‹ Dictionnaire d'archéologie chrétienne et de liturgie (volume 3)Chapitre 20 sur 423 · II. I.i Cl i RI Q · texte numérisé non relu

II. I.i Cl i RI Q

FIDEI FACTORES i i FIDEI JUSSO- RES. Voir Parrains.

FIDELES (Prières m s). Voir Prières.

FIDELIS. Le titre de ftdelis que nous rencontrons sur les marbres et dans les textes chrétiens a une signification bien déterminée; il désigne le chrétien cpji a reçu le sacrement ■ me l n

des plus anciens monuments est le grafflte a'Alexamenos fidelis (voir Dictionn., t. in, col. 3051, liiî.3359). Tertullicn écrit déjà dans le traité lie prstscriptionibus : Non omiltam ipsius conversatioms heerelica di scripttonem, quam fulilis, quant terreau, quant Itumana sit, sine gravitate, sine aucloritate, disciplina, ut suce ftdci congruens. In primis quis catechumenus quis ftdelis incertum est ', Sain) Augustin dira, sans pléonasme, d'un personne

'Tertullien. De prtrsrripltonibus, c.xt.i.l'. I...I. D.eo

FIDELIS

à la cour de l'empereur : Pontilianus chrislicinus el fidelis erat \ et nous lisons de même sur une tombe chrétienne d'Afrique - :

MECENATIA SECVN

DVLA CRISTIANA

FIDELIS Une épithaphe romaine conserve la mémoire du jeune Apronianus mort à l'âge de dix-neuf mois et cinq jours. Il n'avait pas encore reçu le baptême, il semble que son père Florentius ne s'en préoccupait pas; mais l'aïeule qui aimait « solidement » l'enfant. ne voulut pas le voir mourir sans posséder ce titre de fidelis 3 (fig. 4455) :

FLORENTIVS FILIO SVO APRONIANO FECIT TITVLVM BENEMERENTI QVIXIT ANNVM ET MENSES NOVE DIES QVIN QVE CVM SOLDV AMATVS FVISSET A MAIORE SVA ET VIDIT HVNC MORTI CONSTITVM ESSE PETIVIT DE AECLESIA VT Fl- DE SAECVLO RECESSISSET [DELIS

soldu pour solidum (Apulée, Métam. 1. V); ci maiore sua = ab avia sua; conslilum, c'est-à-dire constilulus in discrimine vitœ. (Digeste, 1. XXXII, tit. xxxix, n. 1.) Ce même titre est donné à d'autres enfants qui auront également été baptisés in extremis et sans catéchuménal préparatoire * : VRCIA FLORENTINA FIDELIS IN PACE VIX- AN ■ V- MES ■ Vllll • DIES Vllll ■

Nous lisons d'ailleurs dans Grégoire de Tours, au sujet d'un enfant atteint d'une fièvre grave : Ut autem hic cum fervor attigit, concurrit paler ad ecclesiam ne proies absque baplismi regeneratione moriretur.

Ceux-ci avaient dès lors le droit de porter ce titre de fidelis ex fidelibus qui revient à dire : né de parents chrétiens, comme nous le lisons sur cette autre épitaphe d'enfant 5 (fig. 4456) :

ïTiCTOCÇKniG IUJNZCLïCUXOC 6H6AA6KeUUe

£ HCAoereciN

4156. — Épitaphe de Zosimus.

D'après Marucchi, I monumenti, pi. lvii, n. 19.

Fidelis ex fidelibus Zosimus hic requiescit; vixilannos duos, mensetn unum. dics viginti quinque. Tltaxôi; èx mcrrâW Çcôafxoç IvôàSe y.zl\xz Çvjaaç êrsaiv f$. [xr^tl y.'. ■rçpxpaîç xé.

1 S. Augustin, Confessiones, 1. VIII, c. vi, P. L., t. xxxh, col. 756. — ! Ephemeris epigraphica, t. vin, n. 114. — ' Boldetti, Osservazioni, 1720, p. 462; Muratori, Thesaur. ueter. inscr., in-fol., Mediolani, 1739, p. 1875, n. 6; Bianchini, Demonstratio hist. eccles. quadripartite, in-fol., Romaî, 1752, t. n, p. 214, pi. I; Marini, Àtti e monumenti dei fratelli Aroali, in-4°, Roma, 1795, p. 171 ; L. Renier, dans Perret, Les catacombes de Rome, in-fol., Paris, 1852, t. vi. p. 150; cf. t. v, pi. xv, n. 9; E. Le Blant, Nouveau recueil des inscr. chrét. de la Gaule, in-4°, Paris, 1892. p. 46, — * Muratori, Thés. i>et. inscr., p. 1960, n. 7. — û Lupi, Epilanhium Seoerx, in-4°, l'anormi. 1734, p. 136; Mamachi, Origines christianœ (éd. Matranga), t. i, p. 3; Muratori,

Une inscription d'Athènes porte la mention de race chrétienne, fidèle s :

BIKTCOPINOY TOY A MAYPOC TO ONOMA rCNîi»

XPICTIANOC niCTOC €IC TON TOnON AN«?8«CeOC €TOYC KA

BtxTcoptvou toù 'Au-ocupèç tô ovotia yévzi ypioTiavèç TuaToç etç tôv To7tov àvcmaùasco; e'touç x8'.

On allongerait sans peine cette série épigraphique. Une des épitaphes les plus intéressantes est celle du jeune Aurelius Melitus, enfant de quatre ans, mort en voyage et enterré le lendemain, jour de Pâques (Voir Dictionn., t. m, col. 1395); lui aussi avait eu le temps d'être baptisé et recevait en conséquence le double titre de CRISTEANVS FIDELIS Mais sur une inscription de l'année 382,1e titre de fidelis a suffi ' : Jnnocens recessit, innocentium misericors fuit. Quis non doluil (ajeiati luœ piasque lacrymas fudil? in le spes futura expeetabatur, per te, per te, gloria perennis Celerine fili ; fidelis quiescis in pace. Qui (v)ixit ann. I, m. lin, d(epositus) VI kal. ocl. Anlino (pour Antonio) el Syagrio (fig. 4457).

11 suffit d'ouvrir les recueils épigraphiques pour rencontrer le titre de fidelis répété des centaines de fois. La qualification de -fidelis se rencontrait déjà à l'époque apostolique et dans les lettres de saint Paul aux chrétiens des Églises, pour désigner ceux qui n'étaient plus de la gentilité. On a déjà lu que Tertullien reproche aux hérétiques de son temps de ne pas distinguer les fidèles de ceux qui ne le sont pas. Saint Augustin dit aussi : « Demandez à un homme : Ètes-vous chrétien? Si c'est un païen ou un juif, il vous répondra : Je ne suis pas chrétien. Mais s'il vous dit : Je suis chrétien, vous lui demanderez encore : Ètes-vous catéchumène ou fidèle? »

Sur maintes épitaphes, on lit : FIDELIS IN PACE, ce qui signifie que le chrétien est mort baptisé et dans le sein de l'Église. Saint Paul avait employé l'expression fidelibus in Chrislo Jesu 8," nous la retrouvons sur quelques épitaphes, notamment à Guelma 9. A Sullecthum, ancienne ville de la côte tunisienne, on rencontre FIDELIS IN DEO 10, et aussi sur une épitaphe de la basilique de Damousel-Karita à Carlhage " :

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