‹ Dictionnaire d'archéologie chrétienne et de liturgie (volume 4)Chapitre 232 sur 251 · SOLVIT · texte numérisé non relu

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ment, voir Dictionn., t. i, col. 2719, fig. 912; t. ii, col. 760, fig. 1495, et nous avons discuté la destination de ces objets, t. m. col. 3208, en même temps que nous en donnions la bibliographie et les comparions à des monuments, tous brisés, mais qui semblent avoir également servi de cuvettes à ablutions ou de bénitiers. L'endroit précis de la découverte n'est pas connu.

II. Basilique. — Cette église ' est située à l'extrémité sud-est de la ville antique. Elle fut fouillée dans les premières années de l'occupation, et, dès cette époque, elle était très ruinée; aussi ce qui subsiste aujourd'hui est fort peu de cliose. Elle mesurait 26 -"80 sur IG mètres.

D'après le plan, débarrassé des restitutions imaginées par Ravoisié, on voit que l'édifice était un grand rectangle dépourvu d'abside, et, autre particularité assez notable, le mur de façade n'est percé d'aucune porte. Celle-ci est prise dans la paroi de droite; les lacunes de l'enceinte ne permettent pas de dire si elle était percée d'autres portes.

A l'intérieur, la nef centrale très large est tracée par deux rangées de colonnes dont les éléments semblent tirés d'autres édifices : bases attiques à socle bas, chapiteaux corinthiens.

La disposition du chœur est intéressante. Il était surélevé de G"" 50 en\iron et entouré d'un mur qui, lors des fouilles, ne dépassait pas un mètre de hauteur; 11 est probable qu'il ne montait guère plus haut et qu'il formait balustrade. Ravoisié interrompt les deux colonnades à cet enclos; peut-être, fait observer M. Gsell, se prolongeaient-elles par des piliers, posés au-dessus du mur. Le chœur était percé de trois portes, précédées de degrés : l'une s'ouvrant sur la nef, les deux autres sur les bas-côtés. La description du fond nous échappe.

Cette basilique fut détruite par l'incendie; on a retrouvé dans les décombres des cendres et des charbons en abondance. Elle était flanquée, au sud et au sud-ouest, par des bâtiments trop mal conservés pour être identifiés.

III. Mosaïque. — Dans cette basilique, tout le pavement de la nef centrale et des bas-côtés, en avant du chœur, est fait en mosaïque dont il ne reste que quelques cubes. Des motifs ornementaux enfermaient des médaillons, que remplissaient des animaux divers, entre autres, une colombe tenant dans son bec un rameau d'olivier. Cinq de ces médaillons contenaient les noms des personnages qui, à la suite de vœux, se cotisèrent pour payer les frais de ce pavement, dont l'excellent style, ainsi que les fonctions exercées par les donateurs, permettent de placer la générosité à une époque antérieure à la période vandale -.

' On a beaucoup discuté entre archéologues sur la destination de cet édince. Delamare, dans Revue archéalngiiiue, 1819, t. VI, p. 191, tenait pour un temple; Schnaase, 6eschiclile lier bildenJen Kunst, 2' édit., t. m, p. 3.">, n. 4, y voulait voir une basilique civile de l'épociuc du haut empire; Ravoisié, h'xplorat. arehéol. de l'Algérie, t. i, p. 63- 6.5, pi. .51-53; T-enoir, Arcliiteet. nwnast., t. i, p. 245-247; De Rossi, Kug. Mûntz, Éludes feonogruphiques el archéologiques sur le moi/en nqe, i, p. 10, en font une l>asili(|uo chrétienne, ce qui n'est pas' douteux; de même (Iscll, ^lonumenls

Sur un chapiteau ou plutôt sur un corbeau ousommier provenant d'une chapelle dédiée à un saint oriental '.

DOMNI CIRV

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