I. Fol. (1). Décembre, hymne 5. Sur Tu es le médiateur
Fol. (2). Hymne 6. Sur Lorsque dans l'abîme. Gloire au Christ, le roi de notre race.
Fol. (3). Janvier. Kontakion. Ton VIII. Sur Je suis venu de. Tu as planté tes vertus dans la maison de- Dieu, ô Père saint. (KovTi-z.iov. T|-/o; TtÀ. &'. [tt, -JrEp- [jtâyw]. ïlîfj-ivtiv/rj- iv a-j'/aî; raî; toû K-jpi'o'j ao'j Ta; oavotiTï; àpETi;...) Menées, 11 janvier. Saint Théodosc (de Jérusalem) le Cénobiarque.
Suivent les hymnes 7-9, chacune des quatre strophes, puis l'exapostilarion : « Ta mémoire brille aujourd'hui pareille au soleil. »
Le synaxaire, qui vient, dans les textes grecs, après le Kontakion et ]'Oechos séparant le canon entre la sixième et la septième ode, est toujours placé, dansnôtre manuscrit, à la suite de la neuvième ode et de l'exapostilarion. La rubrique et la leçon du synaxaire sont en arabe, aussi bien que les indications afférentes à la conclusion de rofllcc et aux pièces mobiles de la messe. Toutes ces parties, que nous offre régulièrement notre exeiuplairc. manquent souvent dans les
'Le cerretanus était exporté par la Tarraconnaise, — ■ ' Guatlani, Moniimenli inediti, 17S6; Zoega, Bassirilieui, t. I, pi. XXVIII ; Jalin, Der. d. Sachs. Ges., 1861, pi. xiii, n. 1, cf. p. 352 sq.; Daremberg-Saglio-Pottier. Diclionn. des aniiq. grecq. et rom., t. m, part. 2, fig. 4335, cf. aussi fig. 133G. — • ' Visconti, dans .4/(1 detV Accad. rom., 1845,
xm. p. 25S: Bull. dell. Instit., 18G1, p. 20; Jahn, Verhandl. d. Sachs. Ges. d. Wiss.. phil.-hist. Classe, 1861, t. XIII. p. 353; Saglio-Pottier, op. cit., fig. frl52. — ' Boldetti, Osseruazioni sopra i cimileri, in-fol., Roma, 1720, p. 428 e cœmeterid CalUsli sive Prietextati : Passionei, p. 96, n. L.xxvi; Corp. inscr. lai., t. vi, part. 2, n. 9 500,
— ' Boldetti, op. cit., p. 41R: Muratori, op. cit., p. mcmliv, 5; Orelli-Henzen, Inscr. lat., t. ii, n. 4167; Corp. inscr. lai., t. VI, part. 2, n. 9278. — • J. Parisot, La bibliothèque du séminaire syrien de Charfé, dans la Revue de TOrienl chrétien, 1899, t. iv, p. 150-174. — 'Le ms. de Charfé contient jusqu'à six pièces notées. Nous pou\ons dèsmaintenant en signaler une autre de même sorte, un tropaire du ms. syriaque n. 28 (Octoéchos) de la bibliothèque patriarcale du Saint-Scpulcre à Jérusalem. — " A. Aniiaud, La légende syriaque de saint Alexis, in-8°, Paris, 1889, p. Lxxx. — • J. Tliibaud, Étude de musique byzantine, dans Byzantinische Zci/sc/iri/(,1898,t.vin,p. 145^
CHARFE
mcnsea sjTiaques. I.a leçon assignée à Théodose le Cénobiarque est mutilée après le début et dans ses dernières lignes.
A la suite, une rubrique correspondant à l'indication grecque : eïç -roj; Al'vo-j;; puis l'indication de l'un des slichira.
CfBce de la messe : (si: tyjv ).EiToupv:av). « Psaume. Ton rV. » (Tipo/sisievov. v/o; papC; — tiV'-o; èvav7i'ov Iv'j&io'j — çTt/oç. T£ àvTa'ocfôffto Tw K'jpi'w.) Le texte de l'épîtrc, en Mabe; l'Alleluia avec son verset : a Alléluia. Ton VI. Heureux l'homme qui craint le Seigneur. » Enfin le chant de la communion (Koivmvf/ov £'.; tjLV"/ifi.ûff'jvov atwvtov îffTai &t'y.a:oç).
Les cinq jours suivants ne sont représentés que par l'indication, en arabe, de la fête :
« Le 12. La martyre Ta[tienne] et le martjT... »
« Le 13.' Le martyr St[ratonice]>
« Le 14. Les abbés mis à mort sur le mont Sinaï. »
« Le 15. Les saints abbés Paul [le Thébain] et Jean [Calj'bite]. »
€ Le 16. Les chaînes de saint Pierre r avec renvoi à la fête de cet apôtre.
« Le 17. Notre Père Antoine le Grand. >
L'office du soir (iszîpivov), est en arabe jusqu'au stichira. Ceux que donne notre manuscrit sont différents de ceux des menées grecques '. En outre, il ne s'en trouve que deux dans le texte sjTiaque, au lieu des cinq de l'cjffice grec. Cette partie du manuscrit est, au surplus, altérée par l'humidité. Le premier de ces s^f/iirn suit, fila vérité, le type modal de l'office grec (V/.o; £ 'O Ij^ •j'ij/ic-rj-j y.'i.rfiti;). mais n'en reproduit pas le texte; l'autre : «Ton IV. Strophe type, » est à peu près la strophe o Xapiufiârov'. La pièce suivante (fol. 13) : rf/o; 7:)..ê'. "Oirts îti-ep, eî; îtiffav ttiV Y'i''*, est notée musicalement en rouge.
L'ofiScc est continué par les trois lectures, en arabe, puis les idiomèles de la supplication (et; Tf,v Xitt,-/, OT'./Tipà iStôa£).a). Le ffuatrième (fol. 18), noté de la même manière que précédemment, est incomplet. Il est suivi d'une lacune. Les trente-six strophes de l'hymne qui vient à la suite ne sont pas représentées dans l'office grec. .\près le katinsma, l'indication des versets et de l'évangile, en arabe, vient le canon, avec ses neuf odes au complet, sauf l'altération d'un feuillet du manuscrit, au cours de la troisième et de la quatrième. Ici, comme dans les autres offices, le koniakion précède immédiatement la septième ode; et le Synaxaire, en arabe, est relégué à la fin de l'office après Vexopostilarion, dans lequel la mémoire de saint Antoine est réunie à celle de saint Athanase, qui est le jour suivant.
« Le 18. Les patriarches d'Alexandrie, Athanase et CjTille. »
« Le 19. Macaire d'Alexandrie, et {sic) Macaire l'Égj-ptien. »
t I,e 20. Euthymios le Grand. » Le manuscrit lui attribue le stichiron (noTEp EùOOiiiE. ouôç 3io)ç à demi illisible, ainsi que les feuillets suivants.
Le manuscrit reprend au cours de l'office de saint Grégoire le Théologien (25 janvier) au troisième des stichira prosomia différents des strophes assignées dans l'office grec. Des trois lectures, en arabe, la première, tirée de Jérémie, remplace la leçon des Proverbes dans les menées. Il y a seulement quatre stichira, pris de l'office grec, mais dans un autre ordre. L'à7îo/'jT;xtov est désigné par le titre de tropaire. Le canon est celui de Théophane, sans l'intercnlation du second de Cosmas, qui rompt l'acrostiche. Le koniakion et le Synaxaire sont disposés comme ci-dessus.
Une nouvelle lacune nous conduit au milieu des proeortia de la fête de la Purification (2 fé\Tier), qui suit l'office du JlÉva 'tar.zpnùy. Les variations dans la disposition ou même le texte des pièces sont justi-
[ fiées par la note de l'éditeur des menées grecques *■ Notre manuscrit contient pareillement pour troisième lecture une section d'Ézéchiel que les éditions grecques ont supprimée : àv^i -oC àvmiÉpoy ivavvùxiiJta- To; ('H(7a:ou], -i yEipôvpaoa s/o'jffiv ÉTSpov Èx toO 43 ■/.a\ 44 7.E3ï"/,a;oj tt,; -poçfiTEiaç toC 'lEÇE/.ir,"/.'. .Suivent les idiomèles, réduits à quatre; puis, à son rang, un texte connu de nous, pour être passé dès le ix« siècle, des menées grecques à l'office latin. Nous voulons dire l'antienne Adorna. Cette pièce nous servira d'exemple. On verra comment les traducteurs syriens ont satisfait à leur tâche. Sans doute, il était impossible, dans cette langue, de garder à la fois le sens, le nombre des syllabes, les accents et les divisions stichiques. Aussi n'y a-t il pas de parité rigoureuse entre les schémas grecs et les odes sjTiennes «. » Les traducteurs latins ont pu suivre de plus près la lettre du
: texte original, en s'abstenant de toute paraphrase, et sauvegarder ainsi la mélodie musicale. Pourtant, dans
I la citation qui va sui\Te, les incises sont en nombre égal à celles du cantique grec et le compte des syllabes de chacune d'elles se trouve être, grâce à la paraphrase, sensiblement le même dans les deux textes, ce qui garantirait le fait de l'emprunt mélodique.
Ton VU.
« Dispose et prépare ton lit nuptial, ô glorieuse Sion. Sors à sa rencontre et reçois le Roi, l'Époux, le airist. Salue Marie, la Vierge, qui est laporte du ciel : car elle a été montrée, dans un prodige, comme étant le trône des chérubins. Elle porte aussi celui qui est le Roi de gloire. La Vierge est la nuée lumineuse, lorsque, créature (matière), elle porte en ses bras le fils qui existait avant les luminaires; Siméon le recevant en ses bras sacrés, cria et proclama aux nations : Celui-ci est le Seigneur des vivants comme des morts et le Sauveur du monde entier. »
Nous donnons, afin de permettre la comparaison, le texte grec de l'idiomèle de Cosmas, et, à la suite, la version latine, moins exacte et moins complète.
y.aTay.0(7EJ.r,<r')v tôv v-jaçùivâ aou ^ttôv
y.at C-ôûE^at tôv |3a<7:À:a XptCTrôv"
ctTTïarjac ttjV Maptàu. Tf,v £~o'Jpâv:ov ttûàyiV
JL'JTT, yàp Ôpôvoç ■/EpouStxo; àvESst'yÇlr,'
a*jTr, 'fixrriilt'. tov ^aat),ia tt.ç ooÇr,;'
vese'X/) çtoTo; xjTzâpx^'- 'h î^âpÔÊvo;'
ç)£po*j<7a ÊV ffapx'i utôv rpb liotrçôpo'j*
ôv Xaêwv S'j[j.Ewv Èv à"yxâ>.at; a'JTo-j,
£y.T,p-j$£).aori; ôecttiôtt^v oOtov ëïvat sW^i? y-a*. '^o\i 9avà-
xai cuTTjpa toO xÔ!T(iou. [to-j.
Adorna thalamum tuum, Sion, et siiscipe Regem Cliristum : amplectcre Mariam, quss est cœlestis porta; ipsa cnini portât Regem gloriœ novi luminis. Substitit Virgo, adducens nianibus filiiim anle luciferum genitum; quem accipiens Sinieon in ulnas suas, prmdicavit populis Dominum ewn esse et murtis, et Salvatorcm nuindi.
L'office du matin de la même fête débute par {Qza; x'jpto;) et les trois kathismata. Après une lacune vient le canon, avec son Eipaô;. Mais les nicgalynaria de la neuvième ode, composés, dans l'office grec, par alphabétisme, sur ©eotôze ri eàt:;;, sont remplacés ici par une autre hymne heptasyllabique, de treize strophes, et Vhirmus de l'ode est intercalé entre les deux premières strophes de chant.
« Le 3. Siméon le Juste. »
» Le 4. Isidore [de Péluse]. »
« Le 5. Sainte Agathe. »
' Mr.v»-v., édit. Venise. 1S70. janvier, p. 131-132. — iMr,,t.ro,, Venise, 1S70, janvier, p. 132. — ' Ihid.. p. 133. — ' Ibid., p. 2, 3, — ' IHd.y p. II. — ' .\miaud. op. ci(.
CHARFÉ
.< Le 6. Saint Julien d'Éniése. »
Trois idiomèlcs et le canon intégral représentent ici l'office que le meiiseon byzantin a remplacé par celui de Bucolus, évêque de Smyrne.
Suit la simple nomenclature des offices des jours suivants jusqu'au 23, savoir : Parthénius l'évêque, Théodore le Général, Niré])hore, Carah:nipios, Biaise, Mélèce, Onésime, P,^nlphile, Théodore, Léontius {sic) pape de P>ome, Philémon, Léon, évêque de Catane, Eustache, patriarche d'Antioche, Thomas, patriarche de Constantinople, Polycarpe le martyr.
» Le 24. Invention de la tête de saint .Jean-Baptiste. » Celte fête est pourvue d'un cffîce complet, dans la même disposition que les fêtes décrites précédemment, et donnant lieu aux mêmes remarques.
0 Le 25, Tarasius, le patriiU'che. »
t Le 26, Porphyre, l'évêque. »
« Le 27, Procope, le martyr. »
0 Le 28. Kasianoî. »
Cette première partie du livre se termine par une rubrique relative à la célébration de ces offices en temps de carême.