‹ Dictionnaire d'archéologie chrétienne et de liturgie (volume 3)Chapitre 263 sur 423 · ANN-X-REGN DO NOS TEVDERE · texte numérisé non relu

ANN-X-REGN DO NOS TEVDERE

renoue ainsi la chaîne interrompue de la chronologie . et montre ce que Home a perdu d'influence' et de prestige sous les faibles successeurs du grand Théodoric.

Encore un mot sur 1~ système chronologique sui\i dans le première Aquitaine, un int après sa

conquête par les Francs. A compter de cette époque, plusieurs epitaphes s'y rencontrent et toutes, sans exception, portent les noms des nouveaux rois Et pourtant à Clermont, l'une des villes ou se rencontrent ces monuments, un concile de l'an 535 est marqué,

suivant la mode romaine, du post-consulat île Paulin. ■nce n'est point un fait isole dans le

royaume d'AIaric, où les inscriptions, les luis, portent la date de son règne. Le concile d'Agde, en 506 sente le nom du consul Messala; en Algérie, i pagne, lorsque les epitaphes chrétiennes ne mentionnent que les années de l'ère locale, les conciles il

i i ie, nomment de même le ■

consuls suivant l'ancien usa ence de ce double

Faut dune faire deux parts dans les documents qui nous occupent .

' Pr > Mo golhlco, L I.e. mii, <"•< I i I . , de Bonn, t. il,

h. 69, 70. , InscripL christ, urb. Bomœ, l. i,

p mii. 'Procope, J ithico, I. I, c. ai,

i. '. h, p. i ■■ la.iiii. Inscrlpt., t. n,

, voir h. 620t. — '• Au xi* et au xii ucoup

le chancellerie! laïques et ecclésiastiques l'attachèrent

i Imiter les usages de la cbancelli irml les

<ini ont ■■m', i cet te vi ilusieurs

les de Rennes dont on possède des chartes litl

ment modelées sur les bullea-privilègei des papi I

ut cette Initiative édi aie de

Rennes était placée s.ms l'invocation de s. uni pierre, de torte que les évéquei de Rennes pouvaient s'approprier la formule uh beatl Pétri et (pfmus.

menls civils tels que les épithaplics. Il actes

religieux que les évéques ont sans doute voulu libeller

selon la forme suivie à Runie et donl 1 ponti-

ficales leur fournissaient le type. C'est du mi qui se lit au nu. mblance si|

semble montrer, dis le \r siècle, une tcndain coutume qui fut plus tard celle de noire Église. Rien ne s'accommode mieux d'ailleurs, pour cette époque, avec l'attitude du clergé de la Gaule, vivant de sa vie propre sous le sceptn des barbares, se recrutant surtout parmi la race vaincue, se plaçant SOUS l'égide de la loi romaim int dans un concile di

538, que les divisions politiques du sol sont chose indifférente pour l'administration ecclésiastique *.

Si ces déductions sont exactes, plus d'une conséquence devra s'en dégager. L'histoire est trop souvent muette et parfois les documents nous font défaut pour de longues seiies d'années. Lorsque, dans une de autre sol dont les destinées nous seront demeurées inconnues, nous trouverons sur un marbre une date par les consuls ou par les rois, l'accord des monuments et des faits dans les trois royaumes donl on vient de parler ne permet Irai -il pas alors d'est i nier, par cette date, la condition politique du pays qui l'aura présentée? Devant l'incertitude des délimitations à cette époque une inscription consulaire OU royale, trouvée vers les bornes supposées du royaume

des Francs et de la Bourgogne ne devra-t-elle pas faire attribuer au pays qui. seul des deux, possède des monuments semblables, la part du sol où le nouveau marbre aura paru?

L'emploi d'une supputation, son abandon, son remplacement par une autre ont été en Italie le résultat presque journalier des revirements politiques dont les

dates lapidaires gardent la inarque. Nous sommes moins bien informés pour la Gaule où les marbres ne Luit que trop bien sentir les regrettables lacunes de l'histoire.

De 486 à 495, cinq localités de la Lyonnaise, ou de la Viennoise ' qui ne forment pas groupe cl que séparent d'ailleurs des centres oùs'einplnicut d'au! res méthodes ' présentent une supputation par les postconsulats de Symmaque. En 491, deux villes voisines Vienne 1 1 Vézéronce, offrent deux dates différentes * et une autre cité de la même province, Valence, fournit peut-être pour la même année une mention conçue

suivant un troisième système.

Autre anomalie. Lorsque le consulat a disparu, la Bourgn dernier pays où survive la mémoire

de cette Mande Institution ; les longues supputations par les postconsulats, poussées chez elle plus loin (pudans toute autre contrée s'expriment de deux diverses : à Lyon, un compte, jusqu'ep 601, par le insulat de Justin qui reçut les faisceaux en 540; à Vienne et dans ses alento '\u\-n

628, par les alun ■ ■ , depuis le dcrnii i .

Fait consul, Basile qui fut nommé en 541, Le fait existe nettement délimité au point de vue g<

phique, Se produisant durant soixante années, sans que trouble un seul instant, sans que le

( )n en troui era l'abbaye de

Savlgny, conservés aux Archtvi pies dans

un i uiiii.li. .i. archives du département de la Manche.

\..te il. 1.1 l.-'i lie il

années auparavant le pape Innocent i proclamait le même

principe, Epiât, \m\, ad Al 2, dans P

tant EplsL roman, pontlf., 17:21, p. 852; M.ir Naudet, De

l'état des personm

race, dans Ménx, de V icadétnit des in i- mu.

, Saint- rhomé, \ al. ■net- et

Le la. .ni /i. i . ' . i • ■• 2, 388 ■■. 181a, 17 16,

i. Vézéronce, Vienne de Lyon, Le lu. .m, ..■

n. :ix.x, i ....

FRANCE

nom de Basile paraisse à Lyon, sans que celui de Justin se montre à Vienne '.

Voilà au vie siècle, deux grandes lignes principales et qui pourraient peut-être mettre sur la voie du partage inconnu que Childebert et Clotaire firent entre eux alors de la Bourgogne.

Il est, de plus, des systèmes éphémères.

Dans la Viennoise, le nom du consul de l'an 534, Paulin, sert de point de départ à une autre supputation poursuivie durant trois années *, tandis que dans la partie de l'Italie qui nous confine, elle s'emploie encore en 546 3, et n'est remplacée que plus tard, d'après les marbres qui nous sont connus, par les postconsulats de Basile, consul dès 541 *. Sur le même point de notre sol et dès que disparaît le nom de Paulin, celui d'un consul de 538 est pris comme base pour un nouveau calcul, et jusqu'en 550, au moins, l'on compte par les postconsulats de Jean 6.

Voici un tableau des mentions chronologiques consulaires et royales fournies par nos inscriptions de la Gaule. Nous donnons l'année, le texte et la référence au Recueil de Le Blant et avec l'indication (*) au Nouveau recueil du même auteur :

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