‹ Dictionnaire d'archéologie chrétienne et de liturgie (volume 3)Chapitre 37 sur 423 · IV. Bibliographie · texte numérisé non relu

IV. Bibliographie

I. Généralités. — L'article Châtiments de ce dictionnaire pourra servir d'introduction au présent article.

Il ne sera pas question ici de la flagellation administrée par le patient sur lui-même, action que nous désignons aujourd'hui par l'expression « prendre la discipline, » car la flagellation ainsi comprise n'apparaît que vers le début du xie siècle. L'exemple de saint Dominique l'Eneuirassé et des ermites italiens de cette époque fameuse dans les annales de l'ascétisme, dont nul n'a plus que saint Pierre Damien contribué à faire connaître les aspirations et les pratiques, fit beaucoup pour acclimater et répandre l'usage de la discipline en Occident '.

La flagellation administrée par un bras étranger, en exécution d'une peine imposée par l'autorité ecclésiastique a des attestations beaucoup plus anciennes. Cette peine est fréquemment imposée par les règles monastiques, et c'est déjà très souvent le mot disciplina (ou disciplina regularis, flagclli disciplina) 2 qui est employé pour désigner cette flagellation non volontaire, qui n'est pas un acte ascétique, mais un châtiment. On trouve également l'expression dure disciplinant avec le même sens chez saint Augustin 3, et non moins nets sont les mots suivants du capitulaire de Villis : recipiant disciplinant vapulando, où il est question d'une flagellation administrée pour cause de fraude ou de larcin *.

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