‹ Dictionnaire d'archéologie chrétienne et de liturgie (volume 3)Chapitre 46 sur 423 · VRANIE • AVR ■ DOMNAE ■ MORTE · texte numérisé non relu

VRANIE • AVR ■ DOMNAE ■ MORTE

LEONTIVS N EOFIT VS-QV- AN XXXIII- DP-XV-K AL

OCTOB- NICO MACHO • FLABIANO -CONSS-

Urani(a)c Aurélia* Domnae mort(ua)e Leontius neofitus: quœ vixit annos XXXIII deposita XF kal. octobres. Nicomacho Flabiano consule. La lettre s doublée au mot conss est une inadvertance; d'ailleurs Flavien n'était pas consul légitime.

Le soir de la bataille, Théodose écrivit à l'évêque Ambroise, qu'il croyait fugitif, mais qui venait de rentrer dans son église de Milan, lui annonçant la victoire. Ambroise, à cette nouvelle, déborda. « Vous me croyiez parti, répondit-il, mais j'avais plus de confiance dans votre courage et dans votre mérite. Je n'ai jamais douté que le secours céleste ne répondit à votre piété et ne vous aidât à délivrer l'empire romain des mains de ce barbare. Je suis donc revenu en hâte dès que je n'ai plus eu chance de rencontrer celui que je voulais éviter, car je n'avais jamais eu dessein d'abandonner l'Église que Dieu m'a confiée, mais seulement de fuir le contact d'un sacrilège. Je suis ici depuis la fin du mois d'août... Vous voulez donc que je rende grâces à Dieu de votre victoire, et bien volontiers je vais le faire. Une hostie offerte en votre nom est sûre de plaire à Dieu... D'autres empereurs commandent des arcs de triomphe : vous demande/, vous, que des sacrifices et une action de grâces soient offerts à Dieu par la main de ses prêtres. Bien qu'indigne d'être l'interprète de tels voeux, je vous dirai pourtant ce que j'ai fait. J'ai porté votre lettre à l'autel et je l'y ai déposée; je l'ai tenue en main en offrant le saint sacrifice, pour que ce fût votre foi qui parlât par ma bouche et que le rescrit impérial lui-même me tînt lieu d'offrande -. » Répondant plus particulièrement à la question que lui posait Théodose, Ambroise lui conseillait de témoigner à Dieu sa gratitude par un déploiement de clémence inusité à l'égard des vaincus. Le conseil fut suivi à la lettre. Théodose prit le chemin de Rome

i De Rossi.BuII. di archeal. rrist., 1868, p. 6.">. — ! S. \m broise, Epist., i.xi, I'. 1... t. xvi, col. 1-186, — 'Prudence,

où il fut acclamé avec le même bruyant enthousiasme qui eût accueilli Eugène rentrant victorieux. On ne connaît qu'un seul détail de cette entrée. Théodose réunit le Sénat, l'exhorta à adopter unanimement la religion chrétienne et l'assemblée ne crut pouvoir mieux faire que d'acclamer le christianisme comme religion de l'État; une minorité opiniâtre refusa son vote. Le poète Prudence contemporain des événements a composé un morceau poétique probablement inspiré par le discours de l'empereur : « Tout ce qu'embrasse le monde, ô Rome, t'est soumis; c'est Dieu qui l'a voulu, qui t'a établie la souveraine et dominatrice du globe terrestre, et qui t'a fait fouler aux pieds tous les êtres mortels. Il messied à ta dignité d'abaisser tes regards à la contemplation d'une terre caduque et à placer la majesté dans des objets humbles et inférieurs à toi. Je ne souffrirai pas que sous ma conduite tu t'attaches à d'antiques folies, que tu adores ces dieux monstrueux et vermoulus... Tu as instruit tous les peuples et tu leur as donné dès lois et tu te mettrais au niveau des barbares par le culte avilissant des faux dieux. Reconnais sur mes armes le signe glorieux de la croix qui jadis aussi a valu à Constantin la victoire. Soumets-toi â la puissance de Dieu qu s'est manifestée; abandonne toutes les superstitions ridicules et les puérilités du service des dieux; laisse enfin vides ces sanctuaires indignes du grand renom de l'Empire '. »

Et Prudence continue à célébrer avec enthousiasme la rénovation de Rome : « Dans sa vieillesse, dit-il, Rome apprend à rougir de son passé, elle a honte des siècles écoulés, elle déteste les années qu'elle a vécues dans les souillures de la superstition. Le souvenir du sang innocent des martyrs répandu dans toute la campagne qui avoisine ses murailles, la vue des milliers de tombeaux qui l'entourent augmentent ses regrets et sa douleur de ce sinistre jugement... On embrasse la foi du Christ avec toute la ferveur de l'amour. » Non, le. triomphe de Marius après sa victoire sur Jugurtha n'a rien de comparable à celui de Théodose 1 Celui-ci a conduit la ville sur le chemin de la domination sans fin, une domination qui ne verra jamais vieillir mais rajeunir sans cesse les forces de Rome :

Tune primum senio docilis sua secula Roma Erubuit. Pudel exacti jam temporis, odit Prœterilos fœdis cum relligionibus annos. Mox ubi continuos fossis muralibus agros Sanguine justorum innocuo maduisse recordans Im>idiosa videi lumulorum milia circum Tristis judicii mage psenitel...

Jetez un coup d'œil dans la salle du sénat, poursuit-il. Il n'y reste plus que bien peu de partisans des ténèbres de ces jours où le soleil de la foi est déjà haut dans le ciell Regardez le peuple I Combien sont rares ceux qui ne se détournent pas avec horreur de l'autel souillé de Jupiterl

Cette victoire complète ne fut pas suivie de vengeances politiques. Théodose était disposé à accorder le pardon et une amnistie générale. Les témoignages sont unanimes pour l'affirmer. Un secrétaire d'État fut envoyé du camp de Théodose à Milan pour porter l'acte d'amnistie. Ce fut dans l'église qu'on dut le lire, car c'était là que, par instinct, tous ceux qui se sentaient menacés s'étaient d'avance réfugiés. De ce nombre étaient les enfants d'Eugène et ceux d'Arbogast. Théodose ordonna de les baptiser, leur conserva tous leurs biens et leur promit sa protection. Cette clémence surprit et toucha. Claudien, encore

Contra Symmachum, 1. I, v. -110, 427, 455, 500, 593, édit. Dressel, p. 23.">, 244.

FLAVIEN NICOM VQ1 I

païen, disait à ce propos : « Prince clément, qui met lin a la haine le même jour qu'aux combats et dont on est heureux d'être le prisornier :

Odiis idem qui terminus armis :

I'rojuit, hoc vincente, cupi.

Théodose avait réuni entre les mains tic Fabius Pasiphilus les doubles pouvoirs de préfet provisoire du prétoire et de préfet de la ville : agens vicem prœlectorum prœtorio et urbi. Ce magistrat fit procéder au déboulonnement de la statue de Nicomaque I lavien et à l'abolition des monuments publics relatant l'usurpation d'Eugène. Sur les inscriptions élevées ù Pouzzoles par le consulaire qui gouvernail la I ampanie au nom de l'usurpateur, on changea les noms, on substitua ceux de Théodose, d'Arcadius et d'Honorius, comme on le voit sur un fragment opistographe conserve au musée de Naples, provenant de Pouzzoles et dont la restitution est possible grâce au premier texte qu'on ne prit pas soin de détruire ' :

1° WeXANDRIANAM Bosilicam sordenli ruina /OEDATAM SALVIS D d d n n n Theudosio e/ARCADIO ET Eugenio invictissimis princip IBVs semper Auguslis

drinc •, faite en 393 à l'époque où Eugène se disait aeeeple comme collègue pour l'Occident par Théo

2" Pro bealiludine (emporum dild. nnn.

Theodosi Arcadi et Honori perennium Auggg. frASILlmm Alexandrianam «dgRATIAM SPlendoremq. ci». Puieola

inst RVCTAM EXOrnulumque

DEDICAVIT FAVK/s Pasiphilus v. c. agens vieem prêt F PRAET- ET urbi.

On retourna le marbre et on grava, par ordre de Pasiphilus, une inscription nouvelle d'où le souvenir d'Eugène avait disparu.

Un autre témoin épigraphique de ces événements m été retrouvé et nous y avons déjà fait allusion. La statue de Flavien Nicomaque déboulonnée en 391 fut probablement rendue au fils du préfet qui attendit des temps meilleurs, lesquels ne tardèrent pas. En 431, la statue du célèbre préfet du prétoire fut rétablie par les petits-fils de Théodose sur le forum de Trajan; c'est la qu'on en a exhume le socle, en 1849, devant la basilique Ulpienne. On y lit le texte d'une lettre adressée au Sénat par YalentinienlII et Théodose II à l'occasion du rétablissement du monument réclamé par un parti. Ils y témoignent que Théodose avait déjà exprimé aux sénateurs sisregrets de la brusque disparition du préfet.

Cette inscription commémore la restauration d'une basilique, par ailleurs inconnue, appelée • Alexan-

Mco.MACiio. Flaviano cons. siciL. vicar a Fric. Q\^vesT. av LaE

DIVI THEODOSI PRAEF PRAET . IT.\L . iLLvR ET aI'RIC ITERVM VIRTVTIS AVCTORITATISQ SENATORIAE ET IVDICIARIAE ERGO REDDITA IN HONOREM FlUI NICOMAGHI FlaVIANI CONS . CAMP

5 frocons as1ae praef vluil sabpivs nvnc praef praet j0^~ iTaLiae . iLLYrici et . aFricae.

Imperatores caess . FL theodosivs i.i il pLacidvs vaLentinianvs

SEMPER AVGG. SENATVI SVO SaLvTEM CLARORVM ADQ. InI.VSTRIvM IN REP.V1R0RVM ADVERSVM CASVS C0NDIC30NIS

lu hvmanai: inTerpoLaTvm aLiqVATENVS adserere HONOREM eT hemoriam

DE FUNCTI IN LUCEM REVOCARE EMENDATIO QVAEDAM EIVS SORTIS

videTvr qvae PRAeIvdic. m... mv.mq... MENTVM virTvTv.m exsisTlmatvr

BONO NOBISCVM P C OMINI INTELLEGiTIS PROFeCTO QVTDQVTD IN RESTI

TVTIONEM PU. M.... INIS IN LvsTlUs eT SANCTlSSIMAE AP\T OMNES lu coït 15 DATIONIS FLAVIANI SENIO.. S ADIMVS IJIV1 AVI NOSTBJ VENERATION] M 1 SS]

SI EVM QUEH V1VKHE Noms SERVARIQ VUUIS IJVAE VERBA EIVS APUT VOS FUISSE PLERly. MLMINIsTlS OPTAVlT SIC IN MONVMENTA VIHÎvTvM SVAKVM TITVl.OSO. REVO CI.MVs Vf QVIDQVID IN IsTvM CAECA INSIM vI.aTionI: CONMISSVM ESI PROCVL AU EIVS

principis voTo Fuisse ivdicetis cvrvs in evm eFFusa benivoLenTia eT vsq. ad an

20 naI.IVM QVOS CONSECRAR] Sllil A QVABSTORS I.T PRAEFeCTO SVO Vol.vi'l' provecTa l .M .iTaVIT I.IVollI.M INPROBORVM NVNC si APuT Vos ABUNDE CAVSAS PIAE'I'aTiS ADSTRVXIMVS ACCII'ITI. Al.ivn QVOD DE VESTRIS IN iLLvM SENSIB eT I'HoVISCIAS OMNIVM IVDICTIS MVNIAMVD QVIB. PER lI.I.VM LoCVpLeTiORJS ADHDC REI.P

bona vil. adservaTa veL btiam avctA TanTvm eT APVT nos reverenttae conTvle

25 RVNT vT QVOD UODIE KACIMVS IN PECTORIS. ET SENSIB. VESTRIS ABSQ. InTi HPeLL-A TlONE vl.l.A MEDIAE OBLrVIONIS Fvisse NOVERIMVS EX QVO QVIDLM IPSO non min... MEMORIAL iLLlVS OIAM Noms PC SVI'IIA OMNIA PRAESTlTlSTIS VT NON IN MElllT. PaTh.nÏTai. VESTrAB ORATiaS AOAMVS N1I..MI) BROA REsTlTVTlONEM HONORIS EIVS miMoni Ti PoTlVS oiam SPOnTe I-'ecisse VIDEAMVR cvm aLioQVJ ipse i.ïïam DE INsTlTV

.'in TioNi iLLivs probaTvs saepi Noms parenTibvsq. nosTris FLaviani FiLi.

honob sewpLenvs i.Tiam svn praeFectvrae preaTorjanai api ce QVEM PROVIDE.... eT indvstria sva coTTiDiE avobT deI.aTvs bxsisTtmeTvr msi inTeoer Tandi m eT abs...

.. LlGKiSI MVNERIS DBBlTO TOTTVS DOMVS EIVS l'A Ml 1 .1 Al o Ml. OAVDI II Non...

P C OPTIMO IMPER]] NOSTR] OPERE VT NOBISCVM RECOONOSClTlS I.T lui.I.lïwl VOBIS I

35 paTrjae sbnaToris eivs mémo ri am ri' dioniTaTem probati cvivs consorTi.

cLaBIORES FVISTIS I.T IN POSTeRIS l.ivs I.ADLM AI'vT Nos m \l m nTia viobtis p APPIVS NICOMACHVS DEXTER V c EXPRAEF VRIl AVo iipTim si A 1 \ BNDAJI c\ n.w I

Sur la face droite : BEPTB.

basto rt anlioi ho \ \ ce conss

!■■ Roui, \..- loni Monta alla i^imgrafia | archeol. Napolltano, 1854, p. ISS 154; Huit, ./i arrtieol.

l'utralana yriifliin In un iif.ni; ./. Populonta, dam Huit. crUI., 1868, p, 66.

DII I. D Mo n. .HliLl .

FLAVIEN (NICOMAQUE

FLAVIENS-AURÉLIENS

Nicomacho Flaviano cons(ulari) Sicil(iœ), vicar- <io) Afric(œ), quaeslfori) aulœ divi Theodosi, prœf(ecto) prs-l/orio) Ital(iœ) Illyr(ici) et Afric(ss) iterum. virtutis aucloritatisq(ite) senatoriœ et judiciariœ ergo reddita in honorent fdii Nicomachi Flaviani cons(ularis) Camp(aniœ), procons(ulis) Asiœ, praet(ecti) urbi sœpius, ruine praef(ecti) prset(orio) Ilaliœ, Illyrici et Africse.

Jmperatores Caes(ares) Fl(avius) Theodositis cl Fl'(avius) Placidus Valcntinianus semper Aug(usli) senatui suo salutem.

Clarorum adq(ue) inlustrium in rep(ublica) virorum adversum casus condicionis humanse interpolalum aliqtiatenus adserere honorent et memoriam dejnncli in liicem [anliquaml \ revocare emendalio quœdam eius sortis videtar, quœ prœjudic{iu\m [sum]mumq- (ae) [detri] mentumf?) virtulum exsistimatur, bono nobiscum, p(atres) c(onscripti), [faustoque] omine intcllcgitis profecto quidquid in restilulionem [honoris? ou primilivam? nom]inis inlustris et sanctissimœ apul omnes recordalionis Flaviani senio[ri]s adimus, divi avi nostri venerationem esse, si cum, quem vivere nobis servariq (ue) vobis — quœ verba ejus aptit vos fuisse pleriq(ue) meministis — optavit, sic in monumenta virlutum suarum tilulosq(ue) revocemus ut, quidquid in islum cœca insimulalione commissum est procul ab ejus principis voto fuisse judicetis; cujus in eum effusa benivoientia et usq(ue) ad annalitwt. quos consecrari sibi a quœstore et prœfecto suo voluit, provecta excitavil livorem inproborum, nunc si apul vos abunde causas piœtalis adslruximus, accipile aliud, quod de vestris in illum sensib(us) et provinciar(um) omnium judiciis muniamur, quib- (usj per illum locuplelioris adhuc rei p(ublicse) bona vel adservata vel etiam aucta tantum et aput nos reverentire contulerunt ut, quod hodie facimus, in pectoribfiis) et sensib(us) vestris absqfue) inlerpellatione ulla médis: oblivionis fuisse noverimus ex quo quidem ipso non min [us ] memoriœ illius quam nobis, p(alres) c(onscripti), supra omnia prœstitistis, ut non inmerito palientiœ vestrœ gratins agamus, ne quid erga restilulionem honoris ejus admonili potius quam sponle fecisse videamur, cum alioque ipse etiam de institutione illius probatus sœpe nobis parentibusque nostris Flaviani fili[us\ honor semiplenus etiam sub prxfecturse prœlorianœ apice quem provide [ntia ] et induslria sua coltidie augel, delalus exsislimetur, nisi inleger tandem et abs[q(ue) ullo re]ligiosi numeris debito tolius domus ejus senatoris ejus memoriam et dignilatem probate, cujus consort[io]clariores fuislis et in postcris ejus eadem apul nos revercnlia vigelis.

Appius Nicomachus Dexlcr vfir) e(larissinus) ex prieffccto) urb(i) avo optim[o] statuendam curavi.

Sur la face droite :

[dedicata]... Sept (em)b. [Basse- et Antioc] ho v(iris) c(larissimis) cons(ulibus).

On le voit par cette inscription, il s'éleva, au lendemain de la lin misérable de Flavien une vive indignation contre lui, facilement explicable par la faveur dont il avait joui auprès de Théodose et l'usage immodéré qu'il en avait fait. C'étaient, en effet, beaucoup plus son administration que sa politique reli- ;e qui avait soulevé les haines contre lui. Symmaque fait allusion dans ses lettres à l'envie qu'on portait à Flavien parmi ses collègues du Sénat ' , I dans celle qu'il adresse Nicomachi /iliis, il dit clairement que la plèbe romaine fut soulevée contre la mémoire de leur père paucorum studiis et coiicgarum nolissimo pervicaci livorc '-. De ses exhibitions religieuses on ne lui tenait pas Irop rancune, mais bien d'avoir mal administré les vivres et l'auteur

du carmen adversus Flavianum écrit de son côté : Nonfne) ipse est vinum patriœ qui prodidit olim Anliquasque domos, turres ac tecta priorum Subvertens urbi vellel cum inferre ruinam...

Mais si Théodose, Ambroise, Rufin croyaient avoir manifesté de l'indulgence au vaincu, l'auteur du carmen savait bien que l'occasion ne devait pas être perdue de s'acharner sur le paganisme et ses dieux, les véritables vaincus :

Quid tibi (Sylv)anus custos, quid pronuba mater

Sattirnusque senex potuit preslare sacrato?

Quid tibi Nepluni promisil fuscina, démens?

Reddere quas potuit sortes Tritonia virgo?

Die mihi Sarapidis templum cur nocte pelebas?

Quid tibi Mercurius fallax promisil eunti?

Quid prodest coluisse Lares Janumque bifronlem?

Quid tibi Terra parens, mater formosa Deorum,

Quid tibi sacrato plaçait latrator Anubis?

Quid miseranda Ceres, (quid rapla JProserpina malri?

Quid tibi Vulcanus claudus, pede debilis uno?

Quis le plangentem non risit calvus ad aras

Sislrifcram Fariam supplex cum forte rogares?

Artibus seu magicis procerum dum quœris honores, Sic miserande jaces parvo donalus sepulcro

Omnia quœ in lemplis posilus toi monstra colebas ( lmplorabat conjunx, manibusque) allaria supplex Dum cumulai donis, votaque in limine lempli Solvere diis deabusque parât superisque minalur Carminibus magicis cupiens Aceronta movere, Prsecipitem inferias miserum sub tarlara misit Desine post ydropen talem deflere maritum De Jove qui Latio voluit sperare salutem.

Flavien était sexagénaire et n'avait pas renoncé à certaines distractions légères qui étaient connues du public :

Vivere cum speras viginli mundus in annos Abieras censor meliorum cedere vitam, Hinc tua conftsus possel quod fama lalcrc Cum canibus Megales semper circumdatus esses Quem lasciva chorum meretrix comilaret ovanlem Sexaginla senex annis duravit epheebus Saturni cultor Hellenœ semper amieus

enfin ce trait final :

Sacrato liceal nulli servare pudorem.

H. Leclercq.

FLAVIENS-AURÉLIENS. — I. La région.

II. Les niveaux. III. Cubicules A. et B. IV. Cubicule P. V. Cubicule C. VI. Cubicule R. VII. Cubicule L. VIII. Cubicule E.

Voir : Clément (FI.); Domitille (Cimel. de).

I. La région. — La région, appelée des Flaviens- Auréliens, du cimetière de Domitille se composait de deux parties; une, qui est conservée dans l'état primitif et se compose des galeries qui s'étendent à gauche de la basilique de Sainte-Pétronille, l'autre, contigué à cette basilique, mais transformée par suite de la construction de la basilique sur la tombe des martyrs Nérée et Achillée. Il en résulte une réelle difficulté pour faire connaître le rapport qui existait entre ces deux parties, et peut-être, à l'origine, ni l'une ni l'autre n'avaient une entrée particulière. L'entrée de la partie qui a été transformée et boule-

'i c par la construction de la basilique peut se reconnaître dans un escalier situé à droite de l'abside de la basilique et qui fut coupé par la suite quand cette

>Symmaque,Epis(.,l. III, n. 86; l.VI.n. 10,36. — 'Ibid.,

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