ORD
• PRAF
VRBI
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Wace, Papers o/ the british School al Rome, 1907. t. iv, p. 270 sq. ; Art. Strong, Roman scidpture /rom Augustus to Conslantine, in-S°, London, 1907, pi. cm-civ, p. 332 ; Monsri, dans Xuovo bulletlino di archcologia cristiana, 1907, p. 55-61 ; S. Reinach, Répertoire de reliefs grecs et romains, in-12, Paris, 1909-1912, t. u, p. 282, n. 1; Frothingham, VTho built the arch of Constantine? Its history from Damitian, to Constantine, dans American Journal ofAr^ha-ology. lltl'J, Grossi Gondi, L'arco di Costantino, in-S°, Roma, 1913; P. Allard, A propos de l'arc de triomphe de Constantin, dans Revue des questions historiques, 1914, t. xcv, p. 425-439; R. Cagnat et V. Chapot, Manuel d'archéologie romaine, in-8c, Paris, 1917, t.i, p. 657-659. S. Reinach, Les têtes des médaillons de l'arc de Constantin à Rome, dans Revue archéologique, 1910, p. 118-131, pi. i-xvn. — ■ Melucci, La iscrizione délia colonna di Foca, note ed osservazioni, Roma, 1900; Cf. G. Fregni, Sulla colonna dell' imperator Foca in Roma e sul canlo dei Fratelli Arvali. I.ettera aperta al sig. prof. D. Vaglieri di Roma, 1898.
FOR! M CHRÉTIEN
credi des Cendres, une procession se rendait de Saintc- Anastasie à Sainte-Sabine. Le 1» novembre, la chapelle palatine (voir ces mois) célébrait la tête de son titulaire, saint Césaire, martyr à Terracine; cette fois, la procession partait de l'église dos Saints-Côme-et- Damien, prenait à gauche par la voie Sacrée, passait devant l'arc de Titus et entrait au Palatin. Les quatre (('■les de la Vierge célébrées le - lévrier, le '2â mars, le l '. août, le 8 septembre voyaient la procession partir de saini Hadrien. De grand matin, on y voyait affluer de toutes les églises presbytérales ou diaconales des processions partielles, marchant avec des allumés, au chant des antiphones. Le pape arrivait de son cote; il cuirait a Sainte-Martine où ses diacres et lui revêtaient desplanètes (chasubles) noires. Puis il procédait à la distribution des cierges bénits '.
monie, tel qu'il était observe au commencement du xne siècle. Dès le matin du 11 août, le pape allait à l'oratoire de Saint-Laurent ;- ouvrir l'armoire qui renfermait la célèbre icône; il faisait sept prostrations devant elle, lui baisait les pieds ci la descendait. Au milieu de la nuit, après les matines de Sainte-Marie Majeure, le pape revenait au Latran; les cardinaux se chargeaient de l'icône et la proci ssion se met tail i il marche dans la direction du Cotisée. Douze huissiers, portant des torches, précédaient l'image miraculeuse; près d'elle marchait le préfet de Rome, cum duodecim l'iris, c'est-à-dire avec les douze chefs de la milice régionale, tous portant des cierges allumes. Puis venait la croix stationale et le long cortège de la curie. A Sainte-Marie-la-Neuve, sur la voie Sacrée, ou faisait une première station. Les clercs, à l'intérieur de l'église,
Bas-reliefs surmontant les petites portes de l'arc de triomphe de Constantin. D'après uni' photographie.
rant ensuite dans l'église de Saint 1 ladrien. au chant du premier introït, il montait à l'autel pour la prière appelée Collecta. Alors, le grand cortège se met tait en mouvement. En tête, les sept croix régionales,
par le peuple !, puis les cardinaux prêtres, les sous-diacres, enfui le pontife, pieds mis, entoure de Immi diatement de deux cierges, d'une croix et d'un encensoir fumant 3. Derrière lui, marchait le chœur des chantres, exécutant des antiphones. La i ne rail lit pas un grand parcours sur le Forum. Ivn Sortant de Saint -Hadrien, elle tournait a gauche et, passant (lésant l'ancien temple île Janus, elle s'engageait a travers l'antique Areilete et la Suburra. dans la direct ion île Sainte Marie Majeure.
■ (.es processions remontaient aux dernières a du vir siècle; elles avaient été instituées par le pape Serge I" «. De bonne heure, celle du 1 ."> août prit une solennité particulière. (In y portait la grande image achéropite du Sauveur, qui se conservait et se conserve encore dans le palais pontifical de La Iran. Benoit, le chanoine, nous a conservé le rituel de cette céré
i . t te cérémonie est maintenant restreinte au 2 lévrier. primitivement, elle avait lieu aux quatre fêtes. \u
rie, |ei Sept ITOIS étaient H Ol[.lae. es ],;ir Jes i|on/e
bannières desdouze réglons militaires. Jedécria cette procession d'après l'Ordo du ms.de Saint- K] n 11 document nous apprend comment les choses se passaient au
exécutaient des psalmodies de matines; au dehors. l'image arrêtée devant le portique était l'objet d'une cérémonie singulière. On lui lavait les pieds avec de l'eau parfumée *. Seconde si al ion de v a 11 1 Saint 1 ladrien et nouveau lavement des pieds du Christ, las liront
mal ici du temps, les braves maîtres d'école qui lisaient le « Martyrologe d'Ovide, c'est-a dire, ses In rédigeaient les Mirabilia urbis Romte, se rappelaient peut-être, a ce propos, que jadis on avait coutume de
laver une fois l'an la déesse Cybèle dans le ruisseau
de l'AImone. Les clercs et le populaire auront plutôt
songea Madeleine parfumant les j • i ■ ils du Sauv.
ils que ce souvenir les acheminait vers la véritable oi igine de la 11 n monie.
1 ie Saint-] ladrien le cortège se remettait en mari luvers Sainte-Marie Majeure. Mais, au lieu de prendre
par l'ancien forum de Nerva, il rétrogradait jusqu'à Saint (aime, et prenait entri lliquc
de 1 lonstantin sous une arcade appel, e ai, as I. alrmns. où le diable avait jadis fait des siennes (quia antiquu temport magna perseculio 'rai ibi diaboti). Plus loin,
vm* siècle. Pour le xii' siècle, commet mpeul
consulter les Ordina de Benott et de 1 enclus. ponttfleaUs, édit . 1 lui hesne, 1. 1, p. 376 / ■
forum, à la Seala Sancto.- - ' Lavant pedi ti- suppose qu'il s'agit e 1 de la plante "■! basilic.
FORUM CHRÉTIEN
on trouvait la » Maison d'Orphée » où, du temps du pape Léon IV, un serpent basilic avait établi son repaire. C'est précisément au cours de la procession de l'Assomption, que ce saint pontife avait triomphé du monstre, et arrêté le cours de ses méfaits. Enfin on arrivait à Sainte-Marie-Majeure, bien fatigués; une messe pontificale, aux premières lueurs de l'aurore, terminait cette longue cérémonie.
« Plus solennelle encore était la procession du lundi de Pâques. Ce jour-là, le pape allait en grand gala, comme nous dirions, célébrer la messe à Saint-Pierre. En allant, il passait derrière les édifices qui bordent au nord la voie Sacrée et le Forum. Mais, au retour, le cortège les longeait par devant. Il débouchait par le elivus Argenlurius (via di Marforio) devant la prison Mamertine, passait sous l'arc triomphal de Septime- Sévère, plus loin sous l'arc de Nerva, devant le temple de Faustine, montait la voie Sacrée sur ces pavés où Simon le Magicien était — (disait-on) — tombé jadis, atteignait l'art de Titus, puis la Meta Sudans; d'où, laissant à droite l'arc de Constantin et le Cotisée, il disparaissait vers le Latran.
« Mais ce n'est pas seulement au chant des litanies que les ruines du vieux Forum reprenaient vie de temps à autre. On y vit bien d'autres scènes. Au début du vin siècle, le pape Jean VII transporta la demeure pontificale auprès de l'arc de Titus. C'était se mettre au cœur même de la Rome d'alors, au voisinage des événements politiques qui. de loin en loin, venaient rompre la monotonie du régime byzantin. Au printemps de l'année 713, il y eut bataille sur la voie Sacrée entre les partisans du duc en fonctions, Christophe, et ceux d'un nouveau gouverneur, Pierre, qui devait sa nomination à la faveur d'un usurpateur hérétique. La guerre civile nous dit le Liber pontifiéalis ', ensanglanta la voie Sacrée. Déjà trente cadavres s'entassaient sur les pavés traditionnels de Simon le Magicien, quand le pape intervint. Les prêtres se jetèrent dans la mêlée, portant la Croix et les Évangiles. Ils réussirent dans leur mission pacifique, Pierre et ses partisans purent faire retraite; un changement d'empereur, survenu peu après, confirma la victoire du parti chrétien.
« Cinquante ans plus lard, nouveau recommencement des choses. A l'endroit appelé Tria Fata, devant l'église Saint-Hadrien, juste au lieu où se rejoignaient autrefois le Comitium et le Forum, on vit s'assembler les Romains, « tous les prêtres et chefs du clergé, les officiers de l'armée, l'armée elle-même, les citoyens honorables : enfin, le peuple romain dans son ensemble, grands et petits -. » II s'agissait d'élire un pape, à la suite de l'expulsion d'un intrus. C'était le seul cas où il fut encore question de comices et d'élections. Le primicier, un autre Christophe, présidait l'assemblée. On discourut, comme aux temps de la vieille république, et même on finit par s'entendre. De ce que l'on ne saurait cependant qualifier de conclave, sortit le pape Etienne III (7,68) *.