‹ Dictionnaire d'archéologie chrétienne et de liturgie (volume 3)Chapitre 244 sur 423 · DISCITE MORTALES TERRIS NIHIL ESSE QVOD OBSTET · texte numérisé non relu

DISCITE MORTALES TERRIS NIHIL ESSE QVOD OBSTET

CVM SACRA TEMPLA DEI FLVMINE FIXA MANENT PVLCHRA PER ANCVSTOS VT SVRCERET AVLA MEATVS

ET SI MONS VETVIT PRAEBVIT VNDA LOCVM VT FAMVLARETVR DOMVI VACA LIMPHA SVPERNAE

CVRSIBVS ANTIQVAS ARS NOVA SVBDIT AQVAS CVM BAVDECVNDE QVO MENTE BASILIVS VNA

HOC RENOVANS PRISCVM REDOIT ET AVCET OPVS SIC MARTINE TVVS HONOR AMPLVS VBIQVE MERETVR

VT LOCA NVLLA NECENT QVO TIBI FESTA SONANT TALIBVS OFFICIIS PACATVS OPIME SACERDOS

QVORVM VOTA VIDES REDDE BENICNE VICEM

Ce qui donnera toujours à ces recherches sur les

4051. — Débris sculptés de l'église Saint-Pierre He .Met/. D'après H. de Lasteyrie, op. ci/., p. I'.'. li«. 32 ei 33.

sert a spécifier couramment un travail de charpente : :

MARTINI CORPVS TOTIS VENERABILE TERRIS IN QVO POST VITAE TEMPORA VIVIT HONOR

TEXERAT HIC PRIMVM PLEBEIO MACHINA CVLTV QVAE CONFESSORI NON ERAT EÇVA SVO- • •

Cette inscription se lisait dans l'abside de- la basilique élevée par saint Perpétuus

Venance Fortunat nous donne une autre attestation

intéressante; il s'agit d'une église bâtie sur pilotis, mais nous ne savons en quel lieu I ortunal composa une longue épitaphe en mémoire d'un Bdèlc nommé qui fut, en son vivant, ambassadeur en Espagne, t un chrétien qui aimait à bâtir îles enlises ou à les doter; il en construisit une en l'honneur de saint

R. de Lasteyrie, L'égllit Saint-Martin ■/.■ Tours, élude critique, dans Mémoires de l'Académie dis Inscription*,

anciennes églises une utilité réelle, c'est que dans le plus grand nombre de cas, l'emplacement choisi pou ia construction d'un. nitive-

niciit a cet usage, el c'est sur le même terrain que

s'élevaienl les i d r celui qui

était jugé insuffisant ou dangereux. Un des exemples les plus .h monstratifs de i tance di

tractions qui se superposent, se chevauchent l'une l'autre, nous est donne par la basilique de Reims (voir Dictionn., au mot Clovis, t. m

et mieux encore par les trois constructions successives

retrouvées sous le pavement de l'église de Romain-

. au diocèse de Lausanne, [cl on a relevé le plan du petit oratoire construit par le duc Laiiincléne remplaça vers le milieu du vin

t. xxxrr, p. t s<|. - - Sidoine Apollinaire,!. iV, epl i xvm.

\ . util, l. I, s. \n.

FRANCE

une église plus vaste, consacrée en 753 par le pape Etienne II et enfin l'édifice actuel '.

A Metz, des découvertes non moins intéressantes ont été faites en 1897 et 1898. L'église Saint-Pierre dans la citadelle était devenue méconnaissable sous les remaniements et les transformations successives, mais du moins l'emplacement rappelant l'église d'une ancienne abbaye de femmes, fondée vers 613 ou 620, délaissée, puis restaurée vers 990 par l'évéque Adalbéron, retouchée, restaurée encore à l'époque romane puis à l'époque gothique. Lors de la construction de la citadelle, la communauté de femmes se transporta dans l'intérieur de la ville; l'église fut abandonnée et reçut des destinations diverses, mais les murs extérieurs furent conservés ; ils sont bâtis en petits moellons, coupés de cinq en cinq assises par un rang de briques et il n'est plus contestable que ces murs remontent au début du viie siècle. L'abside et les colonnes ou piliers de la nef ont disparu, mais on a par contre rencontré beaucoup de débris sculptés ; sur certains d'entre eux on voit apparaître les entrelacs, sur d'autres des motifs de décoration florale, empruntés à des monuments antiques. En particulier, un vase d'où sort

consacrée en 558 par sainl Germain qui y fut enterré et donna depuis son vocable à cette église. (Voir Germajn-des-Prés.)

A Vienne, en Dauphiné, une église s'est conservée dont l'intérêt est considérable, c'est l'église Saint- Pierre, où ont été retrouvées beaucoup d'épitaphes chrétiennes dont le formulaire est assez original. L'église fut fondée dans la première moitié du ve siècle, mais ses vicissitudes sont peu et mal connues. Les Sarrasins, dit-on, la dévastèrent au vinc siècle et l'archevêque Adon, la fit réparer au ixe. Mais, au xe siècle, Hugues, roi de Provence, entreprit une réparation complète. Au xne siècle, nouveaux travaux et ce ne furent pas les derniers, car, jusqu'au xvme siècle on s'acharna à dissimuler le monument sous de prétendues décorations. Toute cette végétation parasite eut du moins l'avantage de conserver l'œuvre entière, sinon intacte; il a sufil de faire tomber les placages et les crépis pour faire de nouveau apparaître les murs vénérables de l'édifice contemporain de la fondation et l'ordonnance de colonnes qui, à l'intérieur, encadrent les fenêtres (fig. 4653). Le plan permet de se rendre compte d'une des principales altérations

Plan de l'église Saint-Pierre à Vienne (Isère;. D'après R. de Lasteyrie, op. cit., p. 43, Bg. 34.

une vigoureuse plante de lierre (fig. 4651). Plus curieuse encore une représentation du Christ debout, bénissant de la main droite, portant une large auréole et placé sous un édifice à fronton, figure et décoration qui rappellent les diptyques et a bien pu être tracée d'après un de ces petits monuments dont l'église de Metz, ne devait pas être dépourvue 2(fig. 4651).

A Xantes, en 1894, fut détruite l'église Saint-Similien et, dans le sol, on retrouva les traces de substructions d'une ancienne basilique, de nombreuses tombes, des fragments de décorations en terre cuite, tous vestiges pouvant remonter vraisemblablement au vi' siècle3.

A Aime, en Tarentaise, l'église du village s'élève sur l'emplacement qu'occupèrent deux édifices superposés, et le plus ancien des deux paraît pouvoir remonter à l'époque franque 4.

A Poitiers, l'hypogée des Dunes nous a fait connaître une chapelle funéraire du vu" siècle 5.

A Paris, sous le flanc méridional de Saint-Germaindes-Prés, on a relevé des fondations qui pouvaient avoir appartenu à l'église construite au temps de Childebert sous le vocable de Sainte-Croix-et-Saint-Vincent et

1 A. Nacf, Phases construclives de l'église de Romainmôtier, dans V Indicateur d'antiquités suisses, 1906, t. vu, p. 209, sq.; Bulletin monumental, 1906, t. lxx, p. 425 sq. 1 — * E. de Bouteiller, Notice Mir les antiennes abbayes de Saint-Pierre cl de Saint-Marie de Metz cl sur la collégiale royale de Saint-Louis, dans Mémoires de l'Académie de Metz, 1863, II! série, t. xi, p. 25-128; E. Knitterscheid.dans Annuaire de la Société d'Histoire cl d'archéologie lorraine,

apportées à la construction primitive ; on voit que l'abside circulaire a été emboîtéedans un revêtement polygonal, les colonne's de la nef ont été remplacées par des piliers, les tribunes (dont la disposition des fenêtres indique l'existence) furent supprimées, enfin les combles furent refaits (fig. 4652).

Quelques édifices de moindre importance ont été épargnés par les reconstructions. Nous ne faisons que les mentionner ici rapidement parce qu'ils doivent faire l'objet de descriptions détaillées: ce sont la crypte de Saint-Laurent, à Grenoble; la crypte de Saint-Paul, à Jouarre; l'abside de la cathédrale à Vaison, exception faite pour son revêtement extérieur; deux petites cryptes à Saint-Maximin (Var);en Anjou, une partie de l'église de Courcôme; dans la Loire- Inférieure, l'église de Vertou et une partie du transept de Saint- Philbert de Grandlieu; dans les Deux-Sèvres, à Saint-Maixent, la crypte de Saint-Léger, dont les piliers pourraient appartenir à une construction de 683 ou 684; à Chartres, quelques substructions de la cathédrale et quelques sculptures dans les églises de Saint-Brice et de Saint-Martin-au-Val.

Des chapiteaux peuvent mettre sur la voie d'édi-

t.ix, x. — 3 R. de Lasteyrie, Les fouilles de Saint-Similien de Xantes, dans Bull, archéol. du Comité des trav. hist. ,196, p. 500-511; cf. Durville, Études sur le vieux Nantes, in-S. Vannes, 1901 ; Les fouilles de l'ém'ché de Xantes, 191 0-1913. dans Bulletin de la Société archéologique de Nantes, 1913, Supplément. — * Borell, Les monuments anciens de la Tarentaise, (Savoie), in-4°, Paris, 1884, p.2S,32. — ' C. de La Crnix, L'hypogée-martyrium de Poitiers, 1883.

FRANCE. III

ficcs anciens, mais il c>t bien malaisé de dire qu'ils, n*ont pas été déplacés; lorsque la preuve en est faite ils fournissent d'utiles indications pour dater les édiqu'ils décorent, comme c'est le cas pour les deux cryptes de Jouarre et de Grenoble. Les cryptes de Salnt-Irénée à Lyon et «le Saint-Médard à Soissons ne peuvent pas, malheureusement pour elles, offrir des témoins aussi Irrécusables de leur antiquité. Il y

Saint-Seurin de Bordeaux. Le dépôt de Saint-Denis en contenait plusieurs sur l'origine exacte «lesquels on n'était pas suffisamment fixé. Enfin on conserve de ces anciens chapiteaux francs au Louvre (provenant de Saint-Vincent de Paris), à l'archevêché d'Auch (provenant d'Eause), au musée de Nantes (provenant de l'ancienne cathédrale de cette ville et de l'église de Vertou),au musée de Soissons '.Des morceaux d'archi-

4653. — intérieur de l'église Saint-Pierre à vienne. D'apris H. de Lasteyrie, op, cit., p. 11, lin- 35.

a eu d'ailleurs beaucoup de chapiteaux remployés par exemple dans l'ancli i drale de Digne et a

(.h. Ifariauneau, Collection archéologique du canton <i, Vertou [chapiteaux du \< siècle . dam Bulletin «/'■ la Soc archéol. de Mante», 1876, t. xv, p. 317; I.. Demaisoi piteaux de P époque chrétienne primttlue <m muséede Reims, dans Bulletin monumental, 1905, t. lxix; Puisard, Chaplgallo-romaim découvert! ,* imtens, dont Bulletin de ■ anllqualret *i, Picardie, 1901-1003, t. xxi, p. 68-69; i . I tesaivre, Chaplh oui gallo-romains de In Chapelle-Bàlon.dasa Bulletin

département du Deux-Séores, 1876-1878, t. m, p.458;Bd. rieury, Les chapiteaux méroolngli

tecture ont été retrouves a Trêves, des plaques, des pilastres, des devants d'autel et des balustrades sont

de CAfpp, dans Bulletin <><■ In Société académique de Laon, 1866-1868, t. xvm, p. 1-29; Anonyme, Conti archéologique sur h Chioy,dsuo Bulle*

tin de la adémique de Laon, p. 263-274 ;Ed

ry, L'église primitive <i< Chivg étudiée au point <l*' v\ origines <!• l'architecture chrétienne, dans même ri I . w. p. i ] i 17s . .i. de Laprairle, ;. l 'hlvg, dans m. me re< uell,

.'■. t. v, p Lefeb

les chapiteaux i de Chivg, dans Ga

iss:. t. m,

FRANCE

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