‹ Dictionnaire d'archéologie chrétienne et de liturgie (volume 4)Chapitre 235 sur 251 · TIMOR · texte numérisé non relu

TIMOR

DOM INI

Iniliiim s<ii)ienti{<i)e, limur Domini.

antiques de V.ilgérie, t. il, p. 194-19G, fig. 121, n. 48 : cf. V. Sclîultze, Arch:eohgie der Altchristlicheii A'im.st, in-8", Mûnchen, 1895, p. 67, flg. 17. ■ — ' Corp. inscr. lai., t. viii, n. 8344-8348. — ' Poulie, dans Recueil de la i'oc. de Conslantine, 1878, t. xix, p. 392-393; De Rossi, Rull. rii arch. crist.. 1880, p. 167-168; Corp. inscr. lut., t. viii, n. 10904; S. Csell, Mon. antiquesde l'.-\lg,'rie, t. n. p. 197, noie 1; P. Monceaux, lùiquéte sur l'épiqr.chrét. dW/rique^ 1<I07, p. 114, n. 299. — ' P. Monceaux, Inscr. clirél. de Djemihf dans Comptes rendus drt'.lcad. des inscr., 1913, p. 219-221 .

DJEMILA — DJUWANIYEH

Sentence tirée du psaume ex, verset 10 (voir aussi Eccli..l, 16; Prov., I, 7; ix, 10), qu'on lit dans Teslimonia. m, 20. de saint Cyprien. Cette nouvelle inscription paraît dater, comme les inscriptions précédentes, des dernières années du ive ou des débuts du v« siècle '.

Nous avons donné déjà l'épitaphe d'un avocat de Djemila (voir Dictionn., t. i, col. 3249).

H. Leclercq.

DJERADEH. La petite église de Djeradeh (Syrie centrale) se trouvait au centre de la ville, formant un des côtés d'un îlot de constructions contiguës qui ont eu certainement une destination religieuse ou conventuelle. Bien que ruinée, la construction peut être reconstituée d'après le plan par terre. L'église est du type basilical, précédée d'un narlhex dont l'entrée est

3790. ^ Plan et restauration de l'église de Djeradeh. D'après H. C. Butler, Architecture and otlier arts, 1904, p. 153, fig. 60.

recoupée par deux colonnes et qui est pour\u de deux issues dans les murs latéraux. Ce narlhex occupe toute la largeur de la façade de la basilique, dans laquelle on pénétrait par sept portes, trois dans le mur de façade, une au nord, deux au sud, enfin une dernière porte dans le diaconicon, disposition assez rare pour mériter d'être signalée. L'abside est enclose dans le parallélogramme des murailles de la basilique. Quoique complètement détruite, il semble rester quelques traces d'une confession. Cette église devait être peu élevée, puisque les colonnes ne mesurent que '2 "30 en hauteur; les seules fenêtres conservées sont plutôt semblables à des meurtrières. La prothèse avait deux étages. L'ornement des pièces sculptées, chapiteaux, linteaux, est des plus simples ^

Contre le narthex, au nord, s'élève une tour qui avait cinq étages; elle est bien conservée. Les plan-

' P. Atonccaux, Inscr. chrét. de DjemUa, dans Comptes rendus de l'Acad. des inscr., 1913 p. 403-405. — ' H. C. Butler, Arcliileclure and other arts, 10-4°, New-York, 1904,

chers étaient des dalles de pierres allant d'une extrémité à l'autre.

Ensuite une sorte de chambre de 4°' 50 de large, s'ouvrant sur la cour ou le cloître, comme on voudra l'appeler, et communiquant avec cette cour par un portique de deux piliers.

.\ la suite, une construction ayant la même longueur que le narthex et la basilique ensemble jusqu'à l'abside, divisée en 3 chambres et à deux étages, n'ayant d'entrées que dans la cour. C'est probablement le logement des clercs qui desserraient l'église. ■Voir, sur la fig. 3790, la façade d'ouest de ce bâtiment et la tour voisine.

Un édifice se voit encore à l'est, mais trop ruiné pour être l'objet d'une description.

H. Leclercq.

DJUWANIYEH. L'église de Djuwaniyeh (Syrie centrale) n'est plus représentée que par ses deux extrémités, le mur de façade et l'abside. Du mur de façade, les deux étages sont encore debout. De l'abside, la

3791. — Plan de l'église de Djuwaniyeh.

D'après Butler, .4rc/ii(ec(nre, p. 229, flg. 91.

conque s'est écroulée, mais la prothèse et le diaconicon sont encorereconnaissables. Tout l'espace intermédiaire a disparu, murs, piliers. L'originalité de cette nef était dans la substitution des deux piliers, largement espacés, à la colonnade, qui est presque de règle dans les basiliques syriennes (fig. 3791). M. H. C. Butler estime cette basilique de Djuwaniyeh beaucoup plus ancienne que celle de Qalb Louzeh. L'é.glise mesurait 18">S6 sur l'2"'(>0. Quelques décorations se voient encore sur les piliers et la butée des arcatures qui aboutit à l'abside, mais ce sont des feuilles dacanthe sans aucun intérêt. Dans l'abside une moulure dessine la courbe de la conque.

A l'extérieur le mur est entièrement uni, les deux fenêtres qui éclairent le fond de l'abside n'ont même pas de moulure; la façade ne manque pas dune certaine beauté (fig. 379-2) \

A Djuwaniyeh, également, quelques tombes de l'année 398 ' et de l'année 340 '; et une maison à poitique '.

H. Leclebcq.

p. 153, fig. 60. — ' H. C. Butler, Architecture and other arts, 1904. p. 229-230, lig. 91. — .' Ifrid., p. 109. — ' Ibid., p. 110. — ' ll'id., p. 176.

DOBROGEA

DOBROGEA. — I. Limites et nom. II. Orographie. III. Hydrographie. IV. Emplacements et voies de communication. V. Introduction du Christianisme. VI. Martyrs. VII. Premiers évèques. VIII. Invasion des Huns. IX. Invasion des Slaves et restauration sous Justinien. X. Fin de la domination romaine. XI. Bibliographie.

I. Limites et nom. — On appelle Dobrogea le littoral de la mer Noire compris entre la bouche supérieure (Kilia) du Danube et une ligne indécise au sud, partant des environs de Silistrie, l'ancien Durostonim, et continuaut approximativement' la direction du fleuve avant son inflexion vers le nord. Cependant quelques

les temps, nous le trouvons au xiv= siècle sous la domination de Dobrotici, prince bulgare, dont la résidence était à Varna et qui paraît avoir accompli plus d'exploits sur mer que sur terre. C'est de ce despote que dérive le nom de Dobrogea '.

Mais la limite vers la mer Noire n'a pas été fixée non plus. La grande quantité de sable charié par le fleuve majestueux, dont le cours inférieur devient de plus en plus paresseux, à cause de la pente insensible dans la Dobrogea, est déposée aux embouchures sur une étendue considérable, et fait depuis des siècles des conquêtes sur la mer. Au temps d'Hérodote (vs siècle av. J.-C.) *, les bouches du Danube étaient situées sur le

3792. — Façade de l'église do Djuwaniyeh. D'après Butler. Arclnlccliire and ollivr arts, p. 230.

indices de la nature, notamment la zone végétale, portent à reculer plus au sud les frontières naturelles de la Dobrogea, en suivant une ligne entre Raschova et la baie de Batova ou la rade d'Ekréné, anciennement JJionysopolis. C'est du reste l'étendue que lui donnait la division de l'empire faite par Dioclétien et connue sous le nom de Petite .Scythie (Scy/Ziia m;7ior), la ii'./.pi ïl/.jOia de Strabon '. Le géographe arabe Edrissi, qui vivait au xii" siècle à la cour de Roger, grand comte de Sicile, appelle Berdzan la région située entre le Danube, la mer Noire et la ligne des forôts à partir de Turtucaia ou Tutrakan -.

Quelle (|ue fût la limite inférieure de ce pays, limite variable selon la puissance des conquérants à travers

' Strabonis, Berum gcographicaniin, lib. VII, cap. iv, éd. lloltze, Leipzig, 1871, l. il, p. 97. — ' Voir les documents l'i l'appui dans cap. M. D. Jonesco, Dobrogea, r.iicarcst, 1901, p. 27 sq. — • C. Sirecelc, Oeschichle der Bulgarni, Piag, 1870, p. 12, :J3G. — * Hérodote,

méridien de Mahnnidia (Salsovia), et les grands lacs Razelm (Iliilmyris), Sinoë et autres ne s'étaient pas encore séparés de la mer. Au temps de Ptolémée ' (II": siècle après J.-C), qui nous a laissé une description minutieuse de ces parages, la mer avait reculé jusqu'au méridien de Kilia, peut-être même plus loin, selon l'avis de Desjardins. Depuis, le dépôt des alluvions a fait des progrès considérables et la différence de niveau entre la mer et le delta danubien devient toujours moindre. C'est pourquoi le seul chenal navigable pour les grands paquebots, celui de Sulina, a été approfondi par la Commission européenne ilu traité de Paris (1X.''iG) avec des dépenses énormes et ne ]Hut être maintenu que nioyoniiunt des dragages continuels ".

Iliilnriariim, lil>. IV. nip. M.vii sq., édition Tcnhnpr, Leipzig, 187r>. p. :il.").— ' l'toléinéc. Ccnijrapbio, lil). 111, cap. X, édition Nobhc, Leipzig 18i:i, t. i, p. ISI. — ' Cf. sur cette question Tétiide du cnp. M. D. .Ionesco, />i)ri(i problème ycogralhv, liucaresl, 1910, p. 21 sq.

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