VII. La i in. — Parmi les contradictions soulevées
par la Cité antique, M. Fustel avait eu la surprise de
recevoir les éloges des Pères jésuites et le blâme du
païen Louis Menant qui écrivait : Le livre de
M. Fustel est un plaidoyer contre l'antiquité en
chrétiennes. Il a de quoi satisfaire également les défenseurs du moyen âge et les partisans de la doctrine du progrès. M. Fustel répondit : si quelques défenseurs du moyen âge ont été satisfaits
de mon livre, c'est de deux choses l'une, ou bien qu'ils l'ont mal lu, OU que l'expression m'a tellement trahi que j'ai eu le malheur de dire exactement le contraire
de ce que je pensais... Veuillez vous rappelé) ce que
j'ai dit de la manière dont se forment les religions et de
l'influence mauvaise qu'elles exercent, et diti i j'ai
fait l'éloge île n'importe quelle théocratie. \i je même fait l'éloge du christianisme'.'... Dire que le Chris
tianisme né du progrès de l'esprit humain, el continuant (je l'ai dit i la marche de la philosophie, a differe des vieilles religions antiqi qu'il n'a pas
e l'Étal (des l'abord bien entendu), ce n'est pas
bien vivement le christianisme, .le crois que
vous admirez plus que moi l'antiquité, mais je
n'admi i
plus païen que moi. je ne suis pas plus chrétien que
Vous
Chrétien, il ne le redevint pas et il s'appliqua a omettre dans ses écrits et dans son enseignement jusqu'à une allusion a ces croyances surnaturelles qu'il
repoussait. Quand sa saute compromise lui lit o
aux suprêmes adieux, il inséra dans son lest aillent cette
clause singulière : I. désire un service conforme a
■ des I i . me, ils. i i un sers ice a I
suis, a la vérité, ni' pratiquant i - mais
je dois me souvenir que je suis ne dans la religion nique, el que ceux qui m'ont précède dans la vie
t aussi catholiques. Le patriotisme exige que si
l'on ne pense pas comme les ancêtres, on respei moins ce qu'ils ont pense «. >
M. Fustel vivre le 12 septembre i
onze heures du matin.
Parmi les nom ndus a l'historien et
œuvre, nous devons citer : Bouillier, 1 du déa ■<■ >/. Fustel '/'■ Coulanges, dans Compte de rAcad. de» sciences morales, issu. p. 592;
geois, M. Fustel de Coulanges, dans
lalionaleder Enseignement, 1890, t. xix, p. 12 i'. Guiraud, Les idées politiques de M. Fustel di langes, dan. Compte rendu de rAcad. de
p. 'JS7 sq.j Fustel d,- Coulanges, ln-12,
1 Vf . 1 / liouU Vténard, Stra il
7 avril isi.s. dan» l d. 1 liampion, /.■ Idii pollti