l'air 9 i i hauve
entourée d'un grand diadème, comme les autres;
eds chau lés de sandales, il lient la toge de sa
main gauche et porte des i les. Sur sa tète, on lit: PETRVS. Les crevasses du mur ont déchiré en deux
la mosaïque,
. tel, un jeune ange assez semblable a son voisin
Michel, porte comme inscription vrihil.
lo» Michel, couronné d'un diadème, les cheveux
aux pii-ds avec dl 8 aile danlcs et déployéet vers la terre, de sa gaui tient un triple globe diversement coloré,
coiffée d'un bonnet avec cette inscription : MICAHIL.
11° Le Sauveur Jésus montre de sa main gauche un livre ouvert, de sa main droite il semble bénir; sur le livre on lit en caractères rouges : PAX VOBISCVM;sa tête nue est entourée de trois nimbes, a l'air très vénérable avec ses longs cheveux autour desquels est écrit le mot : SALVATOR.
Entre cette niche et la suivante se dressait la fameuse statue de Notre-Dame la Noire.
12° La sainte Vierge, près de l'image du Sauve tir, voilée jusqu'à la poitrine; figure admirable, recueillie, légèrement tournée vers l'image voisine du Sauveur; on ne voit ni ses mains ni ses pieds; sa tête est ornée d'une auréole; on lit tout autour : SANCTA MARIA.
13° Gabriel, dans la même attitude que saint Michel et Raphaël, couvert d'un bonnet en forme de diadème, figure jeune; il tient dans sa main gauche un bâton assez long, dans sa droite trois globes ronds et verts de grosseur inégale. Inscription de la tète: GABRIEL.
11° Raphaël, à peu près la même attitude, mêmes traits et mêmes attributs, avec l'inscription: RAFAËL.
15° SaintPaul tête nue, barbe courte avec diadème; il lève sa main droite dans l'attitude de l'extase ', de sa gauche il tient un grand livre orné de cubes rouges. Autour de sa tète, on lit : PAVLVS.
16° Saint Matthieu, la main droite posée sur la poitrine; sa gauche tient un livre, également sur la poitrine, les pieds nus dans des sandales. Inscription autour de la tète : MATTHAEVS.
17" Saint Marc, la main droite pendante sur les genoux, la gauche tient un livre d'or sur sa poitrine, sa tête découverte se tourne légèrement vers le Sauveur. Inscription autour de la tète : MARCVS.
1S° Saint Barthélémy; la main droite levée en l'air, la gauche soutient et soulève un peu la toge, il semble marcher, porte des sandales Autourde la tête l'inscription fautive : MARTALAMEVS.
19° Saint Thomas, tourné vers l'image du Sauveur, vers lequel se dirigent aussi ses mains dans l'attitude de l'admiration (cette figure placée sous la fenêtre qui regarde le midi est coupée en deux, des pieds à la tète, par une fente du mur). On lit sur la tète : TOMAS.
20° Jacob regarde le Sauveur, la main droite élevée autour de la poitrine et étendue vers le peuple, la gauche ne paraît pas. Inscription sur la tète : JACOBVS.
21° Isaïe : l'obscurité, la saleté, l'éloignement, le danger de chute ne permettent pas de voir la figure de cette niche pas plus que la suivante; elle s'est cependant 1res bien conservée et on la voit entourée d'un brillant manteau; inscription autour de la tète : ESAIAS.
22° Ezéchiel apparaît orne d'un très riche manteau sur fond d'or et pré- verdoyant ; sur la tète, le mot : ESECHEL.
Le troisième rang avait beaucoup souffert, il était efTacé sur plusieurs points.
J.a chapelle de sainte l.uee, enfermée sous les niches d'Esdras ei d' Abimélech, entre deux arcades, quatre figures suivantes ;
3° Jud.is, un Jeune homme, tête entourée d'un niniiie. le bas du corps, de la poitrine aux pieds, complètement effacé, autour de la tête nu lit : JVDAS.
•1" l.evi, le \is.ipr tourné ver. le maître autel, la
main gauche un peu élevée et étendue (le reste t\u
corps i ITacé) autour de la tête, le moi : lE V-VIS.
:," s,, nimbée avec le mol SEMEON (le reste du
6° Jacob, en race de la chapelle Saint Pii trouvai! anciennement la porti deTéglIse, \
1 Non pas; del'acclamftUon(volrcemot),
FRANCE
rable; tète entourée d'une auréole avec l'inscription : JACOB (le reste du corps effacé).
7° et 8° Dans l'arcade qui forme la chapelle de saint Pierre, où était jadis la porte de l'église, se trouvent deux figures de prophètes : l'une porte écrit autour de la tète : ENOC, l'autre : ELIAS.
9° Isaac, la visage tourné vers son père, avec l'inscription : HISAC
10° Abraham, l'air vieux, austère et grave, la barbe longue, les cheveux épars, la tête penchée vers son fils. On lit tout autour : HABRAAM.
11" et 12° La porte et l'autel en forme de pyramide qui soutient la Vierge noire empêchent de voir la couleur de ces niches.
13° A côté de la Vierge noire, à gauche, on n'aper-
4658. — Autel d'Aix.
D'après R. de Lasteyrie, op. cit., p. 94, fig. 77.
çoit que la moitié inférieure du corps d'un prophète; le reste est effacé. Pas de nom.
14° Joël tête nue, avec l'inscription fautive : NOËL le reste de la niche est effacé.
15° Porte du couloir menant à la sainte image et à la sacristie; dans l'embrasure deux figures de prophètes dépourvues d'inscription depuis 1628; sur l'une on lisait jusqu'alors : ABDIA; l'autre n'a pu être découverte.
16° Ananias, un des trois jeunes gens de la fournaise de Babylone, dans un coin, derrière l'autel de la Nativité; les mains étendues, il regarde l'ange Gabriel qui est devant lui. Inscription autour delà tête: ANNA- NIAS.
17° L'ange Gabriel, au coin de l'épître de l'autel de la Nativité, regarde les trois jeunes gens dans la fournaise; il semble envoyé pour en éteindre les flammes et y répandre de la rosée; il porte des ailes, sur sa tête on lit : GABRIEL.
18° Azarias, tout jeune, couvert d'un grand bonnet, les cheveux assez éparpillés; vêtu d'une tunique à manches courtes, étroite, riche, de couleur variée, il lève et étend les deux mains dans le geste d'un prêtre qui salue le peuple Sur sa tête on lit le mot : AZARIAS-
19° Mizael, l'air très jeune est coiffé d'un grand bonnet, les cheveux un peu éparpillés, tunique étroite comme
'On découvrit en 1863 sous l'église Saint-Genès,a Thicrs (P.-de-D.), le sol d'une basilique antérieure avec des fragments en mosaïque: lion, phénix, paon, basilic, qu'on attri-
Azarias, mains élevées avec, pour inscription : MIZAEL.
20° Benjamin, revêtu d'un riche manteau, visage jeune, appuie le côté droit de la main droite sur un doigt de la main gauche, la tête découverte. Sur la tête le mot: BENIAMIN.
21" .Joseph, l'air tout jeune, les mains jointes, la tête découverte, des sandales aux pieds, couvert d'un très riche manteau, il regarde vers son frère Benjamin, sur fond d'or, avec le mot IOSEH autour de la tête.
Au premier rang des niches, à la naissance de la voûte, au-dessus des chapiteaux des vingt-deux colonnes de jaspe étaient dessinés sur la mosaïque vingtdeux perroquets Dans l'intervalle des colonnes six ou huit paons merveilleusement dessinés prennent leurs ébats autour d'un vase rempli d'eau. Dans le rang inférieur des niches, huit ou dix figures d'anges, dont on ne voit que le buste, semblent exciter à la piété. »
Cette description permet de reconstituer la décoration murale d'une église mérovingienne; elle se composait de trois scènes superposées, l.a première représentait l'adoration des bergers et des mages avec l'épisode de la visite de ces derniers à Hérode et le massacre des innocents. La deuxième figure le Christ et sa mère avec quatre archanges et douze apôtres ou évangélistes. La troisième offre des scènes bibliques. Joseph et Benjamin; les trois Hébreux dans la fournaise, des prophètes. U semble que l'exécution ait été bonne, du moins Dom Lamothe lui prodigue les témoignages d'admiration; l'ensemble devait être riche et varié grâce à l'emploi des fonds d'or et des couleurs verte, rouge, argent, bleue, violet. Les personnages sont vêtus à la romaine, évidemment les artistes ont eu sous les yeux des modèles romains ou ravennates. La présence des animaux : perroquets, perdrix, paons fait aussi partie de la pure tradition ornementale.
Chabanel et Dom Martin attribuaient ces mosaïques aux Wisigoths (418-506); il n'y a pas lieu d'y contredire encore que les connaissances en fait d'archéologie comparée soient un peu courtes chez ces deux auteurs qui n'ont pas tant jugé la technique qu'ils ont suppute les circonstances historiques.
C'était une si exceptionnelle bonne fortune de rencontrer un pareil ensemble que nous ne pouvions en abréger la description; mais nous ne retrouverons rien qui y puisse être comparé. Les mosaïques qui couvraient le sol des églises, étaient loin d'offrir la même richesse, la même variété, le même art. Ces pavements de mosaïque n'étaient pas rares et on en a retrouvé quelques-uns de l'époque mérovingienne à Saint-Quentin (rinceaux) à Thiers (lion de style oriental) ', à Saintes, à Sens, à Nevers, à Saint-Hilaire de Poitiers, à Sainte-Colombe de Vienne, mais ce sont partout des débris à peu près insignifiants. Quant aux pavements en dallage découpé, il n'est pas douteux qu'on en rencontrât des exemples dans notre pays, mais il n'en subsiste, aucun témoin. Le dallage de l'église de Fleury-sur-Loire est ancien, mais il a été apporté d'Italie au x\ie siècle.
7. Sculpture. La sculpture a eu presque partout le même sort que la peinture et la mosaïque; ce qui en subsiste est peu de choses en comparaison de ce qui a dû exister. Nous avons déjà parlé des autels (voir Auriol, Autel, Bagnols. Graffiti s) ; à ceux d'Auriol (Bouches-du-Rhôneï, de Saint-Victor de Marseille, de l'église de Ham, de Saint-Marcel de Crussol, il faut ajouter un cippe conservé au musée d'Aix en Provence, sur une des l;ices duquel on voit encore le chrisme (fig. 465S) et celui de Saint-Marcel de Carreiret
buaau xn«*siècle, tandis que L.Bréhier, Les mosaïques mérovingiennes de Thiers, in-8 . Clermont-Ferrand, 1911, les remonte jusqu'au rx« siècle ; Bull.arch. duComité,1S8S,p. 11.