Fragment de couvercle, provenant d'Apt et con
FRANCE
servi- au musée d'Avignon. Ce monument a été figuré et décrit au mot An.
Bibl. — R. Garrucci, Sloria deWarle cristiana, t. v, p. 117, pi. cd, n. 1; E. Le lilant, Sarcophages de la Gaule, pi. xlvii, 3 -.Diclionn., t. i, col. 2645; Qg. 861.
17. ARLB3. — Voir Diclionn., 1. 1, col. 2908-2909. Tombe de marbre dont le milieu est brisé: il ne
subsiste que les deux sujets places aux extrémités et entre eux une bande étroite où l'on retrouve quelques traces du bas de figures disparues, assez toutefois pour identifier les sujets représentés. Voici la strie de ces sujets : 1° Résurrection du fils de la veuve de Naim; 2" multiplication des pains; 3° le- Christ prédisant le reniement de saint Pierre; 1° le Christ sur le trône posant sur une figure tenant un voile déployé (yoirDict., 1. 1, coL 3030 3031 ): 5, 6, deuxsujets Imprécis; 7° le Christ guérissant un aveugle.
Bibl. • — E. Le Blant, Étudesur les sarcophages chrétiens antiques de la aille <r Arles, 1878, p. 1, n. 1, pi. i.
18. Deux fragments, qui doivent provenir des faces latérales d'une tombe. Sur l'un est représente une scène de baptême, probablement le baptême du Christ (voir Dut., t. n, col. 375). Sur l'autre fragment un homme debout et un homme agenouille recueillent dans leurs mains l'eau qui tombe d'un rocher; ee sont, sans hésitation possible, les Hébreux présents au miracle du rocher d'Horeb (lig. Il
Bibl. — Le P. Dumont, dans de Noble Lalauziére, Abrégé chronologique de l'histoire d'Arles, ouvrage enrichi du recueil complet des inscriptions. in-4°, Arles, 1808, pi. xxv, n. 4; E. Le Blant, Sarcoph.a" Arles, p.3, u. 2, pi. t. Qg. 2, 3.
19. Fragment de bas-relief représentant la remise îles clefs à saint Pierre qui reçoit une clef Cet non pas deux) dans le pli de son manteau. A la retombée 'les ai deux dauphins affrontés à un coquillage, un triton.
Bibl. -- Ch. Cahier. Nouveaux mélanges arcl giques. Décoration d'églises, p. 87 (inexact, ligure deux clefs); E. Le Blant, Sarcoph. d'Arles, p. 4, n. 3, pi. n,
20. Fragment qui représente la résurrection de Tabithe par saint Pierre donl les Actes donnent le récit suivant : i II y avait entre les disciples, à Joppé, une femme appelée Tabithe. nom que les Grecs traduisent par Dorcas; elle pratiquait les bonnes œuvres et l'aumône. Or, riant tombée malade en ces jours-là, elle mourut: et quand le corps eut été lavé, on le mit dans nue chambre haute. Comme Lydda est près de Joppé, les disciples apprenant que Pierre se trouvait dans cette ville, lui envoyèrent deux hommes pour le prier devenir auprès d'eux. Pierre si- mit eu route avec ces hommes. Lorsqu'il fut arrive, on le mena dans la chambre haute; toutes les veuves l'ento
pleurs, en lui montrant les tuniques el les mai que leur faisait Dorcas. Pierre lit sortir le
tant mis à genoux, il pria; puis, se tournant vers ■ ivre, il dit : « Tabithe, lève-toi . La sainte femme
ouvrit les yeux et ayant vu Pierre, I Ile Se mil sur son séant ; il lui donna la main et la leva, puis, ayant appelé
veuves, il la leur montra vivante. • Sur notre bas-relief on \ oit la morte se relever a la
voix île l'apôtre, deux femmes voilées, des veuves, et deux petites ligures, peut-être des enfants secourus par Tabithe (0g. 1698).
Bibl. - - E. Le Blant, Sarcoph. d'Arles, p. 1, n. I. pi n, liy. 2.
21. Face antérieure, très mutilée d'un sarcophage, sur lequel se trouvent repri IMamultiplii
des pains et des pol née d'Abi
particularité digne d'attention qu'ici la
'tari, SeuUan *■ pltture, t. u, pi. \i.i\. x\ m. t . — BBxod.,xxxv*5,7. -' Leclercq, Manuel d' archéo-
main divine est remplacée par un personnage arrêtant le bras du patriarche auprès duquel sont ligures deux témoins, peut-être les serviteurs laisses au bas de la montagne; 3" guérison du paralytique; 4° une niante debout entre deux saints protecteurs; 5° la guérison de l'hémorroïsse; 6° un personnage donl la tête el le bras droit sont brises; 7" ee dernier su jet est d'une in terprétation moins certaine. ■ Ou y voit, dit E. Le Liant, un vieillard assis, lisant un volumen, en présence de trois Hébreux, reconnaissables à leur costume. L'un d'eux est debout devant lui et soutient son livre; l'autre se tient derrière son siège, a demi caché pal un arbre: Un troisième se prosl< pieds. A la
gauche est un personnage imberbe, tenant un r.. lumen, et qui semble s'adresser au vieillard. Sur le livre que tient ce dernier, le sculpteur a inscrit le monogramme :?;, il s'agit donc ici d'un texte saint (lig. 4699). Ce sujet se retrouve sur d'autres bas reliefs, mais sous une forme plus simplifiée : a Home ', à Saint-Mauricel'Ardèche (Musée de Lyon), à Narbonne et trois fois à
"i. - - Sarcophage 'l'A' ' D'après Le Blant, op. cit., pi. m.
Arles. Les interprétations ont varie d'autant que aucun symbole n'assure le sens historique, on a pensé y voir Abraham sous le chêne de Mambré !, .lob entoure de ses anciens amis. On peut I à admettre les raisons qu'y oppose E. la- lilant. Pour la scène de Mambré il voudrait voir des anges, mais l'usage des ailes elait loin d'être universelle ment admis au v« siècle ou au \r. pour désigner les anges; en ce qui ri '.il objecte que lis mari 'les
ne nous l'ont point encore montré sous les traits d'un vicillan'. Bottari et la- Blanl préfèrent donc \<
Moïse lisant l'Écriture aux Hébreux" LU bien '
sur la plaie voisine de la Porte des-Eaux. Quoiqu'il
en soit, le type plastique est très probablement inspire par les bas-reliefs figurant le jugement de l'aine par
Minos '.
Li second livre d'Esdras nous montre les Hébreux
entourant le docteur sur i isdite el levant
la main en criant amen! et idorei
Dieu '■. A cette doubli rite répond l'altitude
ix des Israélites repi près du vit
l'un fait, en étendant la m, In, Ii mu de l'acclamation (voii
llard esi a d'Esdras nous
montre le i debout
I pris
me qu'ils lllu
hritlenne, 1907, t. I. p. i 18 "• v'"-
ef. m. is.
FRANCE. — V
plus, on remarquera la présence du jeune homme à longs cheveux, tenant un volumcn, et qui semble parler au vieillard. D'après les types figuratifs adoptés par les artistes chrétiens, on ne peut guère méconnaître ici le Christ. Or selon le témoignage des Pères et celui du IVe livre dit d'Esdras, ce dernier inspiré par Dieu, aurait reconstitué le texte des Écritures perdues.
Quoiqu'il en soit de cette explication,-;! laquelle nous préférons celle de Bottari et continuons avec lui à voir ici le personnage de Moïse, ce sujet est un de ceux qui
Millin, Voyage <Ians les départements du Midi de la France, t. ni. p. 548. pi. î xvi, n. 2; Estrangin, Description de la ville d'Arles, in-16, Aix, 1845, p. 371, 372; De Rossi, Bull, di arckeol. cristiana, 1868, p. 40; E. LeBlant, Sarcoph. a" Arles, p. 7, n. 6, pi. iv; Sarcoph de la Gaule, p. 32, n. 46, pi. x, lig. 1.
23. Beau sarcophage (voir Dictionn., t. i, col. 1129, fig. 280). Huit arbres sculptés en ronde bosse rejoignent, deux par deux, leurs branches de manière à former sept voûtes sous lesquels sont figurés sept sujets ; 1° résurrection du fils de la veuve de Naim;
4700. — Sarcophage d'Arles. D'après Le Blant, Sarcophages de la Gaule, pi. x, n. 1.
ont été fréquemment répétés sur les sarcophages de la Gaule.
22. La face antérieure représente un riche portique soutenu par des colonnes, au centre duquel le Christ assis sur un siège élevé, les pieds posés sur l'escabeau d'honneur, tient dans ses mains le livre sur lequel on lit la formule : Dominus legem dut. De chaque côté du Maître sont assis les douze apôtres tenant des livres ou des rouleaux. A droite de Jésus, saint Matthieu et saint Marc tiennent ouverts leurs Évangiles, sur lesquels on lit : MATTEVS, MARCVS; à sa gauche les saints Luc et Jean avec ces mots : LVCANVS, IOANNIS. Derrière les apôtres, dix personnages debout sous le portique, l'un d'eux fait le geste de
2° l'hémorroïsse guérie; 3° la multiplication des pains et des poissons; 4° une femme en prière, entre deux personnages; 5° le miracle de Cana; 6" guérison d'un aveugle; 7° guérison d'un paralytique. Dans le feuillage, sept colombes; autour d'un arbre, un serpent enroulé et montant vers un nid rempli d'oeufs; ce sujet qui n'a probablement rien de symbolique mais seulement une intention décorative rappelle un sarcophage de Marseille sur lequel le serpent a pour réplique un colimaçon montant à un autre arbre, animal qui n'a jamais eu aucune signification symbolique.
Bibl. — Le P. Dumont, dans de Noble Lalauzièrc Abrégé chronologique de l'histoire d'Arles, pi. xxm,
4701. — Sarcophage d'Arles. D'après Le Blant, Sarcophages d'Arles, pi. vu.
l'acclamation. A l'une des extrémités, un homme en présente un autre plus petit qui s'incline et dont les mains sont voilées par son manteau; même scène à l'extrémité opposée, mais ici ce sont deux femmes. On a voulu représenter des défunts présentés au Christ par des saints, ou bien des parents avec leurs enfants (t. v. col. 853, li,-'. 12M2). Le couvercle représente les douze apôtres et celle épitaphe (fig. 4700):
INTECER ADQVE PIVS VITAET C0RP0RE PVRVS AETERNO HIC POSITVS VIVIT C0NC0RDIVS AEV0 QVI TENERIS PRIMVM MINISTRVM FVLSIT IN ANNIS POST ETIAM LECTVS CAELESTI LECE SACEROOS TRICINTA ET CEMINOS DECIM VIX REDDIDIT ANN0S HVNC CIT0 SIDEREAM RAPTVM OMNIPOTENTIS IN AVLAM ET MATER BLANDA ET FRATER SINE FVNERE QVAERVNT.
Bibl. — Bibl. nat., fonds lai in. ms. SOIS, fol. 13, de Peiresc; le P. Dumont. dans de Noble Lalauzière, Abrégé chronologique de l'histoire d'Arles, pi. xxv;
n. 1 ; Millin, Voyage dans les départements du midi de la France, t. ni, p. 550. pi. i xv, r. 5; J. Jacquemin, Guide du voyageur dans Arles, renfermant... la description de ses monuments antiques du moyen âge et de la Renaissance, in-8", Arles, 1835; Hon. Clair, Les monuments d'Arles antique et moderne, in-8°, Arles, 1837, p. 343; Jean Jul. Estrangin, Description de la ville d'Arles, ancienne et moderne, de ses Cliamps- Élysées et de son musée lapidaire avec une introduction historique, in-16, Aix, 1845, p. 373; E. Le Blant, Sarcoph. d'Arles, p. 9, n. 7, pi. v; Dicl., t. i, col. 1129, fig. 280.
2 1. Sarcophage à deux rangées de bas-reliefs. Au centre, sur une coquille, les bustes de deux époux, le mari tient un volumen, qui lui sert probablement de maintien et n'a pas d'autre signification. Bandeau supérieur : 1" Dieu le père assis sur un rocher et Dieu le fils debout reçoivent le sacrifice de Caïn et d'Abel; 2° arrestation d'un homme par des Juifs, c'est Moïse
Il; \ NCE.
nu saint Pierre; 3" guérison d'un aveugle par le Christ ; m' reçoit d'une main divine les tables de la loi; m lice d'Abraham, main divine, bélier, deux personnages; 6" multiplication des pains et des poissons;
7 ' on homme assis, lisant entre deux juifs debout.
Bandeau inférieur : 1° Une femme en prière, les bras en croix, entre deux arbres: a sa droite, un homme; 2" miracle de Cana; 3° Daniel empoisonnant le dragon
criplion de la ville d'Arles, p. 220; d. Le Blant, Sarcuph. il' Arles, p. 10, n. 8, pi, vi.
25. Sarcophage dont les faces latérales ont disparu. La face antérieure nous montre : 1° la résurrection de Lazare, debout dans un edieule, sur le coté duquel se voit un bas-relief représentant Daniel qui donne un pain empoisonné au dragon des Babyloniens; - Aveugle guéri; 3 mte; -1° Miracle de Cana;
;e d'Arles. D'après Le Blant, Sarcophages d'Arles, pi. ix.
des Babylonien: ! i jeté au monstre qui l'en-
gloutit; au-dessus du monstre, restes d'un génie soudant la tempête; Ion rejeté par le monstre, dort à l'ont icurbi te, derrière une roche, un per-
sonnage lui tend la main; 6° Adam. Eve et le serpent; 7" Daniel priant, les bras en croix in 1 1 lions et deux personnages, l'un est barbu, l'aut décapité, le premier présente un pain à incisions en croix, l'ai il re un poisson a tête de dauphin '. Ces vivres indiquent a n'eu pouvoir douter l'Eucharistie; voir
5° Le Christ, prédisant à saint Pierre son reniement : 6" Moïse Frappant le rocher ; i fig, 1701 1.
Bibl. ■ - Le P. Dumont, dans de Noble l.alauziere. Abrégé chronologique de Vhisloire d'Arles, pi. xxiv; Millin, Voyage, t. in, p. 583, pi. i.xvi, ri. 8 ; Jacquemin, Guide du voyageur dans Arles, p. 289; IL clair. Les monum, d'Arles, p. 250; Estrangin, Descriptions Arles, <; E. Le lilant. Sarcoph. d'Arles, p. 13, n. 9, pi. vu, xxiv, n. 3, I.