‹ Dictionnaire d'archéologie chrétienne et de liturgie (volume 3)Chapitre 146 sur 423 · Fiole, li. ii. m. 083; d " m. mu (quatre • plalres bu · texte numérisé non relu

Fiole, li. ii. m. 083; d " m. mu (quatre • plalres bu

Vases en verre de couleur.

16. Fiole à col renflé et a panse arrondie; h. 0 m. 145; d. 0 m. 082 (verre jaune orne de marbrures blani

17. Amphore en terre rOUgeâtre assez mal cuite: on mptait six occupant l'angle nord ouest du loin

. il. i riaient tellement détérion es par un prolongé d u'H a été In de les retirer

intactes. Leur contenance etaii de douze à quinze

jaune (n. 14). A cdle de la boite était un i lier i n

albâtre avec son pilon, qui devait avoir primitivement la forme d'un pouce, avant sa décomposition Salpêtreuse (n. 2, .'!); un autre petit pilori lai de

roche brut (n. 1). — Dans l'angle sud-esl de la sépulture se trouvait un coffret en fer, dont le cou

ment arrondi, était très oxydé et s'en allait en morceaux sous la moindre pression. Ce meuble avait 0 m. 25 de longueur, n m. I ur et n ni. 10 de

hauteur (n. 1",). Il renfermait, nul.- a un peu de terre amenée par l'infiltration des eaux : une botte i couleurs en bronze (n. 1); un godel ou petll mortier île même métal (n. 7): un étui contenant deux

cuillers également en bronze m. 8, 9, 10); deux instruments en cri I 'e (n. 1 1 l; d, n de pinceaux en os (n. 12) ; une palette en

Cette botte ■ > c i urs i munie

d'un couvercle L'intérieur e

quatre compartiments recouverts par autant à

FONTKNAY-LE-COMTE

lagcs mobiles en argent, que de petites bélières servent à relever. Chaque compartiment était rempli de pains de couleurs (n. 16); leur aspect indique qu'ils n'ont jamais eu de formes régulières et que le fabricant s'est contenté de verser par petites quantités la matière, réduite en pâle liquide, sur une surface plane et de la laisser sécher.

Les manches de pinceaux en os avaient la forme d'une baguette plate de 0 m. 14 de longueur; ils furent mis en pièces immédiatement après avoir été découverts. Leur extrémité portait encore des traces du fil de cuivre servant a attacher les barbes du pinceau.

La palette en basalte est formée d'une plaque de (i m. 14 de longueur, 0 m. 09 de largeur et 0 m. 01

Quoiqu'il en soit, l'existence de ces divers corps «ras indique que notre jeune artiste n'employait pas Toujours dans ses peintures, les mêmes procédés que ceux dont elle a fait usage sur les murs de sa villa. Deux fragments trouvés parmi les débris, avaient en effet un aspect plus brillant que les autres, et présentaient cela de particulier, que si l'on grattait légèrement les couleurs avec une lame flexible, afin d'enlever la première couche, elles devenaient friables, se réduisaient en poussière et se détachaient à l'eau, résultat qu'il est impossible d'obtenir en conservant la couche supérieure. Quinze cents années de séjour sous une terre humide ne leur avaient fait subir aucune altération. Elles devaient, à n'en pas douter,

1556. — Atrium de la villa. Ibid., p. 127

d'épaisseur. Elle a les plus grands rapports avec celle que tient de la main gauche la femme dédiant un tableau à Bacchus sur les peintures d'Herculanum; un autre exemple d'une palette de ce type se voit sur le Dioscoride de Vienne, dans la miniature où un peintre copie une mandragore (voir Dioscoride). Une autre palette conservée au musée de Cluny, porte une inscription (n. 17).

Indépendamment des couleurs renfermées dans la boîte, plusieurs vases contenaient des substances de es natures qui furent soumises à l'analyse chimique par E. Chevreul. Il reconnut une matière formée de quatre oxydes métalliques; une autre matière ayant servi à faire le fond d'un fragment de peinture dont il a été question plus haut, c'était de la terre de Vérone. De plus, des matières d'origine organique : une matière résineuse; de la cire d'abeille; un mélange de cire et de résine: une matière noire contenant des acides oléique et margarique, de la cire et du noir de fumée et dont l'emploi n'est pas connu.

cette propriété à l'enduit dont elles étaient revêtues et il semble permis d'en conclure que ces peintures étaient exécutées à la détrempe vernie.

Le centre de la fosse était rempli par les débris de trois grands cotïres, dont il ne subsistait plus que les ferrements attachés à des restes d'épaisses planches de chêne réduites en poussière. Des charnières et des crochets, fixés aux parties latérales, servaient à maintenir les couvercles. Les plaques extérieures des serrures cl aient en bronze et de forme ronde ou carrée, les clefs il le mécanisme intérieur étaient en fer. Au milieu de ces fragments, que le tassement des terres et la chute du plafond avait mis en pièces, on trouva des couches horizontales et symétriques d'une matière brune, qui étaient faites d'étoffes pourries. Le fond des trois cotfres présentait le même aspect ils avaient contenu évidemment les vêtements de la jeune Gauloise.

En ISIS, on trouva une deuxième sépulture, entonne de maçonneries grossières, à six mètres de

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FORCES

l'angle sud-ouest du premier tombeau. Des ossements d'homme, des grains d'orge et de froment, le squelette d'un cheval furent trouvés. Une coupe d'un beau bleu foncé, une amphore à deux anses, faite de baguettes en email rouge et jaune, mêlées à une matière vitreuse de couleur verte.

Quelques mois plus tard, dans quatre petites salles attenantes, au mur d'enceinte, on trouve une hache et un compas en fer assez bien conserves.

En 1864, on découvrit quelques sépultures flanques maçonnées a chaux et a sable, dans lesquelles on recueillit divers objets, entre autres, un fer de lance, un fragment de lame d'épée, la partie antérieure d'un couteau; un denier d'arpent mérovingien du commencement du vnr siècle, fabriqué à Brioux, et un autre de Charles le Chauve frappe à Melle.

D'après les trouvailles de monnaies, les dernières n'étant pas postérieures a Constant (337-350), il résulte que la dernière villa fut détruite vers le règne de ce prince. Or les villas précédentes de\ aienl remonter au rn« siècle, c'est vers le second tiers de ce siècle peut-être que vécut la femme artiste dont le ton et quelques ouvrages ont été retrouves.

Il n'est pas question, cela va sans dire, d'en faire une chrétienne, mais son mobilier artistique nous permet de mieux connaître celui dont faisaient usage, vers le même temps, les décorateurs des catacombes et ceu\ «les habitations chrétiennes.

H. Lecleui q.

FONTS BAPTISMAUX. Après avoir traité longuement des baptistères (voir ce mot), il reste à dire peu de chose des fonts baptismaux. Les bassins employés à la célébration du baptême sont souvent confondus sous le nom de cuve, bassin, piscine, fonts, baptistère; en réalité, il n'y a que deux types : la piscine et la cuve. Nous a\ ons décrit quelques piscines caractérisées par l'excavation, les degrés. Leur forme circulaire, octogonale, crucifère, importe peu; mais il de constater qu'une confusion s'est

introduite. La piscine c'esi le récipient creux dans le sol. la cuve c'est le récipient posé sur le sol: dés lors, en vertu de cette distinction, passablement simpliste, on confère le nom de cuve a tout ce qui dépasse le niveau du pavement. Ainsi, la piscine de Meninx (El Kantara, dans l'île de Djerba (voir Dictionn. t. I, fig. 1-12) devient une «cuve baptismale » parce que les blocs de marbre blanc qui la composent étaient i soit au ras du dallage, soit avec une saillie égale à une marche '. » Si on se reporte aux bap- \ i j 1 1 i ! > ■ ■ • (voir ce mot, t. I, fig. 867) OU de Cividale (voir t. m, lig. 3003) on se trouvera de même en présence d'une (■instruction en partie audessus et en partie au-dessous du niveau du sol. lie même encore à Ravenne, au baptistère des Orthodoxes (voir Manuel, t. n, lig. 216).

Jusqu'à la limite chronologique de dos études, le me est administré aux adultes et aux enfants la piscine. En 816, un concile de Chelsea dit encore : infanlei semper mergantur. Aucun monument ses preuves d'antiquité au delà du xn* siècle parmi ces cuves baptismales qui se réclament du vi" ou du vu* siècle. Tout ce qu'on pourra dire sur ce point n'y changera rien. Les fonts baptismaux, en tant que cuves baptismales n'appartiennent donc pas a nos recherches.

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4« série, t. vi, p. 308-320; cf. 1891, t. m. — J. Corblet, Histoire du sacrement du baptême, in-8°, Paris, 1800. — Dehaisnes, Notices descriptives sur les objets mobiliers eonservis dans l'arrondissement de Lille, in-8°, Lille, 1894. — E. van Drivai, Étude sur les fonts baptismaux, dans Revue de l'art chrétien, l.Sâ.S, t.. Il, p. 18-25, 97- 109, 157-166, 2u i-2Hi. — F. Duine, Cuve baptismale </< X.-D. de Dol, conservée dans le jardin de Belle Laude, dans Mém. Soc. arch. Rennes, 1911, t. xi., 2" partie, p. 21 1 sq. — C. Enlart, Élude sur quelques fonts baptismaux du nord de la France, dans Bull, archéol. du Comité, 1890, p. 16-93; Manuel d'archéologie fran- 782, p. 809. — Esquié, Sole sur une cuve baptismale en plomb, dans Mém. acad, scien. Toulouse, 1880, VIII" série, t. n, p. 41-149.- E. Henry, Antiquités du département de l'Aisne, dans Jiull.

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.3. — F. Gottier, Les cuves baptismales en plomb du diocèse de Montauban, dans Bull, archéol. du Comité, 1898, p. 122-129. — L. Quarré Reybourbon, Les fonts baptismaux des diocèses de Cambrai et d'Arras, in-.S0, Lille, 1902. — Raffron du Val et R. Ramé, Une cuve baptismale du VI' siècle, (a l'île de Saint-Samson), dans Bull, archéol. de l'associai, bretonne, 1885, t. xxi, p. 78. — F. de Saint-Andéol, Élude sur les baptistères, les piscines et les cuves pour l' intelligence de l'administration du baptême depuis les premiers siècles du christianisme jusqu'à nos (ours, dans Revue de l'art chrétien, 1865, t. ix. p. 561-593; 1866, t. x, p. 3045, 78-94. — F. Saintenoy, Prolégomènes à l'élude de la filiation des formes des fonts baptismaux depuis les baptistères jusqu'au XVI' siècle, dans Annales de la Société d'archéologie de Bruxelles, 1892, t. v, p. 5, 213; t. vi, p. 69. — Salmon, Les anciens fonts baptismaux de la Picardie, dans Bulletin monumental, 1869, t. xxxv, p. 198. — F. Simpson, \ chronological séries of ancien! baptismal fonts, in-8°, London, 1828. — G. Van de Vyvere, Fonts baptismaux de Belgique, dans Bulletin monumental, 1872, t. xxxvin, p. 378. — W. W. E. Wynne, dans The urchaeological Journal, 1856, t. xm, p. 292 (à PengVern, I Knbigshire).

H. Lbclercq.

FORCES. Les anciens n'ont pas connu d'instruments identiques aux ciseaux de nos jours, qui caractérisés par la mobilité de deux lames autour d'un pivot el la présence d'anneaux de préhension de ces Les cisailles des Grecs et des Romains étaient d'une seule pièce et comprenaient deux branches réunis par une partie courbée ou en forme de fer a cheval; c'est le modèle des forées usitées aujourd'hui*. Une pierre gravée du cabinet de Stosch, (aujourd'hui a Berlin), nous montre un bélier et une paire de ciseaux destines sans doute a la t on i bestiaux ', et on a trouve dans uni' villa ici nia me de la l lesse rhénane des forces en fer de grandes dimensions4, Non seulement on faisait usage de cet Instr ml pour

tondre les bestiaux, mais encore pour tailler les arbres, les plantes, les grains avaries, lis g] raisin.

Dans l'industrie, de grandes ("i< ni à tondre

li drap. I tans les liilnl.es des I lai baies, .m rencolil ciseaux qui leur servaient a égaliser leur chevelure ou

leur barbe. L'abbé l ochel b i irqué sur plusieurs de

i Iruments la trace du cuir ou de la toile qui leur servait d'elui *. Ces forces sont semblables en tout

— * Undenschmldt, Allerlhumer unser. heidnische Vonell, pai i in sel i, n. i. i lOchet, Sépulture

romaines, tronques et normandes, is.">7, p. !■ 188, 191, 103.

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