‹ Dictionnaire d'archéologie chrétienne et de liturgie (volume 3)Chapitre 174 sur 423 · FORTUNAT · texte numérisé non relu

FORTUNAT

et ceteri sacerdotes Domini ad pontificatus oflïcium consecrali sunt, ab incendio dissolulam diruplamque nactus sum, quam retedificatam in ampliori altiorique lastigio septimo decimo ordinalionis mese anno dediccwi (Hist. Franc. 1. X, c. xxxi); il s'agit de la reconstruction de l'église cathédrale. — Fortunat, Miscellanea, 1. X, c. vi ; E. Le Blant, Inscr. chrét., 1. 1, p. 250, n. 185, admet que la pièce, vu sa longueur n'était, peut-être, transcrite qu'en partie sur les murs de l'édifice.

6° Inc. : Pannonùe regio misit libi Gallia fractum. Des. : Fortunalo adimat tôt maculosa reo. Cette pièce et les suivantes furent inscrites sous des peintures murales exécutées par ordre de Grégoire de Tours, dans son église cathédrale. Ce sont des légendes explicatives qu'on peut rapprocher de celles dont nous avons parlé déjà (voir Ambroise et Dittocheion). Grégoire de Tours n'était pas homme à dédaigner ce moyen d'instruction, lui qui citait le cas (Vitse Pairum, c. xii, n. 3) d'un pauvre esclave chrétien que les peintures et leurs légendes avaient appris à lire et à écrire. Fortunat, M iscell.,1. X.c. vi;E. Le Blant, Inscr. chrét., t. i, p. 251, n. 186.

7° Inc. : Du/71 cklamydem Martinus inops divisit egeno. Des. : Cui Deus occurril qui dédit astra jaber. (Voir au n. 6.) — Fortunat, Miscellanea, 1. X, c. vi. E. Le Blant, Inscr. chrét., 1. 1, p. 252, n. 187.

8° Inc. : Noscere qui suavis Martini gesta beati. Des. : Artifice angelico gemmens iret homo (Voir au n. 6.) ■ — Fortunat, Miscellanea. 1. X, c. vi; E. Le Blant, Inscr. chrét., 1. 1, p. 252, n. 188.

9° Inc. : Quid Deus in famulis operetur opimus amator. Des. : Betlulil atque diem reppulit unde necem. (Voir au n. 6.) — Fortunat. Miscellanea, 1. X, c. vi; E. Le Blant, Inscr. chrét., t. i, p. 252, n. 189.

10° Inc. : Dum caderel Marlinum arbor pressura beatum. Des.: Dum trabe conversa dunt quoque ligna fugam. (Voir au n. 6.) — Fortunat, Miscellanea, 1. X, c. vi ; E. Le Blant, Inscr. chrét., 1. 1, p. 253, n. 190.

11° Inc. : Idola dum cuperet Martinus slernere fulta. Des. : Quanta fuies cuius currit ad arma polus. (Voir au n. 6.) — Fortunat, Miscellanea, 1. X, c. vi; E. Le Blant, Inscr. chrét., 1. 1, p. 253, n. 191.

12° Inc. : Forte colebatur dum quis pro martyre latro. Des. : Nec lacet extincli nec lalet ambra rei. (Voir au n. 6.) — Fortunat, Miscellanea, 1. X, c. vi; E. Le Blant, Inscr. chrét., 1. 1, p. 252, n. 192.

13° Inc. : Turbine sub mundi cum persequerentur iniqui. Des. : Ne tenebris crucier quœso feralis opem. Ces reliques des martyrs de la légion Thébéenne furent retrouvées par Grégoire de Tours dans le trésor de la basilique de Saint-Martin, d'où elles furent réintégrées à la cathédrale, leur ancien séjour (Hist. Franc, 1. X, c. xxxi). Cette translation fut l'occasion du poème de Fortunat destiné a être peint ou gravé à côté des reliques. — Fortunat. Miscellanea, 1. II, c. xvm; E. Le Blant, Inscript, chrct., 1. 1. p. 253, n. 193.

14° Inc. : Virtus celsa crucis lolum recle occupât orbem. Des. : Hoc cui complacuit reddere magna valet. Dans les manuscrits cette pièce a pour titre : In honorem sanctse crucis et oratorii domus ecclesiœ apud Turonas. V.. Le Blant, estime • autant que l'obscurité de ce petit poème permet d'en juger, «qu'il s'agit d'une palla blanche bordée de croix de soie pourpre et offerte ■à la sainte Croix lors de la dédicace de l'oratoire. — Fortunat, Miscellanea, I. II, c. m; Mousnyer, .S. Martini Turonensis Ecclesise historia, in-fol., August;e Turonum? p. 24; J. Gretser, Opéra omnia de sancta cruce. in-fol., Ingolstadii, 1616, p. 21."i9; Bibliotheca velerum Pairum, édit. Lugdun., t. xiv, p. 204; Baronius,

Annales, I. x. p.

Du Cange, Gloss. med, et infini.

latinit. cl Forcellini, Lexicon, au mot : niait, a; S. Paulin de Noie, Opéra, édit. de 1685, append. p. 91; Barthius, Advers.ariorum commenlariorum libri LX,

in-fol., Francofurti. 1624, p. 105S; Augusti, Beilrâge zur christlichen Kunsl-Geschichte und Liturgik. in-8°, Leipzig. 1841, t. h, p. 138; E. Le Blant, Inscr. chrét ., t.i.p. 255, n. 194.

15° Inc. : Quisquis ad hsec properas venerandi limina templi. Des. : Ut sibi ccelesles restituantur opes. On ne peut que donner raison à A. Salmon et E. Le Blant contre Dom Th. Buinart et Luchi, au sujet de la destination de cette pièce, qui devait d'après le premier vers, se lire sur la porte d'un oratoire que les manuscrits appellent ; De oratorio Arlanensi, ce que Ruinart corrige en De oratorio Arlhonensi; il s'agit ici non d'Arthona prés de Riom, mais d'Artanne près de Tours, qui fit toujours partie du domaine des archevêques. Or, tandis que Grégoire de Tours nous dit luimême : In mSIlis vero locis injra Turonicum lerminum et ecclesias et oratorio drdicavi, nous lisons dans l' avantdernier vers de la présente pièce : Quse sacer autistes nova tecla Gregorius efjert. — Fortunat, Miscellanea, 1. X, c. v; E. Le Blant, Inscr. chrét.. 1. 1, p. 257, n. 195.

16° Inc. : Magna beatorum retinel hsec terra talenta. Des. : Vivat ut allithrono vir sine fine Deo. A l'intérieur de l'oratoire d'Artanne. — Fortunat, Miscellanea, 1. X, c. xi; Acta sanct., avril t. in, p. 111; Férussac, dans Bulletin des sciences historiques (Antiquités), in-8°, Paris, t. xvm. p. 410; Péricaud, Notice sur Saint- Nizier, p. 16; E. Le Blant, Inscr. chrét., t. i, p. 258, n. 196.

17° Inc. : Quamvis cuncla nvido rapianlur ab orbe volalu. Des. : Hœredis meritis vivit in orbe paler. Épitaphe, d'un évêque de Nantes, vers 515, nommé Evemerus. Fortunat, Miscellanea, 1. IV, c. î; Ch. Le Cointe, Annal, eccl. Franc, 1. 1, p. 382; Gallia christiana, t. m, p. 760; H. Travers, Histoire civile, politique et religieuse de la ville et du comté de Nantes, imprimée pour la première fois sur le manuscrit original... avec des notes et éclaircissements sous la direction d'A. Savagner, in-4», Nantes, 1836-1841, 1. 1, p. 68; E. Le Blant, Inscr. chrét., t. i. p. 259, n. 197.

18° Inc. : Siderei montes speciosa cacumina Sion. Des.: Chrisle luum templum qui tibi templa dédit. Evemerus avait bâti une église qu'il n'eut pas le loisir de consacrer; elle comportait une triple abside, une toiture d'étain, une brillante décoration au dire de la pièce composée par Fortunat et qui dut être gravée quand l'évèque Félix (t 5S3 ou 584) dédia l'église. Cent ans plus tard, Ina, roi de Wessex, fit graver sur une église de son pays la première partie de cette poésie qu'il termina par une autre pièce épigraphique (I. II, c. xiv), du même auteur. — Fortunat. Miscellanea, 1. III, c. vu; Gallia christiana, t. m, p. 762; Baronius. Annales, t. x, p. 324; Du Cange, Glossar., au mot Trichorus; N". Travers, op. cit., t. i, p. 76; Cambden, Britannia, p. 165; Acta sanct.. janvier t. n, p. 906; E. Le Blant. Inscr. chrét., t. i. p. 261, n. 198.

19° Inc. : Dulce capui populi Dagobercthe perennis amore. Des. : Surrecturus eris (ulgidus ore nilens. Épitaphe du jeune prince Dagobert, fils de Chilpéric II et de Frédégonde, mort à la villa royale de Braine. en 580, d'où son corps fut apporté à Saint-Denis. Cette épitaphe est acrostiche. Sur la mort de ce jeune prince voir Grégoire de Tours, Hist. Franccr., 1. Y. c. xxxv. — Fortunat, Miscellanea, 1. IX. c. v: Baronius, Annales, t. x. p. 382; Ch. Le Cointe, Annal, eccles. Francor., t. n, p. 210; Felibien, Histoire de l'abbaye royale de Saint-Denis, p. 549; Jaillot, Recherches sur lu ville de Paris, Quartier de lu Cite. p. 121: Dubois, Hist. lùcles. Parisiens., t. i.p. 116: Mabillon, De rr diplom., Supplem., p. .".:;; P. Labbe, Thesaur. epilaph., p. 580; E. Le Blant, Inscr. duel.. 1. 1. p. 268, n. 200.

20° Inc. : Si Salomoniaci memoretur machina templi. Des. : Hic quoque gestorum laude perennis erit. Inscription d'une église île Paris; ce sont les dix derniers vers

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