‹ Dictionnaire d'archéologie chrétienne et de liturgie (volume 3)Chapitre 53 sur 423 · VO VRBICA CONIVGI •••ET SIBI IN PACE · texte numérisé non relu

VO VRBICA CONIVGI •••ET SIBI IN PACE

En fin, toujours dans le même cubicule, ce fragment :

VARTVNO

MALLIO THEfoc/oro

w/w)VLEM

Ceci nous reporte à l'année 399, où le consul fut Flavius Mallius Theodorus.

D'après cela, il semblerait que le cubicule E n'aura

lise,. — Partie antérieure du cubicule A. D'après Marucchi, Roma totterranea, l. i. pi. xxviii.

été aménage qu'à une époque déjà tardivi IVe siècle.

I >ans le cubicule I : épitaphe d'

EVCARPIA

(deux colombes affrontée» tenant dans le bec une <iairlande).

FLAVIENS-Al "RÉLIENS

Dans la galerie /, une inscription assez ancienne :

(èÇ)YnePANT!

(elç 6)eON ZHC

(une colombe tenant une grappe dans son bec). « O Exuperantius, vis en Dieu.

.Même galerie :

J0^~ HILARffiM ou ia)

II. Les niveaux. — Lors des fouilles de 1874-1875. J.-B. De Rossi avait constate que sur un point de

4487. — Monogrammes de Ruflna et d'Agrippinus. D'après Marucchi, op. cit., p. 131, fig. 21.

cette région, précisément au cubicule double A-B, on se trouvait en présence de deux niveaux d'excavation. Les fouilles de 1910 et 1911 ont permis de constater qu'on se trouve en présence de trois ni-

ées excavations de plus en plus profondes ont eu pour objet de se procurer plus d'espace pour les tombes. On en peut induire que les cubicules les plus anciens sont ceux qui portent les dénominations E et L et qu'ils doivent être contemporains des galeries a, b, dirigées vers la tombe primitive des saints martyrs. A une date postérieure on creusa le cubicule C et la portion supérieure du cubicule A, et que finalement la partie inférieure de ce cubicule fut creusée en même temps que le cubicule B, à la même période appartient le cubicule F. Il faut maintenant examiner chaque cubicule en particulier et ses inscriptions afin d'essayer d'en déterminer l'époque.

III. Cubicules A-B. — Le cubicule double de Julia Agrippina est le plus important de la région qui nous occupe; il est désigné sur le plan par les lettres A, B, et la partie antérieure du cubicule A se voit dans la fig. 4486. L'ouverture est prise dans le flanc de la galerie g qui fut percée à une date assez ancienne comme on peut le voir par les inscriptions qui ont été transcrites plus haut. Aussi bien la galerie g que le cubicule A ont été approfondis, la preuve matérielle en subsiste non seulement dans le fait de la hauteur anormale du souterrain que dans l'existence des deux portes d'entrée du cubicule A, l'une superposée à l'autre et la plus ancienne, bouchée avec de la maçonnerie, ainsi qu'on le voit sur la figure susdite. A l'origine la galerie g et le cubicule A se trouvaient avec le seuil de la porte supérieure aujourd'hui maçonnée, lorsque toutes les parois furent creusées et remplies de tombes, on creusa en profon-

1488. — Épitaphes de Rufinus et de Januarius. D'après O. Marucchi, Roma sntlcrranra, t. I, pi. x.\x.

veaux, qui sont indiques sur le plan par les chiffres 1. 2, :;. Le niveau primitif ou. si l'on préfère, fondamental esl celui représenté par les galeries a et b qui lurent détruites lors de la construction de la basilique, galeries qui mettaient en communication la région des Flavii Aurelii avec la tombe primitive des martyrs placée au poinl M. où s'éleva l'abside. Le ni au I esl le plus élevé : le niveau 2 est un peu inférieur, le 3 est le plus approfondi. Il est certain que

deur afin de se ménager de nouvelles sépultures et on atteignit ainsi le niveau actuel, ce qui nécessita une nouvelle porte. Il n'en fut pas de même pour le cubicule B dont la voûte surbaissée correspond au second niveau de l'excavation.

Cet abaissement du niveau n'a pu être résolu et exécuté que lorsque toutes les tombes furent remplies, ce qui a demandé un certain laps de temps, peut-être un demi-siècle. Heureusement les loculi du cubicule

I I..W 11 \> Al RELIENS

inférieur A et du cubicule B sont intacts il ont conserve leurs épitaphes; au niveau supérieur quelques-unes se sont également conserve en plaie. Prenons d'abord celles du niveau inférieur du cubicule A. ensuite celles du cubicule li qui sont probablement un peu postérieures. Sur la paroi a gauche en entrant on voit encore en place un luculus ferme dont la pierre porte deux monogrammes. La tombe ctail bisome et les monogrammes semblent d'un déchiffrement assez taclle i ii-. i i87).C'est d'abord, sans hésitation rvfina

à gauche, tandis qu'à droite on peut lire avec moins

C'est encore probablement un affranchi ou lils d'affranchi d'un empereur que ce M. Aurelius Januarius qui nous ramène vers Marcus Aelius Aurelius Verus ou vers Marc-Aurèle. Sur ces deux épitaphes comme sur celle de FI. Sabinus cl de Titiana, la ponctuation est en forme de hœdera à longue tige, qui ressemble à une fléchette.

Sur la paroi gauche :

ANNIVS FELIX A propos de cette inscription, J.-B. De l'.ossi a

cvî hï&><] ttjv FiMU

'iNAITERN

1489. Épitapbe de Julia Agrippina. D'après u. Marucchi, Borna sotlerranea, t. n, pi. cxxxiv, p.

de certitude AGRIPPINVS ou IVLIVS AGRIPPINVS. Devant l'entrée, on voit encore en place cette épitapbe :

EVTICIANVS IN PACE

Toutes les épitaphes du cubicule B sont demeurées on place.

Sur la paroi à droite, en entrant, les épitaphes de P. Ail. Ruftnus et de M. Aurelius Januarius

fait observer que sa paléographie est négligée, non parce qu'elle est d'époque tardive mais parce qu'elle a été tracée par un lapicide mal exercé. La présence du gentilice Annius dans ce groupe de sépultures où nous avons rencontre les noms d* Aelius et d'Aurelius rappelle le Annii Faustini du temps des premiers Antonins ce qui invite à ne pas reporter le groupe tout entier à une date postérieure au 11e siècle.

Sur la paroi voisine de la porte on voit en place

épitaphe d'Agrlppinus. D'après < >. Marucchi, Roma sotlerranea, t. 1. p. I 11. flg. :t'J.

donnent bien exactement l'impression de ce genre de

tombes (fig. 1488). L'emploi des trois noms est une marque d'antiquité. Cet Aelius Ruftlim porte le prénom Publiut qui fut celui de l'empereur Aelius Hadrianus. Cette épitaphe évoque d'autres épitaphes d'affranchis ou de lils d'affranchis de la gens Aelia trouvées à quelques pas de distance de notre cubicule. Une d'elles fait mention d'un Uetidianus Aug. Iib. et d'une Secundo, une autre nous fait c laitre un certain TttUS AeliUS SeCUndUS, I ('après cela il se pourrait que notre P. Ael. Rutinus fui le lils ou le neveu d'un affranchi de l'empereur Hadrien, il aurait donc vécu a la Un du ii' si

l' épitaphe de Julia Agrippina (flg. 1 189). J.-B. De Rossi voyait ici deux défunts Gala Julia Agrippina et Simpli-

cius, son fils peut-être, à qui s' ad resse rut l' aie la mat ion :

G IVLIA AGRIPPINA

SIMPLICI 0 DVLCIS IN AETERNVM

L'enlèvement de l'epilaphe. opérée le 30 novembre 1911 n'a montre dans celle tombe qu'un squelette de femme. Il ne peut donc s'agir ici d'un nommé

Simplicius, mais ce nom doit l'entendre d'un signum

OU surnom adopté par Julia Agrippina. Simpltci pouvait faire une allusion lointaine a la modestie recommandée par l'Évangile : simpltces islote.

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