‹ Dictionnaire d'archéologie chrétienne et de liturgie (volume 3)Chapitre 249 sur 423 · p. 162; lie. 52 ; I t. ,< il., p · texte numérisé non relu

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ut-Martin, fond par l'impératrii . femme di

, avanl 81 ec lie tradil ii de donatio

lint-Marlln, avant 1040, dit 'i1 été reb l'an 1 par !

FRANCE. — III

seconde femme Hildegarcle. Quoiqu'il en soit. M. d'Espinay a montré et presque démontré que Saint-Martin fut fondée au vn« siècle, par l'évèque saint Léon qui y reçut la sépulture, puis rebâtie au ixe siècle. Il est certain qu'on travaillait à Saint-Martin en 1012, car on y trouva alors le corps de saint Loup, évèque d'Angers. L'examen des ruines de l'édifice laisse reconnaître plusieurs constructions d'âge différent : le chœur, contemporain de Louis VII ou Philippe Auguste: — une nef non voûtée antérieure au xne siècle; — ■ a un transept saillant bâti en petit appareil et dont le centre comprend deux parties distinct es: d'abord quatre grands arcs avec plein cintre, construits en briques et pierres et surmontés d'une

Les fouilles de 1902 exécutées à la cathédrale d'Angers ont mis au jour des restes des églises qui avaient précédé la cathédrale actuelle et qui avaient été retrouvées une première fois en 1757 et 17G3. Ces restes comportent l'abside, le transept et une partie de la nef de l'édifice reconstruit au commencement du xie siècle par l'évèque Hubert de Vendôme, et consacré en 1030. A un niveau inférieur on a retrouvé la nef d'une église plus ancienne et qui, par conséquent doit être carolingienne qui a dû, elle-même, remplacer celle qui avait été construite en 470. Cette église carolingienne était construite en pierre alternant avec des rangs de briques.

A Saint-Serge d'Angers, on voit aussi dans le tran-

Église de Saint-Généroux. D'après Iî. de Lasteyrie, op. cit., p. 151, Dg. 135.

tour carrée, puis, à l'intérieur de cette construction, une coupole sur pendentifs ajoutée après coup, car ni les arcs qui la portent, ni les quatre grosses piles rondes surmontées de quatre colonnettes qui les soutiennent ne sont liés avec les maçonneries voisines. La forme aplatie de cette coupole, les chapiteaux ornés d'entrelacs et de damiers des grosses piles, ceux qui couronnent les quatre colonnettes et qui sont grossièrement imités du type corinthien, forment un ensemble assez archaïque pour qu'on doive l'attribuer sans hésiter au xie siècle, c'est-à-dire sans doute au même cycle de constructions que la nef. Il en resuite que le transept avec ses insertions de briques ne saurait être postérieur au Xe siècle. -

11 faut signaler en outre quelques vestiges romains, stucs et enduits, sur lesquels des dessins furent tracés à la pointe. Une première série offre une ornementation végétale, animée d'oiseaux et d'insectes, une deuxième série présente des sujets de chasse avec des animaux de grandes dimensions.

sept des maçonneries de petit appareil, à la base des piliers de la croisée quelques assises plus anciennes de grand appareil alternant avec deux rangs de briques. M. d'Espinay a montré que les parties en petit appareil devaient remonter à l'évèque Renaud qui restaura l'édifice vers l'an 1000; les assises plus anciennes, où se voient les briques doivent dater de la restauration qui suivit le départ des Normands, dernier quart du ixc siècle. A. de Caumont, Coup d'oeil sur F étal des éludes archéologiques de l'Ouest de la France cl sur quelques-uns des monuments qu'on y rencontre, dans Bulletin monumental, 1834, t.i, p. 352-353; 1835, t. u. p. 55-56, pi. iv: E. Dainville. Eglise Saint-Martin à Angers, dans Re'pcrt. archéol. Anjou, 1862, p. 389; G. D'Espinay. L'ancienne église Saint-Martin d'Angers, dans Rev. hist. de F Anjou, 1873, Ve série, t. n, p. 269-283; 325-34 1: Notices archéologiques, t.i, p. 69 sq. ; L. de Farcy, dans Revue de l'art chrétien, 1903, IV strie, t. xiv, p. 4-5; A. Héron de Villefosse, Vestiges romains éi Saint-Martin d'Angers, dans Bulletin

FRANl l-

archéologique du Comité, 1910, p. \: R. de Lasteyrie, Architecture religieuse, p. 1 18 150, li.u. 133, 214; A Ramé, De niai rfi tissances sur Pai

/lire carolingienne, dans BuM. du Comité des travaux historiques, 1882. p. 188; Bulletin archéologique du Comité, 1914, p. 248-255; 1909, p. cxxx-cxxxi, cxucxliu; Pinier, Fouilles dans r imitasse des cloîtres Saint-Martin à Angers, juin-août 1913, dans même recueil, 1914, p. 248-255; G. D'Espinay, Découvertes sur la place du Ralliement à Angers (bain sacré et baptistère), dans Bulletin monumental. 1879, t. xi.v. p. 102.

Gennes (Maine-et-Loire, arrondiss. de Sauraur). Église dédiée à saint Eusèbe, pouvant remonter au début de l'époque carolingienne et peut être à l'époque mérovingienne. V. Petit, Relation de lavisite laite à Gennes, dans Bull, monum., 1862, III' série, t. rai, I; D'Espinay, Notices archéologiques, t. n, I. L'église Saini -\ itn in est aussi fort ancienne. Godard Faultrier, Dernières fouilles exécutées à Gennes, dans Bulletin monumental, 1864, t. s\s, p. 866. (Voir Genni -

Dans le département du Maine e1 I oire, les églises de Savenières, de Distré, de Châtillon-sur-Thouet, sont anciennes e( probablement carolingiennes; à Voutegon, un des murs latéraux, à Saint-Maur de Glanfeuil, un pignon de l'église avec sa croix d'entrelacs. De Cougny, Mémoire sur f église de Savenières, dans Congrès archéol. de France, 1S71-1872, t. xxxvm, p. 130-141; C. Enlart, Manuel, p. KiO, fig. 46; B. Ledain. dans Bull. des antiq. de VOuest, 1880,

Il série, t. n, p. 102-17:!; Ch. Urscau, La croix de l'abbaye de Saint-Maur, dans Bull, archéol. du Comité des trav. hisl., 1898, p. 136-1 11. (Voir Gl kNF] ni..)

1/. RÉGION DU SUD-OUEST. — Saint- GénéTOUX

(Deux-Sèvres). Église remontant certainement au peut-être au ix' siècle (fig. 1674), Berthelé, Communication sur l'église de Saint-Généroux, dans Bull, archéol. du Comité îles trav. hisl., 1893, p. xxxixxxii, a donné un résumé d'une notice dont la publication in extenso quoique annoncée n'a pas eu lieu. ■ L'auteur signale plusieurs constructions destyle carolingien dans la région, notamment la crypte de Saint Léger à Saint-Maixent, l'abside de Gourgé, les i de Tourtenay, de Châtillon-sur-Thouet, de I.ouin, int-Hilaire-des-Echaubrognes. Il discute l'opinion de m. Râpé sur la date de l'église de Saini Généraux, attribuée au xr siècle par cet archéologue qui s'appuie sur l'analogie de son appareil avec celui des églises de

Cravant et de Saint MesmedeChinon. Saint I

était au prieuré de l'abbaye de Saint-Jouin-de-Marnes

et son église fut bâtie par les religieux de ce monastère

qui élevèrent également l'église Saint-Jacques à

Thouars, dans le second quart du XI5 siècle. Si l'un compare les deux églises, on voit que l'église Saint

Jacques est bâtie en moy flavec joints très

i pais, caractéristiques, tandis que le petit appareil se

rencontre a Saint-Généroux. A Saint-Jacqui . on

trouve des doubleaux, des chapiteaux, des piliers cantonnés de colonnes; a Saint-I .nierons., au COnt raire. les Chapiteau il i employés.

L'absence de contreforts prouve que J'architecte de

Saint-Généroux ne savait , t les nets, tandis

que celui île Saint Jacques a recouvert son monument d'une voûte en berceau. L' absence de cordon de briques a Saint-Généroux et la comparaison de son abside

avec le chevet rie l'église de GoUTgé bâtie a la lui «lu

et avec le chœur de l'église Saint-Jacques construit au début du xr. déterminent àda de Saint-Gi la seconde moitié du

." . i ■ • .>. i Igll e construite enl ■ et 942. L'abside, précédée d'un eh. nu voûté en bel ceau et flanquée de deux ab ildii

mité des bas-côtés qui longent le choeur, rappelle par

son plan celui de l'église de Saint Généraux, toutes deux sont construites en petit appareil. M J. Berthelé écrit a propos de eelte église, qu'un diplôme du roi

Eudes, du 30 décembre 889, confirmant les donations faites p. n' Ebles, abbé de Saint-Hilaire, aux chanoine: île cette église, mentionne le village de Gourgé d'autres localités : il n'\ est pas fait mention de l'église qui n'existait donc pas a eelte date puisque quand mu villa comprenait une église ou ne manquait pas d'en faire mention ; la charte en question ne mentionne que l'église du domaine de Gavriacum. En '.'12. le roi d'Outremer, confirmant les possessions de l'abbaye de Saint-Hilaire, s'exprime en ces termes :

Villas cum ecclesiis, ni est Campaniacum, Roliacum, Polentum, Lusiacum, Fronleniacum, Benatiacum, Ma sogelum, Cuiomnum, Gurgiacum, Vosalium,

cum, Longum Rele; d'où il ressort qu'en 942, l'église de Gourgé était bâtie et c'est celle qui subsiste. .1. Berthelé, Le chevet de l'église tir Gourgé, dans Revue Poitevine et Saintongeaise, 1884, I. i, p. 317-327; Église de Gourgé, rapport par R. de Lasteyrie, dans Bull, archéol. du Comité-, 1885, p. 11 13; J. Berthelé, Note sur l'église de Gourgé, t>rés Parthenag (Deux- Sèvres), dans Bull, de la Soc. mit. des antiq. de France, 1884, ]>. 294-297; L'église de Courue, dans Recherches pour servir ci l'histoire ces arts en Poitou, in-8°, .Mille,

Tourtenay (Deux-Sèvres). Église carolingienne.

Saint-Maixent (Deux-Sèvres). Crypte très restaurée de l'église abbatiale. J. Berthelé, Architec lure mérovingienne. La date de la crypte île Saint-Léger, à Saint-Maixent, dans Bulletin monumental, 1884, Y série, l. XD, p. 89-112.

.s.//;i/-./(/iii/i-</t>-.1/<)r;u's(I)eux Se\ res). \ est iges carolingiens remployés. — J. Berthelé, L'église de Saint- Jouin-des- Marnes, dans Bulletin monumental, 1885, VI" série, 1. 1, p. 263-272, 393-101.

Airvault (Deux-Sèvres). Vestiges carolingiens rem ployés. — J. Berthelé. La date de r église il' Airvault. dans Revue poitevine cl saintongeaise, 1NN7, t. m, p. 257-272; A. de Caumont, Notes sur réglise d'An vault, dans Bulletin monumental, 1840, t. vr, p. 209

Saint-Vincent-sur-Risle (Dordogne). Église pouvant dater du vin8 siècle; ainsi peut-être qu'une partii de la salle basse du clocher de Brantôme ou une colonne à fût antique est surmontée d'un chapiteau

cl d'un tailloir semblables à ceux «le la crypte de Saint-Ebregisile de Jouarrc. — - ('.. Enlart, Manuel d'Archéologie française, t. i, p. 162; Audierne, sur 1rs églises du déparlement de la Dordogne, dans Uni letin monumental, 1834, t. i, p. 1X7-211: Audierne, Abbaye de Brantôme, dans Ann.agric. litt.de ta Dordogne, 1841, t. n, p, 216, 21 1. 285, sine, Excursion à Brantôme, dans Congr scient, de France, 1876-1878, t. i. p. 315; Congrès archéol. de France, 1858-1859, t. xxv, p 147.

Pont-VAbbé (Charente Inférieure), morceaux eue lingiens remployés.

Ribeauoillé (Lot-et-Garonne), morceaux carolingiens remployés. - ■ Tholin, Éludes sur l'archil religieuse de l'Agenais du X' ou ,\ : suivie

d'une notice sur les sépultures iiu moyen âge, Agen, 1874.

lers, arrond. «le Mirande) .m \i siècle, rappelle l'égll Prés; l'ornementation géométrique est de caractèn

carolingien. - ■ ('.. Enlart, op. cit., 1. 1, p

Aublai (Lot-et <- me). La portion inférieur.

arolingienne, bien que î'i le, en très

grande partie, des \r et xir slèi les. Pai sa pari leorien lie offre beaucoup d'analogie avec l'ég I

FRANCE

Germigny-des-Prés. G. Bouet, Nolice sur l'église d'Aubiac, dans Bulletin monumental, 1870, IVe série, t. vi, p. 359-361 ; Bourousse de Lafîore, dans Congrès arehéol. de France, 1874-1875, t. xu, p. 73-74.

Valcabrère (Haute-Garonne, arrond. de Saint-Gaudens), le chœur de l'église paraît antérieur à l'époque romane. Agos, L'église Saint-Just à Valcabrère, dans Revue de Comminges, 1885, 1. 1, p. 93; Bernard, Découverte de reliques dans l'autel de l'église de Valcabrère (en 1200) dans Bulletin monumental, 1886, VIe série, t. il, p. 501-598; Bertrand-Bernard et J. de Laurière, Découverte de reliques dans l'autel de l'église de Valcabrère, dans Congrès arehéol. de France, 1886, t. lui, p. 338-346; Sur l'église de Valcabrère, dans Revue de Comminges, 1880, t. n, p. 279; J. de Laurière, L'église de Valcabrère, dans Bull, de la Soc. nal. des anliq. de France, 1887,p. 292-294 ; Bull.monum., 1887, VI" série, t. m, p. 572-575; R. de Lasteyrie, Architecture religieuse, p. 154, note 2.

VU. région DU SUD-EST. — Clermont-Ferrand (voir ce mot, Dictionn , t. m, col. 1920).

Chamalières (Puy-de-Dôme, arrond. de Clermont), A l'extrémité occidentale, restes de l'église du xe siècle;

de Chambéry en Savoie, in-8°, Milan, 1875; Crypte de Lemenc (Savoie), dans Congrès scientif. de France,l864, t. xxx, p. 98; Un dernier mot sur le baptistère de Lémenc, dans Mém. de l'Acad. de Savoie, 1868, IIe série, t. ix, p. 327-328; C. Oncien de la Bathie, Réplique, p. 351-383; L. Pillet, Mémoire, p. 385-393; De Saint- Andéol, Mémoire, p. 329-349; Mém. doc. Soc. Savois., 1859, t. in, p. xlii-xliii, xlvh-liii; A. Perrin, dans Mém. Acad. scien Savoie, 18S7, IIIe série,t.xii,p.xixxxin ; G. M. Raymond, Notice historique sur l'église de Lémenc, près de Chambéry, à l'occasion de la restauration de celte église et de la translation des reliques de saint Concord, le 1" juin 1S2S, dans recueil cité, 1830, Ire série, t. rv, p. 236-255.

Le Bourget (Savoie, arrond. de Chambéry). Cryple en partie carolingienne. Dès le \iie siècle, on trouve mention 'de Brogae et c'est à une époque peu postérieure que fut construite la crypte sur laquelle repose le choeur de l'église. Au-dessus de la crypte s'éleva sans doute une église, mais on n'en sait rien; ce n'est que tardivement que la crypte est désignée sous le vocable de Notre-Dame-la Basse. La crypte est sur plan hemicirculaire, orientée de l'est à l'ouest : elle

if^^xv^v^c^-è^^yk

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4675. — Cathédrale de Cologne. D'après R. de Lasteyrie, op. cit., p. 143, fig. 126.

C. Enlart, op. cit., 1. 1, p. 163 ; De L[acombe], Note sur les deux colonnes du narlhex de l'église de Chamalières, dans Bull. hist. scient. d'Auvergne, 1882, p. 57; Crosnier, Sur les dates de quelques églises de l'Auvergne, dans Bulletin monumental, 1850, IIe série, t. vi, p. 81- 87; J. Renouvier, Essai de classification des églises de l'Auvergne, dans même revue,1837, t. ni, p. 375-398; R. de Lasteyrie, Architecture religieuse, p. 196, fig. 173.

Cleppé (Loire, arrond. de Montbrison). Nef de l'église très remaniée. ■ — A. Broutin, Le chapiteau de Cleppé, dans Ancien Fore:, 1891, t. ix, p. 369-371.

Saint-Romain-le-Puy (Loire, arrond. de Montbrison). Une série de chapiteaux remployés. — A. de Barthélémy, Nolice sur le prieuré de Sainl-Romain-le- Puy, en Forez, dans Bull, monumental, 1843, t. ix, p. 137-146; De Charpin-Feugerolles, dans Congrès arehéol. de France, 1885-1886, t. lu, p. 71-76; Portier, *Église de Sainl-Romain-le-Puy, dans Bulletin de la Diana, 1887, t. iv, p. 291-298; È. Révérend du Mesnil, Rapport sur l'excursion archéologique faite par la société de la Diana à Sainl-Romain-le-Puy, dans même recueil, 1881, t. i, p. 345-403; F. et N. Thiollier, AH et archéologie dans le département de la Loire, in-8°, Saint- Étienne, 1898, pi. xi; R. de Lasteyrie, Architecture religieuse, p. 157.

Saint-Rambcrt (Loire, arrond. de Montbrison). Débris carolingiens, remployés dans le clocher. — Contres arehéol. de France, 1885-1886, t. 7 n, p. 76-79.

Lémenc (Savoie, près Chambéry). Crypte en pallie carolingienne. — L. Biraghi, Saint- Ambroise à Lémenc

n'offre ni peintures ni sculptures. Elle est divisée en trois nefs recouvertes par une voûte en berceau. La nef centrale a deux absides, l'une à l'ouest, intacte (1 m. 80 larg. à l'entrée, 1 m. 40 prof.), l'autre à l'est, remaniée au xvc siècle (1 m. 60 et 1 m. 30). Des piliers tracent les nefs, ces piliers reposent sans chapiteau ni entablement sur des tronçons de colonnes antiques (1 m. 38 de haut), sciées par le milieu. Entre ces piliers s'ouvrent des passages, en plein cintre de 2 m. 10 de haut sur 1 m. 20 de large. La voûte est sensiblement à la même hauteur dans les trois nefs, mais elle s'infléchit régulièrement de l'ouest à l'est : elle a 2 m. 75 à l'ouest, 2 m. 50 à l'est. La longueur totale de la nef centrale avec les deux absides est de 7 m. 30, la largeur totale de la crypte à l'ouest est de 7 m. 50. Le mur extérieur a 1 m. 40 d'épaisseur et il est percé de trois baies deux au nord et une au midi, la quatrième est moderne. J. Burlet, L'église du Bourget-du-Lac. Notice historique et archéologique, in-8°, Chambéry. 1911; Mabillon, De re diplomatica. Supjdcm., 1. VI, cap. x, p. 647; E. Burnier, Le château et le prieuré du Bourget, dans Mémoires de la Société savoisienne d' histoire et d'archéologie, Ire série, t. x; De Seyssel, Notice sur l'église et le prieuré du Bourget, dans Congrès des sociétés savantes de la Savoie, 1905; Catta, Les monuments anciens de la Savoie, dans Bulletin de la Soc. d'Iiist. nal. de la Savoie, 1899; Th. Reinach, La date et l'auteur de la restauration de l'église du Bourget, dans Mém. de la Soc. Savoisienne d'hist.. I. xx, ïasc. 1,2.

FRANCE. — III

Lyon. L'église d'Ainay a une chapelle à colonnes antiques qui fut achevée vers 960, mais qui a été totalement remaniée. Les ruines de l'église de l'Ile qui fut commencée en 985. F. de Saint-Andéol, Les sept monuments chiliens de Lyon antérieurs au xi* siècle, dans France littéraire, Lyon, 1864; Boue, Xotes historiques et archéol. sur les cryptes de Lyon, dans Congrès scienti/. de Franc: 1841-1842, p. 383.

is la vallée du Rhône, F. rie Saint-Andéol, dans Revue de l'art chrétien, t. vu, p. 358 sq., signale huit monuments carolingiens sur lesquels il y aurait lieu de discuter et probablement de réduire considérablement le nombre. On en peut .lire autant pour II. Revoil, Sur les monuments de Provence antérieurs au xi' siècle, dans Procés-verbaui de V Académie du Gard, 186S-1869, p. 69, et Architecture romane du midi de la France, t. i, appendice.

Vienne (Isère). Nous avens déjà parlé, à propos de l'architecture mérovingienne de l'église Saint-Pierre (voir plus haut, col. 2284, IL Elle eut à

souffrir une restauration importante en l'année 920; laquelle est attestée par une charte de Hugues, comte et marquis de Provence, qui parait en avoir fait les frais. C'est alors probablement qu'on remplaça les colonnes de la nef par de maigres piliers. Une charte de 1055 parle d'une autre restauration pro recens inslaurato apud Viennum S. Pétri cœnobio. C. Enlart, Manuel, t. i, p. 163; R. de Lasteyrie, Architecture religieuse, p. 43, notes 2 à 4 ; p. 155, note 2

V<iison (Vauclusc). L'église Saint-Quinin qu'on faisait remonter au VIIIe ou au ix° siècle n'est pas antérieure au xne siècle. La cathédrale romane de la même ville reconstruite en 910 par l'évêque Humbert a conservé l'abside tlanquée d'absidioles d'une église mérovingienne, du vu* ou vin"' siècle, et une partie des murs extérieurs d'une nef carolingienne qui comptait six tra- \ ées au lieu de trois qui subsistent seules aujourd'hui. — E. Breton, Mémoire sur les antiquités de la ville de n (Vaucluse), dans Mém. de la Soc. nal. des anliq. de France, 1842, IIe série, t. vi, p. 111-160; J. Courtct, Notice historique et archéologique sur Vaison, dans Revue archéologique, 1851, I™ série, t. vin, p. 306-322; R. de Lasteyrie, Saint-Quinin et la cathédrale de Vaison, dans Mém. de la Soc. nal. des antiq.de France, 188.x. \ série, t. ix, p. 35-56; Labande, dans Bulletin monumental, t. i.xix, p. 283 sq.

Aime-en-Tarenlaise. F. L. Borrel, Les monuments anciens de la Turentaise (Savoie), in-4*, Paris, 1884, p. 110, pi. 24, 28; p. 225, pi. 76 à 88.

Zurich (Suisse). Confession ou crypte du monastère de femmes. Rahn, dans Millheilungen der Anliquar. Gesellsch. in Zurich, t. xxv.

Coi're (Suisse), Crypte de Saint-Lucius; et Munster (Grisons) restes d'une église abbatiale bâtie vers l'an 800, et où l'on a retrouvé des peintures du ix" siècle, des stucs, des pierres ornées d'entrelacs. J. Zemp, aoeni de Saint- Jean à Munster dans les Grisons, Genève, 1906.

uisse). Crypte de Saint-Gervais.

Saint- Gall (Suisse). Voir ce mot.

i7//. réoios rhénane. - Aix-la-Chapelle. Voir

'm., t. i, col. 1039. L'édifice élevé par Einhard

pour Charlemagne fut commencé vers 790 et consacré

14, Les Normands le pillèrent en 882; Othon III lui lit subir une première restauration et lui un vaste sanctuaire de style- ogival. Reoue de l'art chrétien, 1912, p. 213-222.

Cologne. Voir Diction»., t. m, col. 2157 Une mlnia- ■ vangéliaire de l Ullinus, nu l'ancienne cathédrale m 873

el à laquelle succéda la catiicdr.de actuelle Les renseignements que nous fournil cette miniature I Qg 1675) sont corrobores par une ancienne description qui nous

apprend, qu'à l'époque carolingienne, la cathédrale de Cologne était une longue basilique, éclairée de chaque côté de la nef par douze fenêtres. l-.Ile avait deux chœurs, deux cryptes, et deux tours bâties en bois de part et d'autre du chœur occidental. Ai fur Kunde des deutschen Vorzeit, 1872; Essenwein, Handbuch der Architectur, t. m, 2' part., p. 133 ; ] Lasteyrie, op. cit., p. 143, lig. 126.

Mettlach (près de Trêves). Église bâtie entre 975 ne Lioffinus, qui en fut abbé de 987 à 1000. Un texte du xi siècle affirme l'intention qu'a eu l'architecte d'imiter l'église d'Aix-la-Chapelle. .1. C. I.ager, Urkumdliche Geschichle der Abtei Melt lacb, in-8", Trier, 1875; Rivoira, Orig. dcl l'an hit. lombard., t. ti, p. 544, lig. 547-518, pi. 5.

Essen (prés Dusseldorf). Autre église inspirée par celle d'Aix-la-Chapelle. G. Humann, Die altesten

4676. — Plan de l'église de Steinbach.

D'après R. de Lasteyrie, op. cit., p. 1U7, lin. 150.

Bautheile der Mùnslerkirche :u Essen, dans .lotir. Ver. Alterth. Rheinl., 1886, t. l.xxxii, p. 107-121 ; Der West boa des Munsters zu Essen, au/ f/eiioinnien. ijezeielinel und crluutert, in-4°, Essen, 1890; Rivoira, Orig. dell archit. lombard., t. n, pi. 6.

Fulda. Église du Saint-Sauveur, fondée par saint Boniface vers 744, rebâtie sur un plan plus vaste par

i '.augulfus cidre 77'.) et .Si 12; cette nouvelle église aura dû disparaître de nouveau a peu de temps de lu lorsque l'abbé liigil construisit les cryptes qui subsistent ainsi que l'abside occidentale et ce nouvel i le fut consacre en 819, puis incendie en 937. avons que c'était une grande basilique cruciforme, iituiiie a chaque extrémité d'une abside sur-

laùer, dans Fuldaer Gymmasialprogramm, 1881 : G. von Schlosscr, Schriftquellcn zur Geschichle der karolingischen Kansl, Wien. 1896, p. mi sq

Henfcld. Égli n 768, r< ■ entre

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FRANCE

qu'elle montre la longue persistance des traditions carolingiennes dans les régions rhénanes, mais c'est un monument du xr siècle et non pas du ixp. et si l'on y veut chercher des éléments pour étudier l'art carolingien, on ne doit pas oublier qu'ils constituent tout au plus ce qu'on peut appeler des enseignements de seconde main. » R. de Lasteyrie, op. cit., p. 165; Dehio et Bezold, Die Kirckliche Baukunst, 1. 1, p. 162, pi. 42, lig. 3.

Werden. Église Saint-Sauveur, consacrée en 875, réparée, au moins quant à la crypte, en 1059; incendiée en 1119. La crypte et les deux premières travées de la net à l'occident sont anciennes sans qu'on puisse

déductions. D'abord, rien ne nous apprend que Einhard ait bâti une basilique à Steinbach, ni texte, ni chronique, ni inscription; mais on sait que ce personnage construisit une basilique à Michelstadt, vers 830, or Steinbach est en quelque manière un faubourg de Michelstadt et l'identification est réputée — en Allemagne — incontestable. L'église de Steinbach, abandonnée du ixe au xie siècle, fut complètement restaurée en 1073 et reçut une colonie monastique de Lorsch. Que resta-t-il dès lors de la construction d'Einhard ? Peut-être quelque chose, peut-être moins encore. Les fouilles ont permis de reconstituer la physionomie du monument et de retrouver dans le

Lorsch. D'après R. de Lasteyrie, op. cil., p. 1G9, lig. 153.

assurer qu'elles sont carolingiennes. La crypte peut remonter au ixe siècle; elle comporte deux parties, l'une qui s'étend sous le chœur de l'église, l'autre qui lui a été ajoutée probablement vers le milieu du xie siècle. — Dehio et Bezold, op. cit., t. i, p. 193, pi. 42, lig. 4; fig. 12; R. de Lasteyrie, op. ci7v p. 165- 166, fig. 149. — Il n'est pas bien certain que l'église tréflée et la crypte de Saint-Étienne, bâtie vers l'an S00 conservent des parties carolingiennes.

Reichinau. Église Sainte-Marie, datant en partie de 813 à 816 et en partie de la fin du xe siècle.

Ralisbonne. Crypte occidentale de l'église de Saint- Emmeran, remontant à 980, le reste n'est que de 1052.

Qaedlimbourg (en Saxe). Deux cryptes carolingiennes, celle de Saint-Yipert et celle de Saint-Servais, celle-ci datant de 936.

Steinbach (dans l'Odenwald). L'attribution de cette église à Einhard, architecte et historiographe de Charlemagne, est le résultat d'une longue suite de

plan, la disposition de la crypte, le genre de construction, l'emploi de la brique dans les maçonneries, de sérieux arguments à l'appui de son antiquité (fig. 4576). — Fr. Schneider, Die karolinische Basilika zu Steinbach-Michelstadt, im Odenwald. dans Ann. Ver. Nassau. Allerlh.. in-8", Mainz, 1874; Adamy, Die Einhardlbaslika :u Steinbach im Odenwald, in-fol., Hannover,1885 : R. de Lasteyrie, Architecture religieuse, p. 166-167. lig. 150-151."

Seligenstadt. Einhard construisit dans ce lieu une église plus grande que celle de Michelstadt et y déposa les reliques des saints Pierre et Marcellin. « Les travaux de restauration entrepris, en 1868, à l'église paroissiale de Seligenstadt ont permis de constater qu'au milieu de constructions bien moins anciennes cette église avait conservé des traces d'un édifice que l'on s'est empressé d'identifier avec la basilique d'Einhard Elle présente, en effet, une analogie frappante avec l'église de Steinbach et a, comme elle,

FRANCE. — III

des piliers et des arcades en briques: aussi son antiquité n'est-elle mise en doute par personne bien qu'on n'eût rien découvert dans les fouilles qui confirmât cette opinion d'une façon certaine et qu'il ne soit pas prouvé que l'usage de la brique ait disparu dans ce pavs après l'époque carolingienne. » Braden, Die P/arrkirche ru Seligenstadt vor der Restauration. dans Archir. /ar Hess. Gcsch. and Alterlh., 1874, t. xm, p. 100 sq. ; Schneider, dans Annal. Ver. \'ussau. Alterlh., t. xn; H. de Lasteyrie, op. cit., p. 167.

Hetligenberg (près d'I 0 Église bâtie entre

.',!, i,. monasti iâtl entre 1018 ri in:;:;

et l'église aura dû subir le même sort en sorte que 1rs vestiges antérieurs au xr siècle sont douteux; les vestiges enfouis dans le sol permettent ils de restituer les dispositions essentielles de rimitive? On l'a

affirmé sans preuve. Il est probable que 1rs anciennes fondations auront été utilisées, là où elles ne gênaient pas, pour la construction nouvelle. W. Schleuning, Die Michœls Basilika au) dem Ilciligenberg bei Ileittelberg. in-l°, Heidelberg, 1883; R. de Lasteyrie, op. cit., p. 172.

Lorsch (près Worms). -Nous transcrivons ici la notice de M. R de Lasteyrie : « 11 existe dans la région rhénane un autre monument que les archéologues allemands ont pris l'habitude, en dépit de quelques timides protestations, de considérer comme un des plus précieux spécimens de l'architecture franque i lig. 1677). Je veux parler de ce reste de l'abbaye de Lorsch, prés Worms, dont on a fait une chapelle sous le vocable de saint Michel, mais qui primitivement était une sorte de porche par où l'on pénétrait dans l'atrium précédant l'église abbatiale. La date de ce monument a une telle importance pour l'histoire de l'art au moyen âge, qu'on me permettra de m'arrèter un peu longuement à la discuter.

« L'abbaye de Lorsch fut fondée en 76 1. Son premier abbé fut saint Cnrodegand, le fameux évêque de Metz. Mais absorbe par l'administration de son diocèse, il dut céder, en 776 la direction de l'abbaye à son frère Gundeland. Ce fut donc ce dernier qui présida à la construction de l'église — dont la consécration fut faite le 1er septembre 77t. en présence de Charlemagne, par Raymond Lullc, archevêque de Mayence. Le 21 mars 1090, le monastère fut la proie d'un incendie terrible. Il fallut le reconstruire. Une nouvelle église remplaça celle du vnr siècle et la consécration en fut faite en 1130. D'importants travaux d'agrandissement eurent encore lieu dans lis années qui suivirent, grâce aux libéralités d'un moine fort riche, nommé Albert. Au .siècle suivant, l'abbaye changea de maîtres. Donnée en 1232, par l'empereur Frédéric, aux archevêques • le Mayence, elle fut, par ceux cl, concédée aux cis- !■,. puis aux prémontres. Ces derniers restaurèrent l'église et en reconstruisirent le choeur; cela me consécrat ion qui eut lieu en l.a guerre de Trente ans fut I .aille

abba; en 1621, l'incen-

dièrent, et elle i eva plus ili rul les. Les

bâtiments conventuels disparuri l'église,

dont il ne subsiste (pu- trois travées, fut transformée

en magasin, le porche seul resta debout pour témoigner de l'ancienne splendeur de l'abbaye.

t Ce rapide exposé suffit déjà à montrer combien il

i peu probable que du monument consacre en 771,

il puisse subsister aujourd'hui, autre chose que des

fondations informes. Lu sain prétendrait on que

l'incendie de 1090 — sans parlei des autres causes de

■ I «traction — a pu laisser intact s l'ai ri uni cl son | le .

tout en consumant l'église. I.e chroniqueur qui nous

a lai I de cette Catastrophe nous apprend

en effet que li- leii prit dans le beffroi de, cloches. envahit les tours, les combles, les galeries. .1 que les

• i n' wo ii. CHB&T.

ruisseaux de plomb fondu tombant des toituri permettaient pas de pénétrer dans l'église : l'rimo casfcllum mirabili dolatura /abrc/atiiim in quo signa, ecclesiœ dependebant, /renibus exustts ne quls sonitu excitari posset, arripuit, dehinc lotam superiorcm /abricam, tnrres quoque eum porlicibus /lamina victrix oblinuil, ad exlremum butlientis plumbi deliquio, cujus materia omne teclum [ucrat, subveniendi, ingrediendi velquippiam exinde eruendi omnimodam abstulit facultalem. Il est prouvé que le feu avait consumé les portiques garnissant les qi de l'atrium. Je affirmer que le mot portions di le texte précité, les portiques de l'atrium plutôt que les bascôtés de l'église. Les deux interpt tables, mais à l'appui de la pn i peut faire valoir que les galeries de l'atrium avaient été couvertes eu plomb, par l'abbé Gerbodo, dans la deuxième moitié du xe siècle, et que les fouilles de 1890 ont fait découvrir sur tout le pourtour de l'atrium une couche de cendres et de charbon prouvant que ces galeries avaient péri par le feu. Comment admettre que dans cet embrasement général le porche ait été épargné par les llammes et qu'elles aient même respecté les sculptures qui le décoraient et dont aucune ne porte la moindre trace d'incendie? N'est-ce pas la preuve e\ i dente que ce porche n'existait pas encore en 1090?

« Mais l'idée de faire du porche de Lorsch un monument du vme siècle soulève bien d'autres objections. Il y a plus de cinquante ans déjà qu'un des archéologues les plus autorisés que l'Allemagne ait eus, Schnaase, avait été frappé du contraste que ce porche présente, pour la beauté de l'appareil, avec les monuments carolingiens, comme l'église d'Aix-la-Cha

« A Lorsch, la construction est très soignée, tout l'appareil est à joints fins, les sculptures sont d'un si y le qui dénote une imitation de l'antique, naïve peutêtre, mais qui exigeait des artistes habiles. A Aix-la- Chapelle rien de pareil; la construction est grossière la sculpture nulle; il a fallu, pour décorer le monument, faire venir d'Italie des colonnes et des marines sculptés. Or, peut-on admettre qu'en 771, il y ait eu dans l'empire des Francs des maçons assez habiles pour appareiller les pierres de Lorsch, des artistes assez consommés pour en sculpter les frises et les cha piteaux, alors que vingt-cinq ans plus tard le puissant empereur d'Occident, maigre tous les efforts qu'il avait faits depuis un quart de siècle pour ressusciter le goût des arts et des lettres dut se contenter, pour la chapelle de son propre palais, d'ouvriers tellement inférieurs à ceux de Lorsch. Schnaase en a conclu fallait voir dans cet édifice une, construction ri et non carolingienne. L'accueil peu empresse qui fut fait à ses observations l'a depuis amené .' m

conclu: Ions premières, cl finalement l'opinion que le porche en question ne pouvant antérieure l'église d'Aix-la-Chapelle devail êti orâin de l'Ecclesia varia construite pot i es de Louis le Germanique, c'est-à-dire remonter a la fin du txe siècle. Il admettrait même l'identiflca Mon de cette ecclesia varia avec le porebe, qui aurait servi a la fois de chapelle uni. i iii ■ el de vèstib l'atrium. Mais je rappelle gue la néraire de

Louis le Germanique fui rebâtie el consacrée de nou veau en lu">3.

I I UléVC presque autant

d'objections que celle d' \d imj cl des autres auteurs qui font de ce monument un édifice du vni1 ilècle i -

principaux arguments invoques par Schnaase s, ml . ces gables triangulaires qui relient les pilas! >

l'étage supérieur et dont les analogui intrenl

quelques miniatures carolingiennes ;l'lml ta de l'antique que dénotent le dessin de cannelures des pilastres. |< Intel -

FRANCE

calées çà et là dans les sculptures de la façade; enfin l'emploi de pierres de couleurs variées qui rappelle et explique le nom d'ecclesia varia donné à la chapelle funéraire de Louis le Germanique.

• Mais ces caractères appartiennent-ils exclusivement à l'époque carolingienne? Il est facile de prouver que non. Que les miniaturistes carolingiens aient eu un certain goût pour les gables triangulaires, cela est vrai; et l'on peut admettre quoiqu'on n'en trouve la preuve dans aucun édifice sûrement carolingien, que ce goût était partagé par les architectes de l'époque. Mais pour tirer de là un argument valable, il faudrait qu'on n'eût jamais rien fait de semblable au xie et au xue siècle. Or, bien au contraire, les gables reliant les colonnes sont loin d'être rares dans l'architecture romane. Tantôt ils sont mêlés à des arcades en plein cintre, comme à Notre-Dame-du-Port de Clermout, à Saint-Étienne de Nevers, à Montbron (Charente); tantôt ils sont employés seuls comme au clocher de Mauriac (Cantal) ou à l'abside de Venerque (Haute- Garonne), etc. Trouvera-t-on les exemples qui précèdent peu convaincants parce qu'ils sont étrangers à l'Allemagne, mais le porche de Lorsch, à quelque date qu'on doive l'attribuer ne peut être considéré comme une œuvre purement germanique. Il n'a d'analogue dans aucun édifice d'outre-Rhin carolingien ou roman. Ceux qui l'ont construit ont donc leurs inspirations ailleurs que dans le pays.

« Quant à l'imitation de l'antique dans les chapiteaux et dans les pilastres de Lorsch, elle est incontestable, et j'admets d'autant plus volontiers qu'il y ait eu au vme ou au ixe siècle des artistes s'inspirant des modèles romains qu'il existe des imitations analogues dans beaucoup de manuscrits de cette époque, comme il en existe dans divers monuments de France et d'Italie dont la date me paraît incontestable. Mais ces imitations ont un autre style qu'à Lorsch, et les réminiscences de l'antique qu'elles dénotent sont si gauchement traduites qu'on a peine parfois à les reconnaître. Au xie et au xne siècle au contraire, les chapiteaux reproduisant avec quelque fidélité les modèles romains sont très nombreux, particulièrement en Provence, dans la vallée du Rhône, en Bourgogne. Or, dans ces mêmes régions les motifs d'ornement usités dans l'architecture romaine, les oves et les files de perles notamment, se rencontrent à profusion, et il est parfaitement établi aujourd'hui que l'imitation de l'antique a été poussée infiniment plus loin à l'époque romane qu'à l'époque carolingienne. Si maintenant on veut bien remarquer que les pilastres cannelés de Lorsch se retrouvent dans une foule d'églises romanes de Bourgogne, c'est-à-dire d'une région qui était au xie et au xnc siècle liée à l'empire d'Allemagne par des liens politiques, si l'on remarque que les incrustations de pierre de formes variées et de couleur alternativement rouge et blanche sont d'un usage fréquent à l'époque romane qu'on en trouve dans le6 principales églises d'Auvergne, à Issoire, à Brioude, à Saint- Nectaire, à Saint-Saturnin, au Puy, qu'on en trouve dans la vallée du Rhône et de la Saône, à Saint-Martin d'Ainay, à Tournus, on comprendra que j'hésite à me ranger à l'opinion commune et que j'aie peine à voir dans le porche de Lorsch une œuvre antérieure à l'incendie de 1090. » Adamy, Die frankiscke Thorhalle und Klosterkirche :u Lorsch an der Bergstrasse, in-fol., Darmstadt, 1892; V. A. Fr. Falk, Geschichie des chemaligen Klosters Lorsch an der Bergs- Irasse nach den Quellen und mit besondercr Hervorhebung ilcr Thâtigkeit des Klosters auf dem Gebiete der Kunst und Wissenschaft dargestellt, in-8", Mainz, 1866; Schnaase, Geschichte der bildenden Kûnsle. l'édition L844, t. m, p.'492; 2« édit., 1869, t. in, p. 5 1 1 ; R. de Lasteyrie, Architecture religieuse en France à l'époque

romane. Ses origines, son développement, in-8°, Paris 1912, p. 167-171, fig. 153.

VI. Caractères des églises carolingiennes. — 1. Plan basilical. — La plupart, on pourrait dire tous les édifices carolingiens, sauf de très rares exceptions, sont encore construits sur le plan des basiliques. Les plans polygonaux se rencontrent à Aix-la-Chapelle, à Ottmarsheim, à Nimègue, à Germigny-des-Prés, à Saint-Satyre de Milan. Les plans basilicaux se ressentent toutefois de l'indigence grandissante des matériaux, presque partout les piliers remplacent les colonnes antiques, par exemple à Seligenstadt, Michelstadt, Saint-Philbert de Grandlieu, Saint-Pierre de Menue, Montierender, les cathédrales de Beauvais et d'Orléans.

L'abside est toujours demi-circulaire, et son rayon est exactement la largeur de la nef centrale; parfois elle est engagée dans un blocage de maçonnerie qui, à l'extérieur, se présente sous la forme d'un massif carré ou à coins recoupés. Les collatéraux se terminent aussi parfois par des absidioles. Disposition tardive en Occident. En Afrique, par exemple, où se sont conservé, au moins en plan par terre, beaucoup d'églises, l'abside est flanquée presque uniformément de deux sacristies aussi larges que les bas-côtés dans le prolongement desquels elles se trouvent, et toujours de forme quadrangulaire. On ne connaît que deux exceptions, qui datent probablement l'une et l'autre de l'époque byzantine : dans la grande basilique de Tigzirt et à Matifou, on voit des secrelaria dont le fond est courbe, ce sont là des remaniements. A Rome il faut attendre la fin du vme siècle (pontificat d'Adrien Ier, 772-795) pour rencontrer des absidioles jumelles des deux côtés de l'abside centrale, à Sainte- Marie in Cosmedin et à Sainte-Marie in Domnica (sous Pascal Ier, 817-824). Dès lors, on rencontre d'autres exemples en Italie, à Saint-Ambroise de Milan, à Alliate en Italie, à Saint-Généroux, à Gourgé, à Vaison, à Valcabrère, en France. A partir du ixe siècle, ce type avait gain de cause en Italie et en France.

2. Double abside. — Une autre innovation, de la même époque, c'est l'église avec deux absides aux deux extrémités delà nef (voir Abside); nous en trouvons des exemples dans le plan de Saint-Gall, à Saint- Sauveur de Fulda, à Sainte-Marie du Moutier de Reichenau, à Saint-Emmeran de Ratisbonne, dans la crypte de l'église du Bourget et probablement dans l'ancienne église de Saint-Riquier. Les églises à deux absides sont communes à partir du ixe siècle et on continue à en construire jusqu'au xne siècle principalement dans les pays rhénans.

3. Plan cruciforme. — Pendant longtemps on ne se risque que de manière timide à introduire entre la nef et l'abside un transept. A partir de l'époque carolingienne cette disposition devient fréquente; on la rencontre sur le plan de Saint-Gall, à Saint-Martin d'Angers, à Saint-Philbert de Grandlieu, à Saint-Généroux, à Michelstadt, à Sainte-Praxède de Rome, etc. Ce transept déborde de plus en plus l'alignement des bas-côtéset tendrait à donner au plan la forme ancienne de la croix en T, mais en même temps. L'abside au lieu de s'ouvrir directement sur le transept est reportée un peu plus loin et la partie qui va du transept à l'abside garde les proportions de la nef. en sorte que la croix se trouve formée ainsi

Les archéologues allemands on t revendiqué pour leur pays le mérite de cette innovation dont les premiers exemples se rencontreraient, à les en croire, dans les églises des célèbres abbayes de Fulda, de Saint-Gall.

I RANCE III

d'Hirschau, de Corvcy '. Il fallait que le contraire fût bien évident puisque ta démonstration de l'origine franque a été faite par un archéologue allemand -.

Le plus ancien exemple connu en Allemagne de basilique cruciforme esl celui de l'abbaye de Fulda, dont l'église lui "'. Or le constructeur

-lise fui l'abbé Sturm, qui avait passi temps auparavant, (en 754-755) deux ann Jumiéges dont l'église était du type cruciforme3. C'était donc un mod

manie. En France, les abbayes de Corbie el de Saint- Riquier contribuèreni ip par leurs mi

naires à l'évangélisation de l'Allemagne. L'abl . sur le Weser, fut fondée par ' irbie qui, étant donné les habitu tiques

du temps et la proximité de Corbie et de Saint Rii

ouvaient pas ignorer cette dernière abbaye, dont ous le savons par la miniature dont il a été ion plus haut (t. t. flg. 15), comportait un i deux transepts et deux absides opposées. .Mais on peut remonter à une date bien plus ancienne puisque Gistemar, moine de Saint-Germain-des-Pr< s, nu us apprend <[ue l'église de cette abbaye fondée par Childebert, au vr- sieele, était cruciforme*. A la même époque. t'évêque de Clermont, Namatius, taisait bâtir dans sa ville épiscopale une église cruciforme s.

Ce n'est toutefois que vers le temps de Charlemagne,

l-dire au IXe siècle, que les églises sur plan crucial

sont devenues assez nombreuses, principalement dans

le nord de la Gaule et dans les provinces germaniques.

I. Plan tréflé. — Le plan tréflé resta en faveur. On voit dans l'église deGourgédes absides aux extrémités du transept, à Wenlcn, la chapelle construite en 800, par saint Ludger est t ré fiée; à Saint-Honorat de Lérins une chapelle dédiée à la Trinité est égal

pourrait dire de l'église de Germigny lesqu'elle offre le rapprochement d'un trèfle et d'un quatre feuilles.

1 Cha tyonnarUes. — Dans quelques villes du

nord île la France et de la Belgique on use encore de nos jours du vieux mot corolles pour désigner une ceint ure de chapelles qui enveloppe l' abside; les archéologues ont donne a cet ensemble le nom de déambulatoire (voir ce mot) sur L'exacte signification duquel nous nous sommes déjà expliqué. Cette disposition se retrouve, on peut le dire, dans une multitude d'églises ; elle répondait à une nécessité, i Ile satisfaisait si bien les Qdèles qu'il devint difficile dans la suite d'y renoncer (voir Dictionn., au mot Chokea, t. m, col. 1413-1 123)

a trouve dans les basiliques d'Afrique un couloir

de ', mais c'est un simple corridor de service, sans communication directe avec le sanctuaire. Non | Mutin dcToui de Noti Pré au Mans. A Orléans, la crypte

i Ugnan pn sente di celle de l'oue: t peut i i re carolingienne, mais i partie, celle qui offre précisément des chapelles i riantes, est du \i siècle. Les sanctuaires des égli la Couture au Mans et a Saint-Philibert de Tournus

iii-nt aussi des chapelles rayonnant Couture ne remonte qu'à la lin du >. Biècle, 'i Salnt- Philibi ancl mure rebâl

de. Somme toute, ou ne connaît actuellement en ■ hapelles rayonnant autour du eh i , reconstruction de Saint-

Martin de Tout

Dans les églises carolingien) i

fiii m, fi.r bildn. Kùnste, t. m, ; Weta) prung und Enlivickl. der chrlstl. Kir-

i8, p, 128; Dehia el Bczold, • '/-. ell.,

i i, p, 160. ■ 11. i.i.ii. Opi . Stutt-

narthex a sous eut une grande importance; celui de l'église de Chamalières (Puy-de-Dôme) trois arcades portant sur des colonnes; ce li Chapelle est flanque de deux tourelles cylindl contenant les escaliers en vis qui conduisent au bunes; les deux i Werden liassent poui

eu, dès l'époque carolingienne, des narthex m tants surmontés l'un et l'autre de deux tours.

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