XI-AELIA-SECVNDA
E- • -CEMIN0-
FIL-Q-V-A- V-M-VIIII-D-XVt
Le Narcisse de notre petite base prismatique fut
4492. — Inscription de Gamikos.
D'après O. Maruechi, Roma solterranca, t. i, p. 133, fig. 23.
et dans laquelle on lit, gravé sur une grosse pierre :
MaJXIME FILIAE AGRIPPAS
La découverte d'un autre monument épigraphique permet d'apporter des précisions et des modifications à tout ceci. Ce monument (fig. 4491) consiste en une base de marbre de forme prismatique sur laquelle est gravée une inscription ainsi conçue : Juliœ Augustes Agrippinir, Narcissus, Augusti Trajani (servus) Agrippiniimfus fait ou posuil). Il s'agit ici d'un monument local, trouvé dans un tas de débris accu-
servus de l'impératrice Agrippine, mère de Néron; mais comme Agrippine mourut l'an 59 de notre ère, Narcisse faisait partie de la cour impériale ou domus Cœsaris à cette date ou auparavant (à moins qu'il ne se soit converti beaucoup plus tard?). Il pourrait donc être du nombre de ceux que l'apôtre désignait sous la mention susdite dans la lettre aux Romains qu'on peut faire dater de l'année 58. Parmi ces chre-
1 De Rossi, Bullettino di archeol. cristiana, 1875, p. 59; O. Marucchi, op. cit., p. 145.
I l \ \ [ENS-A1 RÉLIENS
tiens se trouvait un nommé Ampliatus (Ad Rom., xvi. 11) dont il reste un cubiculc orné de peintures. découvert en 1881 dans le cimetière de Domitille (voir Avpuatos). Entre les fidèles que Paul salue
4493. — Monogramme du cubirulc A.
D'après O. Marucchi, of>. cil., p. 134, lig. 24.
nominativement se trouve précisément un Narcisse : Salulate eos qui sunl ci Narcissi domo, qui sunt in Domino.
Tout cela, évidemment, n'est pas du domaine de l'Identification certaine, mais quand on songe au peu de renseignements que nous possédons sur
servile, un nom tout seul est une marque de haute antiquité.
Une autre inscription, encore en place devant l'entrée du cubicule présente un monogramme dont la lecture est incertaine (fig. 4493); il semble cependant qu'on peut adopter la leçon ACYKAAIA
IV. CUBICULE P. — A une très courte distance du cubicule A-B, mais à un niveau plus ancien, correspondant à celui de l'inscription de Gamikos, se voit un cubicule qui n'a été déterré et désobstrui
lors des fouilles de 1910. A l'intérieur gisait un gros bloc de travertin qui avait dû, primitivement, Former l'architrave de la porte. On y peut lire en lettre bien tracées, gardant encore quelques linéaments de couleur rouge, ce titre (fig. 4494) :
ECPLECIORVM
11 est aisé de reconnaître que nous avons ici la mention soit d'un collège, d'une association, d'une société, comme sur d'autres inscriptions chrétiennes sur lesquelles on peut lire : Pelagiorum, Eutychiorum (au cimetière de Priscille et au cimetière de Callistc); Gaudentiorum (au cimetière de Saint-Sébastien), Jordanorum (voir ce mot). Ici, il s'agit d'une association appelée les Ecplegii, nom nouveau et dont aucun indice jusqu'à ce moment ne nous donne l'explication.
V. Cubicule C. — Dans la galerie li et au même niveau que le cubicule P, le cubicule C, peu considi rable et dont une des parois présente une niche pour recevoir un sarcophage^ ce qui est un signe d'antiquité,
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4491. — Inscription du cubicule P. D'après O. Marucchi, op. cil., 134, lin. 24.
ces personnages et à la rareté des indications que le savant abbé Greppo était réduit à glaner et à rapprocher il y a un peu plus de soixante ans, on ne peut qu'être surpris de l'ignorance persistante des commentateurs de l'apôtre Paul lorsqu'ils en viennent à expliquer ces versets sur lesquels tant d'indices s'accumulent depuis un demi-siècle et qui aident à entrevoir quelque chose des origines de cette Église de Rome à peine connue. Narcisse possédait vralsem blablcment une propriété sur la voie Ardéatine, près du cimetière de Domitille; sa Femme paraît y avoir été enterrée; dans ce même cimetière, d'autres chrétiens descendant de ces premiers fidèles onl été Inhumés, et ément dans la région appelée des Flavii Aurelii.
On se trouve donc ici en présence d'une sorte de cimetière où presque tous les défunts devaient se connaître, au moins de nom, cimetière qui Fut Fonde par les Flavii de la branche chrétienne de la Famille impériale, ce qui attirait toute cette société de chrétiens plus ou moins avères. On entrevoit ainsi quels indices nouveaux se présentent pour l'étude de la première communauté romaine. Puisse-t-elle trouver son historien sans trop tarder!
Nous revenons à notre cubiculc lï, dont nous ne nous sommes d'ailleurs pas éloignés. On voit vers quelle période ancienne les inscriptions nous ramènent . Naturellement les inscriptions du niveau supérieur du cubicule A sont plus anciennes encore. La première que nous rencontrons sur la paroi de droite en entrant ne porte qu'un nom (fig. 4492) :
TAMIKOY