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FRANCE. - V
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placement de l'ancien cimetière de Saint-Seurin (aujourd'hui allées Damour), à Bordeaux. Dans le couvercle était encastrée une plaque de marbre blanc d'Italie, de 0 ni. 88 sur 0 m. 42 et d'épaisseur inégale. Malgré les trous de scellement préparés, on s'était contenté d'employer le mortier, après que la partie inférieure, moins épaisse eut été mise au niveau de la partie supérieure au moyen d'un fragment de brique engagédessous.
L'inscription est tracée sur cinq lignes :
aTcO
IC IACIT FLAINVS DE NVMERO MAT TIACORVM SENIORVM QVI VIXST ANNVS QVARAGINTA ET QVI NQVE ET DISMISIT GRANDE CRVDELITATE VXSORI ET FILIS IVIS
(Hjic iacit Fla(v)inus de numéro MattiacoTiim seniorum qui vixs(i)t unnus quaraginla et quinque et dismisit grande(m) crudelilate(m) uxsori et (ili(i)s (s)uis.
Crudclitatem tient ici la place de dolorem. Dans une inscription de Celeia (Norique) on trouve crudelilas pour désigner la douleur des survivants : Crudcles parentes facere cur(averunt). L'inscription paraît être de la fin du iv° siècle, elle mentionne un soldat du numerus des Mattiaci seniores.
Bibl. — Paul Court eault, Inscription chre'liennc du cimetière primitif de Saint-Seurin à Bordeaux, dans Revue deséludes anciennes, 1910, t. xn, p. 67-72; R. Cagnat, Revue des publications épi graphiques, dans Revue archéologique, 1910, p. 337, n. 59.
117. JSODHF. — Morellet, Sarcophage chrétien et autels votifs consacrés à Mars, trouvés à Bouhy-le- Terlre, dans Bulletin de la Société nivernaise des sciences, lettres et arts, 1854, t. i, p. 326 et 370.
118. BOVJta. — Trois fragments de provenance inconnue, achetés à Bourg; ils ont pu faire partie d'un même sarcophage, avec un médaillon au centre, des strigiles de chaque coté et, aux extrémités, le bon pasteur (à droite), un berger (a gauche).
Bibl. — E. Le Blant, Sarcoph. de la Gaule, p I, n. 5, pi. i,n. 2,:;. i.
119. BOURGES. — Voici ce que Grégoire de Tours nous apprend sur la tombe de saint Félix, évèque de Bourges : « Le sépulcre sculpté, en marbre de Paros, était posé sur le sol, et il arriva qu'un aveugle s'en étant approché, recouvra la vue. Le peuple apprit ainsi qu'un ami de Dieu, qu'on avait méconnu pendant sa vie, reposait en cet endroit, et l'on commença à y venir prier. Comme le sarcophage n'avait qu'un grossier couvercle de pierre, les citoyens de Bourges et surtout leur évèque voulurent le remplacer par un marbre; en ouvrant ce tombeau, on trouva le corps du bienheureux confesseur, mort depuis douze ans, si intact que ses vêtements mêmes n'avaient subi aucune altération; on eût dit que l'ensevelissement venait d'être fait à l'heure même. Par la miséricorde de Dieu, la pierre qu'on avait rejetée ne demeura pas sans vertu, et l'on raconte que sa poussière, prise dans un breuvage, a rapidement guéri plusieurs malades de lièvres quai les. tierces ou quotidiennes. »
Bibl. — Grégoire de Tours, De gloria confessorum, en. en; E. Le Blant, Sarcoph. de la Gaule, p. 58, n. 74.
120. CAHORS. — Cloître de la cathédrale. Sarcophage disparu, dont nous trouvons un dessin et une notice dans les papiers de M. de Besombes de Saint- Geniés (t 1783). Face principale : scènes de vendanges; face latérale gauche : Adam et Eve de chaque côté de l'arbre sur lequel est enroule le serpent ; la fa.ee latérale droite montre un pasteur gardant son troupeau. Sur le couvercle, deux génies ailés tiennent un cartouche
anépigraphe. La coupe du couvercle forme des angles servant d'acrotères sur lesquels sont sculptés des dauphins dévorant une pieuvre ou une proie quelconque. En 1580, ce sarcophage fut fracturé par les huguenots.
Bibl. — De Fontenelles, dans Bulletin monumental, 1S79. p. 563; E. Le Blant, Sarcoph. de la Gaule, p 70, n. 87, pi. xxi, fig. 1, 2, 3; J. Mommeja, Les sarcophages antiques du Quercy, dans Bull, archéol. du Comilc, 1893. p. 105; le même, Note sur des sarcophages chrétiens conservés « Cahors, dans Bulletin de la Société archéologique du Midi de la France, 1893, t. vi, p. 13.
121. Ce sarcophage, qui aurait reçu, dit-on, les restes de saint Didier de Cahors, se trouvait autrefois dans la cathédrale, chapelle de Saint-Sauveur, et il reposait sur quatre pilastres de pierre. Les huguenots l'ouvrirent, en brisant le côté gauche du couvercle, brûlèrent les ossements qu'il contenait et en jetèrent les cendres. I.a tombe elle-même fut épargnée et reléguée dans une arrière sacristie, puis ramenée dans une chapelle du cloître, où elle se trouvait lorsque M. de Besombes la décrivit. A la Révolution elle disparut, puis on la retrouva à Lalbenque, commune de l'arrondissement de Cahers, et elle entra dans la collection Basilewsky, transportée à Pétrograd, ce que n'admet pas M. Mommeja.
Le couvercle n'existe plus; il portait, au milieu, en bas-relief le buste d'un personnage tenant le volumen et se détachant sur une draperie que soutenaient deux génies ailés. A gauche, se voyait un tribunal et une femme debout tenant un volumen, peutêtre Suzanne; à droite, la comparution du Christ devant Pilatc.
La cuve montre Lazare debout dans un édicule dont le fronton se termine par deux masques. Un berger appuyé sur son bâton se détache à la base du petit monument. Le Christ, sans baguette, lève la main droite en se tournant vers une femme inclinée que lui présente un apôtre. Guérison d'un aveugle, orante debout entre deux saints protecteurs; arrestation de Moïse par les juifs. Moïse frappant le rocher. Ce marbre est du v» siècle (Dictionn., t. n, col. 1550, fig. 1832).
Bibl. — A. de Caumont, Le tombeau chrétien de Cahors, dans Bulletin monumental, 1868, t. xxxiv, p. 140-141; P. L. de Besombes de Saint-Geniès. Recherches sur deux tombeaux antiques, dans Bulletin monumental, 18.9, Ve série, t. vu, p. 563-590; J. de Lainière, Le sarcophage de Cahors, dans Bullelinmonumental, 1876, série V, t. îv, p. 59-70; Garrucci, Sloria dcll'arte eristiana, t. v, p. 118, pi. ccclxxx, n. 2; E. Le Blant, Sarcoph. de la Gaule, p. 71, n. 88, pi. xx, fig. 1 ; Dictionn., t. n, col. 1150, fig. 1S32; J. Mommija, Les sarcophages antiques du Quercy, dans Bull, archéol. de Comité, 1893, p. 406; Le même, Note sur des sarcophages chrétiens conservés à Cahors, dans Bulletin de la Société archéologique du midi de la France, 1893, t. vi, p. 13.
122. CARPENTRAS. — Sarcophage perdu, dont Millin donne cette description : « M. Hyacinthe Olivier, conserve dans sa maison de campagne, un sarcophage chrétien qui a une extrême ressemblance avec ceux que j'ai décrits en parlant de l'église des Minimes a Arles: on y voit l'aveugle de Jéricho, la résurrection de Lazare, Suzanne entre les vieillards, la multiplication des pains, Moïse faisant sortir l'eau du rocher. Les groupes sont aussi sous des arcades formées par des arbres, on voit parmi les branches des oiseaux et leurs petits et un serpent qui rampe pour les dévorer dans leur nid.
Bibl. — Millin, Voyage dans les départements du midi de lu France, t. iv, p. 136; E. Le Blant, Sarcoph. de la Gaule, p. 2(1. n. 38.
123. Charenton-DU-Cher.— Bourges, au musée de la Société des antiquaires du Centre; sarcophage de marbre I ilane ayant servi d'abreuvoir dans la cour d'une maison de Charenton (Cher), et plus anciennement,
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semble-t-il, dans un monastère de femmes existant au ■ ht lieu. Le marbre est décoré sur les quatre faces; les deux petits côtés par des ligures géométriques obtenues par des intersections de cercles; les grands côtés par: !• Daniel entre deux lions, figuré el décrit dans nn., t. iv, col. 231, fig. 3580; et 2« par deux griffons courant vers un vase (Voir Griffons).
Bibl. E. Le Blant, Sarcophage de Charenlon (Cher, dans Bulletin du Comité des travaux historiques, 1882, : Clément, dans Revue du Centre, 1882, p. 397; A. Buhot de Kersers, Histoire statistique el monumentale du département du Cher, in-8°, Bourges, 1879-1887 (canton de Charenton, p. 76); E, l e Blant, Sarcoph. de la Gaule, p. 55, n. 7:;. pi. xv, fig. 1, 2; Dietionn., t. iv, col. 231, Bg. 3580.