‹ Dictionnaire d'archéologie chrétienne et de liturgie (volume 3)Chapitre 54 sur 423 · FLA VIENS- AU RELIEN S · texte numérisé non relu

FLA VIENS- AU RELIEN S

Dans les environs de ce double cubicule qui nous a rendu une épitaphe de Julia Agrippina et d'Agrippinus on a rencontré l'épitaphe d'un autre Agrippinus, aujourd'hui encastrée dans les murailles de la basilique (fig. 4490). J.-B. De Rossi estimait que l'épi-

4491. — Inscription de Julia Aug. Agrippina. D'après O. Marucchi, op. cit., p. 142, fig. 33.

taphe de Julia Agrippina n'est pas postérieure au IIe siècle et celle qui porta ce nom, de même que l'Agrippinus du monogramme auraient fait partie de la clientèle du Jules Agrippa, descendant d'Hérode Agrippa, roi de Judée, venu à Rome au temps des Flaviens. Cette explication peut s'arranger parfaitement avec une autre inscription trouvée dans le même groupe cimétérial lors des fouilles de 1874

mules depuis une époque très ancienne à droite de l'abside de Sainte-Pétronille, et c'est de ce même tas que doit provenir l'épitaphe du jeune Agrippinus mort à> l'âge de huit ans. Le monument de Narcisse semble avoir été précipité dans la catacombe par un luminaire, ce qui permet de supposer que Narcisse possédait uni bien-fonds dans cette partie de la voie Ardéatine. Ce Narcisse, qui se qualifiait d'Agrippinianus fut, semble-t-il. esclave de Julia Agrippa Augusta la jeuner mère de Néron et devint, par ce fait qu'il restait esclave de la maison impériale, esclave de Trajan, c'est alors qu'il érigea ce petit monument. Mais comme Agrippine mourut l'an 59 de notre ère et que Trajan n'arriva à l'empire qu'en l'an 98, il faudrait croire que Narcisse a conservé pendant quarante ans le souvenir d'une impératrice fort discutable et dont le nom n'était pas une recommandation. Il est probable qu'il ne s'agit pas de la mère de Néron, mais d'une de ses affranchies, nommée Julia, épouse de Narcisse. Cette affranchie, nommée Julia Agrippina, était donc Auguslœ liberlœ, ce dernier mot a été omis sur l'inscription et nous aurions son épitaphe dans le cubicule B. Elle était donc chrétienne. Narcisse l'était-il? En tout cas il n'est pas permis d'omettre ici, à propos de ce Trajani servus Agrippinianus, le texte connu de saint Paul aux Philippiens, îv, 22 : Suintant vos omnes saneli, maxime autem qui de Cœsaris domo sunt oî est tî^ç Kaiaapoç oîxîaç. Saint Paul écrivait ces paroles à Rome, sous le règne de Néron et il faut rappeler que d'autres affranchis ou esclaves de la maison impériale ont été enterrés à une date postérieure au cimetière de Domitille comme le prouve cette inscription d'un affranchi d'Hadrien ou de Lucius Verus, trouvée près de celle de Julia Agrippina et qui est bien probablement chrétienne ' :

VALER-ISIAs

ADVENTAE dut

CISSIMAE

Page 1