Une èpitaphc, aujourd'hui conservée au musée
n. 39; Maniachi, Origines el anliquilales Ecclesiœ, ^-4° Romïe, 1850, t. v, p. 499 ; Dictionn., t. il, col. 7S4, n. 15. — ■ Garrucci. Velri ornati di figure in oro, in-fol., Roma, 1864, pl. XVI, lig. 4-6; texte, 2" édit, in-4°. p. 102, 103. — ' Ibid., pl. xviii, n. 4, p. 111-114. — • H. Leclercq, Manuel d'archéol. chrét., in-S», Paris, 1907, t. il, p. 345-347. ^ * Vcnturi, Storia deW arle italiana, in-8<', llilano, 1901, t. i, fig. 291, 292, 293. — 'Ibid.. 1. 1, lig. 338, 312, 343, 346, 347, 350. — ' Ibid., 1. 1, fig. 342-343. — « Dictionn., t. il, col. 775 ; Cil. Diehl, Jusd'ni'en et la civilisation byzantine au v:" siècle, in-S«, Paris, 1901, p. 255, fig. 95. ,
CHAIRE EPISCOPALE
épigraphique du Latran (classe xv. n. 1), représente une orante entre deux brebis coni|)araiss;uit devant un personnai,'e assis dans la catheilra; c'est le jugement de l'ânic d'Anthusa' Diclionn., t. i, fig. 354.
17-20. Martigny mentionne, d'après le P. Lupi, la présence dans l'église de Sanld Marin drlla Mentorella dans le Latiuni. d'un monument d'un intérêt et d'une signification exceptionnels: c'est un bronze antique, doré, où, au milieu des douze apôtres en buste, est sculptée une cbaire sur laquelle repose un livre ouvert, lequel sans doute tient la place du Cbrist. car, audessus de ce même siège, est figurée une porte près de laquelle on voit un agneau portant la croix, avec cette légende : Ego sum ostinm cl oinle ovium -. Lupi ne domie, malheureusement, aucun croquis de ce mojiument et nous ignorons dans quelle collection il a pu
2423. — Plat trouvé sur l'Esquilin.
D'après Biillet. di arch. crist., 187S. pi. 2.
échouer, à supposer qu'il existe encore. Xous croyons toutefois pouvoir rapprocher certains traits de sa description de plusieurs monuments qui forment, à eux trois, une série encore énigmatique. La présence des douze apôtres, figurés en buste, entourant une chaire, n'est pas exceptionnelle dans l'art chrétien '. Nous avons eu occasion dans un autre travail et en nous plaçant à un point de vue différent, de relever la réminiscence d'un type classique dans cette disposition*. Les trois monuments en question sont une lampe du musée de Genève, en belle argile rouge, sur hKjnellc douze bustes barbus forment l'encadrement du sujet principal. Tandis que les bustes semblent remonter à l'époque constantinienne, ce sujet nous ramène bien en ai-rière, tant par le goût, le type et la technique (|ue par l'aspect général du personnage. C'est un barbme portant une moustache et une barbe hirsutes, bien dilïérent en cela des douze apôtres, il porte une tunique et une clilainyde, et sa tête semble coilTée d'un béret orné d'une longueplume; il est assis sur une chaire ornée (lig. 2421).
Cette chaire, avec des ornements identiques, reparait sur une lampe trouvée à Rome '. Cette fois, il ne
*J. Wilpert, Drei altchristlicite Epitaphlraijmciitettus den romischen Kuluhomben, dans Rontische Quartutscliri/t, 1S*J'2, p. 381. — -A. l.npU DiSierlaziuni, kllere vil iillie operelle, in-4'', Faenza, 1785, t. i, p. UtJ2; Martigny, Diclionn. des anliq. chrét., 1877, p. 161. — 'Uoldelli, Usscrva:ioni snpra i cimiteri cristiani, in-l'ol., Roma, 1720, p. GO, lig. 0; A. Gori, M useiiin CoHonense, in-4", Romie,17.'>0,pl. i.xxxiv.
s'agit plus d'un barbare, mais d'un évêque ou d'un docteur comme le montre son vêlement. Mais ici, les bustes d'apôtres ont disparu, ils sont remplacés par une couronne de feuillage (fig. 2422). Dans ces deux monuments la chaire est rigoureusement identique et nous remarquons une particularité, la présence d'une sorte de petite roulette allleurant la partie inférieure; est-ce un ornement étranger ou bien l'indice que la chaire était roulante'?
Et voici que, sur un fragment de plat en terre, trouvé sur l'Esquilin, nous voyons reparaître le barbare hirsute de la lampe de Genève.habillé et posé de même .sur une chaire identique aux précédentes, mais riiomme est ici sans coiffure (fig. 2423). Ce fragment semble devoir être attribué à l'époque ostrogothiquc; on a trouvé, d'ailleurs, beaucoup de monnaies et de terres cuites de ce temps, sur l'Esquilin. .I.-B. De Hossi avait commencé par établir (jne le personnage figure sur la lampe trouvée à Genève devait figurer l'apôtre de cette ville; il s'agissait non d'un type général, mais d'un ])ortrait. La lampe trouvée à Rome infirmait cette conjecture; le plat de l'Esquilin lui a suggéré la pensée que ce personnage barbare pourrait figurer Cassiodore ou Théodoric, ou peut-être ni l'un ni l'autre. Il est clair que la lampe de Genève et le fragment de l'Esquilin représentent un même personnage, mais lequel'? Par ailleurs, il siège sur une chaire qui ne lui est pas spécialement réservée, puisque le docteur, sur la lampe trouvée à Rome, y siège à son tour. Si une liypothèse pouvait jamais servir à quelque chose, nous serions disposé à admettre que la chaire est, dans ces trois monuments, le morceau capital. D'après la lampe de Fîome, on pourrait croire que le docteur assis représente saint Paul, dont il offre assez bien le type de profil; mais cette identification est par trop incertaine. Le docteur est ici quelque évêque dont le siège, précieusement conservé dans le trésor d'une église, aura servi à l'intronisation d'un de ses successeurs sorti des rangs barbares et représenté à son tour sur ce même siège, suivant un modèle répandu, dont la lampe de Rome nous conserve une attestation. Le fait que ce personnage tient un rouleau à la main ne permet guère de douter qu'il s'agisse d'un évjque. bien qu'on l'ait représenté en costume laïque — il n'y avait plus guère de rhéteurs, alors — mais sa présence sur la chaire bien connue et le rouleau expliquaient assez l'abandon de la carrière civile pour l'état sacerdotaL
21. Quelques manuscrits anciens peuvent être consultés pour l'histore des chaires épiscopales. Xous avons déjà mentionné l'évangéliaire de Rossano; on peut citer aussi le Book of Kclls qu'on croit avoir appartenu à saint Coloinban et sur lequel on voit une Vierge assise sur un siège à dossier très élevé et couronné d'une sorte de volute ; les accoudoirs sont arrondis et les côtés ornés de rosaces crucifères '.
22. Les manuscrits carolingiens sont intarissables lorsqu'il s'agit de représenter les princes ou les évangélistes assis, mais d'ordinaire le siège dont ils font usage n'est plus la chaire antique, mais un simple tabouret ou pliant, richement drapé. .Nous ne pouvons nous y attarder, nous ferons une exceijtion, toutefois, pour une des plus curieuses miniatures du célèbre manuscrit carolingien de l'abbaye d'Elnon, conservé dans la bibliothèque du séminaire d'.\utun '. Cette miniature montre la chaire abbatiale avec tous les ornements qu'elle comportait; on y voit l'abbé, debout sur les
— < H. Leclercq, Manuel d'urcli. chrél., t. i, p. 151-152, fig. 43, 44; De Rossi, Bnll. di arclt. crisl., 1867, p. 26. — » De Rossu Bull, di arch. crist., 1870, p. 159, pi. x. — • Rohault de Fleury, La sainte Vicrue. l'Uudes iconographiques, in-4°, Paris, 1878, pi. cxxxvi; iT/ic archœologicalJournal, t. X, p 287. — • ^Dictionnaire d'archéologie chrétienne et de liturgie, t. i. col. 3205.
7ô CHAIRE ÉPISCOPALE — CHAIRE DE SAINT PIERRE A ROiME (FÊTE DE LA) 70
iiiarclics. bénissant le peuple. Le médaillon est à fond de camaïeu foncé, borde d'une couronne de lauriers retenus par des rubans et enserrée dans un grenetis de perles rouges. L'abbé, nimbé de rnugc, tient sa crosse par la volute et bénit de la main droite pendant qu'un religieux, incliné devant lui, tient sur la tête le bénédictionnaire. On lit au-dessus cette inscription : HIC BENEDÎC POPVLV. Derrière celui qui tient le livre, sept autres religieux sur deux liles, tous nimbés, s'incUnent profondément en tendant les bras. L^ne troi-
CHAJRE DE SAINT PIERRE A ROME (FÊTE OE
LA). - I. La felechl 22 kvrer. II. La fêle du LS janvier. 111. Le formulaire gallican et romain. IV. Le témoignage des martyrologes, des calendriers et des livres liturgiques. V. La fête de la chaire à Borne et ses pèlerinages. VI. Les homélies pour la fête de la Cathedra. VII. Les chaires de saint Pierre du Vatican et au cimetière Ostrien. VIII. Conclusions. IX. Bibliographie.