Au musée de Latran, on conserve un fragment
2415. — Grafflte du cimetière de Pierre-et-Marceliin. D'après De Rossi, Bullellino, 1872, pi. ix, n. 2.
de marbre grec, venu de la catacombe de Prétextât '; on V voit un homme imberbe assis dans une chaire (fig.' 2413).
6. Du même cimetière de Prétextât, une chaire vide, dans laquelle E. .Stevenson voit, un peu témérairement, une .illusion au pape Sixte II qui fut mis à mort sur sa chaire épiscopale dans ce même cimetière*
arc/i. cn'.'i(.,1884-18S5,p. G6. — 'Ibid., 18S4-1SS5, p. 66. — * Ibid., 1886, p. 76. — ' Roliault de Fleury, La messe, m-t°, Paris, 1883, t. ir, p. 157, pi. CLiii (la partie supérieure du corps seulement); J. Ficker, Die allchrisllichen Bildtverke im christlichen Muséum des Laterans, in-8"', Leipzig, 1890, p. 175, n. 226. — • Real-encijklopddie fiir chrisiliche Alterihiimer, t. Il, p. 155, llg. 74.
CHAIRE EPISCOPALE
7. Le même sujet sérail pt-iil-Otre reprosentci sur un graffite découvert par Mariano Arniellini au cimetière de Domitille et présenté à la Conférence d'arcliéologie chrétienne. On voyait, paraît-il. un personnage assis sur une cathedra et un autre honnne qui s'approche et pose les mains sur les épaules du premier, comme pour lui faire violence. .J.-B. De F,ossi enregistrait l'explication proposée : l'arrestation du pape Sixte II, tué sur sa chaire, non loin de ce cimetière '. N'eus avons cherché en vain la trace de ce monument '.
2410. ~ (ietnine annulaire du musée de Berlin.
8. Severano avait trouvé, prés du mausolée de Sainte-Hélène, un fragment sur lequel se voyait une cathedra placée devant un rideau: sur le dossier de cette chaire est perché un oiseau nimbé, une colombe probablement '. Ce motif n'est pas rare; nous l'avons rencontré plusieurs fois sur des lampes, où la colombe est perchée sur la croix. L'interprétation est évidemment abandonnée à l'ingéniosité de chacun; le sens le plus naturel, eu égard aux habitudes du symbolisme de ce temps, c'est de voir l'assistance divine personnifiée par l'Esprit-Saint reposant sur la chaire épiseopale. Quant à l'âge de ce petit monument, il n'est pas aisé d'en décider. «Le monument est d'époque incertaine, disait J.-B. De Rossi, mais les plaques de marbre
2il7.
Veire doré.
D'après Garrncci, Vetri, pi. Nvi, n. 4.
2418. — Verre ihné.
D'après Garruccî, Vetri,
pi. .\vi, n. G.
ornées de symboles grafTites appartiennent en général à la classe des pierres cèmétériales souterraines et ordinairement elles ne sont pas postérieures à la première moitié du v° siècle » (fig. 2415).
9. Tous les archéologues connaissent une gemme annulaire publiée, pour la première fois, par Passer!*, petite chalccdoine conservée alors dans le cabinet de Philippe Buonarotti et entrée depuis dans les collections du musée à Berlin. La description est presque superflue grâce à la figure 2416. Sur une cathedra â dossier et sans accoudoirs, mais avec tabouret, on lit quelques inscriptions. Sur le dossier: IXY9 c'est-à-dire Iyi'7oOç Xp'.fTtô; l'îrj; Si'rj, Jésus-Chrisl, Fils de Dieu. Au-dessous une étoile rayonnante. Les monogrammes gravés de chaque côté du siège sont d'une e.xplication
> De Rossi, Bull, di arcli. crisl., ISSO, p. 8S: Kraus.'op. cit., p. 515. — 'Arniellini, Gli anticin cimiteri cristiani di Roma c d' Italin, iii-S», Ronia, 1893, p. 433-464, n'en fait plus aucune mention dans son chapitre sur le cimetière de Domitille. — • ' Bosio, Romn sotterranea, in-fol., Roma,
plus malaisée. Multa de illis dicenda forent, écrit Passer!, s; hariolandi oliiim suppelcret; nam YflAP vigilantiani, et vcram visionem significai; YriAPZIS subslantiam, et vitam : FIAYAOZ gi-egem agnoruni,^; mille his
2419. — Le Christ sur une cathedra. Fund de criupe. D'après Garrucci, Vetri ornati, 1864, pi. xvm. n. 4.
similia, qux convenicntissime o/ficin pasiorali aptarentur; et, ut mea fert opinio.nullum monitum, nullunique documeulum in hisce notis ac lemmatibus continctur ;
2420. — Le Christ sur la cathedra. Py.\ide du musée de Berlin. D'après une photographie.
sed nomcn illius, in cujus gratiam gemma scalpta exi, iil ÎIAYAOI. ITAYAINOZ atque cdia hujuscemodi, in quorum imagine opéra omnino luditur ^. Pour J.-B.
16,32, p. 327, 653; De Rossi, Bull, di airh. crist., 1.S72, p. 134, pi. IX, n. 2. — • * J.-B. Passeri, Atlas Farnesiamis inartnoreus, dans Thésaurus gemmarum antiquarum de Gori, in-4s Florenti.-B, 1750, t. m, p. 221-232 : IfcPOePONOS sine de Ihrono sacra, dissertatio XII. — ' Ibid., p. 231-232.
CHAIIIE ÉPISGOPALE
De Rossi, le sens de ce symbole n'est pas douteux, il nepeut représenter que la Chaire du Christ'.
10-12. Trois verres dores nous montrent des cathedrœ. Deux de ces verres représentent des types que nous avons déjà rencontrés et décrits (fig. 1920)"; le troisième offre une scène d'un vrai mérite artistique et dont les artistes pourraient s'inspirer encore utilement'. Le Christ jeune, imberbe, est assis au centre de la composition, sur une large chaire qui l'encadre presque tout entier; il porte la tunique et le manteau, lient de la main gauche un feuillet écrit, de la main droite fait un geste oratoire. Autour du Christ, mais à un niveau inférieur, sept personnages (la cassure du verre dérobe le huitième) sont assis eux aussi sur
2421. — Lampe du musée de Genève.
D'après Bull, di arcli. crisC, 1867, p. 25.
des chaires, dans des attitudes animées et semblent ]irendre part à une discussion. Ceux du centre ont leurs noms écrits sur le piédestal de la chaire du Christ : TIMOTEVS. SUSTVS. SIMON. FLORVS. Nous pouvons lire, également, les noms de CRISTVS.PETRVS. imM'ém. = (Paulus'}). les autres manquent (lig. 2417. 2418, 2419).
13. La belle pyxidc de Berlin, contemporaine des verres dorés, nous offre au iv siècle une représentation du Christ assis sur la chaire et enseignant ses apôtres '. La chaire se compose d'un siège dont les montants an-
' J. P. Richter et A. Cam. Taylor, The golden âge o/ class ic chrislian arl, in-4°, London, 1904, pl. xxxiv, n. 7; De Rossi. Bull, di arch. crist., 1872, p. 33, pl.ix, n. 3; A. Gori, IMuseiim FloreiUinum, in-fol., Flurentiae, 1731, t. m, pl. 93, n. 3; Venuti, Sopra alcune (temme lettcrale, dans ^aggi in dissertazioni accadeniiche pubblicamente lelie nobile Accadcmia ctrusca deW anlichissima citlà di Corlona, 1758, t. VII, p. 44, pl. XI, n. 13; De Rossi, De chrislianis monn-
téricurs sont en forme de colonnettes surmontées d'un globe; sur ce siège, un coussin bouffant et un dossier tendu en étoffe, offrant exactement l'aspect de celui de la mosa'ique de Sainte-Pudentienne. Cette chaire est disposée sous une arcade qui en est indépendante et qu'il faut se garder de prendre pour le dossier du meuble lui-même (fig. 2420).
14. Les ivoires de la chaire de Ravenne, consacrés à l'histoire de Joseph et comportant des sièges, nous montrent toujours des sièges sans dossier '.
15. Les diptyques consulaires nous montrent les premiers personnages de l'empire assis sur des sièges peu diflèrents des chaires épiscopales. Montants du siège avec têtes et griffes de lion, banquette sur-
mentis
exhibeniibuSt dans Spicil. Solesm.y t. m.
p. 576, n. SI; F. Hacker, Die Darstellangen Jesu Chrisli, ■p. 80 n. 5; Garrucci, Storia deli arle crislinnii, t. vi, pl. 47s,
2422. — Lampe trouvée u Rome.
D'après Bull, di arch. crit^t., 1874, pl. x.
chargée d'ornements, voile brodé, pas de dossier '; plus rarement, les montants antérieurs sont remplacés par de petites colonnettes '. Le siège du consul Anastase (517), conservé à Berlin, est d'une grande richesse. Appuyé à la lois sur des griffes et sur des pilastres ornés de médaillons, il est surmonté d'un dais. Ce dais consiste en un fronton dont les rampants sont garnis d'oves et que soutiennent deux pilastres corinthiens, avec des Victoires portant des médaillons sculptés sur le fût *.