‹ Dictionnaire d'archéologie chrétienne et de liturgie (volume 3)Chapitre 16 sur 423 · SI • ME • AMAS • VENI · texte numérisé non relu

SI • ME • AMAS • VENI

Parenteau, Catalogue de l'exposition de Nantes, n. 73; Bull, de la Soc. nal. des anliq. de France, 1872, p. 139; Mém. Soc. Anliq. de France, 1888, t. xi.ix, p. 27, n. 19.

Fibule de bronze étamé, trouvée à F.taples (est-elle chrétienne?) :

ESCIPE SI AMAS

F.zcipe si amas, c'est-à-dire : « Acceptes si tu m'aimes. •

4431. — Agrafe trouvée au lieu-dit Mont-dc-i fermes.

D'après F. l.e Blant, Nouv. recaeildes inscript.

de la Gaule, 18112. p. 71, n. 51.

Y. .!. Vaillant, Note sur une fibule a devise trouvée <r Etaples, dans Bull, de la Commis!, des anliq. déparient, du l'us-de-Calais, 1887; Mém. Suc. anliq. France, I. xi.ix. p. 28, n. 20.

Fibule de bronze trouvée ;i Bouvines, (Nord); inscription en lettres pointillées (est-elle chrétienne?) :

QVOO VIS EG OVOLO

Bull. Suc. anliq. France, 1ÏS72, p. 95; Mém

anliq. France, 1888, t. xi.ix, p. 28, n. 21.

Fibule de bronze émaillé, de forme ovale, trouvée à Reims (Marne), conservée au musée de Saint-Germain-en-Layc :

AVE VIPI

Mém. Soc. anliq. France. 18X8, t. xi.ix, p. 29, n. 22.

A cet fibules, Mowat ajoutait de formule!

plus banales : un nom propre suivi du souhait : Vivat (Corp. inscr. lat., t. ni, n. 16 ■ '■', 6016 ); ou bien : utere fellx vivas (t. m, n. 6016')i ou bien encore : ulerc

/dix (t. m, n. 6016 ',6010 », 8122"), etc., etc. Il annonçait enfin « une monographie complète dis fibules a inscriptions » par M. MaxeW'crly.

Bibl. — H. Mowat, Note sur des bijoux antiques ornés de devises à propos d'une fibult de l'époque ostrogolhe, dans Mém. de la Soc. nul. des anliq. de France, 18S8, t. xlix, p. 19-30.

Une agrafe probablement du vu" siècle, trouvée dans le cimetière franc du lieu-dit Monl-dc-1 termes

4432. — Fibule mérovingienne avec inscription runique. D'après Le Blant, Inscript, chrét. de ta Gaule, pref. t. I, p. cxlvi.

(Oise) oflre un aspect extrêmement barbare. Sur une mince feuille d'argent, on a figuré, au centre, une croix pattée, accostée de rameaux et de feuilles, surmontée des images du Soleil et de la Lune. Dans la partie supérieure de l'agrafe on lit ces mois (flg. 4431) :

VAT QVI FECIT simple abréviation pour valeal qui fecit. Cette acclamation est fréquente sur les estampilles doliaires,

\f--i-t-^ifiiis^ii^tiiyy^ 3

4433. — Fibule trouvée à La Balme.

D'après Le Blant, Inscript chrét. de la Gaule,

t. n, p. 43, flg. 251.

ainsi qu'on l'y a fait voir dans le recueil de Mariai. Sur un vase antique de Cologne on lit : vivat qui ficil.

Bibl. — Benêt, dans Mémoires de la chéot.

du départem. de l'Oise. I. xi. pi. VI, Bg. 1, p. 95: Repue <tes Sociétés savantes des départements, îssj, t. \. p. 431; Héron de Villefosse, dans Bulletin épigraphique de la Gaule, Fs,s2. p. 132; l . Le Blant, veau recueil (h s inscript, de la Gaule, i n. 51.

Ardillon de fer plaqué d'argent portant la ti Christ et le vocable EMMANVEL, demi l'interprétation est noblscum Deus (voir

fibule nu Bourgogne

porte au revers une inscription runiq

FIBULE

Bidl. — H. Baudot, Mémoire sur les sépultures des Barbares de l'époque mérovingienne découvertes en Bourgogne, 1800, pi. xiv, p. 49; E. Le Blant, Inscript, chrét. de la Gaule, t. 1, p. cxlvi.

Une fibule trouvée à La Balme et sur laquelle on voit deux personnages dans l'attitude de la prière (fig. 4133). Quant au déchiffrement de la légende, il faut en laisser le plaisir à l'ingéniosité du lecteur qui découvrira.... Dominas... Justina et peut-être autre chose encore.

Bibl. — Gosse, Notice sur d'anciens cimetières trouvés soit en Savoie, soil dans le canton de Génère, pi. il, fig 4; E. Le Blant, Inscript, chrét., t. n, p. 3, m. 37:2; pi. 43, n. 254.

XXIII. Fibui.es a monogrammes. — ■ Fibule en cuivre, trouvée à Cartilage, colline Saint-Louis en 1892, portant un monogramme byzantin (fig. 4434).

Bibl. — Delattre, Fouilles archéologiques dans le flanc sud-ouest de la colline Saint-Louis en 1892, dans Bull, archéol. du Comité des trav. hist., 1S93, p. 98, lig. 2.

Fibules de type analogue, également ornées d'un monogramme byzantin, faisant partie de la collection du British Muséum, provenant de Medinet-el- Fayoum, d'Athènes, ou d'Egypte (sans désignation

4434. — Fibule a monogramme de Cartilage. D'après Bull. Arch. da Comité, 1893, p. 98, ûg. 2.

plus précise). Une de ces fibules représente un animal avec un croisillon sur la tète, d'autres, un disque, une croix, un ovale, un rectangle; la plupart conservent leurs alïiquets.

Bibl. — O. Dalton, Catalogue o/ Christian anliquities, 1901, p. 115-116, n. 581-592.

Fibule de cuivre trouvée à Cartilage vers 1910. « La boucle, en l'état actuel, se compose de deux parties, l'une ovale, l'autre hexagonale. L'ovale, disposé verticalement dans le sens du grand axe, mesure environ 0 m. 022 sur 0 m. 016. Le revers est fruste et n'a jamais été décoré. Sur la face, au-dessous d'une croix grecque et dans un cadre elliptique, tout le champ est rempli par un grand monogramme latin, Au centre, un grand N, à gauche, R.£; en haut, sous la croix, un O; en bas, A.V. et S.: à droite, B et T- Nous lisons Renobatus, pour Renovatus, nom très commun en Afrique. A gauche de l'ovale, un hexagone presque régulier (environ 0 m. 01 de côté) qui, dans un cadre également hexagonal, présente l'inscription suivante :

c eu p

lettres d'environ 0 m. 004, de basse époque et très nettes. La lecture est absolument certaine. « A droite de l'ovale, on constate une cassure, dont la longueur correspond exactement a celle de l'attache de gauche. Évidemment, a l'hexagone conservé de gauche faisait pendant à droite un autre hexagone, de mêmes dimensions. Tout porte à croire que l'inscription grecque

continuait dans la partie droite et perdue de la boucle. Nous proposerons, avec les réserves nécessaires, les lectures et restitutions suivantes :

a) + RENpBATVS

b) J- 'H El!J.[ocp|j.év7) ai wp[a u-éve:

c'est-à-dire : « L'heure fixée par le destin t'attend. « « D'après la forme des caractères et des symboles la boucle est postérieure au début du ve siècle, probablement de la période byzantine. »

Bibl. — P. Monceaux, Boucle de cuivre avec inscription grecque et monogramme latin découverts à Carthage, dans Bull, de la Soc. nal. des antiq., 1911, p. 244-245.

XXIV. Fibules a symboles. — Fibule de bronze trouvée dans une sépulture barbare le long de la voie

4435. — Fibule à symboles.

D'après Bulletin de la Soc. mit. des antiq. de France,

1878, t. xxxix, p. 207.

romaine qui conduisait au Petil-Saint-Bernard (fig. 4435). Longueur totale, 12 centimètres. Plaque gravée, boucle gravée et ardillon ciselé. Le motif de la décoration principale est un orant debout. On le rencontre maintes fois sur les monuments de cette espèce, mais toujours il est possible d'y reconnaître le prophète Daniel (voir ce mot) grâce à la présence des deux lions. Sur la boucle on peut lire des caractères sans suite.

Bibl. — J. Quicherat, Agrafe en bronze de l'époque franque découverte en Tarentaise, dans Bulletin de la Soc. nal. des antiq. de France, 1878, t. xxxix, p. 206-

Fibule en ivoire trouvée dans une tombe de l'église Saint-Cyr à Issoudun. Celte boucle est en deux parties assemblées au moyen d'une charnière, la plaque restant fixée à la ceinture. La plaque porte une croix ornée avec A et tû suspendus à ses branches et un gritïon en arrêt. L'extrémité de cette plaque est refendue par une rainure profonde de 0 m. 013 et destinée à recevoir l'extrémité du cuir ou du tissu de la ceinture que traversaient deux rivets de mitai

F llîi I I.

encore existants. Trois millimètres plus loin que le fond de cette rainure s'ouvre sur la branche latérale supérieure un évidement long, long de '< m. 041 sur 0 m. hit de profondeur, fermant par un coulisseau

en ivuire qui est conservé cl qui se meut dans une rainure dont il ne peut sortir que lorsque l'on a

198; pour la boucle de Salnt-Étienne de Coldres, cf. Désiré Monnier, dans Annuaire du déparlement du Jura pour 1841, pi. ni, p. s:;: A. Buhot de Kersers, llouclt mérovingienne découverte en 1S77 à Issoudun, dans Mém. de la Soc. des anliq. du Centre, 1S77. t. \n, p. 243. L'origine de la plaque de ceinture de saint Césaire

4436. - Fibulea circulaires. D'après des photographies.

démonté la charnière unissant la boucle a la plaque. Cette cavité était sans dinde aménagée pour rei des reliques. E. Le Blant a justement rapproi monument mérovingien de la Dbule de la ceinture de e d'Arles (voir Dirtion/i., t. i, col, 291 et d'une fibule en bronze ornée de dragons découverte dans le cimetière de Saint-Étienne de Coldres (Jura i

ISiim. - H. I.e Blant, Boucle en ivoire trouvée à lun i Indre,, dans Bulletin de t„ Société nationale du antiquaire* de France, 1S77, t. xxxvm, p. 196-

n'esi pas d'une attribution aisée. La technique et

le sujet semblent 1res étrangers aux rudes artistes

barbares auxquels nous devons les Boules ou plaques niure d'une grossièreté d'exécution souvent inimaginable. Il est vraisemblable qu'on peut le rattacher au groupe des fibules burgondes avec lequel saint Césaire fut en contact fréquent. Mais ce qui importe plus c'esl le type vaut a attacher le ceinturon, l.a ceinture était la

iic du \ élément barbare ci sou-

sent la plu e, Tout ce (pic le guerrier ou la

FTBULE

femme avait à garder à portée de sa main, il ne le mettait pas dahs des poches, il l'attachait à sa ceinture en sorte que celle-ci devait être particulièrement résistante, cuir ou tissu, et le poids de tout ce qui y était suspendu devait nécessiter des bretelles qui faisaient porter la charge en partie sur les épaules.

Toutes ces fibules burgondes paraissent se répartir en trois groupes : celui des monstres affrontés, celui de Daniel, celui des serpents entrelacés. De l'exécution il y a peu de chose à dire. Quant l'ornement est géométrique, on a souvent à admirer le goût, l'adresse de l'artisan, la ténuité des traits, la grâce souple ou la combinaison ingénieuse des lignes et des figures. En passant au règne végétal, il est rare qu'on ne s'aperçoive d'une déchéance sensible, mais la plante stylisée est encore une manière de géométrie, pour laquelle la fantaisie sauve l'ouvrier du devoir de l'exactitude. Dès qu'on arrive au règne animal, il faut s'attendre à tout et il serait plus exact de dire : le règne des monstruosités. L'homme et les animaux souffrent tout : mais, une fois de plus, en stylisant à outrance, on ren-

4437. — Fibule d'or du musée de Vérone. D'après une photographie.

dait moins intolérable ce dessin qui n'a de comparaison que dans les ébauches de nos écoliers. On en a vu des spécimens représentant Daniel (voir ce mot), (fig. 4435). Les lions, à force de s'étirer, se transforment en dragons et dès lors il devient possible de leur infliger toutes les déformations imaginables, mais l'homme, le malheureux Daniel a perdu toute apparence humaine.

Les Burgondes sont-ils allés chercher ce motif au nord de l'Europe, sur des monuments tels que le casque d'Oéland (Suède) qui représente la lutte d'un homme contre deux ours. Nous ne le pensons pas, pas plus qu'ils ne seraient allés en Egypte, s'inspirer de la représentation de saint Menas entre les deux chameaux. A l'époque où les Burgondes décoraient leurs fibules, ils ne regardaient pas vers le nord, ils étaient solidement fixés en Savoie, ils étaient chrétiens et leur symbolique était celle des catacombes et des sarcophages à qui ils empruntèrent le Daniel entre deux lions. Tout comme les monstres buvant dans un vase procèdent d'un type classique dont on rencontre déjà une déformation accentuée sur un sarcophage de Charenton-sur-Cher. L'épisode de Daniel est celui qui a frappé le plus vivement les Burgondes et qu'ils ont reproduit infatigablement.

XXV. Fibules circulaires et polygonales. — Ce ne sont pas les plus nombreuses, mais quelquesunes doivent être comptées parmi les plus riches. Elles ont pu servir de fibules ou se transformer en médaillons. On en rencontre un choix magnifique en Italie

à Cividale (voir ce mol), à Castel Trosimo, à Nocera Umbra. Celles qui ont été trouvées dans ces deux dernières localités diffèrent tout à fait comme type et comme technique des fibules barbares et montrent que l'art latin a voulu lutter — et avec succès — contre une mode représentée par des monuments d'une grossièreté surprenante. Une fibule trouvée à Testona et conservée au musée de Turin n'a cependant utilisé que les éléments décoratifs chers aux orfèvres barbares, cercles, triangles, etc., et avec bonheur. A Cividale on rencontre la fibule en forme d'S (voir Diclionn., t. in, col. 1822, fig. 2696) et la fibule ronde (fig. 2997). Mais c'est surtout à Castel Trosimo que ces fibules rondes sont remarquables (fig. 4436). L'idée décorative est constante : c'est un joyau central d'où rayonnent des cabochons, mais tandis que sur une fibule le joyau est ovale, sur une autre il est circulaire, sur une autre encore c'est une croix ou bien c'est une étoile. Les cabochons qui s'alignent en cercle sont ronds ou carrés, mais ronds de préférence et ce sont des pierres d'une seule pièce,

4438. — Fibule circulaire.

D'après Barrière-Flavy, Les arts industriels,

1901, t. I, fig. 41.

ou bien plusieurs pierres serties dans un cabochon unique. Les enroulements en filigrane sont d'un emploi constant. Au musée de Vérone on conserve également une belle fibule d'or, sertie jadis de pierreries (fig. 4437).

On a écrit avec raison, que ces fibules représentent la catégorie la plus parfaite des ouvrages de la bijouterie barbare. C'est, sur un fond d'or ou d'argent, un étincellement de cabochons, de nacres, de verres en table ou à facettes produisant l'effet le plus artistique.

La fibule circulaire, ordinairement de petites dimensions, cloisonnée de grenats, bordée souvent d'une nielle, est d'origine orientale. Le plus ordinairement, elle figure une fleur, une marguerite des prés comme à Harmignies, à Pry, à Anderlecht, à Franchimont (Belgique), à Armentières, à Barleux, à Etinchen, à Ercheu, à Marchélepot, à Anguilcourt-le-Sart, a Eymet-sur-Dropt, à Alzey, à Freilaubersheim, etc. Parfois elle est simplement divisée en compartiments réguliers disposés symétriquement par deux rangées rayonnant autour du centre, comme à Molain. à Breny, à Caranda, etc. Ou bien encore, on voit aes dessins agencés autour d'un trèfle à quatre feuilles émaillé, comme à Ercheu, à Herpès.

Les fibules circulaires ou bien dérivées de la forme circulaire, ont offert des exemplaires merveilleux trouvés en Gaule et dans l'Europe centrale. La broche ronde ou quadrilobée est recouverte d'une feuille d'or chargée de filigranes tressés formant des 8, des S, de petits annclets disposés de façons variées et figu-

FIBULE

rant quelquefois un svastika, quelquefois untriquètre ou tout autre signe symbolique. En outre, des battes fixées à la surface de la broche reçoivent des verroteries colorées, bleu, rouge, faune pâle, \ert, des quartz hyalins et des fragments de nacre. Ces cabochons affectent les formes les plus variées, rondes, carrées, ovales, triangulaires, losangées, en otelles, en quatre feuilles, en croissants, en demi-cercles; il en est même qui reproduisent des sujets tirés du règne animal : un poisson (à Jouy-le-Comte, Seinc-et-Oisc), un rapace (à Baslicux, Meurthe-et-Moselle).

Les plus belles fibules de ce type sont celles de Baslieux, Molain, Caranda, Yimy, l.iverdim, Saint- Jean-du-Yieil-Aitre, Béthune, Cesses, Pleurs, Montreuil-sur-Mer, Délie, Pinethun. llardcnthum, Uzelot, Wizemes, Waben, Wingles, Lens, Barleux, Serrigny, Bazoches-les-Galierandes, Caudcbec-les-Elbeuf, Charnay, Fontaine-sur-Marnc, Farges-les-Macon, Saint- Éticnne-de-Coldres. etc. En Belgique, a Anderlecht, a Harmignies, à Franchimont, à Jamiollcs, à Éprave, à Bognée, a Wancennes. — En Rhénanie : Bendorf, ilm, Antisheim. Sprendlingen, Weissenthurn, Andernach, Wiesoppenheim, Engers, Odratzheim.

1439. — Fibule de Mézières-les-VIc.

D'après Bull, de la Soc. nul. des tmliq. de France,

1905, l. lxy, p. 226,

Gerstheim, à Bixheim, Turckhcim, etc. — Dans le Grand-Duché du Luxembourg, à Greisch. — En Suisse. à Bois-le- Vaud, à Fétigny, à Bassecourt, à Grenclicn, a rlobberg, à Lûsslingen, à Kaiser Augst, à Elisried.

11 existe des fibules en bronze, ornées de quelques traits, dépourvues de dorures, de filigranes et même de cabochons, dont le centre seulement est bombé et orné quelquefois d'une pierre colorée. Leur importance artistique est trop peu considérable pour justifier ici une Ion ui énuméi al Ion.

En Lorraine et en Rhénanie, on a rencontré des fibules circulaires d'un type particulier. Elles sont en 1er, pourvues d'un bouton central semispliériquc et complètement damasquinées de fils de laiton ou plaquées d'argent. On rencontre des plaques de ceinturon d'un travail analogue dans les nécropoles franques du nord-est de la Gauli (fl I 138).

Sur certaines fibules l'ornementation consiste dans les contorsions d'un serpent : c'est là un sujet d'inspiration Scandinave, qu'on rencontre fréquemment en Allemagne et en Rhénanie ■ mais jamais sur le si 1 de la Gaule. Les uns offrent un disque aplati du côté de l'épinglette, de telle sorte qu'elles ne pouvaient remplir l'usage de broche, elles servaient simplement de décoration *. Les autres ont certainement servi à fixer un vêtement, probablement elles se portaient sur les épaules. Tantôt, elles présentent une plaque supérieure en fer, ornée par la damasquinurc ou le

placage, reliée par des rivets à une seconde plaque, ordinairement de bronze, qui supporte l'épii tantôt c'est une délicate empreinte d'animal fantastique, de de torsades, parfois même de grossières monnaies romaines, sur une feuille d'argent ou d'or, qui est fixée a l'aide d'un mastic sur le disque de fer ou de bronze qui constitue la broche.

Les fibules discoïdes plaquées ou damasqi: sont cantonnées en quelque sorte dans les pays alamanniques. Lindenschmidt leur trouve une affinité assez grande avec fis ouvrages romains de ce gei Les plus intéressantes de ces broches ont été recueillies à Freilaubersheim et Ebersheim, à Meckenheim, à Nieder-Breisig, à Heddesheim, près Ladenburg, a Dietersheim, à Biebrich-sur-le-Rhin, à Pfahlheim, à Neuwied, dans les environs de Darmstadt.

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