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Ubi jactum est, post lot annos domicilium alque basilica bealœ et semper virginis Mariœ usque in présentent diem, sicut et Timotheus chronographus commémorât 3. Cette chronique anonyme emprunte son récit à celle de Jean Malala, terminée vers l'an 574. La source qu'elle cite, l'historien byzantin 1 imothée, écrivait un peu auparavant.à une époque qui n'est pas connue avec précision, mais le passage que nous avons cité, relatif à l'église est une addition du vme siècle. Le rédacteur n'a pas écrit son addition avant 740 ', ce qui invite à reporter les commence-
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4602. — La prison Mamertine.
D'après Grisar, Histoire de Rome et des papes, t. I, p. 207-208, flg. 58-50.
theo cl Ettsebio '. L'auteur a donc recouru de préférence à des sources byzantines du vie siècle, et ne paraît pas avoir dépassé l'année 574. Il a recueilli la légende relative à l'Art coeli et il la transmet sous la forme suivante : « César Auguste, dans la cinquantesixième année de son gouvernement, au mois d'octobre que les Athéniens (ou plutôt les Macédoniens) appellent Ilyperberelieus, se rendit au Capitole, qui est au centre de la ville. 11 voulait consulter les augures pour savoir qui, après sa mort, porterait le sceptre impérial. La pythonissc lui répondit : « Par le commandement de Dieu un enfant juif descendra du ciel des bienheureux et prendra sa demeure dans ce bâtiment. 11 est né sans tache et est l'ennemi de nos autels. » Alors César Auguste quitta le lieu de l'oracle et établit sur le Capitole, en un point élevé, un grand autel et y mit en langue latine cette inscription : « C'est l'autel du (ils de Dieu. » Et aujourd'hui encore, après tant d'années, subsiste le bâtiment et la basilique de sainte Marie toujours vierge comme nous l'apprend le chronographe '1 imothée. -■ Augustus vero Çœsar LYI anno regni sui, mense octobrio, qui hgperbcrclœus secundum
1 De Rossi, Le origine delta chiesa delVAra ctrli, dans Bull.di archeol. crisl., 1894, p. 86. — ' Mai, op. cit., t. ix, p. 118-119. — 3 Mai, op. cit., t. ix, p. 125; Mommsen, Chronica minora, dans Monum. Germ. hist., t. m, p. 428. — ' H. Grisar, Hist, de Rome et des papes aa moyen âge,
ments de Sancta Maria in Ara-Cceli à une date peu éloignée de Sancta Maria Antiqua.
Sur le promontoire qu'occupa l'église, s'élevait aux temps païens, près de l'ara capilolina un temple a Junon et peut-être le sanctuaire chrétien vint faire face à un sanctuaire païen. La légende de l'érection par Auguste d'une ara cœli chrétienne se rattache peutêtre à une inscription antique mal interprétée. En 1896, on a trouvé l'épitaphe d'une prêtresse de Junon qualifiée dea virgo eaelcstis 6 :
FLAVIAE • EPICHA r idi
■ SACERDOTIAE •
DEAE • VIRGINI ■ CAELESTIS
PRAESEN Tl SSI M O ■ NVMINI
5 LOCI • MONTIS • TARPEI