REGION DES FLAVIENS
■É*tB Mûri- antiques '-— . — J Plan du cimetière
M79. Plan du cimetière do Domltille, région des Flaviens. D'après Marucchi, Borna soUerranta, t. ..
de la basilique fui probablement l'entrée principale groupe de petits hypogées formant rai
J. B. D( Rossl
l avait supposé lorsqu'il rencontra sur ce point
ppe portant une Inscription mentionnant un
acer et qu'U conjectura avoir été placé .. l'in
avons ici une borne indicatrice remplissant la fonction que remplissent nos poteaux Indical c'est que cette H- formule se trouve
' lie linssi, BulUtt. iii archeol. crhl uucr, lai., t. vi. ii. 13534.
FLAVIENS-AU RÉLIENS
deux faces de la pierre qui était évidemment placée clans un angle (fig. -4480).
A gauche de la basilique nous avons déjà mentionné l'escalier G-K, il en existait un autre, l'escalier T qui fut coupé par la construction de la basilique. La galerie 0-6 finissait également sous la basilique, et on y a retrouvé un loculus encore fermé avec une plaque de marbre portant cette inscription en caractères assez réguliers et anciens :
VAL • R ■ VFINA
Cette galerie se prolonge en ligne droite sur une longueur de 14 mètres environ et finit en cul-de-sac; elle présente sur sa gauche un petit cubicule R. Cette galerie, à son début, tourne à droite et forme un corridor c, et, après avoir monté huit degrés, débouche sur une autre voie transversale d; ici on descend huit degrés. En e on rencontre encore des degrés à monter
4480. — Inscription du cimetière de Domitille. D'après Marucchi, Roma soiterranea, 1914, t.i,p. 115, fig. S.
et à descendre et on voit un mur 0 qui boucha un corridor lorsqu'on construisit la basilique.
Il est facile de suivre sur le plan le reste de ces corridors et des hypogées de cette région.
Ce qui fait l'intérêt et l'importance de cette région ce ne sont pas les tombes saintes, ni les fresques, mais un grand nombre de monuments épigraphiques. Le plus remarquable de tous par son antiquité a été trouvé dans la galerie d et appartient sans aucun doute à une tombe de cette galerie, bien qu'il en soit détaché. C'est une longue dalle sur laquelle sont figurées deux ancres disposées inversement l'une de l'autre. Sur la haste de ces deux ancres formant une double ligne tracée régulièrement, on lit le nom de la défunte en lettres passées à la couleur rouge et largement éloignées les unes des autres de cette manière (fig. 3853, t. iv. col. 1435) :
Le symbole de l'ancre, l'emploi d'un seul nom et la paléographie concourent à indiquer l'ancienneté du monument.
Au second niveau de la galerie d fut trouvée cet le magnifique inscription le 13 février 1875, par M. 0. Marucchi; elle fut aussitôt publiée par De Ross) ' (flg. 3851, t. iv, col. 1425). C'est l'épitaphe de Flavius Sabinus et de sa sœur Titiana, tracée sur une très grande dalle qu'on pouvait lever au moyen de
1 Bulleit.di archeol. crisl., 1875, pi. v,p. 64. Voir Dictionn., t. 1. ml. 2853, liu. 957. ' De Rossi, Bull. <li archeol. crisl., 1X72. p. 65; int.'i, pi. v, p. 64; O. Marucchi, Imoitnini nti. pi. i \n. n. 1 t. — 'Corpus inscr. grive, t. m, p. 312,
deux anneaux de fer ou de bronze dont on voit l'emplacement et la soudure.
C'est un indice que cette dalle a servi à une sépulture a mensa, plutôt qu'à un simple loculus, quoique ses dimensions s'accordent assez avec celles des loculi primitifs pour lesquels on taillait largement et non avec la parcimonie qui devint la règle plus tard. Les caractères sont superbes et le lapicide qui les a tracés ou bien l'officine qui se chargeait de ce type d'in-, scription est représenté par d'autres exemplaires. J.-B. De Rossi lui comparait une inscription du cimetière de Prétextât consacrée au souvenir d'Uranie. fille d'Hérode qui pourrait être le célèbre Hérode Atticus, maître de Marc-Aurèle, ce qui nous reporterait dans la première moitié du second siècle -. C'est bien aussi au second siècle que Rossi attribue l'épitaphe de FI. Sabinus et de sa sœur. Les Flavii Titiani étaient déjà connus et on pouvait entrevoir quelque lien de famille entre eux et les Flavii Augusti.
Il y a eu trois Flavii Titiani qui occupèrent la préfecture d'Egypte sous Hadrien, Marc-Aurèle et Caracalla, en 126, 1G6, 215 ou 216 3. On admet communément qu'ils étaient de la même famille ainsi que Flavia Titiana qui épousa l'empereur Pertinax * et fut fille de Flavius Sulpicianus, frère arvale en 183, ensuite consul et préfet de Rome 5. Le fait d'avoir occupé la préfecture d'Egypte montre l'origine équestre des Flavii Titiani; d'ailleurs, un fragment épigraphique de Lyon porte une dédicace à un procurator Augusti provinciarum Lugd. et Aquitaniese, personnage d'ordre équestre dont il faut, sans aucun doute, lire le nom T(ito) FL(avio) T. FIL. QviR(ina) TITIANO 6. Au IIe siècle, les Flavii, Titiani s'élevèrent de l'ordre équestre à l'ordre sénatorial. Outre Flavius Sulpicianus qui fut consul et préfet de Rome, on rencontre un Titus Flavius Titianus légat de Marc-Aurèle et de Lucien Verus en Espagne, ensuite proconsul en Afrique. Huebner avait déjà jugé que ces Tili Flavii Titiani ipsis nominibus se cum Vespasiano aut parentela aul beneficin aliquo modo conjunctos fuisse lestanlur '. L'épitaphe du frère et de la sœur montre qu'il s'agit d'une véritable parenté, puisque le cognomen de Titiana appartient en propre à la sœur d'un Flavius Sabinus; et ce nom de Flavius Sabinus est spécial à la branche collatérale des Flavii Augusti de laquelle font partie les Flaviens chrétiens. Le cognomen Titiana porté par la sœur de Flavius Sabinus est certainement dérivé de la famille maternelle et marque des liens d'affinité sans qu'on puisse autrement préciser, mais le nom de Titiana dérive certainement de Titus.
Une autre épitaphe fut trouvée dans une région du même cimetière assez éloignée de celle où nous nous trouvons ici; c'est une galerie de la région dite d'Ampliatus (voir ce mot). L'épitaphe est tracée au revers d'une inscription consulaire de l'année 273; elle lui est donc postérieure et par conséquent fait mention d'un descendant éloigné de celui dont il est question ici. Cette épitaphe est ainsi conçue :