 Dann, surnommé Kiann possède (la fibule).

Après cette première découverte, L. Lindenschmidt, directeur du musée de Mayence, s'avisa de nettoyer la face intérieure de plusieurs fibules et l'enlèvement de la rouille laissa apercevoir des ins-

bractéates et quelques inscriptions apocryphes 8. De ce nombre il faut retrancher la fibule de Hohenstadt en Wurtemberg, dont les runes douteuses sont en réalité des traits accidentels 9. On pourrait, avec plus de raison, regarder comme des runes les traits visibles sur l'argenture de deux fibules du musée de "Worms (celles de Gundersheim et de Flomborn) et un œil peu exercé pourrait être facilement trompé par les rayures de la fibule de Gundersheim, cependant il ne s'y trouve pas un seul trait gravé à dessein. Quant à la fibule de Kerlich, elle est incontestablement apocryphe (voir Faux, Faussaires). Par contre, il faut accueillir la fibule discoïdale, trouvée à Balingen en Wurtemberg, en 1887 ", conservée au musée de Stuttgart, et deux fibules trouvées à Bezenye en Hongrie (au musée d'Ungarsk-Altemburg).

Sur une quinzaine d'inscriptions tracées sur divers monuments : piques en fer, anneaux et fibules, ces dernières au nombre de onze. Ces inscriptions sont

1121. — Fibules runiques de Bezenye D'après Mémoires de la Société des antiquaires du Sord, 1898, p. 249, 250, 251.

criptions runiques. Ce fut d'abord la grande fibule de Nordendorf (Bavière) 3 la plus remarquable de toute la série; puis les fibules d'Osthofen et de Frei laubersheim * et la petite fibule de Nordendorf. G. Stephens supposait que tous les monuments connus de son temps (1868) étaient septentrionaux et importés à une époque très reculée des pays septentrionaux s. Wimmer n'en croyait rien et tous deux raisonnaient sur une demi-douzaine de monuments 6. Sur ces entrefaites on découvrit la fibule de Freilaubersheim (Hesse Bhénane) pourvue d'une longue inscription dont la première partie n'offrait pas la moindre difficulté. En 1.S75 fut trouvée une pointe de pique en fer à Tovel en Volhynie ' et les découvertes se sur, , dèrent de telle façon qu'en 1887, on possédait non plus six, mais treize monuments, sans compter li

' Remarques sur l'inscription runique de Cliarnaij. dans Baudot.op.ci<.,p.l76(etp. 49 du tira«c;i pari i. — I Wimmer, Les monuments runiques de l'Allemagne, (rail, par E. Beauvois, dans V, moires de la Société royale des antiquaires du Nord, 1893, p. 210-211. — ■ Musée d'Augsbourg. — * Musée «le Mayence. — " G. Stephens. 7 Vie Oldnorlhern roui,- monuments o/ Scandinavie! and England, 1SBS. t. il, p. 565-603, 880-881. — • L.-F.-A. Wimmer. ( et le développement de récriture runique dans le Word, dans Aarboger /r>r nordisk Oldkgndighed o<; Historié, 1S7 1. — 'L.-F.-A. Wimmer, dans Viadamosci archeologiczne, 1876,

brè\ es. elles ne se composent le plus souvent que d'un ou deux mots. Les deux plus longues (grande fibule de Nordendorf) six ou sept mots, Freilaubersheim six). En outre, la plupart des inscriptions consistent en traits menus et très fins tracés, sur le revers des fibules, exposés par conséquent à l'usure par le frottis de l'ardillon, ce qui explique que plusieurs traits soient complètement effacés. L'humidité du sol a fait de son mieux au moyen de la rouille, et un nettoyage même très attentif laisse rarement subsister les fils déliés des runes.

Bezenye. --- Dans un polyandre situé près de la petite ville de Bezenye, à cinq ou six kilomètres au sud-est de Presburg, une tombe mesurant 1 m. 70 de long, sur 0 m. 80 de large et 2 m. 30 de profondeur donna deux fibules d'argent (1885) ".En 1893, on y

t. ni, p. 55 sq.; cf. A. Kohn, et C. Mehlis, Materialien zur Vorncscliichte des Menschen im ostlichen Europa, naelt polnisehen und russischen Quellen. Iéna, 1879, t. n, p. 177 sq. — * L.-F.-A. Wimmer, Die Runcnscltri/l, in-S», Berlin, 1887, p. 56 sq.; II. Henning, Die deulsehen Runendenl.mdler,

1589. — * B. Henning, o/>. cit., p. m; L.-F.-A. Wimmer Les monuments runiques de l'Allemagne, p. 232. — ll S. Sô> derberg, dans Prtihistorische Blatler de J. N'aue, Miinchen.

1590, t. n, il. 3: le même, dans K. Vitterhets Historié oeil Aniiqui miens Monadsblad, 1890, p. 144 note. — " L.-F.-A. V i mon. run., p. 247-260.

FIB1 LE

aperçut des inscriptions runiques '. Les deux fibules étaient superposées, sous les genoux du cadavre entre les os de la jambe, dans un amas de terre noire provenant de cuir pourri et d'autres détritus. Klles sont de dimensions identiques et si semblables, qu'elles paraissent sortir de la même fabrique. Bien que la face de lune, à l'exception de la partie inférieure (la tète fort bien conservée), soit rongée par la rouille à tel point que toute la décoration se laisse à peine deviner, les traces subsistantes ne permettent pas de douter de leur identité avec la décoration de l'autre (ibule. I.'anse des deux Qbules est tellement rouillée que les ornements sont complètement détruits: les quelques vestiges subsistants paraissent suggérer un couple d'animaux séparés par l'arête, médiane (fig. 4421)

La ressemblance que l'on remarque entre les libules,

spécialement au signe de la croix, il est permis de .supposer que, sur la fibule, le mot segun dénote l'origine chrétienne de l'inscription et signifie : (pie lJieu bénisse 3. »

Ici se présente une question importante, celle île l'origine chrétienne de ces fibules qui semblent se rattacher au premier quart du vnr siècle. Dans la contrée de Salzbourg où les flbules ont été découvertes, saint Hubert, apôtre de la Bavière, fonda le monastère Saint-Pierre et un monastère de femmes, entre i 700. Les deux fibules ayant été trouvées dans la même tombe oui dû appartenir à la même personne qui les tenait de deux donatrices appelées de leur vivant Godahild et Arsipoda. Celles-ci étaient deux chrétiennes, peut-être deux nonnes de Salzl souhaitant la bénédiction de Dieu a une amie. Les noms propres eux-mêmes nous reportent vers Salz-

4122. — Fibule runique de Engers.

se retrouve dans les inscriptions runiques gravées de chaque côté de l'endroit où était arrêtée la pointe de l'ardillon. Le mode de gravure et les formes des runes offrent mutuellement tant d'analogies que ce peut fort bien être l'œuvre d'une même personne. Les caractères sont généralement très clairs et très nets; dans un endroit seulement ils ont été tellement endommagés qu'ils sont en partie effacés. Sur la fibule A*, la partie conservée des runes montre que l'inscription doit être lue de haut en bas, tandis que l'oppositc se lit de bas en haut, mais toutes deux de gauche à droite. Sur la fibule B également les deux \onl en direction contraire. Les inscriptions de B considérées dans Unir ensemble sont plus di tinctes que la partie conservée de A*. Ici nous lisons godahid en place de Godululii, nom de femme bien connu en vieil allemand, à ce point que la syncope di /ne pouvait causer de méprise. Sur la libule B, on lit Arsipoda. Vis-à-vis de ces noms propres, de l'autre de l'ardillon, un substantif contient un vœu de bonheur; sur A*, on lit segun, sur lion lit : Wunn/â; ces deux mots peuvent I tre rendus pal bonheu)

:, ■ ils peinent impliquer aussi une bénédic lion. Connue l'ancien haut-allemand segan se référé

1 A. Sotcr, dans ArcluuoloaUlt BrUsitù Ole J. Hampel), Juin 1803, p. 210-222; février 1804, p. 21-2:1. — : On ne peut d'auteurs dire ave< <<iiitu<icsl segun et unnu n Pu les sont au nominatif ou à l'accusatif; Ui peuvent fttre

DICT. D'ARCII. CHRIST.

4423. — Fibule runique de Freilaubersheim (face et revers). Ibid., p. 272.

bourg. Le Liber confralernitalis du monastère de Saint- Pierre contient un grand nombre de noms écrits pendant plusieurs siècles; le scribe le plus ancien a commencé entre 780 et S10, et parmi les noms conservés par lui nous trouvons Arsirid et Gupoda qui rappellent le début et la finale de Arsipoda < niant a Godahild, aucun nom n'est répété plus fréquemment. Engers. — Fibule d'argent qui conserve des traces de ((■ouïe ancienne sur la face et, chose (dus rare sur le revers, découverte en 1885 B lu ers (cercle de Xcuwied. Rhénanie) cl entrée au musée de Worms (fig. 4422). Elle était alors couverte d'une forte couche de rouille, que le nettoyage chimique lit disparaître,

laissant apercevoir quatre runes ressortant fort îiellenieiit sur le métal poli. Ces runes lui.

s;ms beaucoup de soin, avec un poinçon un peu mousse.

L'inscription se réduit au mot i>ub tracé rapidement

mment . 11 est possible oit un \ œu

de bonheur: rien n'indique que la lil ule SOit Chrétienne.

Freilaubersheim. - - Fibule d'argent, long! 0 m. 098, eonservi e au mire-, de Mayence, rei ouverte

jadis d'une épaisse couche de donne, presque 1

I sur les parties saillantes, mais

l'un on l'autre, selon qu'on les considère comn ■ nia d'un verbe som cnlcn in est contenu <!;ins wunnjâ de l'autre Dbule. Voir la note 1.1 . rédente.

FIBULE

demeurée dans les parties creuses. L'usure se manifeste surtout, en ce que les deux extrémités du petit bouton inférieur, à gauche de la face, sont pour ainsi dire enlevées (fig. 4423). L'inscription est divisée en deux lignes qui vont l'une et l'autre, de gauche à droite et de haut en bas. La ligne supérieure n'a guère été exposée au frottement, aussi presque toutes les runes sont-elles encore passablement bien conservées et très distinctes. L'inscription se lit :

boso : wra et runa pk' dalina : godd

« Boso a écrit (ces) runes. — A toi, Dallina, il a donné (cette fibule). »

Oslho/en. — Fibule en forme de disque dont une bonne moitié seulement est conservée; elle se compose

4424. — Fibule runique d'Osthofcn. Ibid., p. 284.

de de ix plaques de bronze séparées par un mince disque de bois. Les plaques sont réunies au centre par une goupille, et sur la circonférence par une mince bordure de bronze replié, dont la face est ornée de lignes en zigzag. Une épaisse couche de dorure recouvrant la face a été usée sur les parties saillantes. La partie médiane a dû contenir un verre de couleur, soit en cabochon, soit en table, mais il n'en est rien resté (fig. 4424); elle est entourée d'une mince plaque de bronze, dont il manque un grand morceau. Autour règne une bande concentrique, estampée comme les bractéates et ornée d'une série de petits cercles fleuronnes, dont quatre (sur six) sont conservés et renfermant chacun un volatile qui ressemble fort à un canard. Ce décor principal est extérieurement bordé d'un cercle perlé. Le revers, dont il ne reste malheureusement qu'une partie beaucoup moindre, est marque de six lignes concentriques dont les deux extérieures servent d'encadrement à une inscription mnique. Plusieurs des beaux caractères finement gravés de celle-ci, qui vont de gauche à droite sont encore extraordinairement bien conservés et dis-

tincts. Les lignes concentriques et les lettres, étant noires, ressortent fort bien sur le métal poli, de sorte qu'elles sont visibles même à l'œil nu. Dans d'autres endroits, au contraire, la fibule est tellement rouillée que les runes y sont complètement détruites ou n'ont laissé que des traces vagues et incertaines. Wimmer propose cette lecture

go • ■ : furad -de : ofileg

et il écrit : « Je dois malheureusement ajouter que jusqu'ici je n'ai pas trouvé dans l'inscription le commencement d'une explication qui permît de déterminer avec certitude la valeur des caractères manquants ou douteux. » Cela tient peut-être à cette circonstance qu'on est toujours parti de la supposition que l'inscription est conservée tout entière. C'est pourtant fort douteux. Les cercles concentriques qui l'encadrent se continuent même à l'endroit où était fixée la plaque de la gaine d'ardillon. Ils faisaient donc tout le tour du revers de la fibule avant que l'ardillon et sa gaine y fussent adaptés; il est donc possible que la partie détruite du bandeau circulaire ait aussi porté des runes comme la partie conservée1.

XIX. Fibules pseudo-coufiques. — Une série de fibules offre une particularité remarquable. Les annalistes parlent du commerce que les marchands francs faisaient dans la Slavonie, des routes commerciales fréquentées par les caravanes qui passaient le long du Danube, à travers le pays des Croates et des Bulgares et allaient jusqu'à Constantinople. Ils parlent aussi d'une puissance érigée, du temps de Dagobert, vers 632, par un marchand franc nommé Samon, qui se mit à la tête des Slavons et vainquit les Avares 2. Ces faits donnent une idée des relations des Slavons avec les Mérovingiens. Par Constantinople, c'était avec l'Asie qu'on prenait le contact et soit par cette direction soit par les ports de la Méditerranée, des types nouveaux s'introduisaient et obtenaient la vogue. L'écriture arabe tracée sur des tissus suggérait des imitations grossières dont nous avons gardé des essais sur quelques fibules. Trois localités du département de la Sarthe ont donné trois fibules ornées de caractères voulant simuler des inscriptions (fig. 4425). Une boucle trouvée à Saint-Calais est dépourvue de sa plaque qui n'a pas été retrouvée. L'ardillon est orné d'une tête de face cernée par un serpent à deux têtes; autour de l'anneau se déroule une inscription simulée en caractères plutôt romains qu'orientaux mais où on voit que la fantaisie domine.

Une deuxième boucle trouvée, en 1845, dans le champ de la Bourdonnière, commune de Saint-Saturnin, offre également une inscription de fantaisie pseudo-arabe. Mais ici ce n'est plus l'alphabet usuel qui a fourni son contingent, c'est peut-être l'arabe carré, le coufiquc, qui paraît avoir servi de modèle au ciseleur. L'analyse des éléments de cette prétendue inscription permet de retrouver des tonnes, des flexions qui semblent empruntées à cet alphabet, dont les figures se prêtent si bien à l'ornementation. La plaque est couverte d'un système serpentin à double effet, composé de quatre grands S, gravés en creux, autour desquels s'enroulent, deux à deux, huit serpents ou monstres annelides. L'ardillon, qui ne semble pas appartenir au même système décoratif que la plaque et l'anneau, est orné d'un petit animal à queue touffue, dont deux jambes seulement sont visibles. Un serpent à deux têtes, le même que nous avons déjà vu sur la pièce précédente, enveloppe et sertit le champ. Cet ardillon parait, du reste, beau-

1 Cf. .4re/mcologi<2 Cantiana, 1872, t. vin, pi. xiv. — — - J. Lelewel, Numismatique du moyen âge considérée sous le rapport du type, in-S", Paris, 1S35.

FIBULE

coup plus neuf que la plaque, il est revêtu d'une mince plaque d'argent ou d'étain, tandis que le reste de la fibule est dégradé. Cette plaque est conservée au musée du Mans.

L'a troisième exemplaire a été rencontré lors des travaux de dégagement entrepris autour de l'église

Seulement la dimension de la gravure est moitié de l'original, et l'on n'y saisit pas bien tous les détails de cette ornementation touffue et variée : on peut seulement constater qu'il n'y a pas identité parfaite entre cette agrafe et celle de Connerré, mais que les anneaux contenant les pseudo-inscriptions devaient être les

4425. — Fibules pseudo-cou fiques.

D'après Revue historique et archéologique du Maine, 1880, t. viu, p. 19G-198, fig. 1-3.

de Connerré (Sarthc) où l'on a découvert plusieurs sépultures mérovingiennes '. Parmi les agrafes de ceinturon découvertes dans les sépultures se trouve une nouvelle inscription pseudo-coufique offrant beaucoup d'analogies avec la précédente. Tout est heureusement combiné et balancé dans le dessin de cette plaque et la boucle appartient bien au système fretté et entrelacé qui décore les autres parties de ce petit

mêmes. La dissemblance existe surtout dans les trois zones du bas de la plaque *.

XX. Fibules quadrilobées. — Fibule trouvée en 1909 (fig. 4420) parmi les débris contenus dans un cercueil de pierre, depuis longtemps violé, extrait du sol sur l'emplacement de l'ancienne église abbatiale de Saint-Pierre-le-Vif, de Sens. Cette fibule se compose d'une plaque d'or, ornée de pâles de verre

l 126. Fibules quadrilobées, D'après Huit, arcliéol. du Comité, 1913, pi. u, Qg. 1-2.

monument !. Ce n'est pas, du reste, la première fois que cette plaque est signalée : M. l'abbé Cochet en a trou\c une autre a peu pres semblable, pourvue de sa contre plaque, dans les fouilles de Londlni

I . Hucher, L'art celtique à Vipoque mérovingienne à l'occasion des agrafe-, mérovingiennes du musée archéologique du Mans, dans Tlevue hUtortque el archéologique du Maint, 1880, t. vm, p. 193-1982.

lie l'emploi des caractrres urabcs dans l'ornementation chez

et de filigranes. I.c bijou est d'un style géométrique bien connu, combinaison d'un rectangle et d'un quadrilobc dont les parties rentrantes soni remplies par les pointes du rectangle. Avec de la bonne volonté,

les peuples chrétiens de l'Occident, dans Revue archéologique,

que et archéologique, ln-S\ Dieppe, 1864, p. â33. — ' W. M. Wylle, lair/ord Graves, lu l . i>vi,,tci. 18 >2 p. Ij, pi. m, fit;. 2 et S.

FIBULE

cela peut offrir un type cruciforme. Les branches formées par les lobes ne sont pas égales, elles mesurent dans un sens 0 m. 050 et dans l'autre sens 0 m. 054, ce dont il est impossible (sans un instrument approprié) de s'apercevoir. Bien que le revers du bijou n'existe plus, on peut supposer que l'épingle était fixée dans le sens de la moindre largeur afin de donner la direction verticale à la partie la plus élevée.

La fibule de Sens, comme toutes les fibules de ce genre, se composait de deux disques : l'un de cuivre, inférieur, servant de soutien à l'épingle; l'autre d'or, mais très mince, une simple feuille, rabattu sur la tranche de façon à former boîte avec le disque de cuivre, le vide était comblé à l'aide d'un mastic. Les deux plaques se trouvaient reliées par des rivets d'argent ou de cuivre. Sur le champ de la plaque d'or de notre fibule se détachent en relief neuf pâtes de verre de couleurs diverses, serties dans des bâtes assez minces : au centre, un gros cabochon d'un vert clair translucide; sur les bords, quatre cabochons placés aux quatre extrémités de la croix et de dimensions moindres que celles du cabochon central : deux ont disparu, et le mastic est resté en place. Les deux autres sont d'un verre bleu translucide. Quatre tablettes de verre, carrées, d'une pâte bleu opaque, alternent avec les quatre cabochons et convergent vers le centre du bijou. Entre les pâtes de verre courent des filigranes faits de fils d'or simples, taraudés de façon à imiter des torsades. Ces filigranes présentent des formes variées : les uns, très longs, suivent les bords arrondis de la fibule et se terminent en se recourbant, d'autres ont la forme d'un 8, ou bien d'un S, ou bien encore d'un O- Enfin, autour du cabochon central et groupés symétriquement, on remarque sept filigranes ayant la forme d'arcs aux extrémités enroulées. Huit petits rivets de cuivre à tête ronde sont fixés entre chaque pâte de verre et le bord du bijou, reliant les deux plaques.

Bibl. — P. Deschamps, Noie sur une fibule d'or trouvée à Sens, dans Bulletin archéologique du Comité des trav. hist., 1913, p. 17-18, pi. n, n. 1.

Fibule trouvée à Cherchel (Algérie), et entrée le 17 juin 1893, au Catinet des Médailles de la Bibliothèque nationale (registre F, n. 6351). Elle est en or, de tonne quadrilobée, mesurant 0 m. 04 sur 0 m. 04 : le disque supérieur est d'or rouge orné, au centre, d'une pâte de verre imitant la topaze et bordé de quatre rondelles dont deux de nacre et deux de verre bleu, et de quatre tablettes carrées, l'une verte, les autres ont disparu (fig. 4426). Ces dernières s'inscrivent aux angles d'un carré. Huit gros rivets irisés sont placés entre les pâtes de verre. La bâte d'or qui maintient le cabochon central semble avoir été rapportée: elle est faite d'or jaune, ainsi d'ailleurs que la feuille d'or rabattue sur la plaque de bronze. Il est tout à fait vraisemblable que cette fibule, dont l'analogie de forme et de décoration avec la fibule de Lens est frappante, a été importée en Afrique. Les rares bijoux de fabrication vandale qu'on connaît jusqu'à ce jour n'offrent aucun trait de ressemblance ni pour le dessin ni pour la technique avec la fibule de Cherchel qui rappelle un type commun en Gaule et dans les provinces rhénanes.

Bibl. — P. Deschamps, Note sur une fibule d'or trouvée à Sens, dans Huit, archéol. du Comité, 1913, p. 19, pi. n, fig. 2.

Fibules quadrilobées : elles ne sont pas rares. On peut citer deux fibules de ce type trouvées à Serrigny (Yonne) conservées au musée de Saint-Germain, n. 24935 (E. Barrière-Flavy, Les arts industriels des peuples barbares de la Gaule, album, pl.LXi, fig. 21); — une des fibules de Charnay (Saône-et- Loire) au musée de Saint-Germain, n. 34706 (H. Bau-

dot, Sépultures barbares de l'époque mérovingienne découvertes en Bourgogne et particulièrement à Charnay, dans Mémoires de la commission des antiquités du dép. de la Côle-d'Or, 1860, t. v, pi. xii. n. 9; E. Barrière-Flavy, op. cit., album, pi. lx, fig. 10); — trois fibules trouvées en Suisse, dont deux à Fétigny (canton de Fribourg) et une à Elisried (canton de Berne), conservées respectivement dans lesmusées de Fribourg et de Berne (M. Besson, L'art barbare dans l'ancien diocèse de Lausanne, in-4°, Lausanne, 1909, pi. xxni, n. 1, 2, 3); — une fibule trouvée à Bendorf (Hesse Rhénane), conservée au musée de Nuremberg, moulage au musée de Saint- Germain , n. 35944.

XXI. Fibules mémoriales. — Fibule découverte en 18S7, dans une ancienne sépulture à Saint-Just-

4427. — ■ Fibule mémoriale.

D'après Bull, archéol. du Comité des travaux historiques,

en-Chaussée (Oise). Cette pièce (fig. 4427) est en argent très pur, à chape double entre les deux lames de laquelle on introduisait l'extrémité du ceinturon de cuir solidement fixé par des clous d'argent. A l'autre extrémité du ceinturon était attaché un ferret d'argent. La chape et le ferret sont ornés de guillochures très simples. L'anneau de la boucle est cannelé, et l'extrémité de l'ardillon est ciselé de façon à rappeler très grossièrement une tête d'animal. Ce bijou peut appartenir au ive ou au ve siècle. Sur le plat inférieur, on a tracé à la pointe une inscription sur trois lignes passablement énigmatiques puisque ni le propriétaire de la fibule, ni M. de Lasleyrie, ni E. Le Blant ne sont parvenus à la déchiffrer entièrement. Toutes les lettres ne sont pas également nettes. Les seules qui soient certaines sont celles-ci :

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