S EST IPSE IN PACE
' Tertiu idus junias, depositio eruoris sanelorum marturum qui sunt passi sub pr(a)eside Floro in civilate Milciiitana, in diebus turificationis, inler quibus hic Jnno[enc]s est ipse in pace. Cette pierre mesure 0"1.5 de hauteur sur O^ôl de largeur, elle est brisée en bas. Elle fut trouvée dans un cimetière chrétien, près des ruines d'un petit édifice décoré de colonnes, sans doute une chapelle; hauteur des lettres : 0™02r). Cette dalle couvrait probablement une tombe dans laquelle on avait enfermé un peu du sang des martvrs de Milève.
11 n'existe pas. à notre connaissance, une règle constante permettant de dire que les fidèles donnaient le nom de depositio, depositus au jour de la mort ou bien au jour de l'inhumation. Les deux usages ont dû coexister et, sauf un nombre restreint de cas, on ne peut dire si deiwsiiio s'applique à la première date ou à la seconde. Sans doute, logiquement, ce serait l'inhumation qui serait visée, mais nous avons vu que les fidèles ne se faisaient pas faute d'interpréter les termes comme ils voulaient pour les adapter à la pensée qu'ils voulaient exprimer. L'inhumation ne suivait pas la mort dans les vingt-quatre heures, elle tardait parfois deux, trois, sept, neuf jours ou même plus. Le nombre des épita-
édit. Drcssel, Leipzig, 1860, p. 64. — • De Rossi, Inscripl. christ, urb. RomT, t. i, p. 108, n. 210. —"Ibid., p. cxi, — " Sur le mot depositus employé dans l'épigraphie et la littérature païenne, V. .MIard, op. cil., p. 234-2.18 y a répondu, la cause est entendue. — " Gscll, dans i\/clang. d'archiol. et d'hist., 1905, t. xxiii. p. 15, pi. II. — " Gauckler, dans Bull, archérl. du Coniili', 1901, p. 418- 42S, pi. XXXI. — " Corp. inscr. Int., t. viii, n. 86.30. — " De nossl, iîii». dl archeol. cris . 1873, p. 163, 177; 1870, p. 59, pi. III. n. 2; Corp. in.scr. lai., t. viii, n. 6700 ^ 19353; Gscll, dans Bull. arch. du Cnmilé, 1899, p. 452, n. 4 : P. Monceaux, Enquite sur l'épigraphie chrétienne d'Afrique, dan» Mémoirfs, prHentés par divers savants, t. xii, p. 263, il. 293.
DEPOSITIO — DERBÉ
phes qui distinguent le jour de la mort du jour de la déposition est infime et ne résout que chaque cas individuel.
H. Leci.ercq.
DERBE. — • Derbé, ville"de Lycaonie, sur la roule d'Iconium et Lystre, au sud-est de Laranda. Derbc et l.aranda conquises par Amyntas, roi de Galatie, passèrent à sa mort (25 av. J.-C.) ainsi que tout son royaume au'pouvoirdeRome et furent incoq)oréesà la province de Galatie. Laranda fit probablement partie du royaume d'Antiochus et Derbé devint de l'an 41 ;i
tion de porter le produit de la collecte faite pour^l'Église de Jérusalem, fut Gaius, natif de Derbé '. D'après le Codex Bezœ, Gaius était Aojp';.'^;, ethnique qui indique une des prononciations locales de AipCr, dont l'ethnique régulier est Aîfoaïoç. On trouve AÉÀÇîta dans Etienne de Byzancc.
Le site de Derbé lut, après bien des conjectures, placé entre Bessola et Losla (ou Zosta) *. D'après Ramsay, les ruines de liossola sont simplement celles de Seljak-khan, tandis que celles de Zosta y ont été apportées d'autres sites. L'emplacement de Derbé te
3716. — Plan^de réglise\ie'Dere-.\ghsy.
D'après H. Rott, Kleinasiatische Denkmàler, 1908, p. 303,
l'an 72 une des villes frontières de la province; elle reçut le nom de Claudio-Derbé.
Derbé fut illustrée par les séjours de saint Paul qui y passa au moins trois fois (.\ct., xiv, '20; xvi, 1; xviii, '23). On ne nous dit pas qu'il y ait eu à souffrir persécution comme dans tant d'autres villes, à .\ntioche, à Iconium, à Lystre '. Sans doute, sa prédication aura été bien accueillie, nous n'en savons pas plus '. Un de ses disciples qui l'accompagnèrent quand il fut ques-
' II Tim., m, 11. — i'Act., xiv, 21.*"— '.Act., x.\, 4. — • .Sterrett, Wolfs expedilion in Asia Minor, p. 22- 30. — ' Lesta a été identinée à tort avec Lystra par Radet et Paris, dans Bulletin de correspondance hel-