‹ Dictionnaire d'archéologie chrétienne et de liturgie (volume 3)Chapitre 276 sur 423 · LEVBORICVS HIC REQVIIS CIT IN PACE VIXIT ANN VS VIII · texte numérisé non relu

LEVBORICVS HIC REQVIIS CIT IN PACE VIXIT ANN VS VIII

VII. Les NOMS PROPRES. - Nous avons dit que le formulaire épigraphique chrétien avait répudie entre autres éléments les fria nomina, ds vieux système romain, c'est-à-dire la réunion du prxnomen, du nomen et du cognomen. Ce nom triple appartenait au citoyen de naissance libre, mais ne lui était pas spécial; il pouvait être acquis par l'esclave affranchi et par l'étranger (levé a la possession du droit de cité. Voici comment s'opérait l'adjonction de noms dans ces deux derniers ras. I.e prœnomen et le nomen du patron se ut devant le nom unique de l'e clave ou de l'étranger, et cette adjonction téi d'un patro-

nage dont le client croyait devoir s'enorgueillir. Sur le monument de M. CAELIVS, centurion tué dans le massacre dus légions de Varus, on trouve 1er bustes de Ses deux affranchis qui ajoutèrent à leur wiincn servile (le PRIVATVS et de THIAMINVS, le prœnomen et le nomen du maître auquel ils devaient la liberté; ils

l'appelaient déslors : M. Ctelius Prioalus el .1/. I Thiaminus. DansleDe bclii gallico, I, xi.vn. nous voyons la civitas conférée a un barbare : Commodissimum estC. Valerium Procillum, C. Valerii Caburi fllium... cujus palet d C Valerio Flacco civitale donatu ad eum (Ariovisttim) mittere On voil ii I le gaulois Caburus, fait citoyen romain par C. Valerii

nomen

Mi. h. m. Deux Inscription! chrétiennes <!•■ lu Gaule nu .A/usée britannique, «Unis iiuii. »/* Ui Soc. ""'. >/<■> •min/. de France, 1898, p. i;n7. - ■ - Cannegictcr, De mutata romanorum nomlnum tub prtnctptbus rallone liber slngularts, m i , Trajectiad Rbenum, I7.".x, cap. n: cf. p. 2"

E. Le Blant, Inscrlpl., t. i, p. 133, notel, ■ Conctl. Toletan., mi et XV ad min. 681 et 688. ■ Schmldt, lu. Kirchi il.s hni. Poulinas, p. s:,; j;. i.(. niant, Inscrlpt,

et le nomen de celui qui étail di on patron.

i < témerégulierdesnomsromainsdéjàgravement troublé antérieurement à l'avènement des empereurs c h retiens », s'altère davantage à mesure que ni m s arrivons à l'époque où les marbres des fidèles deviennent plus nombreux*. Les tria nomina, tels que Quintus Velinius EunœtUS, par exemple, indiquent une époque très antique et pendant laquelle on ne rencontre que peu d'inscriptions chrétiennes. Les vocables multiples empruntes aux empereurs peuvent permettre parfois de rattacher certains monuments au règne de ces princes. Ceux dans lesquels un gentilice autre que Flavius figure comme prénom, appartiennent à l'âge suivant. Ce gentilice Flavius se retrouve employé comme prénom jusqu'à la fin du \n siècle '. I ne inscription de Trêves, trouvée a Saint-Mat hias est ainsi conçue J (fig, 2772) :

HIC IN PACE FIDELIS QVI ESCIT VALENTINA QVAE VIXSIT ANNVS XXVIIII ET MESIS V GERMANIO VIRGINIVS 5 EIVS PRO CARITATEM

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