I.a fibule à tête rectangulaire sans ra ileêtre
plutêl localisée sur la rive droite du Rhin, i Souabe et Wurtembei
santés ont él é trouvées à Nordendorf, il faut mentionner relies de ( Iberlalllistein. d'Klr.'ers. de Warmli
de Pfullingen.
La fibule à rayons disposés sur une tête soil reclaire, soii semi-circulaire a été recueillie a Abenheim, a Fn ilaul
ipenheim, a
. a N'ied < in a hoir e une reniai' quabli pi
d'atteni ion air. i ne fibule de i ype
i |i i . i e, '" Uulrte anglo- taxonne, I p. 47, pi. iv. n. 6-0. ' J. de Baye, Industrie ang pi. i\ . flg. 8, p. 10.
FIBULE'
Parmi les fibules alamanniques on peut mentionner quelques broches ornithomorphes et en S, en bronze doré avec grenats incrustés, ou quelquefois cloisonnées de verroteries, à Freilaubersheim, à Wiesoppenheim, à Obrigheim, dans les environs de Bonn, à Nordendorf, à Oberstotzingen, à Zufîenhausen et à Pfullingen.
« La fibule typique des milieux alamanniques est celle qui aflecle une tonne circulaire dont le centre
Les secondes broches circulaires semblent être d'un genre propre aux régions alamanniques baignées par le Rhin. Elles sont en fer, à bouton central, ornées au moyen de la damasquinure et du placage. Il est intéressant de noter l'existence de ces pièces dans des contrées où nous la croyons exclusive. Ces fibules ont été rencontrées à Freilaubersheim, à Lbersheim, à Heddesheim, où l'une d'elle est pourvue de quatre
4400. Fibule alamannique de Hohber. (Barrière-Flavy, pi. B ', fig. 4.) — 4401, de Lùsslingen. ( lbid., fig. 6.) 4402, de Gerstheim. (Ibid., pi. lx, fig. 11.)
est ordinairement bombé et qui présente deux modes d'ornementation. Les premières se rapprochent de la broche byzantine, ayant une surface couverte d'une feuille d'or sur laquelle courent des filigranes est ornée en outre de verroteries serties dans des battes. La couleur généralement dominante est le rouge. Nous en voyons de modestes dans l'Helvétie septentrionale, à Hohber (fig. 4400), à Grenchen, à Lùsslingen (fig. 4401). a Kaiser Augst, mais en allant plus au
clous de bronze, près de Biebrisch sur le Rhin, à Neuwied, enfin à PfalLheim (cercle d'Ellwangen), à Andernach, où plusieurs broches offrent à la fois une ornementation guillochée, l'emploi de la damasquinure et l'incrustation des verroteries, à Waiblingen, à Osthofen, à Ulm, à Darnistadt '.
XIII. Fibules burgondes. ■ — Les Burgondes semblent s'être accommodés de types empruntés à l'art bvzanlin. On rencontre dans leurs cimetières la
4403. — Fibule alamannique de Gerstheim. (Barrière-Flavy, Arts industriels, pi. i.x, fig. 2.) 4404. — Fibule de Mertloch. (Ibid., pi. lx, ûg. 5.)
nord dans les provinces rhénanes, nous rencontrons des spécimens remarquables, aussi bien par leur grande dimension que par leur décoration brillante et artistement ménagée. Mentionnons les belles fibules
il lies en Alsace : :i Odratzheim, à Gerstheim 1 102 et 140 !) ueim,àKuttolsheim,àGimbrett,
a Hochfelden; dans les provinces rhénanes : à 1 tendorf, a Sindelfingen, à Engers près Co li \rmsheim.
a Neuwied. a "Weisscnlhurn. a Andernach, C( I Gemersheim, Meckenheim, Sprendlingen el o\ i . et par-dessus tout, celles de Gondorl prèi Cobli de Mertloch près Polch (fig. 4404) sont à signaler comm( les plus belles et les plus pn ieusi à cette catégori
fibule tantôt circulaire, tantôt quadrilobée ou polj gonale, en bronze et en fer ou bien entièrement en fer. recouverte d'une feuille d'or sur laquelle sont tracés des dessins filigranes et rehaussés d'un cabochon central de verre ou de pierre dure bleue, et de quatre ou six ou huit autres cal ochons disposés symétriquement et alternant, bleus, verdâtres ou incolores. I ,i feuille d'or et la plaque de cuivre ont été repoussées ensemble au marteau, après qu'on eut serti celles ci au moyen d'une lame de bronze qui donne une
' C. Barrière-Flavy, Les arts industriels des peuples lurbares de ;.i Gaule, 1901 ,t.i,p. 421-422.
épaisseur de 0 ni. 006 à la fibule et qui maintient liées les feuilles d'or et de cuivre. Lorsque ce travail a été Qui, on a rempli tout l'espace compris entre elles et l'anneau qui entoure la fibule a sa circonférence, avec de l'argile que l'on a laissé sécher après l'avoir fortement comprimé. L'argile entrant dans lus moindres anfractuosités soutenait toutes les parties d'une manière parfaitement égale, et par conséquent donnait une assez grande solidité. La face postérieure était complètement fermée par une plaque de fer sans laquelle l'argile n'aurait pu tenir bien Ion [temps. Enfin, .i cette plaque était fixé l'ardillon de ter '. La fibule burgonde esf caractérisée par l'absence complète de verroteries rouges et de grenats, par l'emploi de la surface convexe pour la majeun partie des cabochons, par l'usage de la gaufrure pour la feuille d'or au lieu des filigranes, i La zone ou j'ai observé les deux spécimens de ces fibules dit M. Barrière-Flavy, est assez, tranchée dans le nord et l'est de la Suisse, pour qu'il soit souvent possible de déterminer un cimetière sis sur la limite des deux peuples, Bur .ont.' et Alaman. Ainsi, le type burgonde est a peu près exclusif aux régions situées au sud ouest de l'Aar, dans la partie occidentale du canton de Berne et dans
— Fibule d'Ampilly.
D'après Barrière-Flavy, Arts industriels, t. i. p. ;7::.
Og. 109, lit.
le canton de Fribourg, l'autre, au contraire, est cantonné en partie sur la rive gauche de l'Aar, en partie sur la rive droite pour les cantons orientaux qui ne conservent et ne peuvent conserver aucun vestige de l'établissement des Burgondes 3. »
De belles fibules ont été si ny (canton
de Fribourg) ', a Klisricd, à Soyliiercs (canton de Berne), à Nernetçan (canton de Vaud), à (Irenchen (canton de Soleurcj '. a La Balme (Haute-Savoie), à Saint-. Jcan-de-Losne (Côte-d'Or, ; a Farges-Ies-Màcon (Saônc-et-Loire), a Charnay, à Salnt-Étienne de Coldres. La libule de Soyhiéres offre une saillie centrale et, sur le pourtour, deux par deux, huit sortes de roses de cuivre, dans lesquelles étaient sertit pierre aujourd'hui disparues '-. La Obule
de Grenchen est formée de deux minces lami métal, au-dessus, ou, au-dessous, argent. L'Intervalle
était occupé par uni durcie, noirâtre, une
de mastic. La feuille d'or présente au centre
un morceau de verre rond, six pierres triangulaires l et six pierres rondes bleuis assez habilement
enchâssées dans la plaque dur. Le reste de la .surface ■ le la lamelle d'or est couverte d'ornements en
forme de serpents. Exceptionnellement, une fibule d'Elisried est ornée de quatre verroteries ri
enchâssées dans des cupules surhaussées dans les quatre lobes de la broche. Baudot en a trouvé une semblable a Charnay.
II est d'ailleurs nécessaire d'ajouter qu'on a itii contré des libulcs de t\ ]><■ burgonde dans des sépultures franques ou alamanniques. Tel est le cas à Basse, -ourt e et à Kaiser-Augst.
La fibule cloisonnée, la libule gothiqui
ius où se révèle l'influence orientale sont inconnues aux Burgondes. Aubonne, Bofflens
on de Vaud), Sainte-Sabine, Charnay d'Or) ont restitué des broches rondes ou en roses cloisonnées de grenats. Lue libule de Beuurepairc (Isère) en forme de mouche est étrangère à l'art des Burgondes (\oir Mouches)'.
Des fibules digilées ont été trouvées à Sainte-Sabine à Saint-Euphrône (Côte-d'Or), ô Brochon, à Charnay, à Vuilleein (Doubs), a Poisy (Haute Sa\oic), à Yid'y
1406. — Fibule de Charnay.
D'après Baudot, Mémoires sur /es sépultures barbares
à Charnay, pi. xn, lifi. 1.
et à Bel-Air (Suisse). La libule de Charnay a inscription runique sera étudiée plus loin. 11 faut encore signaler une curieuse fibule de bronze trouvée dans les fouilles du cimetière burgonde d'Ampilly (Côted'Or). Elle représente un animal monstrueux muni d'une sorte de bec ou de trompe. C'est éviden un tapir, nonobstant la longueur des oreilles i le . I 105) On en peut rapprocher une pièci ri tieillie dans le cimetière d'Anderlecht (Belgique).
On a également rencontré dans les tombes burgondes des fibules ansées, dont q mes liaient pourvues d'une chaînette terminée par un crochet de sûreté. La plus inl tre la seule pièce
(de grand module) trouvée en I \.r>.
celle de Charnay décorée de têtes de serpents'.
Enfin, à Charnay encore, une libule ronde très riche, portant au centre un camée à trois couchi sur fond d'or, formant une croix à quatre branches égales remplies d'un cloisoi
ise, Suite a la notice sur d'anciens cimetières trouvés s"ii en Savoie, soit dans u canton de Genève, lsââ, p. 84. — ' i . Bunlèie-Flavy, /.es arts Industriels des peupl
Ii la Gaule, in-1 , Paris, 19*1, 1. 1, p. 369. — ' Ibid., Album, pi. B'. (lu- 7, 8. il irelbung der
Helvetlschen Hcldengraber und Todlenhûgel, dans MiUheU tunaen der anttquarlschen GeseUschafl m Zurich, t. m, part. 2, p. 18. — ' E. de Fellenberg, D<u Graberfcut bel
/. dans Miltlu ilungen der anttquarlschen (ie\ells-
ehalt in Zurich, 1SSC. t. \\i. p. 193, pi. iv. - ' Ibld., t. xxi, p. 101-1'J2. — ' .1. de l laye, Note sur dei bijoux barbares en forme de moucha, dans Mém. <U la Suc. ni antiq. de France, 1805, t. i.iv; i . Irf*
Industriels des peuples barbares ih la Gaule, 1901, Album
pi. i.viii, 0g. lo; t. i, p, 371. — ■ J. B lot, Mémoire sur
les sépultures des barbares de l'époque meri vertes en Bourgogne et particulièrement à Cltamag I, pi. \n. li-. I p. -II.
FIBULE
teries. Le bord de la fibule est décoré d'un léger feston en pierreries et le fond, entre les branches de la croix est orné de filigranes. Le crochet de la fibule est luimême en or. garni de filigranes, et l'épingle est en bronze (fig. 4406). .
XIV. FIbwles wisigothiques. — Chez les Wisigoths, on fait usage de la fibule qui est la broche gothique ornée de grenats et de verroteries cloisonnées '. On rencontre la fibule rayonnante ou digitee à Salles-la-Source et à Laborieblanque (Aveyron), a Herpès (Charente), à Estagel (Pyrénées-Orientales), à Figaret (Hérault). On a trouvé à Herpès et à Rivières (Tarn) 2 des fibules cruciformes en bronze, sans ornementation ou bien avec une décoration fort simple et rappelant les fibules gothiques de l'Aisne, de Balleure (Saône-et-Loire) 3, de la Hongrie et de la Russie méridionale. .
La fibule ornithomorphe cloisonnée de verroteries se rencontre toujours associée aux fibules à rayons et généralement aux objets gothiques caractérisés •; d'intéressants spécimens ont été recueillis à Herpès. Dans cette même localité, on a trouvé une fibule dorée figurant un poisson dont l'œil est fait d'un grenat. Et puisque nous avons rattaché la fibule en S aux fibules zoomorphes, nous rappellerons celles de ce type qui ont été trouvées dans plusieurs cimetières du sud de la Loire 5.
Dans les cimetières wisigothiques, on a rencontre les fibules circulaires, carrées et polygonales, mais rarement. Il est vrai que l'incuriosité des populations du sud-ouest de la France a entraîné la perte et la destruction d'une quantité innombrable de bijouxtrouvés dans les tombes. L'avidité y tient lieu de culture artistique et, dans ces conditions, il est malaisé d'apprécier avec précision l'importance des pertes infligées à l'art et à l'archéologie. On a trouvé des fibufes cloisonnées à Eymet-sur-Dropt (Dordogne) à Magnac (Lot-et-Garonne) et à Herpès (Charente).
« La fibule circulaire, en bronze ou en fer, décorée de cabochons et souvent plaquée d'or avec filigranes, ne s'est point rencontrée dans les sépultures wisigothiques bien caractérisées. Il n'en pouvait être autrement, attendu que cette broche n'appartient pas à l'art goth, mais byzantin 6; il n'y a, comme presque toujours aucun compte à tenir de l'opinion des critiques allemands, qui s'ingénient à découvrir à ces bijoux une origine germanique. Partout, en effet, où les cimetières ont pu être définis en tout ou en partie et attribués à des barbares venus par le Danube et ayant subi de forLes influences gothiques, comme à Pry (Belgique), à Ercheu, à Flamicourt (Somme), etc., on a constaté l'absence absolue de ce genre de fibule. « Les quelques broches circulaires recueillies dans les stations de Saint-Cybranet (Dordogne), de Saint- Félix et de Rodez (Aveyron), se distinguent par une ornementation barbare, qui n'a rien de commun avec la décoration byzantine. La configuration générale de ces pièces est celle d'un bouclier à umbo central, destiné à recevoir, incrustée, comme à Saint-Cybranet, une pierre dure de couleur bleue. La surface du bronze est ornée, au trait, d'œils de perdrix, de pointillé, de rayures parallèles, de circonférences concentriques, de grecques, etc. Nous n'avons jusqu'ici retrouvé
' C. Banïcrc-Flavy, l'itude sur les sépultures barbares du sud et de Vouest de la France, 1893, p. 47 sq. — ! De Rivières. Antiquités gallo-romaines et tronques de Rivières,
1864. ■ Arcelin, dans Mémoires de la Société d'histoire
et d'archéologie de Chalon-sur-Saône, 1S!>:>. — ' J. de Baye, Éludes archéologiques. Industrie anglo-saxonne, 1889, p. 47- 48; tes bijoux gothiques de Kertch, 1SSS, p. 5; A. Béquct, Le cimetière franc de Pry: ('.. Barrière-Flavy, Les arts industriels des peuples barbares de la Gaule du rauvin in 1, Paris, 1901, t. i, p. 302. — SC. Barrière-Flavy, Étude
d'autre type de comparaison qu'une fibule fort analogue, provenant de la nécropole de Testona (Italie) '.
« Enfin, les sépultures au sud de la Loire ont restitué un certain nombre de fibules ansées en bronze, d'une ornementation extrêmement grossière, principalement dans les départements de l'Ouest 8 et dans le Lot-et-Garonne, qui se trouvaient à l'extrémité occidentale des possessions wisigothiques. Cette broche, ne présentant rien de remarquable, paraît être plutôt d'importation franque que de fabrication locale. On la retrouve d'ailleurs dans le Nord, en Belgique, en Allemagne, en Italie 9. »
XV. Fibules franques. — Les envahisseurs de la Gaule ont conservé avec un soin tout particulier leurs usages funéraires. A l'exemple des Celtes et des Gaulois, les Francs « tenaient à honneur de paraître devant leurs dieux, quand il leur faudrait rendre compte de leur vie terrestre, en grand costume, parés de leurs
4407. — Fibule franque portant le poisson- D'après Revue archéologique, 1S79, pi. xxm, fig. 1.
plus beaux bijoux, de leurs plus belles armes. Les familles se faisaient gloire de ces brillantes funérailles. Les petits, en cela, imitaient les grands. La conversion des Francs au christianisme toucha peu à ces usages. A une époque où les évèques étaient inhumés dans leurs plus riches habits sacerdotaux, l'aristocratie militaire n'avait aucun motif de renoncer à ses coutumes traditionnelles. La seule modification fut que dans la tombe était parfois déposé quelque signe de la nouvelle religion du défunt. Les Barbares convertis se distinguent par ce seul trait des Barbares païens 10. » On ne saurait trop s'en réjouir, à raison des enseignements que nous en tirons. Voici, par exemple, une trouvaille de bijoux francs faite à Jouy-le-Comte, et consistant dans les pièces suivantes: l°une bague en or ciselé du plus beau travail, avec une émeraude au
sur les sépultures barbares du sud et de l'ouest de la France. p. 07. — • J. de Baye, Industrie longobarde, p. 55. — * J. de Baye, Industrie longobarde, p. 55. — 6 Rouille (Deux- Sèvres), collection Beauchet-Filleau; Périgueux, musée de Périgueux; Tocâne Saint-Apre (Dordogne), musée de Périgueux; Petit-Niort (Charente- Inférieure), musée de Saintes. — ■ C. Barrière-Flavy, Les arts industriels, 1901, t. I, p. 303. — 10 A. Bertrand, Les bijoux de Joug-le- Comte (Seine-et-Oise) et les cimetières mérovingiens de la Gaule, dans Revue archéologique, 1879, octobre, p. 194.