‹ Dictionnaire d'archéologie chrétienne et de liturgie (volume 3)Chapitre 248 sur 423 · SCE MARIAE · texte numérisé non relu

SCE MARIAE

ET SCE CROCI?

ET SCOR['j]M MARTV

RVM MARCELLI

ET VALERIANI QVI PI SVNT IN TERRITi/RI VM CIVITATIS CABILÛN NIN3I8

Hic habet reliquias sunclc Marise~et sancle Crucis ri sonctorum marturum Marcelli ri Valeriani, qui passi

mm —

1659. Autel de Saint-Marcel de Carreirct. D'après Mémoires de V Académie de Vaucluse, rJ02, pi. XIX, XX.

teur 1 mètre, en largeur 0 ta. 62 a la base et 0 m. 46 au sommet, en épaisseur 0 in 45 en bas, Om 35 eu haut ; il i la forme d'une pyramide tronquée. Sur la face antérieure au milieu d'un encadrement compose d'une

'A. Mai, Colleciio vaUcana, t. v, i>. 461, n. ">. — ' E.Le Blant, Inscription! chrél. •!•■ In (mal,-, t. i, p. 29. ■ Aela ■ r ., sept., t. n. p. mi. — 'H.Labande, Éfudesd'hisUiin etcTarchéologleromani ,p,198,pl.xix. Lemême.Auteli </<■ Saint-Marcel de Carretret, dans Mémoires <lr VAeadt Vaucluse, 1902. p. 147-151, pi. \i\, \\ ; Lasteyrie, op. cit., ■ \ olcl quelque* mentions d'autels : Flouest, Note sur les autels païen rie, dans Bulletin de la

nationale de* antiquaires de France, 1890, p. 128-134 ;Challlan, Autels chrétlt fa, de Buou n//..n, dans

lUill. archiol. du Comité, 1910, t. XXMII. p. 1..-2I lan, UautelméroDtngten de Favarlc Bouchcs-du-Rhôni Bulletin monumental, 1902, t. i.xm. p. fazan el

Mongins de Roquefort, Découverte dans la paroisse cYA nllbes ./. trui* autels prtmltt/s chrétiens, dans Congrès archéologique •ir France, 1885, t. i.u, p. '22.", ; !.. Alègre, Autel roman un musée de Baqnolâ \ 'Gard) , dans Bulletin monumental, 1871, /. xxwii, p. 396-399; G. Bouet, Autels fman. du Midi de la France (é la cathédrale de Rodez), dans m< merevui i. xxxmi, p, 399-404; Dldelot, .Mnlffue autel c/inéffon tnrnt découvert " Sdfnl-Man \ prés Montéllmar,

sunt in lerrituriu.ni cii'ilalis Cabilonensis. La tace

opposée a une décoration de cippe funéraire

Il semble probable que I elle et ait la des I mal ion de ce

cippe qui en a reçu une différente 6.

(Drame), dans Bull.de la Sur. départ, archéol. <t ttat. de la Vrôme, 1884, t. xvm, i>. 2.s.~>: t.. Palustre, Noie sur un autel chrétien du F* siiclr ide Crussol, Ardèche), dans limi. monum., 1874, t. XL, p. 300-301; D. Honorât, L'autel méro-

: ./. Notre-Dame du Bourg, A Digm . dans Bull, de lu et Un. des Basses-Alpes, 1884 1886, 1. a, p. 97; .1. Michel, ( n autel mérovlngli n à Saint i'

Deux stèles romanes Inédites, m-s . Frlbourg, l! ; Saba-

tier, Note sur ancien autel en marbre trouvé à Aurtol (B. dans Bulletin monumental, 1*72. t. xxxvm,

iquel |, /'■ ux pi r vue de

Vurl chrétien, 1897, p. 510-51 l: \. Barbier, L'autel i cabrén . dans ni. m

mérovingien ''• t'ouneutl-jous-Blard Wenne, dam 1881, V II série, t. îv.i Huit, d i. xm.

p. 26; D.Gérln-RIchard, <4uli dans Congrt ■ >

M. B(euon) ' n aut< ' qui servait <>

i barlemagnc

FRANCE

On a signalé une sculpture du vi° siècle à Epône l.

En fait d'ambons, ceux de Saint-Maurice d'Agaune (Diclionn., t. i, col. 1346, fig. 317) et de Baulmes semblaient les seuls spécimens conservés. Les chancels ne sont ni plus nombreux ni en meilleur état. Un des plus curieux débris a été signalé à Tncane-Saint-Apre (Dordogne) d'où il est passé au musée de Périgueux (fig. 4660). La décoration ajourée de ces morceaux

l'alternance des arcatures en fronton et en cintre. Mais ce qui résulte de l'adoption de ce motif de décoration c'est l'emploi des colonnes, colonnettes et chapiteaux. Pour les colonnes on peut dire, presque sans chance d'erreur, que les Francs n'en ont point taillé; ils les tiraient des édifices antiques. Si, comme nous l'avons déjà fait observer, la Gaule était moins civilisée, partant moins riche en monuments païens

4660. — Chancel de Tocane-Saint-Apre. D'après R. de Lasteyrie, op. cit., p. 99, fig. 82.

n'avait plus la complication et l'adresse de quelques bons morceaux (voir Chancels); on se contentait de perforer une plaque tant bien que mal ou bien d'y tracer à la pointe du ciseau quelques lignes, feuillages, motifs allégoriques légèrement tracés, sans aucun relief, tels qu'on voit des pampres sortant d'un calice sur une pierre encastrée dans le mur de la façade de Saint-Quinin de Vaison (fig. 4661).

8. Colonnes et chapitëaur. — La description de la mosaïque de Toulouse nous a fait apercevoir un grand

mm ftt:)fi m mu

4661. — Pierre à Saint-Quinin de Vaison. D'après H. Revoi), Architecture romane du Midi de la France, t. I, p. 24.

nombre de niches. Les niches et les arcatures ont été un des motifs préférés de la décoration à cette époque. L'abside et même le pourtour intérieur des murs de l'église était évidé d'arcatuxes, nous en avons des exemples au baptistère Saint-Jean de Poitiers, dans l'abside de la cathédrale de Vaison, dans les bas-côtés de Saint-Pierre de Vienne, le baptistère de Yenasque Ces arcatures ne sont pas seulement de grandes baies aveugles, ce sont parfois une rangée de cintres minuscules au haut d'une muraille, ce qui montre évidemment leur dessin purement décoratif. Par une intéressante réminiscence de l'art classique, on observe

que l'Italie, l'Afrique, la Grèce ou l'Asie Mineure, elle en possédait cependant un nombre assez respectable pour fournir longtemps aux besoins; en outre les charrois apportaient de très loin des sarcophages, ils pouvaient de même apporter des colonnes. La Gaule possédait peu de gisements de marbre et les ouvriers

4662. — Chapiteau du musée d'Arles.

D'après R. de Lasteyrie, op. cit., p. 114, fig. 94.

des grandes carrières d'Afrique et d'Orient ne se dérangeaient pas pour si peu; la navigation et les charrois fournissaient les bâtisseurs des colonnes lorsqu'ils ne trouvaient pas à leur convenance celles des édifices païens.

Il pourrait bien en avoir été de même pour les chapiteaux. Sans contester ou nier absolument l'existence d'ateliers de marbriers en Gaule, outre qu'on n'a pas la preuve de leur présence en aucune localité, on a bien des raisons de croire que les ruines antiques étaient tout autant exploitées pour les chapiteaux que pour les colonnes. Il est à peu près impossible de déterminer l'origine de ces pièces d'architecture d'un transport si aise. Ce n'est pas que les chapiteaux soient rares en

1 P. Gués.in, Sculptures anciennes découvertes à Epône, et Grave, Découverte d'antiquités a Epône, dans Commission des antiq. et des arts (S.-et-O.), 1891, t. xi,p. 33-37.

FRANCE. — III

Gaule i\uir Diclionn., t. m, col. 475-478), on y rencontre quelques spécimens assez bons, connue dessin

«une facture, par exemple un chapiteau <lu musée d'Arles (fig, 1662), d'autres qui offrent une certaine élégance dans la crypte de Jouarre, et sur

tels l'influence byzantine est manifeste, d'autres encore dans la crypte de (;renoble;ilest impossible de décider si ces pièces ont été travaillées sur place ou si elles ont été importées. Le grain des marbres peut, à la rigueur, aider à trouver la solution, mais, lorsqu'on

haut. A Carcassonne, l'église Saint-Nazaire et la bibliothèque communale conservent quelques chapiteaux méro\ ingiens '.

V. Églises de l'époque carolingh nne*.- -L'art architectural et l'art décoratif de la période précédente allaient se dégradant sans cesse. Au vir et au mit' siècle on était arrive à une indigence d'idées n'ayant d'analogue que la pénurie des moyens et la maladresse des procédés, La tradition latine survivait, mais si déformée qu'elle en devenait presque mécon-

•1663. — Chapelle palatine d' Aix-la-Chapelle. D'après R. de i asteyrie, •>/>. cil., p. 190.

aura reconnu la provenance exotique du bloc, il restera à prouver qu'il n'a été i cpédii dégrossi que pour être ira vaille sur placi Cela pouï lil êtn le cas pour des chapiteaux comme ceux de Saint-Laurent de Gre dont la décoration grossière et presque difforme

invite à croire qu'ils m- proviennent pas des ateliers qui

fournissaient tant de marbres délicatement oui Une autre indication favoriserait l'opinion qui admet l'existence d'ateliers dé sculptures dans nos p : > > s . A Jouarre, par exemple, l' acanthe des chapiti

nie du type classique qui s'exécutait encore en Italie; les volutes sont parfois tournées de bas en

1 Uc Bonnctoy, VltiUdu musée et delà btbllotlUqu minait (de Carcassonne), clans Conores arcMuhaique de

MCI . D'ARI H, CHR1 i .

naissalde. I ri ai de Charlemagne la tira marasme, mais pour peu de temps. Cependant, la renaissance carolingienne sera obligi urir a

thodescl à des artisans devenus presque étran

l'ancienne technique romaine, faisant parfois

effort pour y atteindre, mais lui préférant des procédés différents. Les Romains préféraient la pierre au bi

i modérément du métal; les Francs, qui sont de préférence charpentiers et orfèvres, Introdi le plie, po iible l'emploi di mal li res qu'ils soni exercés à travailler, Les .dilues religieux continuent

a être construits en grand nombre, et, à part quelques

France, isi.s, t.xxxv, p. 152. — ! Bulletin archéologique du (.■ma., 1904, p. 280 sq.

FRANCE. — III

le-Duc a suppose que la façade avait été ajoutée au xic siècle; on n'en a aucune preuve '.

Saint-Quentin. La crypte paraît être celle de l'église bénite en 816, achevée en 824, consacrée en 835. A l'heure où nous écrivons il ne nous est pas possible de savoir ce qui subsiste de cet édifice après la dévastation de la ville par l' état-major allemand en 191G.

Chivy (Aisne). Des chapiteaux carolingiens sur lesquels on a beaucoup disserté. Anonyme, Controverse archéologique sur les origines de l'église de Chivy, dans Bulletin de la Société académique de Laon, 1866-1S70, t. xviii, p. 263; Ed. Fleury, Les chapiteaux mérovingiens de l'église de Chivy, dans même recueil, 1866- 1870, t. xviii, p. 1; Annuaire de V instit. des provinces, 1870, IIe série, t. xn, p. 162;le même, L'église primitive de Chivy étudiée au point de vue des origines de l'architecture chrétienne, dans Bull, de la Soc. académ.

mieux que des vestiges. C'est une vue cavalière des cloîtres et de l'église qui se trouvait dans un manuscrit disparu dans l'incendie de la bibliothèque de l'abbaye en 1719. Un siècle auparavant, le P. Petau l'avait fait reproduire (en 1612), Mabillon l'a donné également. Nous en avons laissé donner une reproduction dans le Dictionnaire, 1. 1, fig. 15. Le manuscrit de la chronique de l'abbaye écrit par Hariulf, vers l'an 1088, nous offre une vue certainement exacte de l'église qui ne fut démolie que dans les dernières années du xie siècle.

L. de Bonnaud, Étude sur Sainl-Biquier, dansMémoire de la Société d'émulation d'Abbeville, 1884-1887. III8 série, t. iv, p. 1-69; A. P. M. Gilbert, Description historique de l'église de l'ancienne abbaye royale de Saint-Riquier, in-8°, Amiens, 1S36; Henocque, Histoire de l'abbaye et de le ville de Saint-Riquier, les saints, les abbés, le monastère et l'église, la ville, sa commune,

•■■i'Vi"iillll';,iiiiiiii

1GG5. — Chapiteaux de Chivy. D'après la Gazette archéologique, 1SS7, t. xn, p. 29.

de Laon, 1871-1871, t. xx, p. 419-477; Revue des Sociétés savantes des départements, 1S73,V° série, t. v, p. 309 sq.; J. de Laprairie, Les chapiteaux de l'église de Chivy, dans Bulletin de la Société archéologique de Soissons, 1875, IL série, t. v, p. 203; E. Lefebvrel'ontalis, Étude sur les chapiteaux de l'église de Chivy, dans Ga-ctte archéologique, 1887, t. xn, p. 29-36, pi. (fig. 4665).

Yi/jorl (Aisne). Dans l'église un pan de mur carolingien.

La Bourse (Pas-de-Calais, arrond. de Saint-Pol); une abside et la base delà tour-lanterne qui surmontait le transept.

Bruay (Nord), vestiges analogues, démolis vers la fin du xix° siècle.

Houlogne-sur-Mcr. Crypte? Revue archéologique, 1847, t. ni, p. 815 sq.

Saint-Riquier (Somme, arrondissement d'Abbeville). L'église abbatiale fut bâtie par saint Angilbert de 793 à 798 et reconstruite au XIe siècle. Nous possédons

1 Barraud, Beauoais et ses monuments pendant l'ère galloromaine et sous la domination franque, dans Bulletin mnnumenlal, 1861, III? série, t. vn, p. 29-64, 217-226,294-316;

A. P. M. Gilbert, Notice historique et descriptive de l'église

sa noblesse, ses divers établissements, seigneuries et fief s de l'abbaye situes en divers lieux, ses prieurés, l'Hôtel- Dieu, le château de la Ferlé, dans Mémoires de In Société des antiquaires de Picardie, Doc. inéd., t. ix-xi, 3 vol., in-4°, 1880-1SSS; Petau, De Nithardo...ac Iota ejusdem jirosupia, in-4°, ParisiU, 1615; Mabillon, Acta Sanctorum ord.S. Benedicli, t. v,p. lit ; G. Durand, Picardie historique et monumentale, t. v, p. 140 sq. (Voir Dictionn., au mot Saint-Riquier).

Soissons. Poquet, Crypte de l'ancienne abbaye de Sainl-Médard à Soissons, dans Bull, de la Soc. archéol de Soissons, 1843-1845, t. i, p. 49; Sur la crypte de Sainl-Médard à Soissons, même recueil, 1S83, t. xxxni,

//. RÊOTOy DU centre. — Suèvres (Loir-et-Cher). Église Saint-Christophe; dans l'église Saint-Lubin, les arcades au-dessous du clocher... A. de Caumont. dans Bull, monum., 1S63, IIIe série, t.ix, p. 73-78; Guettée, Notice historique et archéologique sur l'église de Saint-Lubin, à Suèvres, in-8°, Blois, 1850; N. Morin,

cathédrale de Saint-Pierre de Beauvais, in-S°, Beauvais, 1829; A. de Caumont, Cours d'antiquités monumentales, t. iv, p. 101 ; Viollet-le-Duc, Dictionnaire d'architecture, t. iv, p. 413, t. v, p. 185; Gallia cliristiana, t. ix, col. 704.

dan-. Associai, franc, pour Cavanc. des sciences, 1884- 1885, t. xiii, a, p. 303-30-1.

Chartres. Sous le chœur de ta cathédrale, au milieu et en contre-bas de la grande crypte bâtie par l'évêque

Notice historique sur la crypte de Notre-Dame d< 1res dans Reouearchéologiaue, 185S ; Paul Durand, dans Mémoires de la Société archéologique d'Eure-et-Loir, 1858, t. i, p. 305; L. Merlet, Date de la construction

Panneau carolingien de Saint-Gcosmes. D'après R. de Lasteyrie, op. cit., p. 161, fin. 145,

Fulbert après l'incendie de 1020. Sous l'église Saint- Brice une très vieille crypte où l'on trouve des chapiteaux et îles fûts antiques et mérovingiens, et des sculptures carolingiennes. La crypte elle-même date du

des cryptes de la cathédrale de Chartres (1020 1024); dans Mémoires de la Société archéol.d1 'Eure-et-Loir, t. x, p. 161-171 ; voir Diclionn., au mot i es.

Germigny-des-Prés (Loiret) Cette église remonte

1667, ■ Chapiteaux de Dijon. D'aprca R. d op. cit., p. 157, flg. 139-140.

de. Auber, Chapileaui de Véglise Sainl-Bria

i Chartres, dans' 1870,

t. \xxvi, p. 318 ii. i aumont, / '* chapiteaux de

Saint-Brlce •/>■ Chartres, dans Bulletin monumental,

IV' série, t. vi, p. 260; Doublet de Boisthibault,

Incontestablement a l'époque carolingienne puisqu'elle

fut fondée par Théodulfe, èxi que d'I il consacrée le 3 janvier 806. Il est vrai que l'Inscription qui nous du nin- ce détail est sujette A caution. un incendie survenu dans le courant du r.

FRANCE. — 111

au début du siècle suivant, l'église resta debout et conserva même une partie de sa décoration primitive. Au x« siècle, l'auteur des Miracula de saint Maximin de Micy copiait les inscriptions du monument et l'une d'elles a été retrouvée sous le badigeon qui recouvrait la voûte de l'abside. Conservée jusqu'à nos jours sans autre altération, l'église a dû subir « une restauration assezradicale pour lui permettre de défier le temps et surtout les études des archéologues. » Nous en reparlerons. Miracula S. Maximini Miciacensis dans Acla sanclor. O. S. B., t. i, p. 79;Didron, dans Annal, archéol, 1847, t. vi, p. 229-232; Bouet, L'église de Germigny-des-Prés, dans Bulletin monumental,lSG8, IVe série, t. iv, p. 569- 588; Crosnier, dans même revue, 1856, IIe série, l. n,

grand séminaire d'Orléans, dans Bulletin du Comité de la langue de l'histoire et des arts de la France, 1854, t. i, p. 399. Crosnier, Cryptes d'Orléans, dans Bulletin monumental, 1856, IIIe série, t. n, p. 138-141; Crypte de Saint-Avit au grand séminaire, dans Bull, de la Soc. archéol. Orléan., 1854, t. i, p. 305; Torquat, Sur la crypte de l'église de Saint-Aignan, même revue, 1859, t. n, p. 367; A. Ramé, Dissertation sur quelques édifices d'Orléans présumés carolingiens, dans Bulletin monumental, 1860, IIIe série, t. M, p. 37-100; 232-261, lig. Cf. E. Lefebvre-Pontaliset Eug. Jarry, dans Bull, monum., t. lxviii, p. 309 sq.

Issoudun, l'ancienne chapelle du château, au pied du donjon, offre une abside flanquée de deux réduits

466S. — Église Saint-Philibert de Tournus. D'après R. de LastejTie, op. cit., p. 247, fig. 238.

p. 134-138; J. Desnoyers, Visite aux églises de Gcrmigny et de Saint-Benoît, dans Bull, de la Soc. archéol. de l'Orléanais, 1876, t. v, p. 428; A. Jacob, Rapport... sur l'église de Germigny-des-Prés, dans Mém. de la Sbc. des se. de l'Orléanais. 184G, t. vu, p. 130; C. Enlart, Manuel, 1902, p. 157, lig. 48, 48 bis; R. de Lasteyrie, L'arch. relig., 1912, p. 143, fig. 127, 128.

Orléans, Deux cryptes. Celle de Saint-Avit, dont on ne canna" pas l'histoire, et celle de Saint-Aignan. sur laquelle on est mieux instruit. On y reconnaît les indices de plusieurs reconstructions successives. L'église primitive (ou censée telle), aurait été détruite par les Normands, en 865, incendiée en 990, rebâtie par le roi Robert et consacrée en 1029. A l'ouest de la crypte, on voit un caveau rectangulaire, précédé d'une partie trapézoïdale; à l'est, un hémicycle communiquant par cinq baies avec un collatéral qui contourne toute la crypte et sur lequel s'ouvrent cinq absidioles; cette dernière partie est plus moderne. L. de la Buzonnière, Rapport sur une crypte découverte dans le jardin du

en forme de quadrilatère. A. Pérémé, Recherches historiques et archéologiques sur la ville d'Issoudun, in-8°, Paris, 1847.

Léré (Cher, arrond. de Sancerre). Une crypte de peu d'importance. Marchand, Notice historique sur la crypte de Léré, département du Cher, dans Congrès scien tiftque de France, 1851, 1852, t. n, p. 103.

Sainte-Oustrille (Cher, canton de Gracay). Sculptures carolingiennes remployées autour de l'abside.

Saint- Pierre des-Etieux (Cher, canton de Charentonsur-Cher). Petite chapelle garnie d'arcatures intérieures au bas des murs.

Déols (Indre). Le reste du chœur de l'ancienne église est accosté de deux caveaux où des arases de brique se mêlent à la maçonnerie. De Salies, Rapportsur t excursion du Congrès archéologique à Déols, dans Congres archéolog. de France, 1873-1874, t. xi., p. 369-405.

Ottomarsheim (Bas-Rhin), église octogonale. Burckart, Die Kirche :u Ottmarsheim im Elsass, Bâle, 1844 ; R. de Lasteyrie, op. cit., p. 46, 1 fig. 130.

FRANCE. — III

///. Ri uns. L'église de

Saint-Remi fut reconslruilc au ix" siècle et consacrée en 852 par Ilincmar. En 995, l'abbé Airard entreprit la reconstruction sur des proportions plus vastes; son successeur trouva ces proportions si vastes qu'il fit tout démolir ou peu s'en fallut et reconstruisit un édifice d'allures plus modestes. De l'œuvre d' Airard il conserva les colonnes : Aggressus est inchoalum diruere opus, quo pêne dirulo et fundamentis quibusdam relictis quae architeclis visa sunl necessaria [ore futur is aedijiciis, divinam domum cepit faciliori quidem structura sed wm indecenliore construi. Quand les murs des bas-

\enirs a été anéanti par l'état-major allemand en 1916. — Itinerarium Leonis papœ, dans Mabillon, .l(7.i sanclor. <>. S. />'., vi sœc., pari I. p. 713-714; !.. Demaison, Date de C église de Saint-Remy de lïeims, dans Travaux de V Académie de Reims, 1881-1883, t. lxxi, p. 298-308. Bull. comm. Irao. Iiist., 1882-1883, p. 219-226; A. Gosset, Monographie de la basilique de Saint-Remi de Reims, dans même recueil, 1897, t. xcix. p. 291-302.

Montierender (Haute-Marne). La nef de l'église abbatiale est l'oeuvre de l'abbé Adso (900-992); elle fut consacrée par l'evcque de Châlons Gébuin. « La

100'J. —Saint-Pierre de Jumièges. D'après R. de Lasteyrie, op. cit., a. 154, lin. 137.

ou des galeries (veslibula) fuient terminés, ou du moins curent atteint une hauteur suffisante, on jeta par terre I' llincinar, on posa un toit

oire et un petit mausolée au dessus du tombeau de saint Rémi. L'abbé Thierry mourut en 1045, Herimar reprit peu après les travaux, acheva l'aile nord du transept, s'attaqua a l'aile sud dont les fondations étaient a Heur de terre, construisit les escaliers donnant accès aux combles et lit faire le ton. Léon IX consacra la non. en 1040. En 1170, nouvelle

reconstruction partielle, l'ierre de Celles NI ; entièrement le chœur, la façade et les deux prei

1 ou il ne subsista plus que la nef et le bras méridional du transept pour rappeler 1*0 de Thierry et d'Hérimar. Le bras nord conserva des ortants de l le l'abbé

on trouve ça et la des colonnes de granit ou de marbre et des chapiteaux d'un style archaïque JC

latériaux que Thierry épargna dans l'édifice d'Airard. Les uns proviennent de l'égll tienne, quelques-uns peuvent remonter au iv ou au

diflee si curieux par son histoire et i

nef ad -elle ete reconstruite et remaniée depuis lois'.' Aucun texte ne le donne à penser, mais I'. couche de badigeon qui en recouvre actuellement les murs ne permet de distinguer ni les partictll d'appareil, ni les traces de reprise qui pourraient nous

editiei urd. La construction semble être faite

en moyen appareil à gros points, comme on en a beaucoup d'exemples au 1 u surmontent les bas-côtés s'ouvrent sur la :

dont les dimensions cl les longues colonnes (une pailie sont octo nviendi aie nt mieux

'au \". Notons toute fois l'extrême simplicité d qui ne po

pas un chapiteau sculpté. R. de Lasl L'architecture reli <mane,

1912, p. Ion; i; v Bot lli

■ i. \\ii. p. 250; Odinot, abbatii Langres, 187 l.

Vignoryi I laul fait longtemp iiion n'est pas soutcnable, car un.

FRANCE

existe encore aux archives de la Haute-Marne ( Yignory, cote 17) nous apprend qu'elle venait d'être construite quand elle fut consacrée, en 1050-1052, par l'évêque de Langres, Hardouin, et donnée à l'abbaye de Saint-Bénigne de Dijon. Tout au phis peut-on admettre, en tenant compte des formes très archaïques de ses chapiteaux, que les traditions artistiques de l'époque carolingienne n'avaient point totalement dis-

sous la cathédrale, elle fut bâtie par l'évêque Hugues de Chalon, entre 999 et 1039; mais elle procède encore par sa technique et sa décoration des méthodes carolingiennes. Heric, Miracula S. Germant Anlissiodorensis, 1. II, c. iv; Carré, Crypte de Saint- Germain d'Auxerre, dans Congrès scientif. de France, 1858-1859, t. il, p. 383 ; (Fournier), Description des saintes grottes de l'église de l'abbaye royale de Saint- Germain d' A uxerre,

1670. — Déambulatoire de Notre-Dame de la Couture. D'après Enlart, Manuel d'archéologie, t. i, p. 171. fig. I'1-

paru du pays à l'époque où elle fut bâtie, s — Arch. de la Haute-Marne, Vignory, cote 17 ; .1. D'Arbauniont, Carlulaire du prieure de Saint-Etienne de Vignory, p. 35-27; E Boeswilwald, dans Annal, de la Commission des monuments historiques, in-fol.. t i; in-4°, t. ni, pi. 12: R. de Lasteyrie, L'architecture religieuse, \>. 160.

Auxerre. Crypte de Saint-Germain d'Auxerre. construite par le comte Conrad, oncle de Charles le Chauve entre S43 et S50. L'église qui surmontait cette crypte connut maintes vicissitudes, mais la crypte, malgré ses nombreux remaniements date encore en majeure partie du ixc siècle. Une deuxième crypte se trouve

contenant l'abrège de Ui r nts dont les

[l reposent, in-8°, Auxerre. 171-1: V. B. Henry, Histoire de l'abbaye de Saint-Germain d'Auxerre. in-8°, Auxerre, 1853; V. Petit, Cryptes île Saint-Germain d'Auxerre, dans Bulletin monumental. L872, IN t. vin, p. 491-197; M. Prou, Inscriptions carlovingiennes des cryptes de Saint- Germain d'Auxerre. dans Gazette archéologique, 1888, t. xni, p. 299-303; A. Ramé, dans Reçue des Sociétés savantes. 1SS2, VII" série, t. y. p. 2u 21; .1. Tillet. L'abbaye de Saint-Germain d'Auxerre, dans Congres archéologique (Avallon), 1907, p. 1127.

Saint-Gcosmes (Haute-Marne, arrond. de Langres).

I i; \NCK.

Crypte qui fut jadis déclarée mérovingienne et plus

lard fut décidément ramenée au mit siècle. Mais de

e carolingienne il reste du moins un panneau

d'entrelacs encastré dans une piscine du mu (fjg. 4666) ;V. Bigolet, Monographie de réglise de Saintes pris Langres (H.-M.J, dans /.'• chrétien, 1890,1V' série, t.i.p 186-490; R. H. Brocard, Monographie de V église de Saint- Geosmes, dans Mém. de la Soc. hist. an h. de Langres, 1862, Cn, p. 215- 222; /.'/ crypte de r église de Saint Geosmes, dans Bull, de la Soc, 1880 1885, t. n. p. ni: C. C. Daguin, de Saint Geosmes, dans Mém. cit., t. n, p. 191- 211: !.. Godard, l.n crypte de Saint Geosmes, diocèse :>'/rrs, dans Revue de l'art chrétien, 1858, t. n. p. 175 176; I. Quicherat, rVoit'c. "' ta crypte

Dijon, 187G; Chomton, Histoire de V église de Saint- Bénigne de Dijon, in-fol.. Dijon, 1900; Dirtionn., 1. 1\, au mut Dijon.

Flavigny (Côte d'Or), lue crypte subsiste sous les ruines de l'ancienne abbatiale que (liai lis le Chauve avait fait rebâtir, mais qui lut reconstruite ilu M' an x i n ■ siècle. La crypte lut elle i' instruite ou

restaurée aux jue et \ir siècles. On \ s > » 1 1 encore de-. chapiteaux et un curieux pilier couverl d'ornements dont le dessin est meilleur que celui des chapiteaux de même date. c. Enlart, Manuel, i.i, p. 159; H. de Lasteyrie, op. cit., p. 157.

Sens (Yonne). Crypte carolingienne de Saint-Savi-

nien.

Tournus (Saône-et-Loire). L'église s. uni Philibert

4671. - Église Saint-Philberl de Grandlieu. D'après l'.. de Lasteyrie, op. ni., p. t US, tin. 132

l I I Ml. liai

savantes, 1882, \ It s, rie. t. vi, p. 1*:: \':~ , M ! d'archéol. eltThisl., 1886, t. i, p. 167 170.

Châtillon i i iôte d'( ni. I glise de

\ m les, qui aurait été cornu 991, mai

déraillement remaniée depuis.

Dijon (Côte r de Sain! Bénigne fut

truite in 995, termim e en 1016 par l'abbé Guil l.iume. A côté il" la grande rotonde une petite traction al. nia jadis le corps de saint Bénigne et

parait antérieur a l'an 1 li Plancher la croyait

;lèi le, i e qui est au moins beaucoup dire, < etti crypte contient îles chapiteaux que Viollel le-Duc croit antérieurs a la renaissance romain- el que M. de Lasteyrie pense qu'on pourra un joui .< une

date antérieure a Charlemagne (lie. 1667). J. r. Monographie de la crypte et rotonde de Saint Bénigni et df l'ancienne basiliqut r, in-N°,

fondée .m iv siècle, brûlée au

par les abbés Hervé et Etienne; c'est à l'un d'eux qu'est dû le grand avanl corps qui

i u. il. i Bg, 1668). Ci-Ile ci lui construite par l'abbé Bernier i 1019) M. Canat, M le su; I abbatiale de Tournus, dans Congi I rance,

1850, 1851, t. xviu. p 92-107; .1. < diffé-

rentes époques de construction de Saint-Philibi Tournus, dans Annales de /' I de Mdcon,

Il t' série, I. vin.

Mdcon (Saône-el Loire) Vestiges de la cathédrali carolingienne trouvés dans la crypte. C. Enlart, op. cit., p. 158, Qg. 15.

Si lomnes i Nié' ilingienne. < . Enlart,

/ 1 . RÉGION PARISI1 (KB. I 'I

Brie, la Beauce ne sont pas richi s • i tuments an t. -

I l'a Ile. el je IL

FRANCE. — III

pour adopter l'opinion de Viollet-le-Duc qui attribue au xc siècle les soubassements du clocher et du transept de l'église Notre-Dame de Melun. Je puis encore moins admettre avec lui que l'église Saint-Étienne de Beaugency soit du ixe ou du xe siècle, et j'ai vainement cherché dans l'église de Poissy les restes du ixe siècle, qu'il a cru y découvrir, ce serait le « porche de la façade. » R. de Lasteyrie, op. cit., p. 160; Violletle-Duc, Diclionn. d'architect., t. v, p. 181-191; t. ix, p. 191.

Jouarre (Seine-et-Marne). Crypte. G. Bouet, Exploralion des cryptes de Jouarre, dans Bull, monum., 1871,

ês^uupkj

4672. — Pilastre carolingien de l'église de Ci-avant. D'après R. de Lasteyrie, op. cii, p. 152, flg. 136.

IVe' série, t. vu, p. 311-317; A. de Caumont, Note sur les tombeaux et cryptes de Jouarre, dans Bull, monum., 1843, t. ix, p. 182-193; D'Espinay, Notice sur les cryptes de l'ancienne église de Jouarre, dans Congrès archéol. de France, 1871-1872, t. xxxvin, p. 359-380; G. Rethoré, Les cryptes de Jouarre, notice historique, in-8°, Paris, 18S9.

Saint-Denis (Seine). \o\r Diclionn., t. iv col. 610 sq., au mot Denis (Saint.

v. région DE L'OUEST. — Jumièges (Seine-Inférieure). Église Saint-Pierre (fig. 4669), dont les ruines se trouvent sur le flanc sud de l'abbatiale dédiée à Notre-Dame. Cette petite église fut élevée, vers 940, aux frais de Guillaume-Longue-Épéc, et en partie détruite en 954 II subsiste le bas du mur de façade et des tours qui le flanquaient, les deux travées nord de la nef, avec des arcades géminées qui prouvent que des tribunes surmontaient les bas-côtés de l'édifice. R. Martin du Gard, L'abbaye de Jumièges, p. 26, 193sq.

Rugles (Eure, arrond d'Évreux). A. de Caumont, L'église carolingienne de Rugles, dans Bulletin monumental, 1862, IIP série, t. vm, p. 360-362.

Rouen, crypte de Saint-Mellon. « Les édifices normands que l'on a pu attribuer en tout ou en partie à l'époque carolingienne, comme Saint-Samson-sur- Rille (Eure), Evrecy (Calvados), Vieux-Pont-en- Auge (Calvados). Querqueville, Saint-Martin-de-la- Lieue, Fierville, Yort, sont de date si incertaine et oiïrent des restes si peu importants, que nous ne nous y arrêterons pas. » R. de Lasteyrie, op. cit., p. 153.

Mont Saint-Michel, un pan de mur en petit appareil avec arases de tuileaux, ayant fait partie de l'église élevée en 995, par Richard Ier. E. Cornryer, Description de l'abbaye du Mont Saint-Michel et de ses abords, précédée d'une notice historique, in-S", Paris, 1877: P. Goût, Le Mont Saint-Michel. Histoire de l'abbaye et de la ville, Élude archéologique et architecturale des monuments, in-4°, Paris, 1910.

Langon (Ilie-et-Vilaine, arrond. de Redon), chapelle de Sainte-Agathe. Audren (de Kerdrel), Sur la chapelle de Langon, dans Bull, archéol. de l'association bretonne, 1857, t. vi, p. 147; Brune, Sur la chapelle de Langon, dans même recueil, 1850, t. n, p. 171; Piollet, Notes sur la chapelle de Langon, dans Bulletin monumental, 1839, t. v, p. 490-493.

Saint-Scroan (Ilie-et-Vilaine). A l'extrémité orientale d'une chapelle dédiée à saint Pierre. — L. Duchesne, dans Bull, de la Soc. archéol. d' Ille-et-Vilaine, t. xx, p. 1.

Tours. (Indre-et-Loire). Restes de l'église Saint- Martin (début du x8 siècle), retrouvés lors des fouilles exécutées de 1860 à 1887. C. Chevalier, Les fouilles de Saint-Martin de Tours, recherches sur les six basiliques successives élevées autour du tombeau de Saint-Martin, in-8°, Tours, 1888; R. de Lasteyrie, L'église de Saint-Martin de Tours, étude critique sur l'histoire et la forme de ce monument du ve au xie siècle, dans M cm. de l'Acad. des Inscr. et Belles- Lettres, 1892, t. xxxiv, p. 1-62; S. Ratel, Les basiliques de Saint-Martin à Tours (supplément), quelques observations sur les dernières fouilles exécutées en 1SS7, in-8°, Tours, 1S91.

Le Mans. Église de la Couture, construite vers 995 par les soins de l'abbé Gausbert, remaniée dans la suite. Un incendie survenu en 1184 amena la transformation complète de la nef; autres changements importants en 1306 et en 1421 et 1562; on retrouve encore au chœur, au transept et le long de la nef des portions de murs en petit appareil avec ou sans insertion de briques, qui permettent de reconstituer aisément le plan de l'édifice, au début du règne du roi Bobcrt (fig. 4670). A. de Dion, La nef de la Couture, dans Congrès archéologique de France, 1878-1879, t. xlv, p. 278-290; Em. L. Dubois, L'église de Notre- Dame de la Couture au Mans, dans Revue hisl. archéol. du Maine, 1889, t. xxv, p. 257-284, 5pl.;G.d'Espinay, L'église abbatiale de la Couture, dans Congrès archéol. de France, 1878-1879, p. 31-45.

Cormery (Indre-et-Loire). Restes de la façade et de la nef de l'église bâtie au ixc siècle. Bobeau, dans Bull. archéol. du Comité des travaux historiques, 1908, p. 345.

Chinon (Indre-et-Loire). Église Saint-Mesme. « A. Bamé s'est elîorcé de prouver qu'elle n'était pas antérieure à l'an 1025. 11 n'est pas douteux, en effet, qu'on y travaillait dans le second quart du xie siècle. Le Livre des Miracles de Saint-Mesme, rédigea la fin du XIe siècle, nous apprend qu'on achevait l'église à une époque où le comté de Nantes était gouverné par une femme. Bourassé a cru qu'il s'agissait de la veuve d'Alain Barbe-Torte, mort en 952. Ramé suppose avec plus de probabilité que la comtesse ici visée est Judith, lille de Judicaèl, reconnue comme légitime souveraine

lit \ NCE.

J.Tili

du comte de Nantes eu 1026, lors de son mariage avec Alain, comte de Cornouailles. les arguments invoqui s par Ramé seraient irréfutables, si l'édifice avait été bâti d'un seul jet. Mais il ne faut pas un très long examen du monument pour reconnaître qu'il appartient à diverses époques. L'œuvre du xr siècle avec son grand appareil et ses sculptures est venue se superposer à des restes plus anciens, dans lesquels le petit appareil domine et qui offrent assez de ressemblance avec ce qui se voit a Cravant et à Saint -Cieneroux pour que Ramé ait déclare que ces trois constructions sont contemporaines et qu'une date bien établie pour l'une des trois suffirait à déterminer l'âge des autres. » R. de Lastcyrie, L'architecture religieuse, p. 152; A. Ramé, dans Bull. hist. du Comité, 1892, p. 207

briques et d'assises de pierres! lig. 1671 ). ne se rencontre en France dans aucune église romane; on le retrouve dans plusieurs édifices du tx' siècle, peu éloignés de , Grandlieu. Le plus probable est donc que la nef de Saint-Philbert fut rebâtie à l'époque carolingienne, à une date tardive ou lis pratiques que devaient généraliser les architectes romans commençaient à se mêler aux traditions anciennes. !.. Maitre, Notice sur /' église de Saint- I'hilbert de Grandlieu, dans Bull. arch. du Comité des travaux historiques, 1896, p. 521-519; C.h. Marionneau, Notice historique et descriptive de l'église de Saint-Philbert de Grand-Lieu, dans Mémoires lus à la Sorbonne, 1867-1SG8, p. 209-218, pi. xx à xxn ; Le même, L'âge de C église de Deas à Saint-Philbert de Grandlieu t !.. , ire- Inférieure), dans

be du transept de Saint-Martin d'Angers. D'après une photographie.

Quelques églises de Touraine peuvent être reportées à l'époque carolingienne, ce sont : Pont-de Ituau, Marron, Chisseau, Esves-le-Moutier, Perrusson.

Saint-Philbert de Grandlieu (Loire-Inférieuri rond, de Nantes). Bâtie vers 819, par les moines de Marmoutiers; agrandie, en 836, pour recevoir les reliqui ! 'hilbert : incendiée par les Normands

en 'S 17, reconstruite partiellement après la retraite des pirates. Les fouilles ont permis de reconnaître que le transept de l'édifice ael ue! est un reste de l'i

. le chœur, l'abside et la crypte faisaient partie lents de 836, et sous la nef, ir, un

truite après le départ des Normands, il existai iuffisantes de la nel antérieure qu'il tituer. A quelle date la nef fui i truite?

M. Brutails et le l'. de la Croix pensent que ce ne fut

pas avant le déclin du but du siècle

suivan putenl leur opinion sur la te

pliquée des pilii i iltiples

qui les relient. A < ette opinion, on objecte que l'appareil des piliers de cette in .n allerna.i

recui il- 1900, p, 129 l in. pi. xxi; J. A. Brutails,

ur l'église de Saint- Philibert de Grandlieu, dans

Bulletin monumental, 1S9S, t. LXm, i de la

Croix. Etude sur V ancienne église de Saint-Philibert

de Grandlieu. I1. : r.. de lai. ie, dans Mé-

deVAcad. des Inscript., t. xxxvni chilecture religieuse, p. 146. Non i, d

Gravant < Indre-cl -Loire). Nef cl caro-

.s de l'église (flg, l''7'j): Bourassé, Noiii paroissiale de ( fi m. de ta S

ri'ne, 18 15, t. n, p. 132; B. G., / ' ivant flndi I, dans Bulletin monumen-

tal, 1865, r .. p 102-11 rt, Manuel,

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