‹ Dictionnaire d'archéologie chrétienne et de liturgie (volume 3)Chapitre 156 sur 423 · VUI*-I · texte numérisé non relu

VUI*-I

■ le. . .

- le. . .

le. . .

le. . .

v siècle. . .

lii'i°-170">

17ii«-171»

FORMULES

Formula? extravagantes.

Vcnce. . .

Verdun . .

Pcrigord. .

Reichenau.

Formula? Visigothicae Cordoue. . .

Formular. Pithoei fragm.1 . . . Saint-Denis?. Addenda ad fonn. Sen. récent. .

Addenda ad forai. Aug. récent.

Addenda ad form. extravag. . . ?

IV. Le latin des formules. — Dés 1842, Pardessus faisait les observations suivantes sur les éditions de formules : « Bignon a corrige et épuré la latinité de toutes celles qu'il a publiées, et je suis porte à croire queLindenbrugenafait autant. C'est une grande faute. Il est fort utile de connaître le latin du temps où les formules ont été rédigées; des corrections ont en soi quelque chose d'arbitraire, et, tel mot que le correcteur croit avoir été mal écrit par le copiste pourrait bien avoir été véritablement un mot de la basse latinité. » Le même reproche ne peut être adressé à Mabillon, mais pour d'autres raisons, son édition des formules d'Angers est très inexacte. « Baluze, quelquefois, mais pas assez souvent, en reproduisant les collations de Bignon a rétabli la leçon des manuscrits.

i Le tort de Bignon est très grave sous deux rapports, l'un et l'autre également importants. D'abord, en ce qui touche le fond, Bignon a corrigé arbitrairement le manuscrit dont il faisait usage, de manière à changer entièrement le sens des formules qu'il publiait. Parmi plusieurs exemples, en voici un remarquable. Un homme avait été fiancé avec une fille, et le manuscrit porte : eum te per voluntate parenium tuorum habui disponsatam; mais ensuite cet homme n'avait pas contracté le mariage avec les solennités requises, dont les deux principales étaient le paiement du solidus et denarius au père pour acquérir le mundium sur sa fille, et ta constitution d'une dot au profit de celle-ci. Il l'avait enlevée, et ce rapt, que ne pouvait justifier la circonstance des fiançailles précédentes, le rendait passible de la peine de mort, conformément au chapitre v de l'édit de Childebert de 595. L'intervention des ecclésiastiques et des amis procura une pacification : le père ratifia le mariage, et le mari constitua la dot. Bignon, au lieu des mots cum te per voluntate, a imprimé cum te sine voluntate. On voit la différence. D'après le véritable texte, le ravisseur semblait avoir une excuse dans la circonstance que les parents avaient déjà consenti les fiançailles, et cependant la formule constate que le rapt n'en était pas moins un crime. parce que, en effet, des fiançailles sont des préliminaires de mariage et non le mariage. Dans la rédaction arbitraire de Bignon, il n'y aurait pas même eu de fiançailles consenties par la famille de la fille. ■

« En second lieu, en ce qui concerne le style qu'il a rectifie, le te.it n'est pas moins grave. Les corrections arbitraires qu'il s'est permises ont pour résultat de faire penser que les formules sont d'une latinité beaucoup meilleure qu'elle ne ramait paru, si les manuscrits avaient été Bdèlemenl suivis. Il en résulte un embarras pour les critiques; car, lorsqu'ils comparent les documents les plus authentiques de la première et même de la seconde race avec 1rs formules, ils sinil naturellement conduits à croire que celles-ci

i Ijoutci Bibl. de l'École (1rs Chartes, 1908, t. lxix, p. 643-602. ' îermon.De veteribus rt tgum Francorumdiplomalibus ri arte secernendi anttqua diplomata vera a falsts dlsceptatio, 1703, p. 79. - ' Mabillon, De re diplomalica, Supplem., i>. 13. ' Pardessus, dans Bibliothèque de V École

S97 564'-564sl

826 ôuS^^O1

Page 1