‹ Dictionnaire d'archéologie chrétienne et de liturgie (volume 3)Chapitre 154 sur 423 · FOBMULAJtUM PITHtBl VTA. — Zeumer · texte numérisé non relu

FOBMULAJtUM PITHtBl VTA. — Zeumer

a rassemblé les fragments de seize formules citées dans le Glo Du Cange d'après un recueil de formu-

l'époque franque qu'il di le titre «le

Formula veteres Pithcei. Fr, Pithou avait util! recueil dans son commentaire sur la loi salique et cité un court passage dont il n'Indiquai! pas la provenance. Le manuscrit de Pithou a disparu, il semble qu'il de

contenir, au point di ■ u des actes privés, i

centaine de numéros, alors que le second li\ re de Mar culf, charte! , . n'eu contienl que cinquante

deux.

Dllection Baluze à In i thèque Nationale, contient au fol. 290 des extraits .u début du xvn siècle, ex libre formularum ms.

FORMULES

Fr. Pilhœi I. C, qui s'étendent jusqu'au fol. 297. Au verso du dernier feuillet du cahier contenant ces extraits se trouve également cette note : Excerpta e formulis ms. Fr. Pilhœi a Joh. Savaron qui ad me misit mi junii MDCII. Que le recueil dont sont tirés ces morceaux soit le même que celui qu'a connu Du Cange. c'est ce dont il est impossible de douter. Il suffit, pour constater l'identité, de comparer les fragments publiés par Zeumer avec les numéros correspondants des fragments dont la copie se trouve dans la collection Baluze. Peut-être même cette copie a-t-elle été seule connue de Du Cange, car on y retrouve tous les passages que Zeumer a extraits du Glossaire. Cependant, le texte fourni par ce dernier présente quelques variantes par rapport au manuscrit de Baluze. Il faudrait donc, dans cette hypothèse, ou que Du Cange ait fait des corrections conjecturales, ou qu'il ait pu vérifier ou faire vérifier sur l'original les morceaux qu'il citait. L'intérêt de ces nouveaux fragments réside dans ce fait qu'ils représentent des extraits de soixante-dix formules environ, au lieu de seize dont on avait pu retrouver des passages plus ou moins étendus. »

Jean Savaron. qui envoya ces transcriptions, était un magistrat érudit, en relations avec la plupart des érudits de son temps; on ignore à qui il avait envoyé ces extraits et on ignore de même comment ce document vint en la possession de Baluze dans un manuscrit contenant des extraits de chartes, de manuscrits liturgiques et de martyrologes. Les fragments conservés ne sont pas non plus de la main de Savaron, et ils sont souvent trop réduits pour permettre de déterminer la nature de l'acte auquel ils sont empruntés. « Le recueil original était certainement rédigé en latin barbare. Le copiste du xvne siècle n'a peut-être pas toujours très bien compris le texte qu'il avait sous les yeux ou su résoudre les difficultés paléographiques qu'il présentait. Il en résulte que son texte est peutêtre plus incorrect encore que celui du manuscrit original et parfois peu intelligible. La numérotation des pièces est en outre assez imparfaite; elle ne commence qu'avec le paragraphe xv, et il est bien difficile de dire à combien d'actes peuvent se rapporter les neuf courts fragments qui précèdent ce paragraphe. Ailleurs, les indications de ce genre ont été omises, et des passages empruntés à des formules différentes se trouvent transcrits bout à bout. Peut-être, du reste, le manuscrit de Pithou présentait-il lui-même des lacunes ou des défectuosités à ce point de vue.

•Le recueil contenait 110 documents numérotés — les extraits de Du Cange s'étendaient jusqu'au n. 108. Un certain nombre d'entre eux paraissent identiques à certaines formules de Marculf. comme Zeumer l'avait constaté pour les n. XXXVIII, XLVI, LXXV. LXXVII. La collection était suivie dans le manuscrit original de diverses formules de tradition et le copiste a reproduit également un fragment de lettre

de Flaccus Albinus au roi David, c'est-à-dire d'Alcuin à Charlemagne, et trois extraits de modèles de lettres. Ces pièces n'ont que faire dans un formulaire de documents diplomatiques, et représentent très vraisemblablement des morceaux transcrits après coup, à la suite du texte primitif. Peut-être en était-il de même des formules de tradition qui ne semblent pas avoir été comprises dans la numérotation. La lettre d'Alcuin est connue d'ailleurs et se retrouve dans les manuscrits qui nous ont conservé l'œuvre épistolaire de cet écrivain. Elle se rapporte à la rédaction de son livre contre Félix d'Urgel et peut être datée avec précision de l'année 799. Malheureusement, cette indication ne peut servir en rien à fixer la date du recueil de formules, puisque formules et lettres peuvent avoir été transcrites à des époques différentes et que nous ignorons. En ce qui touche cette question de date, on est toujours réduit avec Zeumer, à tenir compte de la barbarie du style pour attribuer le recueil au vme siècle, plutôt qu'à l'époque carolingienne. Il ne semble pas que les nouveaux fragments soient de nature à infirmer cette opinion.

« En ce qui concerne le lieu d'origine du recueil, tout en reconnaissant qu'il devait venir d'un pays où la loi salique était généralement répandue, les érudits hésitaient entre le nord et le midi de la Gaule, en raison de la présence (n. XXXVI) du mot olca — olica, qui désigne les plantations d'olivier. Or, un des passages nouveaux (n. XVI) fournis par la copie de la collection Baluze, mentionne l'église de Notre-Dame de Laon, c'est-à-dire soit l'église cathédrale de cette ville, soit le monastère fondé par sainte Salaberge. Lin des textes additionnels (n. 3) donne le nom de l'abbaye de Saint-Denis. Enfin au n. XVII il est question d'un monastère dédié à un saint martyr et situé Calodaco vieo, que est conslructus in pago Parisago. Sous cette forme, le nom ne paraît pas pouvoir être identifie; mais, n'y aurait-il point là une erreur du scribe ou du copiste, pour Cadulaco qui représenterait alors le nom du vicus Catulliacus, où s'élevait l'abbaye de Saint- Denis? En présence de cette double mention du célèbre monastère, on pourrait peut-être supposer que le recueil aujourd'hui perdu fut constitué dans la région parisienne.

Cf. R. Poupardin, Fragments du recueil perdu de formules franques dites « Formula; Pilhœi », dans Biblioth. de l'École des Chartes, 1908, t. lxi.n, p. 642-662; K. Zeumer, Formula;, p. 596-598; F. Pithou. Liber legis salica-, in-8°, Parisiis, 1602, p. 130. n. î.x ; A, Vernière, Le président Jean Savaron, crudit, curieux, collectionneur et ses rapports avec les savants de son terni*. in-8. Clermont. 1892.

Liber diurnus romanorum pontificum (Voir au mot Liber).

III. Tableau général des collections. — Sous réserve de futures découvertes, voici un tableau des Formules avec quelques indications sommaires.

Recueil

Formula; Andecavenses

Formula? Arverncnscs. . .

Marculfi formula;

Lieu d'origine

Form. .Marculf. sévi karolini Formula? Turonenses . . .

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