‹ Dictionnaire d'archéologie chrétienne et de liturgie (volume 3)Chapitre 251 sur 423 · I -à-dire, qu'on a dl • ment · texte numérisé non relu

I -à-dire, qu'on a dl • ment

en placer sur la nef. cependant il serait téméraire d'affirmer qu'on n'a jamai i nous

ons un ou deux textes formi Is qui nous permi i tenl d'affirmer qu'au lois mis îles voûtes ailleurs qu'à

Ainsi le chroniqueur Richer nou

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1 Mabillon, Icut muii for. I II

IC TOUI s, Ili-t. I r.:tn or., I. II, e. x\l, /'. /... t. LXXI, I ol. 214. '■•.( mi,

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qu'un quart de la cathédrale de Reims, agrandie en 976, était voûté, et il nous dit expressément que la partie voûtée était à l'entrée: Hic (Adalbcro episcopus) strucluris œcclcsiœ sacrai plurimum stu.du.it. Fornices cnim qui ab iccclesiie introitu pcr quarlam pêne totius basilicse parlent, eminenti structura dislendebanlur, jienilus dirait undc et ampliore receptaculo et digniore scemate iota secclesia decorata est '.

10. Tribunes. — Malgré ces exemples, on doit dire que les églises voûtées furent rares à l'époque carolingienne, la toiture en charpente resta la règle communément appliquée. Dès lors on continua à élever, comme à une époque antérieure, des tribunes. Nous savons qu'on en voyait dans l'église de Saint-Riquier et à la cathédrale du Mans. Les églises en forme de rotonde en avaient également, c'est le cas pour Aixla-Chapelle, Mettlach, Ottmarsheim, et aussi pour des églises du xc siècle, comme Saint-Pierre à Jumièges,

(Côte-d'Or) on a imité grossièrement le chapiteau corinthien. Les architectes peu confiants dans la résistance de ces colonnes, ont parfois préféré leur donner une fonction simplement décorative; au lieu de leur faire supporter la charge, ils ont bâti un robuste pilier, dont ils sont sûrs; devant ce pilier, ils ont appliqué la colonne. La plupart des piliers sont sur plan carré, lourds et trapus ; mais il a fallu quelquefois — bien que rarement, — s'écarter de cette règle, comme nous le voyons à Saint-Pierre devienne où les piliers ont pris la place des colonnes et en rappellent en quelque sorte les dimensions. Outre le pilier carré, on a fait usage du pilier à angles coupés raccordés par un congé triangulaire à un tailloir et à un socle carré. Ce type se rencontre à la Basse-Œuvre de Beauvais où il alterne avec des piliers carrés.

12. Arcades et baies. — A la partie inférieure des murailles, on employa un mode de décoration peu

4678. — Chapiteaux de Satnt-Romain-Ie-Puy, de Germigny et de Chamalièrcs. D'après R. de Lasteyrie, op. cit., p. 142, 172, 173.

Montiérender, la Couture du Mans. « Ces tribunes n'avaient sans doute pas l'élégance de celles qu'ont possédées les basiliques des premiers siècles. Les arcs qui les faisaient communiquer avec la nef reposaient bur de massifs piliers qui ressemblaient beaucoup, tomme proportions et comme forme, à ceux qu'employaient les constructeurs du xic siècle. Ces arcs étaient le plus souvent groupés deux à deux sous un arc de décharge et leur retombée commune était portée sur une colonnette surmontée d'un gros chapiteau (Jumièges, Montiérender, la Couture). Ils pouvaient aussi être groupés par trois et celte disposition, très employée à l'époque romane, a probablement son origine dans ces grandes baies byzantines à remplage intérieur que les constructeurs d'Aix-la-Chapelle ou d'Ottlieim ont grossièrement copiées '. »

11. Supports. — Les voûtes de quelques cryptes, notamment Saint-Seurin de Bordeaux, posent sur des colonnes antiques; on a fait mieux pour la crypte de Saint-Germain d'Auxerre, on a taillé des colonnes à chapiteaux imitées du type corinthien; à Flavigny

1 l'.ielicr.l. III, e. xxn, dans Perl/.. Scriptores, t. m. p. 613; i;. de Lasteyrie, .Voir sur la cathédrale de Reims à l'époque

coûteux; on évida le mur en forme d'arcades dont les retombées s'appuyaient sur des colonnettes à fûts antiques ou sur de petits pilastres.

13. Éclairage. — Les églises carolingiennes sont éclairées par les parties hautes de la nef; les bascôtés et l'abside ont aussi leurs fenêtres, mais le plus souvent de proportions exiguës. Les églises des grandes villes ou des riches monastères étaient trop vastes pour que ces lucarnes fussent jugé suffisantes, aussi les fenêtres y prenaient des dimensions conformes à leur destination, par exemple à la Couture du Mans, à la Basse-Œuvre de Beauvais, à Saint-Généroux, à Suèvres, a Saint-Philbert de Grandlieu. L'ouverture de la fenêtre (et il en est de même pour les portes), était une simple baie que n'encadrait ni saillie ni rinceau. Parfois, mais rarement, la fenêtre est encadrée par l'arc de décharge ou par un cordon de moulures qui contournent les archivoltes. Ces cordons ont un biseau chargé de billettes, de petits tronçons de baguettes ou de denlicules, petits cubes espacés (La Basse-Œuvre, Cravant, Saint Généroux). Quelquefois ces moulures

carlovingienne, dans Comptes rendus de VAcad. dru inscript.

1909, p. 228-239. — - De Lasteyrie, Archit. rcl., p. 192-193.

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dessinent entre les fenêtres «les frontons remplis d'appareil réticulé (Cravant, Saint-Généroux).

La baie «les fenêtres était remplie par (les plaques de verre. On ne. se contentait pas de verre transparent ; on usait «le verres teintes qu'on rapprochait de manière à former des combinaisons symboliques ou étriqués. M. Pilloy a trouvé dans les fouilles de Sézy-les-Mézières quelques débris d'un petit vitrail qu'il fait remonter au rx« siècle. Nous savons qu'au x" si«!cle, la cathédrale de Reims possédait des vitraux à personnage et l'église Saint-Bénigne de Dijon en avait un i ni sainte Paschasie.

Il est peu pr< bable qu'ayant celte ressource du verre nn ait tait usage eu France des dalli qu'on

rencontre surtout en Italie.

14. Chapiteaux. — Les sculpteurs oui luit assaut de . ainsi qu'on en peut juger par l'examen des

1679. Chapiteau de Saint-Martin d'Auxcrrc,

crypte de Saint-Germain.

D'après R. de Lasteyrie, op. cit.. p. 195, ii^'. 171.

chapiteaux de Saint-Romain-le-Puy, de Germigny, de deChamalières(fig. 4678). Dans la crypte de Sain main d'Auxerre, un chapiteau s'est inspiré du type ionique (flg. 4679) ci- qui est .l'une ex I renie rareté ci pour ainsi «lire exceptionnel, tandis qu'on ne cessa jamais de tailler des chapiteaux inspirés de plusou moins près par le type corinthien. Ce lui surtout dans les manuspour les canons d'Eusébe(voir Dietionn. au mot ii emploj a ci s i hapil eauj ligures tantôt avec deux rangs, tantôt avec de feuilles. [1 y eut des chapiteaux carolingiens ornés de figures.t J'en pin . ■ iter, dil M. de Lasteyrie, un exemple inconh tabli i Saint lignan d'Orléans itig. 4680),

lail corps a\ee la parla' de la I qui- tout I'' monde |l a l'an mille. Je

'.u'. .mu u qu'il en existe beaucoup d'au 1res dont mi a méconnu la vraie date. On a pris, en effet, l'habitude d'attribuer en bloc au xi" : le figura sans prendre garde que l'art roman n'est pas né brusquement en l'an mille, que les traits qui le térisent ont du s.- former gradui et que notre Ignorance nous lait prendre puni des inventions

du XI' ou du XII' siècle, bien des détails plus anciens,

«lue les artistes de cette époque n'ont tait qu'imiter et transformer. C'est le cas des chapiteau

ilnlatures carolingiennes nous en présentent «les ans ci aient ornes de tête .

d'animaux «m d'oiseaux, remplaçant les volutes d'angle, les autres étaient orn< tux mêles a

des feuillages; d'autres enfin, offraient di tations de ligures humaine 15. Coloni

décoration, feuillages ou rinceaux entn

d'animaux, ou plus simplenieni .

damiers, spirale, etc. Bien que l'on n'eût pas absolument renonce a la taille des colonin que la carrière des édifices antiques était bien décidément épuisée, on ne façonnait que des colonnes il comparaison avec les admirables monolithes de l'art antique. Si on s'en rapportait a la documentation des manuscrits, toutes ces colonnes ne seraient Micre que des coloimettes fragiles et si minces qu'elles n'eussent pas suffi à la solidité des édifices. Les enlumineurs s'inquiétaient peu de reproduire les dimensions exactes qu'il ni plus élégant d'aligner leur port iqui

dont la sveltesse laissait d'autant plus de champ pour recevoir l'écriture.

1G. Bases. Les bases, à en miniatures, offraient une imitation évidente des bases attiques, mais souvent, on empâtait la base afin d'affermu* la colonne ou le pilier. A Saiui Philbert de i , i and lieu, on constate un de ces empâtement s extraordinaires pour assurer la solidité. H y avait encoi bases en forme de chapiteaux renverses ou de des «le pierre ornés de figures d'hommes ou d'animaux. Les artistes carolingiens oui même dû connaître ces fantaisies étranges dont quelques églises romai

1680. — Chapiteau d'I Irléans.

D'apn s R. de Lasteyrie, op. cit., p. 198, Qg. 178.

emples. Ainsi des colonne : poi tées en guise «le base par deux hommes pliant sous leur poii ou posées sur le dos' d'un lion (Sainl Gilles), ou sur le

m monstre dévorant un hoi

manuscrit du ix- siècle, de la bibliothèque d' Vngers,

,ir bizarrei li de cet

qui mont nul assez que l'illl.inin il

ait des lors aux mêmes coi

de l'époque r

lion il,- ces sculptures ne leur a pas fail ti

franchement misérab 17. Stuc. Li "''",

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Riquier, Angilbert, fil titcl «l'un p

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FRANCE

du xi8 siècle, formés d'une corbeille en pierre sur laquelle on a appliqué des groupes de personnages ou des feuillages en stuc.

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