‹ Dictionnaire d'archéologie chrétienne et de liturgie (volume 3)Chapitre 75 sur 423 · FLEUVES · texte numérisé non relu

FLEUVES

trente-deux manuscrits; pour le ix-xe siècle, vingthuit manuscrits; pour le xe siècle, plus de soixantequinze. Toutefois l'identification reste douteuse, nous nous bornons donc ici à désigner les manuscrits portant la mention de leur appartenance à Fleury : ce sont les numéros :

16 (n. 244 du catalogue de 1552). Glossaire latin, ixe-xe siècle (allant de A à E); cf. Usener dans Mus. Rhen., t. xxiv, p. 382 sq. ; Wilmanns, ibid., p. 363.

P. 43 b et 74ft : hic est liber sci benedicli abbalis floriacensis archisterii.

36 (n. 216 du cat. de 1552.) Etymologies de S. Isidore, Xe- XIe s.

P. 140 : fuit S. Benedicli Floriacensis.

49. (n. 272 du cat., de 1552). Histoire eecle'siastique de Bède, ixc s.

P. 2 : hic liber sancli benedicti floriacensis monaslerii.

99 (n. 192 du cat. de 1552). Commentaire sur Job, xe s.

P. 1, 9 : liber sancti Benedicli abbatis Floriacensis fuit.

118 (n. 150 du cat. de 1552). Flavius Josèphe, xe s.

P. ? : fuit S. Benedicli abbalis Floriacensis.

134 (n. 97 du cat. de 1552). S. Augustin, La cité de Dieu, xe s.

P. ? : fuit S. Benedicli Floriacensis.

172 (n. 64 du cat. de 1552). Virgile, xe s.

P. 2 : Conlulit aime libi pater hune Benedicla libellant Ildemarus alumnus et ipse luus monazonta

180 (n. 159 du cat. de 1552). Hegesippe, ix« s.

P. ? : fuit S. Benedicti Floriacensis.

267 (n. 140 du cat. de 1552). Sedulius, Xe s.

P. 18 -.liber sancli Benedicti abbalis floriacesiceno (sic).

277 (n. ?). S. Ambroise de officiis, xe s.

P. 1 : Hune codicem mabbo eps. dédit sco Benediclo.

351 (n. ?) Quintilien, Xe s.

P. 137 : hic est liber S. Benedicti abbatis floriacensis.

Cuissard, identifie en outre le n. 48 avec le n. 257 du catal. de 1552, mais ce ms. n'a pas de formule d'appartenance.

I. Vossius qui négocia l'achat des manuscrits d'Alex. Petau pour la reine de Suède en obtint ou en retint quelques-uns pour prix de ses services. Ce sont aujourd'hui les manuscrits de la bibliothèque de Leyde Voss. F. 79 et 80 et quelques feuillets qui firent partie plus anciennement du ms. 3 57 (8) de Berne.

La part échue au Vatican, bien que considérable, l'est pourtant moins qu'on ne paraît le croire généralement *. Voici ceux qu'on peut considérer avec plus ou moins de certitude comme venant de Fleury :

Fonds de la Reine : n. 32, 284, 317. 31S, 566, 585 (en partie), 592, 596, 644, 723 (?), 1283 (deux feuillets d'un Salluste dont des fragments palimpsestes se trouvent à Orléans et à Berlin), 1357. 1414, 1462 (?), 1576 (?), 1586, 1587, 1709. (Voir Dictionn. au mot Gothicum Missale, pour le n. 317).

Fonds Ottoboni : n. 663.

Citons en outre comme intéressant à divers titres l'histoire de Fleury.

Fonds de la Reine : n. 479, 863, 980.

La liste de dix manuscrits de Fleury conservés au Vatican, dressée par M. de Certain 2 ne doit être acceptée qu'avec beaucoup de réserves; c'est ainsi qu'on y voit figurer le manuscrit 1573, qui vient de Ferrières.

A la bibliothèque nationale, L. Delisle dressait en 1874, la liste suivante des manuscrits de Fleury 3.

1 L. Auvray, Deux manuscrits de Fleury-sur-Loire et de Ferrières conservés au Vatican, dans Annales de la Société historique et archéologique du Gùtinais, 1SS9, t. vu, p. 38- 39. — ' Archives des missions scientifiques et littéraires, t. v, p. 63. — * Le Cabinet des manuscrits de la Bibliothèque nation.ile (1874), t. n, p. 364-365; et adclit., 1. ra,p.382. — ' J. Strzygowski, Iconographie des Tau). Christi. Ein Beitrag zur Enbvicklungsgeschichte der christlichen Kunst, in-fol., MOncben, 1885, p. 10-11, — - J. Wllpert, Le pif-

Fonds latin : 1695. 1720, 2278, 2312 (relié au chiffre de Charles IX). 2783, Ve partie, 5543, 5724, 6085, 6365 (?), 6400 B, 6401, 7193 (fragment), 7299 (?L 7696 (relié au chiffre de Charles IX), 7900, 7971, 8040 (sur les marges des foll. 7 v", 8, 113 v°, 114, on lit : Hune librum conlulit Girardus monachus patri Benedicto; quem si quis tulerit, anathema sit), 8663, 11326 (?), 11674, 12139, 12289, 12290, 12606.

Il faut encore ajouter, selon toute apparence, une bonne partie des manuscrits sur lesquels on lit le nom de Pierre Daniel, c'est-à-dire :

X. 1-52. 1750 (fragment), 2389 (fragment), 2876, 5806, 6614, 7665, 7902, 7905, 7920, 7973, 800S, 8542, 8547, 13686 et 16243; le n. 13421 a appartenu à Jacques Daniel, docteur à Orléans.

Fonds latin, nouv. acquis, (provenant de Libri) : 44 7. 453, 1588, 1596, 15S7, 1598, 1599, 1600, 1604, 1605, 1606, 1611, 1615, 1616, 1620, 1621, 1623, 1628, 1629, 1630, 2335.

A quoi il faut ajouter :

Lat. 7929, Virgile glose dont une partie se trouve à Berne; 6400 G. (voir S. Berger, Le Palimpseste de Fleury, in-8°, Paris, 1889), et 2858, lettres de Loup de Ferrières.

Puisse cet essai sommaire suggérer à quelque érudit le désir de reconstituer l'histoire de la bibliothèque de Fleury dont nous avons tracé l'esquisse.

XVIII. Chasse de S. Mommole. Voir Dict. t. m, col. 1127, fig. 2698.

FLEUVES. L'antiquité chrétienne nous offre sur les monuments différentes représentations de fleuves. En ce qui concerne le Jourdain, nous renvoyons à ce que nous avons dit à l'occasion du Baptême de Jésus, t. n, col. 361-262, fig. 1295-1296 et col. 3302. fig. 2373 4. Parmi les représentations anthropomorphiques nous rencontrons, vers le milieu du ivB siècle, dans la catacombe de la Vigna Massimo (voir Félicité) une fresque représentant Tobie avec l'ange et Tobie péchant le poisson, tout à côté, afin de bien situer la scène, une figure personnifie le Tigre sous les traits classiques. Chez les anciens, les fleuves imposants et au cours majestueux obtenaient unereprésentation en rapport avec leur importance. Le Xil, l'Acheloùs, l'Èbre, le Danube, le Tibre sont représentés sous les traits d'un homme assis sur le sol, le buste légèrement incliné en arrière, nu, barbu, appuyé sur une urne et entouré de roseaux. Ici, le Tigre semble tenir des herbes aquatiques dans la main droite K Sur les sarcophages nous retrouvons ce type familier à l'antiquité; de même que nous avons déjà rencontré et signalé les figures ornementales d'Atlas (voir Astres) des Télamons (voir Assomption) nous voyons un dieu fluvial représenté sur un sarcophage d'Arles représentant le passage de la mer Rouge 6. De même sur le sarcophage qui servit depuis à Louis le Débonnaire, on y voit le passage de la mer Rouge et deux figures couchées représentant l'Egypte et la mer Rouge '; autres à Nîmes a. Même représentation sur quelques monuments qui figurent Elie (voir ce mot) enlevé au ciel. Le personnage mythologique s'inspire ici de celui qu'on voit dans la scène de l'enlèvement de Proserpine '; on ne lui demande d'autre service que d'obstruer l'espace laisselibre par les pieds des chevaux. Il va sans dire que les

turc drllc catacombe romane, 1903, pi. 212, texte, p. 31. —

6 E. Le Blant, Etude sur les sarcophages chrétiens antiques de la ville d'Arles, in-fol., 1S78, pi. xxxi. p. xi. p. 51. —

7 E. Le Blant, Sarcophages clu-ètiens de la Gaule, 1SS6, p. 13.

— ' Ibid., pi. xxx, p. 109, n. 129; pi. xxxn, p. 116, n. 140.

— ' Lasinio, Sarco/agi de Piia. pi. cxxix; Millin, Galerie mythologique, pi. lxxxvi, etc. Cf. F. Piper, Mythologie und Sgmbolik der allchristlichen Kunst von der altesten Zeit bis in's sechzehnten Jahrhunderl, in-S°, Weimar, 1847-1S51.

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