Église S. uni Michel dii-Toueh, aujourd'hui au
Muse. i . apôl les; sacrifice d'Abi
'nain., au mol Toi LOUSE
(Sarcophag
Bibl. — Du Mege, Description, n. -12* ; Rosbach,
de Toulouse, n. 79" ucci, Storia delV-
arle eristiana, t. v, p. i I I Blant,
Sarcoph. chrél. de la Gaule, p. 127, n. 156, pi. xi.n.n. 1,2.
e Sainl Mic lui du Toueli; aujourd'hui au
Musée. Le Chris) et six apôtres, deu ur les
petit. ure et décril dans Dielionn., au mot
l'ouï. in'si, (Sarcopha
Bibl. — Montégut, clans Mém. de t'.\<-ad. de Tau
['•série, t. i, p. 89; Du Mège, Description,
Le Blanl .
restes de la dalle de marbre envoyée par saint Euphrone d'Autun. Dans les reliefs qui décorent le plus important de ces débris, on trouve la trace d'une longue croix gemmée avec A et û0 suspendus pai des Mes: sur l'autre, une sorte de fuseau qui a pu former le corps d'un candélabre pose sur un des bras de la croix.
Bibl. — C. Chevalier, dans Bull, de la Soc archéol. de Touraine, issu. p. 9 ; E. Le Blant, Sarcoph. de la Gaule, p. 6, n. 7.
2S7. trêves. Sarcophage découvert à K<
décrit dans Dielionn., t. i, col. 2717, Bibl. -- Braun, Erklaerung eines antiken Sarkophagt za Trier; F. X. Krau tliche Kunsl in ihren
infûngen, p. 121; Aus'm Werth, Kunstdenkmùler, t. m, pi. lxi, n. 8, p. 97; li. Lenormant, t'en/te de P ( i lit., 1. 1, p
Storia delVarte eristiana, i. \, p. 18, pi. cccviii, n. 1 ; Wilniorosk- harii, p. 21.
pi. m ; E. Le Blan fa Gaule, p. 1".
n. 12, pi. m 288 i.unei li ie Sain! Us dmh ' erde
irait été transporté dans les jardins du comte de Madsfeld et encasti
■ Iguré et u Dielionn., ai
Bibl. — Wlthemlus, Lucillbui burgum romanum, p 167, pi. xxvu, n.
7i chrel. de la Gaule, p. 11, 1
FRANCE. — VI
289. Vaison. — Cloître attenant à l'ancienne cathédrale. Face principale d'un sarcophage très mutilé représentant le Christ' entre ses apôtres, qui lèvent la main vers lui et l'acclament. A droite et à gauche, deux portes monumentales terminent le sarcophage et figurent sans doute Jérusalem et Bethléem (fig. 4739).
Bibl. — E. Le Blant, Sarcoph. chrét. de la Gaule, p. 26, n. 36. pi. vu, fig. 2.
290. valbonne, canton de Saint-Michel-d'Euzet. Gard. — A la Chartreuse, un grand sarcophage divisé par des pilastres en sept compartiments. Au centre, le Christ tenant la loi nouvelle; deux personnages à palliant dont l'un porte un long volumen, occupent les extrémités. Des tentures relevées sont au-dessus de chacun d'eux; entre eux se détachent des vignes sortant d'un vase et des plantes de type ornemental. Le couvercle porte tracé à rebours, entre deux autres vases d'où s'échappent des pampres, le monogramme du Christ (fig. 4740).
Bibl. — E. Le Blant, Sarcoph. chrét. de la Gaule,
parties aujourd'hui rapprochées sont conservées à Venasque (fig. 4741).
Bibl. — Bibl. nat., ms. de Suarès, t. v. p. 536 ; Boni, Inscriptiones anliquœ cum notis, in-fol., Florentiae, 1731, cl. xx, n. 113, ex Gab. Naudeo; Muratori, Thés, vet. inscr., p. 1845, n. 8; Marini, An'ali, p. 391 ; Martin, Antiquités de Die, p. 120; E. Le Blant, Inscr. chrét. de la Gaule, t. n, p. 239, n. 507, p. 595, n. 707, pi lxvii, n. 407 bis: H Révoil, dans Revue des Sociétés savantes, 1864, p. 456 ;E. de Caumont; A bécédaire d'archéologie, 1867. p. 62; R. Garrucci, Sloria dell'arte cristiana, t. v, p. 136, pi. cccxciii, n. 8; V. Lieutaud, La Provence artistique et pittoresque, 1883, p. 157; E. Le Blant, Sarcoph. chrét. de la Gaule, p. 139, n. 199, pi. lvi, fig. 2.
294-302. vienne. — Musée. Fragments figurés et décrits dans Diclionn., au mot Vienne.
Bibl. — E. Le Blant, Sarcoph. chrét. de la Gaule, p. 20-22, n. 19-26 ; pi. v, n. 1-6 ; p. 24, n. 29.
303. Église Saint-Pierre. Couvercle avec bon Pasteur nu. Figuré et décrit dans Diclionn., au mot Vienne,
4740. — Sarcophage de Valbonne. D'après E. Le Blant, 07). cit., pi. xxviu, n. 1.
p. 106, n. 125, pi.' xxviii, n. 1. Nous ignorons si c'est à ce monument que se rapporte la note suivante : « Le musée de Nîmes, vient de recevoir un sarcophage chrétien, avec personnages et bas-reliefs, provenant de Valbonne, près le Pont-Saint-Esprit. Cette pièce remarquable complète une série de quatre tombeaux de la même époque, très richement sculptés et fort bien conservés. •
Bibl. — L. Serbat, Chronique, dans Bulletin monumental, 1906, t. lxx, p. 576.
291. valcabrère. — Fragment encastré dans le mur nord de l'église, à droite du portail. Bon pasteur.
Bibl. — ■ E. Le Blant, Sarcoph. chrét. de la Gaule, p. 104, n. 122, pi. xxxv, fig. 3.
292. valence — M. Villard, Le sarcophage de Saint-Félix de Valence, dans Bulletin de la Société départementale d'archéologie et de statistique de la Drame, 1901, t. xxxv, p. 193-216.
293. venasque. — Tombe de l'évêque de Carpentras, Bcethius, qui siégea en 584 au concile de Valence et en 585 au concile de Mâcon; retrouvée au village. de Malemort pour l'inscription, tandis que la partie intérieure fut retrouvée dans la chapelle de la Vierge au couvent des Minimes, près de Venasque :
+ HIC RESVIESCU BONE MEMORIAE Bo ETYVS EPES qvi VIXIT in c PTO ANNVS XX MENSIS SO 5 BIT XXL IVN INDICCIONE SEPTIMA
Lue longue croix gemmée avec A et 00 ; les deux
Bibl. — E. Le Blant, Sarcoph. chrét. de la Gaule, p. 23, n. 27, pi. vi, n. 1.
304. Cathédrale. Sarcophage avec paons. Figuré et décrit dans Diclionn., au mot Vienne.
Bibl. — Chorier, Recherches sur les antiquités de Vienne, in-8°, p. 286; Millin, Voyage, 1. 11, p. 41 ; Taylor et Nodier, Voyage pittoresque. Dauphiné, pi. sans numéro; Collombet, Hist. de la sainte Église de Vienne, t. n, p. 92 ; Allmer et Terrebasse, Inscription de Vienne, t. iv. p. 448; t. v, p. 53; atlas, pi. xlv bis, n. :!26, pi. xlvii; E. Le Blant, Sarcoph. de la Gaule, p. 23, n. 28, pi. vi, n. 2.
VI. GÉOGRAPHIE. I. Sources géographiques. — Parallèlement au classement, à la description et à la critique des monuments figurés : édifices, inscriptions, monnaies, etc., uneplacedoit êtreréservéeà Fénumération des monuments littéraires contenant les bribes d'histoire échappées aux chances de destruction. Le premier qui s'appliqua à recueillir intégralement et à classer méthodiquement les textes historiques delà Gaule fut Dom Bouquet, dans son Recueil des historiens de la Gaule, dont le tome ior parut en 1738. L'enlreprise était vaste; elle englobait tous les passages des auteurs grecs et latins relatifs à l'histoire et à la géographie. Il était impossible d'être complet du premier coup, néanmoins la compilation offrait les textes les plus importants ; elle conserve encore aujourd'hui sa valeur, à tout le moins pour les texles des auteurs latins, car ceux des auteurs grecs ont fait l'objet d'une compilation plus récente intitulée : raXXixûv ouYYPœ(PEÏÇ êXXTjvwoi. Extraits
FRANCE
des auteurs grecs contenant V histoire et la géographie
des Gaules. 6 vol. in-S», Paris, 1 publiés par
le l'histoire de France. Quoique criticable à
divers égards, le travail de Cougny rend de bons ser-
qu'on s'est familiarise avec sa dispo (t. i, géographes; t. m à V, historiens; I. vi, auteurs dlvei
Ainsi présentes dans leur nudité, ces textes ont besoin d'un commentaire qui pour n'être pas toujours . ■■ de préoccupations et d'opinions préCO st pas moins le guide indispensable à qui veut savoir l'exacte signification de ces textes di
Les ouvrages les plus utiles sont ceuxd'l:
THfciWrr
ET.Y/V.S'ePiSiVWi*
4741. • - Sarcophage de Vénasque.
D'apn a !.. Le Blant, up. ci/, pi. lyi, n. 2.
jardins, Géographie delà Gaule romaine, In-8*, Paris, 1869; Alex. Bertrand, Nos origines. La Gaule avant les Gaulois, d'après /es monuments et les textes, in-8°, Paris, 1884 et 1891 :; Alex. Bertrand, Archéologie celtique et gau . Paris, 1875 et 1889; D'Arbois de
premiers habitants </<
■ lit , en 2 vol., Paris,
tient, en note, les textes allègues)3; Koget de Bcllo-
G n\, dans Revue critique, 6 septembre issu;
int, dans Revue critique, l l octobre 1879; D'Arbois
Bulletin critique, 1892; Revue celtique,
- • U'Ari. unville, dans Reoue crl-
tlque, 1892. — 'Gaidoz, dans Revue critique,
lelon.daos Blbl.di : '.hartes,
i- i. I- i , périodique, t. l\,
■ ob de Fub tinvllle, dans /;. vue crl-
III, .;i octo- :. Zimmertnann, d i. tm, p. 103-130; (loger, dans Phllologua
guet, Elhno génie gauloise, 4 vol., in-S", Paris, 1858inconvenient, se dispenser de recourir au livre de K. Zeuss, Die Deutschen und die Nachbarstsemme, in-8", Muncben, 1837, dont tout ce qui n'est pa deur a été repris et cite dans les
ouvrages déjà mentionnés; à'plus forte raison, il est superllu d'ouvrir K. MùllenhorfT, Deutsche Alter- Ihumskunde, édit. Rœdigcr, 3 vol., in-8", Berlin, 1890- 1892».
Les géographes qui ont parlé de la Gaule nous ont laisse d'utiles indications et parfois des descriptions que rien ne peut dispenser de lue. Ce sont, entre autres, i in- innumcr ici que les plus importants :
Strabon (66 av. J.-C.-t 25 apr. J.-C.) a tiré parti des écrits de Posidonius * qui avait voyagé en Occident au icr siècle axant notre ère. Géographie, édit. Muller, trad. fr. d'A. ïardieu, 3 vol. in-12, 1
Pomponius Mêla (sous Claude) a composé un De situ orbis en huis livres; on trouve dans les livres II et 111 une description des < "tes de l'Océan et de la mer Intérieure avec des détails précis sur les villes et les pays. De situ orbis, édit. Is. Vossius, La Haye, 1658; édit. G. Pan . in-8°, Berlin, 1807; edit. C. l-'rick, in-8°, Leipzig. 1880'.
Pline l'Ancien, (t 79 apr. J.-C), Historia naluralis, maintes fois réimprimée. Il a note une multitude de faits qu'on ne trouve que chez lui. mais qui demandent utilises avec précaution.
/'/c/ tandrie (nc siècle, apr. J.-C), a lu et
résumé tous les ailleurs grecs depuis F.ralosthènc. Sa t<onà] \rprtf r,a:; contient un catalogue de pays el de villes; édit. Millier, 1SS5 "; la partie relative à la t ,.uile se trouve dans l'Annuaire de la Société des antiquaires de France, 1848, p. 240 -
A la suiti loiveni prendre place,
maigre leur moindre importance, les Géographi grœci minons, edit. Millier (collect. Didot). et les Géographi lalini minur^-,, édit. Al. Biesc, in-8°, Heilbronn, 1878.
Parmi les premiers, on compte Ru/ius Festus Avienus (fin dur tuteur du livre intituli
maritima, description, en vers, des cotes de la mer Intérieure et de l'Océan; compilation exécutée d'après ographes grecs '.
UAnonym une a laissé une Cosmographie
n grec a la Im du vu' siècle et qui lui traduite en latin deux siècles plus lard; edit. Pindcr et l'arlhev, i.l io.
Parmi les deuxièmes, on trouve dans l'édition citée ese : une Chorographia d'Auguste ou d' Agrippa; une Cosmographia de Julius Honorius, abrégé composé au v siècle d'après un monument plus ancien (une n liant d'environ 360); une Cos-
mographie vers l'an 6
Sur I . de ces différents ouvrages, on trou-
vera h hte der
rômischen Literatur, 2 vol.. in-8', Leipz
les ouvrages cites rentrent dans la cal' des travaux littéraires, au moins d'intention, laie autre série, d'une origine et d'un diffé-
rents, est constituée par le nistrative. Ce sont :
1° Les Itinéraires, c1 a ions
t. i.v. — • Dubois, Tabou,
Paris, 1891 ' •;'" .1.1.
p. 415-419 ihrbuclur fur Phi-
rtttque, 1 1 juin 1 critique, 7 juillet i "iii"e,
msen, dan ti Dresde, 18 117;
Plndâ . i . . Wut-
lUn. I. l, |.
FRANCE. — VI
de poste de l'Empire romain. Ces documents ont'fait l'objet de recherches approfondies, depuis d'Anville, Notice sur l'ancienne Gaule, tirée des monuments romains, in 4*, Paris, 1670; Fortia d'Urban, Recueil des itinéraires anciens, in-4°, Paris, 1845; L. Renier, Itinéraires romains de la Gaule, dans Annuaire de la Société nationale des antiquaires de France, 1850; E. Desjardins, Géographie de la Gaule romaine, t. iv; A. Longnon, Allas historique de la France, fasc. i l.
a. Itinerarium Antonini Augusti, rédigé sous le règne d'Antonin Garacalla, révisé et remanié à plusieurs reprises jusqu'au règne de Constantin (ive siècle); édit. Pinder et Parthey, in-8°, Berlin, 1848 ».
b. Itinerarium a Burdegala usque Hierosolymam, composé en l'an 333: édit. Pinder et Parthey, 1848, p. 261-290; T. Tobler et A. Molinier, Ilinera lalina Hierosolymilana bellis sacris anteriora, in-8", Geneva:, 1879; Ilinera Hierosolymilana sœculi IV-VIII, in-811, Vindobona», 1898 (dans Corpus script, eccles. lat., t. xxxix).
e. Vases Apollinaires, c'est-à-dire quatre gobelets d'argent trouvés à Vicarello (= Aquœ Apollinares) sur lesquels sont gravés les noms des stations de Gadès à Rome (il8 siècle); édit. Corps, inscr. lat., t. xi, n. 3281- 3284 3 (Voir Garrucci).
2° La Table de Peulinger ', consiste en douze feuilles dont manque la plus extrême de gauche (0 m. 34 x 6 m. 82). C'est une carte frontière de l'Empire romain conservéeàlaBibliothèque (jadis impériale) de Vienne. Cette copie ne remonte qu'au xme siècle, mais elle semble reproduire une copie plus ancienne qui serait contemporaine de Justinien et qui, jusqu'à ce règne aurait reçu des additions sur un original du n" siècle qui serait peut-être VOrbis piclus d'Agrippa. Le tracé est fort rude, mais la présence d'un très grand nombre de noms de lieux et de peuplades rend ce document précieux et doit lui mériter plus d'attention que ceux qui précèdent. Il fut édité pour la première fois par M. Welser, à Venise en 1591, et à Anvers en 1598; cf. C. Ruelens, La première édition de la Table de Peulinger, 1598, dans Bulletin de la Société belge de géographie, 1884, t. vin, fasc. 3 (in-S°, Bruxelles, 1884, 32 p. et pl.)s; autre édition par Mannert, Tabula itineraria Peutingeri, in-i'ol., Lipsiœ, 1824 (les planches par Scheyb) »; E. Desjardins, La Table de Peulinger, d'après l'original conservé à Vienne, précédée d'une introduction historique et critique et accompagnée : 1° d'un index alphabétique des noms de la carte originale, avec les leçons des éditions précédentes ; 2° d'un texte donnant, pour chaque nom, le dépouillement géographique des auteurs anciens, des inscriptions, des médailles et le résumé des discussions touchant son emplacement; 3" d'une carte de redressement comprenant tous les noms à leur place et, identifiés, quand cela est possible, avec les localités modernes correspondantes; 4° d'une seconde carte établissant la conformité des indications générales de la table avec les connaissances présumées des anciens sous Auguste (Orbis pictus d' Agrippa), in-fol., à 3 colonnes, Paris, 1809-1874, 14 fascicules parus et l'ouvrage est resté inachevé '; E. Desjardins,
1 Une difficulté subsiste au sujet de l'interprétation de ces textes, certaines distances sont évaluées en lieues gauloises, or la longueur de cette mesure n'est pas fixée; cf. Lièvre, Les chemins gaulois et romains entre la Loire et la Garonne, in-S°, Niort, 1893. — ' Kubitschek, dans Wiener Studien, 1899, t. xn, p. 177-209. — 3 Aurès, Concordance des vases Apollinaires de Bordeaux à Jérusalem, in-S°, Nîmes, 1S6S; E. Desjardins, Géographie de la Gaule romaine, t. iv, p. 1-20; G. Marchi, dans Revue archéologique, 1.832, t. îx, p. 46-50; R. Garrucci, dans même revue, 1862, t. V, p. 254-258; A. Jacobs, dans Revue des Sociétés savantes, 1S39, t. n, p. 198-215; E. De=jardins dans Revue archéologique, 1S70- 1871, t. xxn, p. 121-129; A. Chabouillet, dans Revue des Sociétés savantes, IKT.x, t. vu. p. 273-290. — ' La carte doit
Géographie de la Gaule d'après la Table de Peulinger, comprenant : 1° la reproduction des deux premiers frag~ ments de la carte originale; 2° une introduction critique sur l'époque et V importance de ce manuscrit pour la géographie ancienne de la Gaule; 3° une table de dépouillement de tous les auteurs anciens, des inscriptions et des médailles; 4° une table alphabétique de renvoi au texte et aux cartes; 5" une carte de redressement portant à leur place les noms, les routes et autres indications renfermées dans la carte originale, in-8°, Paris, 1869 '; une dernière édition (réduite) a été donnée par Konrad Miller, Die Wellkarte des Caslorius genannt die Peutingersche Tafel, einleitender Text, in-8°, Ravensburg, 1888; atlas in den Farben des Originals herausgeg. und eingeleilet '.
Sur la Table on peut consulter : J. G. Lotterus. Hisloria labulœ Peutingerianœ, in-4°, Lipsiœ, 1732; N. Fréret, Sur la Table itinéraire publiée par Velser sous le nom de Table de Peutinger, dans Histoire de l'Acad. des Inscr. et Bell.-Lellr., 1743, t. xiv, part. 1, p. 174-178 (2e édit., t. vn, p. 292-299); D. Vandelli, Memorie intorno aile antiche carte geografiche e particolarmente intorno alla caria delta volgarmente de Peulingero, dans Calogerà, Raccolla d'opusculi, 1750, t. xlti, p. 283-305; P. Bertius, De Tabula Peutingerianajudicium,dansGoTi,Symb.litler.A7ô2, IIe série, t. vi, p. 1-15, et ibid., p. 17-58; J. I.ebeuf, Supplément à la notice de la table de Peulinger, dans Hist. de l'Acad. des Inscr., 1753, t. xvm, part. l,p. 249-256 (2e édit.. t. ix, p. 422-435); Ph. Buache, dans Mémoires de l'Acad. des Sciences, 1763, Hist. 141; C. Hœffelin, Observations sur l'itinéraire de Théodose connu sous le nom de table de Peutinger, dans Comm. acad. Theod. Palat., 1783, t. v, p. 105-126; Ph. Buache, Observations sur la carte itinéraire des Romains appelée communément carte de Peutinger et sur la géographie de ranonyme de Ravenne, dans Mémoires de l' Institut des se. et rfesaWs.anXII, t. v, p. 53-62; S. Gunlhner, dans Westenrieder, Neue Beitrage z. vcterlandische Hist., 1812. t. i, p. 156-184; M. P. Katancsich, Orbis antiquus ex tabula itineraria quœ Theodosii imper, et Peutingerii audilur ad systema geographiœ redaclus et commentariis illuslralus, 2 vol. in-4°, Buda:, 1824-1825; F. Dupuis, dans Congrès scientif. de France, Orléans, 1851-1852, t. il, p. 1; d'Avezac, De la table Peutingerienne, dans Mémoires présentés à l'Acad. des Inscript., 1852, Ire série, t. n, p. 415-431 ; Note sur une carte de la Gaule tirée de la carte de Peutinger, dans Bull, de la Société scientif. de l'Yonne, 1855, t. ix, p. 125-127; V. Godard-Faultrier, Carte de Peutinger, dans Mémoires de la Sor. d'agric. d'Angers. 1856, IIe série, t. vu. p. 205-208; Gadebled, Note, dans Annuaire de l'Institut des provinces, 1860, IIe série, t. n, p. 156; E. Desjardins, Divisions de V Italie sur lu Table de Peulinger, dans Revue historique, 1876, t. i, p. 184-202; Hayaux du Tilly, Nouvelle lecture de la Table de Peulinger en ce qui concerne la route de Reis Apollinaris à Forum Voconii ou plus exactement ci Forum Julii, dans Congrès archéologique de France, 1876-1877, t. xi.ni, p. 833-867; Fr. Philippi, De tabula Peutingeriana.
ce nom à son ancien possesseur Conrad Peutinger qui la reçut en don de Conrad Celtes, en 1508. — ' Tamizey de Larroque, dans Revue critique, 1884, IIe série, t. xvm, p. 475-478. — 6 Alf. Maury, dans Revue archéologique, 1864, U' série, t. i.x, p. 60-63. — ' Comptes rendus de l'Acad. des Inscr. et Bell. Lcttr., 1869-1870; II» série, t. v. p. 150-151 ; t. vi, p. 319-320, 341-343 ; 319 ; A. Geoffroy, dans Revue des Deux mondes, 1870, t. xc, p. 187-192; A. Longnon, dans Revue des Questions historiques, 1S73, t. xm, p. 244- 251. — B A. Longnon, dans Revue des questions historiques, 1873, t. xm. p. 2 11-1251. — ■ P.. Cagnat, dans Revue critique, 1889, Il série, l. xxvm, p. 09-71 ; F. X. Funk, dans Théo logische Quartalschrift, 1889, t. iwi.p. 153-156 ; K. Werncr, dans Historisches Jahrbâcher, 1SKN, t. ix, p. 325-327.
1 RANCE
Accédant fragmenta Agrippât geographica, in-8°, Bonnse, 1876; W. Tomaschek, Die St der Tabula
Peutingeriana, in-8*, Wien, 1883; R. liotz. /;■ zur Brktârung und Geschichte der Peutingerschen Ta/el. dans Mitlheilungen d. Instil. cesterr. Gesch. forsch., Iss.,. t. vu. p. 209-222; V. Durand, dans Bulletin de la Diana (Montbrison), 1887, t rv, p. 211-214, 227-241; Mûllenhoff, dans Deutsche Alterthumskunde, t. m, p. 212-332; Schweder, dans Fleickheisen's Jahr- 12, p. 113; 1893, p. 151; Cantz, Die Grand lagen der Peutingerschen Ta/el, dans Hermès 1894. t. xxix. p. 586-596; K. Miller, dans Nette Jahrbùcher fur Philologie und Ptedagogik, t. cun-CL\i; Schweder dans Philologus, 1893. 1897.
3° Les Bornes millialres n'ont pas encore fait l'objet d'un travail d'ensemble; il est vrai qu'on ne pourra jamais se llatter de les posséder toutes. Un bon nombre d'entre elles sont cependant publiées, principalement dans le Corp. inscr. lat., beaucoup sont brisées, détruites, disparues: certaines ne seront jamais connues que par les anciens recueils d'épigraphie.C'.f. E. Desjardins, Géographie de la Gaule romaine, t. iv. p. 160 sq. (en partie de A. Longnon); A. Bertrand, dans Revue archéologique, 1863, t. vu et vin.
4° La Liste de 102 peuples et cites de la Gaule, trouvée dans un manuscrit en notes tironiennes (début de l'Empire, interpolée au moyen âge), édit. K Zangmeister, dans Neue Heidelberger Jahrbùcher, 1892, t. ii.
5° La Notice des provinces et cites de la Gaule. Ce document est un de ceux qui ont été le plus souvent recopiés depuis le début du v« siècle; on l'a trouve dans une centaine de manuscrits: édit. Ph. Jaffé et G. Wattenbach, Ecclesi.i métro polilana Coloniensis codiecs manuscripti descripti, in-4°, Berolini, 1874, en appendice; W. Brambach, dans Hheinisches Muséum, 1868, t. xxjii, p. 202; A. Longnon, Atlas historique, texte, p. 14-16; O. Seeck, à la suite de la Xotitia dignitalum. 1876; Th. Mommsen, Chronica minora, t. i, p. 584- 612, édit. d'après tous les manuscrits connus et qui dispense de recourir au Libellus provinciarum romanorum... et civitatum provinciarum Gallicarum cumnotis, Andr. Schotti et Maur. Theod. Gronovii, in-8°, Lugduni Batavorum, 1739; cf. Th. Mommsen, Verzeichniss der romischen Provinzen au/gesetzt um 702, mit ein Anhang von Karl Milllcnhoff, dans Abhandl. Akad. Wissensch. Berlin, iu-1", Berlin. 1863; trad. franc, de Em. Picot, Mémoire sur les provinces romaines et sur les listes qui mais en sont parvenues, depuis la division laite pat jusqu'au commencement du
V'siècte, dans Revue archéologique, 1866-1867, 1 1 t. xin. p. 377-399; l. xiv, p. irte; t. xv,
p. 1-15; C. Jullian, dans Revue historique, t. xix, p. 331: L Duchesne, dans Mélanges Graux, / de travaux d'érudition classique dédié à la mémoire de C/>. Graux, in-.s". Paris, 1884, p. 133-141; Le même,
dans Bulletin île la S.
On ne doit pas séparer de ci- texte capital pour l'étude de la géographie ecclésiastique du moyei la Notice des <!■ nnuaire officiel de I'!
rédigé a la m. m lus l.'.t vers l'un 1 lu, I
Notitia utraque dignitalum cum Orienlis lun ultra Arcadii Honoriique tempora... édit. An Lugduni, 1530; in M., Basili s, ! Sigisin Gi 1552; édil
commentariis Guldi Panciroli, in-fol., Ver i6itf.,in-fol va-. 1 1 mitalum in
mr. anliquit. Roman., 1694, i.
sulum
el Galliarum, notitia magistratuum imperii ulriusque, notitia provinciarum imperii utriusque cum nutis, in-4°, Claromonti, 1675; Script, hist. byzant., 1729; h dignitatum et administrationum omnium, tam civilium quam militarium, in parlibus Orienlis et Occidentis, cum libellis provinciarum Romanarum el Gallicarum ad codd. mss. editorumque fidem recensuit commentariisque iïlustravit, Edit, Bôcking, 3 vol, in-8', Bonna i3 (avec les commentaires de Pan-
vinius); Xotitia dignitatum ; accedit notitia urbis Constanlinopolitanie et lalerculi provinciarum, édit. Otto Seeck, in-8°, Berolini, 187G ». Cf. d'Avezac, dans Mémoires présentés à l'Acad. des Inscript., 1852, 1" sir., t. ii, p. 409-412: Bôcking, l.'eber die Notitia dignitatum utriusque imperii, in-8", Bonna;, 1834 ; C. Jullian, ur un manuscrit de la Xotitia dignitalum. dans Mélanges tTarchéol. el d'hist., 1881, t. i, p. 284-289; t. m, p. 80-81 (à propos du ras. Oxford. Bodl., copie de 1436 du ms.de Spire aujourd'hui perdu); II. Omont, Le plus ancien manuscrit de la Xotitia dignitatum, dans Mém. de la Soc. nat. des antiq. de France, 1890-1891, VIe série, t. i, p. 225-244 (à propos d'un fragment de 1127 venant de Libri et conservé à Cheltenham); O. Seeck, Quœstiones de Notitia dignitatum, dissertatio inauguralis hisloria, in-8°, Berolini, 1873; Zur Kritik dcr Xotitia dignitatum, dans Hermès, t. ix, p. 217-242; E. Stefîenhagen, Der Gotlor/er Codex der Notitia dignitatum dans même revue, p. 458-461; Th. Mommsen, ibid., t. xix, p. 233, 1884, l. xrx.
I. Toponymie en Gaule du m* au vu" siècle. — Si haut qu'on remonte dans le passe, on trouve les Gaulois occupés à changer les noms des villes, comme les Français de nos jours changent les noms des rues. A la suite du séjour d'Auguste en Gaule, en l'an 27 de notre ère, plusieurs tribus n'imaginent pas de démonstration plus frappante de leur loyalisme que le remplacement des noms primitifs de leurs villes principales par des vocables nouveaux à l'estampille d'Auguste, de César ou de Jules, agrémente de termes celtiques qui, antérieurement à l'occupation romaine, avaient servi de vocables géographiques : bona, source ; dunum, colline; durus, durum, forteresse; magus, gros bourg: nemetum, temple; ritum. gué; brioa, pont. On forma ainsi :
1° Augusto-bona, chez les Tricasses, Tro\. s (Aube); Julio-bona, chez les Calèles. Lillebonne (Seine-Inférieure).
2° Augusto-dunum, chez les Eduens, Autun (Saônect-Loire).
3° Augusto-durus, chez les Baïocasscs, Bayeux (Calvados).
4" Augusto-magus, chez les Silvanecles, Senlis (Oise); Cxsaro-magus, chez les Bellovaques, Beauvais, (Oise); Julio-magus, chez les Andécaves, Angers (Maine-et-Loire).
5° Auguslo-nemetum, chez les Arvernes, Clermont- Ferrand (Puy-de-Dôme).
luguslo-rilum, chez les Lemovices, Lu (Haute-Vienne).
prirent le nom d'Augusla : AouSte-
en-1 >miN ( l (rômi i; Au kj ! \u\ii. Auch
Augusta Suessionum,
virorum, Tn nanduorum, Vermand,
Hâtions hybridi
FRANCE
lieux. C'est ainsi que Lucotetia, plus tard Lutelia des Parisii, devint Parisius, Paris; Agedincum des Senones, Senones, Sens; Auaricum des Bituriges, Bituricas, Bourges; Samarobriva des Ambiani, Ambiants, Amiens; Divona ou Bibona des Cadurci, Cadurcas ou Caturicum, Cahors et d'autres. Et pour parler des noms latins et hybrides, c'est ainsi qu'Augusta Suessionum est devenue Soissons; Cœsaro-magus, des Bellavaci, Beauvais; Csesaro-dunum des Turones, Tours; Julio-magus des Andeccavi, Angers; Augustoritum des Lemovices, Limoges.
Pendant le séjour d'Auguste en Gaule, la plupart des villes furent libéralement érigées en civilates correspondant exactement chacune au territoire et à la population de l'ancienne tribu gauloise, son chef-lieu, où se réunissait la curie. La civitas prit peu à peu, dans la langue populaire, le nom même de la tribu administrée par eux. Le siège de la curie des Parisii était avant tout, au regard des populations, la ville des Parisii et cette appellation passa bientôt dans l'usage. Les noms pris par certaines villes sous le haut Empire rendaient nécessaire une distinction lorsque ces noms étaient empruntés à Auguste, à Jules ou à César; c'est ce qui fait comprendre pourquoi Ptolémée, afin d'éviter les%confusions, mentionne le vocable de la tribu gauloise, à la suite d'Augusta; ■ — Rauracorum, Suessionum, Trevirorum, Veron\anduorum; il y avait là le germe de la révolution toponymique du 111e siècle.
II ne pouvait en être ainsi dans les villes de la Gaule qui avaient reçu des colonies romaines, ni des peuplades dont le territoire avait été partagé entre deux ou trois villes érigées en colonies ou constituées en municipes distincts, ayant chacune leur suhurbium, leurs assemblées et leurs magistratures spéciales. Dans ces deux cas, aucune de ces villes, ne représentant à elle seule la tribu gauloise, n'était autorisée et ne fut amenée par le fait à en prendre le nom; c'est pourquoi elles conservèrenl respectivement leur nom primitif ou le nom hybride du haut Empire. Nous citerons parmi ces dernières, chez les Éduens, la ville d' Augustodunum, Autun, celle de Cabillonum, Chalonsur-Saône, et plus tard Autessiodurum, Aujcerre; chez les Calètes, Julio-bona, Lillebonne, et Rothomagus, Rouen, qui fut détaché de cette cité pour former une colonie distincte '. Telles sont les causes véritables des destinées différentes des appellations chez les peuples de la Gaule, du maintien des anciens noms pour certaines villes et de leur changement pour les autres.
» Ce changement ne se lit point, d'ailleurs, subitement, ni même dans un court intervalle : il y eut, au contraire, une lutte assez prolongée entre les deux sortes de dénominations. Nous voyons, en effet, des documents officiels tels que l'Itinéraire d'Antonin et la Table ou carte routière de Peutinger, dans sa dernière forme, qui paraît devoir se fixer en 337 ou 338, conserver encore les aneiens noms des villes, alors que les nouveaux étaient généralement employés par les écrivains et peut-être plus encore dans le langage vulgaire. Deux auteurs du iv" siècle, Ethicus et Ammien Marcellin, donnent généralement aux villes capitales de la Gaule les noms nouveaux empruntés aux anciennes peuplades. Ainsi Ammien Marcellin (383-390) nomme les suivantes : Tungris, Mediomatricos, Ambiuni, Rémi, Senones, Biturigas, Turones, Tricassini,
' E. Desjardins, Géographie delà Gaule, d'aprésja table de Peutinger, in-8°, Paris, 1SG7, p. 57 sq. — ' M. Delocne, / Hssertation sur une médaille d'nr mérovingienne, parlant à lu fois le nom gallo-romain et le nom plus récent d'une ville gauloise. Observations sur le changement de noms de villes dans la Gaule du III' uu Fil' siècle, dans Mém, del'Acad.des Inscriptions 1879, t. xxix, part. 2, p. 331-339. — ' Rivet, Hist. litter. de la France, l. îv, p. 120; F. Bourquelot, Document relatif à la géographie de la Gaule, antérieur au IX' siècle, dans
Arverni, Sanlones, Piclavi. Ethicus (seconde moitié du iv« siècle) désigne aussi des villes gauloises par le nom de leur tribu : Ambianis, Tungri, Treverini, Senones, Carnuntoi, Sanclones, Lingones. Quoiqu'il en soit, la Notice des pruvinces et cités de la Gaule, rédigée sous le règne d'Honorius consacre officiellement la révolution accomplie dans les faits. Ici le mot de civitas signifie une ville, capitale de diocèse, et ce mot y est suivi, sauf le cas dont il a été parlé plus haut, du nom de la peuplade; ainsi on n'y lit plus Lulecia, mais civitas Parisiorum, non plus Agedincum, mais civitas Senonum, non plus Juliomagus ni Augustoritum, mais civitas Andecavorum et civitas Lemovicum.
« A la fin du vr" siècle, Grégoire de Tours et un demisiècle plus tard l'anonyme de Ravenne, emploient invariablement les vocables nouveaux des villes épiscopales. Clermont-Ferrand, Bourges, Limoges, Poitiers, Périgueux, Cahors sont nommés : Arvernis, Bituricas, Limovicas, Pictavis, Petrucoris, Caturicum : la révolution est dès lors entièrement accomplie chez les écrivains, et, sans aucun doute, aussi dans la langue vulgaire comme dans la langue officielle '. »
Dans la période de transition et de lutte entre les deux systèmes d'appellation prend place un document curieux, qui en est l'expression la plus caractéristique a. Il s'agit d'une liste de peuples et de villes de la Gaule contenue dans un recueil de notes tironiennes attribué a Magnon ou Magnus, archevêque de Sens (t 818). La rédaction de cette liste peut être fixé jusqu'à la fin du iv« ou le début du v" siècle, ce qui semble un peu excessif. Néanmoins on peut la reporter au vie siècle, au plus tard, et il est intéressant d'observer que lors de cette rédaction les anciens noms et les divisions de la Gaule avaient disparu, aussi donne-t-elle, accouplés deux à deux, la mention ancienne et la nouvelle, de cette façon :
29 Parisius l
30 Lulelia )
31 Turonus ^ :!'-! Csesarodunum )
33 Senonus
34 Agedincum .'Ci Lcmofex
36 Agusturetum
Paris
Tours
Sens
Limoges
III. Termes de la géographie ecclésiastique. — 1. civitas. — Ce que les Romains entendaient par " cite », civitas, présentait un sens moins restreint que celui qui a prévalu à une époque plus rapprochée de nous. La civitas comportait une ville et le territoire dans sa dépendance, en sorte qu'à l'époque impériale on put démembrer des civilates; ce fut le cas pour Boulogne, Verdun, Châlons, Troyes, Auxerre, Orléans, Quimper, etc. Au contraire, on confondit parfois deux civilates de façon à n'en former qu'une seule : Corseul (Curiosolilœ) se laisse absorber dans Aleth (Diablinlum); Vieux (Viducasses) fut annexé à Bayeùx /civitas Bajoeassium); le Vexin (Veliocasses) uni à la civitas des Caletes donna naissance à la civilas Rutomagensium. Ces remaniements s'expliquent, en plusieurs cas, par cette circonstance que le christianisme modelait ses divisions diocésaines d'après les divisions administratives, sauf lorsque la transformation du pays ou les conditions rurales suggéraient des modifl-
Annuaire de la Société des antiquaires de France, 1851, t. IV, p. 205; le même. De la transformation du nom tic plusieurs villes gauloises pendant la domination romaine, dans Mémoires </< /<( Soc. nationale des antiq. de France, 1857, t. xxm, p. .',87 ; Belley, Mémoire sur l'ordre politique des tondes qui a occasionné le changement de nom de plusieurs villes, dans Mémoires de littérature tires des registres de VAcadi mie royale des Inscriptions et Belles - Lettres, 1744-1710, t. xix, p. 495.
Il: \ NCE.
cations. Le canon 17' du concile de Chalcédoine avait, en 451, imposé la règle suivante : « si l'empereur a fondé ou fonde une ville, la division des paroisses ecclésiastiques devra être calquée sur la division dans l'ordre civil '. >
Nous possédons une liste des cil es de la Gaule au delmt du v« siècle; elle comprend cent douze eivilales qui ont dû, toutes, posséder leur évêque. Un certain nombre d'entre eux sont connus; pour quatre eivilales seulement : Boatium, F.queslrium, Rigomagensium, Solliniensium, le doute serait permis. Il faudrait y joindre les eivilales Diablinlumet Bonom'easiu/n. Toutefois, il importe d'ajouter que ce doute est Lieu lieu fondé.
Postérieurement à la rédaction de la liste susdite, des castra vinrent s'ajouter aux civitates parmi les villes éplscopales, en sorte que la \'>>titia devint un véritable catalogué des évêchés gaulois. Tandis que .tait encore intacte la tradition romaine, c'est-àdire avant la seconde moitié du vi" siècle, il semble qu'on se fît scrupule de décerner la qualification de civitas aux localités élevées au rang d'évêché; elles n'obtiennent que la dénomination de castrum, par exemple : castrum Maliscunense, Cabiloncnse, Vindonissense, Argentariense, Ebredunense, Rauracense, Uceciense, et un Portus Abucini. Mais dès la seconde moitié du vic siècle, le scrupule se dissipe et on voit paraître les eivilales de nouvelle création :*\'ivernensium, Carpentoratensium, Agalensium, Magalonensium, Carcassonensium. La ville épiscopale absorbe désormais l'ancienne division administrative et se pare de la dignité réserver jadis au chef-lieu civil, elle devient cioilas. Grégoire de Tours ne cache pas sa surprise en voyant que Dijon, ville importante-, garde son titre de castrum et quœ cur civitas dicta non sit, ignoro '. Pour lui, il n'hésite [dus à donner le titre de au castrum Cabilonense' et il débaptise de même les castra de Chalon, de Mâcon, de Nevers, d'Agde, de Carcassonne *, pour leur décerner le titre gallo-franc de urbs, équivalent de ci-
De i ienne administration civile,
ciuilas s'entendait du chef-lieu avec son territoire, de même dans la nouvelle reparution ecclésiastique, ciultas désigne la ville épiscopale avec son diocèse. On rencontre maints exemples dans les écrits de l' évêque de Tours : Clovis envoie son fils Théodoric en Auvergne, per Albigcnsem et Jiuthenam civitatem '; — l'Auvergne se nomme ciuilas Arvernica*; — le territoire du château de Tonnerre appartient ad Lin sem civitatem " ; — le pont de l'Orge (c'est-à-dire Arpajon, a 'M kilomètres de Paris) fait partie de la cité de l'aris, civilatis Parisiacœ '.
A la même époque et chez le même écrivain, ciuilas avait aussi le sens de ville ainsi qu'on le voit par les exemples suivants : Sigebert pari ne (Colonla
cinitate) et traverse le Rhin pour se promener dans la forêt de BuchaW'i — Chranuu, a la tête de sot] arrive devant Chalon (usque civitatem Cauillonensem) qu'il assiège et dont il s'empare 10; — Le roi Clotaire lit Médard avec le plus grand soin a Soissons (apud Suessionas civitatem) "; — Arnulf recueille le corps de Theodebert l'avoir la
l'ensevelit à Angoulème (ad Ecotismensemcivitalem) '*;
eclercq, Hist. de» coin !!< . t. n, part. 2, p
neor., I. III, c. mx. —
. I. IV, r. Wl; 1. V, c. XXI. — ' Ibld., I. IX, C. XIII, XX,
'■mu; De glorta martarum, c. un; fifsf. r.,I.VIII,c. XX;I.VIII,c.i;I. V,c.n;l. IX, c. xxiv; rta marU.e. i.^xix: Ultl. Franeor.A. VIII, i ' Hlsl. Francor., I. II, c. xxxvn, — * Ibld., t. IV, c. xxxn. — ' /(.(,/., I. V.c. v. — • JftM.,1. \ ],, xix. — ' Ibld
- " Ibld., I. IV, c. xvi. — »i Ibld., I. IV, c. xix. » tbui., I. IV, c. il. — » Ibld., I. V, . . viv . '• Ibld., |. VI, . . xxt. - i» Ibld., I. VI, c. xxxi. VlUe Patrum
< ne. ri.
— Mérovée et Gontran sortent de la basilique de Saint-Martin, s'avancent jusqu'à la maison de Jocundiacus, voisine de la ville (civilate proximam) 15: — La ville de Bazas (Vasalensis civitas) est brûlée avec ses églises et maisons ecclésiastiques '«; — L'evèque Egidius poursuit sa route, arrive jusqu'à Reims (usque civitatem) et s'y enferme '■; — La cité d'Auvergne (civitas Aroerna) est dévorée par un incendie "; — La cité d'Auvergne (Arverna civitas) est ébranlée par un tremblement de terre ".
2. UJlBS. — Au vi' siècle, en Gaule, urbs a les deux sens du mot civitas, tantôt la ville, tantôt le territoire sous sa dépendance ; urbs, chez Grégoire de Tours tend à supplanter civitas. Voici des exemples de l'emploi avec le premier sens : Clovis rencontre Alaric dans le Campus Vogladensis, au X° milliairc de Poitiers (ab urbe Piclava) '■; ■ — Chilpéric se rend à Chelles, villa située à une distance de cent stades de Paris (ab urbe Parisiaca) "; les murs de la ville de Soissons (urbis Suessionicae) s'écroulèrent *•■ — En ces jours, il y eut à Pans (apud urbem Parisiacam) une femme qui disait aux habitants : Fuyez de la ville (fuijite ab urbe) et sachez qu'elle sera dévorée par un incendie "j
— Ommatius éleva une église dans l'intérieur de la ville de Tours (in/ra muros urbis Turonica)... il commença aussi la construction de la basilique de Sainte-Marie, dans l'intérieur de la ville finira muroi urbis I ". Voici d'autres exemples de l'emploi du deuxième sens : lorsqu'ils se furent joints à W-zcronce, lieu de la ville de Vienne (locus urbis Viennensis), ils
odemar ". — Clodomir ayant tué Sigismond, la femme et les fils de i la Colombe,
village de la ville d'Orléans ( Aurelianensis urbis vicus) u; — Wiliufl parti de Reims... arrivait à la ville de Paris (apud urbem Parisiacam), lorsqu'il mourut à la villa de Rueil "; — Il y avait au village de l'ressigny, dans la ville de Tours (urbis Turonicœ) une
.. ";— Maxime vint au château de Chinon, dans la ville de Tours (urbis Turonica
Grégoire de Tours mentionne tantôt sous le nom d'urbes, tantôt sous le nom de civitates quatre-vingttrois villes episcopa les, parmi lesquelles onze seuli ne figurent pas dans la Sotitia cioitatum du début du v" siècle avec le titre de civitas (Agde, Carcassonne, Chalon, Labourd, Mâcon, Maestricht, Momociacus (lieu aujourd'hui inconnu et qui a possédé deux évêques au moins1*), Nevers, Nice. Uzès, ZUlpich (Tulbiacurn, qui n'est mentionné dans aucun document comme siège épiscopalj. A. Longnon " croit néanmoins que Zùlpich, comme Moniociacus, comme Chftteaudun, comme Arisitum (Alais), do ompté
au nombre des i
vingienne, à côté de Namur, de Dorovernis el d< dansis, dont le rang de civitas, et p
tence possible comme sièges episeopaux n'est révélé que par les tnens mérovingiens : NAMVCO C-; NAMVCO CIVE: DOROVERNIS CIVITAS; GIANSI CVETATE '"■ Grégoire de Tours donne encore h nom
■ lus à Deu'.z (Pivitia), ville s- la rive
dnnte du Rhin, en fai le si ul in-
dice qu'on puisse invoquer en faveur de l'exl d'un sil \ die.
n.6. — " Ibld.— ' . I. II.
e. xxxvn. • Ibld ,l.\ <.,\.\ I,c. ■
>' Ibtd.,l.\ III, c. xxxra.
■ Ibld., I. III, c