FOUDRE
lettres libéralement sur la copie de A. Statius. Muratori, comme il va sans dire, a ajouté quelques fautes, et notamment, ligne 2, où il a écrit ATÏSCRESIVM et XXXD • III ■ De Rossi a restitué la lecture probablement correcte XXXÇIII, soit 39 ans. Quant au mot ucresium, ville épiscopale du ive-ve siècle, ce nom s'applique à deux villes nommées Urci ou Urgi, situées l'une en Numidie, l'autre dans l'Afrique proconsulaire ». Ligne 4e, la copie de A. Statius est évidemment défectueuse, il faut remplacer le T par un I, aucun nom de consul-empereur ne se termine en tus. et il s'agit ici d'Honorius. consul pour la sixième fois :
Les contrats de vente et d'achat ont également enregistré le prix payé. Le P. Marchi n'a connu et étudié que trois textes provenant des catacombes, ce sont:
1° Une inscription de l'année 426 qui fixe une tombe bisome anle domna(m) Emerila(m) à un sou et demi d'or :;
2° Une inscription non datée fixe à deux sous d'or une tombe bisome in luminare maiore :
3° Une inscription non datée fixe a 1500 folles une tombe bisome.
Le P. Marchi ne voulut pas s'aventurer à définir la valeur précise de cette dernière somme. Cavedoni estime que 1600 jolies valent cinq sous d'or plus 60 Jolies3, mais cette valeur du follis n'a pas été constante; sous Constantin et à la limite du IVe et du Ve siècle, le calcul paraît exact. On s'est demandé pourquoi on payait une tombe un sou et demi et deux sous et quatre sous d'or à peu près vers le même temps; la raison est peut-être la même qui fait qu'on ne paie pas le même prix à la même époque une maison à Batignolles et un hôtel aux Champs-Elysées. Une autre épitaphe romaine conservée à VIstitulo di Bologna et provenant d'une catacombe est ainsi conçue * :
PRIMVS ET INNO CENTIA SIBI ET CV- RI SVO EMIT F-N VII
Primus et lnnocenlia sibi et cu(mpa)ri suo émit follibus numéro seplem millibus. Chiffre considérable que, pour cette raison, J.-B. de Rossi croit inexact et propose de réduire à septingentis.ee qui donne environ deux sous et demi d'or. On voit par une série d'autres exemples que le prix des tombes soit à fleur du sol, soit dans les basiliques varie entre six et un sou et demi d'or.
Dans la basilique de Saint-Paul, en 543, une tombe est payée SOLIDVM VNVM SEMIS ; entre 532 et 566 : SOLID • Il ; vers 498 : SOL-DVO : au vie siècle : SOLID-IIET TRIMI(sscm) ; en 500 : SOL-TRIS ET TRIMISSE vers le même temps : AVRI SOL-TRIS {et)s\(missem) à la limite du ve et vie siècle, sur un fragment trouvé au-dessus du sol sur l'emplacement du cimetière de Calliste : SOLIDVS Mil; a une date incertaine du v" siècle : AVRI SOL-IIU J(rimisse) vers le \ie-vii0 siècle : SOLIDOS V; en 504 : SOLID- V I 6. Sur un fragment du cimetière de Calliste 6 :
loeus bonos injNI ET C\isltantiac...quem comporavit se m'jvVM SOLIDVS Mil Aj pp. in quo est deposiljMS IN PACE BONjosianiis
Cette pierre est opistographe; elle avait déjà servi
' De Rossi, flomasoH., t. in, p. 548, note 4. — ' De Rossi, Inscript, clirist., 1. 1, n. 653. ■ — • C. Cavedoni, Hagguaglio critico dei monument! dette arti eristiane illustrate dat Marchi, dans Memoric di Modcna, IIP série, t. vm, — 'De Rossi. Borna soit., t. ni. p. 549. — 'De Rossi, Inscr. christ., t. i, n. 1082. 1114; Nicolai, Basilica dis. Paolo, p. 143, n. Jl l: p. 196, n. 387; friser, christ., n. 923; Nicolaï, p. 218,
au IVe siècle et on y lit une autre mention du prix de la tombe :