XXX. Le scexu. — ■' Les diplômes étaient scellés
d'autre part, on ne voit plus trace de sceau sur les papyrus; on peut se demander si les diplômes sur papyrus ontjamais été scellés '. Le plus ancien diplôme auquel le sceau soit encore adhérent est un jugement de Thierry III, du 3U juin 679 «. »
Quelques sceaux ont longtemps passé pour originaux; depuis, des doutes se sont élevés à leur sujet, notamment pour l'anneau de ("hildéric 1''% trouvé
' l.auer, / es diplômes originaux des Mérovingiens, n. 24.
— *H. Bresslau, Handhuch der Urkundentehre, l. i, p. 51fi.
— ' Lauer, op. cit., n. 4, 5, 7, S, 9, 10, 12, 13, mutilés ;\ la partie inférieure. .\iix n. I, 2, on pourrait à la rigueur voir
dans un trou l'élargissement de l'incision, mais au n. 3, rien; au n. 0, le sceau n'a jamais pu être voisin du Bene valele; au n. 11, une déchirure a fait disparaître le mot valele. — * M. Prou, Pré/ace, p. viii.
CHARTES
dans le loinbcuu de Tournay, en 1653'; on peut dire que les doutes son! au moins bien vagues : — l'anneau trouvé dans le Doubs, simple " plaque de bronze derrière laquelle il ne reste aucun vestige d'anneau ^ » ne saurait (à supposer qu'on voulût y voir un anneau) remonter au temps de Dagobcrt I". La forme des lettres et le dessin de la tête indiquent plutôt le temps de Dagobert 11'. Le prétendu anneau de Siigiberlus) R(f.r) n'a aucun droit à être considéré comme un sceau royal'. A l'époque mérovingienne, l'anneau à signer était devenu une prérogative royale; les diplômes royaux et ceux des maires du palais en ont seuls gardé la trace.
Nous aurons occasion d'étudier plus attentivement ces monuments, il suffît de les mentionner ici.
XXXL La SOUSCRIPTION. — Un acte une fois rédigé, ouïe validait par des souscriptions accompagnées gé-
2675. — Ruche dans la souscription de Bercaire, du -Mans.
néralemeul ûesiijna des auteurs des actes, des parties contractantes ou des témoins. La souscription, vers la fin de l'époque romaine, consistait en la nomenclature des noms, titres et qualités d'un personnage dont le signuni était l'empreinte de son anneau. A l'époque barbare, l'usage des souscriptions se conserve et nous pouvons connaître la forme qu'elles affectent dans les actes privés à la fin du v et au vi* siècle, grâce aux célèbres « chartes de Ravenne ». Dès lors, cependant, les malades et les ignorants se contentaient d'apposer une croix et faisaient écrire leur souscription par un des témoins '\ Cet emploi du signe de croi.x en manière de souscription se retrouve fréquemment usité jusqu'au xi' siècle '; l'habitude s'établit den faire usage même avec la signature, il finit par remplacer peu à peu l'empreinte de l'anneau à signer, dont l'usage semble s'être perdu, pour les simples particuliers du moins, au cours du vir' siècle. On remplaçait aussi la signature par un monogramme, c'est-à-dire par les lettres d'un mot combinées de manière à ne former qu'un seul caractère.
'Original volé en 1S3I cl fondu. Chiflet,. Inas/asis Cliilderici, p. 9G; Cochet, Le lombeau de Childéric /«',p. 15 sq., 361 sq., 3G4; M. Deloehe, Étude liistorique et arehéoloijique sur les anneiiiix sigillaires, p. 18S sq.; J. (de) W[itte], Le cachet de Childéric, dans Revue numismalique, nouv. série, t. II, p. 198; M. Prou, Pré/ace, p. vin; Marion du Mersan, Histoire du cabinet des médailles, 1S3S. p. 29-30. — = A. de Barthélemj-, Xoticc sur un sceau mérovingien, dans Revue numismalique, 1841, p. 177-180. — = .M. prou. Préface. p. viii-ix. — ' .M. Prou, op. cit.. p. ix. — ' Charte de Ravenne de 491 : Chartulam Jovino, notario meo, scribendam diclavi, cuique, quia iynoro litleras, siijnum crucis feci ad quod Casloriuni v. c. cariun menm. ul pro me suscriberel
XXXII. L.\ RICHE. — ' Il arriva fréquemment aussi que le dernier mot de la souscription, ordinairement subscripsi, devint lui-même le seing manuel. Dans ce cas, après l'initiale, ou la syllabe si/ft, la fin du mot se perdit en une suite de paraphes, d'entrelacs ou de traits plus ou moins compliqués, accompagnés parfois de notes tironiennes. Les signa de ce genre ont reçu des diplomatistes le nom de ruches, à cause de leur disposition en forme de cônes, disposition produite par la boucle supérieure de l'S longue, initiale du mot subscripsi. On trouvera (fig. 2675) la reproduction de la ruche qui termine la souscription de Bercaire, évêque du Mans, à une charte d'.\gerad, évêque de Chartres, de 696', et celle (fig. 2676) de la souscri])tion deWademeràun précaire en date de 731 '. »
XXXIII. L\ CROIX. — La croix qui figure dans les souscriptions a, le plus souvent, la valeur d'un symbole pieux: elle est ornée, pattée. cantonnée de points, recroisettéc. inscrite dans un cercle ou dans un losange, ou bien on lu i préfère le c/i/'ismo;! dont les déformations
2676. — Ruche dans la souscription de Wademer.
sont presque indescriptibles et encore, mais rarement, le monogramme.
XXX IV. Ch.\rtes royales des Carolingiens. — Nous ne dirons ici que peu de mots sur un sujet qui, à partir de l'année 814, cesse de faire partie de nos études. « Les premiers actes royaux carolingiens, ceux de Pépin, de Carloman, et même de Charlemagne ont, au jugement de A. Giry, avec les diplômes mérovingiens les plus frappantes analogies •. » Blendes années avant que la substitution de la seconde race à la première fût un fait accompli, les maires du palais tranchaient de leur autorité les conflits les plus graves et les plus délicats; ils rendaient des décisions, administraient, rendaient la justice en leur propre nom et possédaient leur chancellerie particulière. Il s'est conservé de Charles-.Martel et de Pépin quelques diplômes, préceptes et placitcs, très analogues à ceux des rois '°. De légères différences se remarquent néanmoins qui persisteront après que la famille carolingienne sera montée sur le trône, ce qui s'explique aisément par le fait que le roi Pépin garda sa chancellerie particulière en montant sur le trône. Nous avons vu que le vir inlustcr des actes carolingiens est un titre d'honneur dont se paraient les
eonrogavi nobilesque viros qui suas suscriptiones dignanter adneciant pari suppUcatione poposco... Signum f Mariasupra/atœ donatricis. — Flavius Castorius v. c. huic donationi roganle Maria seepefata, ipsa prmsenle ad signum ejus pro eo suscripsi. MabiUon, De re diplomatica, Suppl., p. S9. — 'Exemples de 564, 662, 700 ou 715. 832. etc., dans A. Giry, Manuel de diplomatique, p. 593. n. 1. — ' .-Vrchiv. nationales. A'. 3, n. 11. Diplomala et charta; merovingicœ œtniis. pi. xxxi. — » Archiv. nat.. K. 4, n. 5; Diplomata, pi. XLiv ; .\. Giry. op. cil., p. 594. — •.■^. Gir>-, op. ri/., p. 713-714. — i»Bôhmer-Mûlilbacher,IJi> Reffcsfen des Kaiserreichs unter den Karolingern (7Ô1-91S). in-l", Innsbrûck. 1S89, t. i, n. 31-62.
CHARTES
maires du piiUiis', <(ii'ils négligèrent de supprimer en s'élevant à la royauté. Dans les formules finales, quelques modifications également, on annonce la souscription et le sceau : ma tu propria suhlerfirmavi et de annlu nosliu aubter sigillavimiia ^ mais, contrairement à la signature autographe des Mérovingiens, on n'a plus désormais qu'un signiun manus. Celui de Pépin le Bref, ([ui ne sait pas écrire, consiste, conformément à la tradition, en une croix insérée dans une formule tracée par un scribe de la chancellerie : Siynum, f inlustri viro Pippino majorem domus '. Pour le sceau, on abandonne l'efFigie personnelle, on fait usage de quelque intaille avec ou sans légende '.
Les différences sont donc minimes entre les diplômes de Pépin, maire du palais, et de Pépin, roi des l-'rancs; elles existent néanmoins. Tout d'abord, comme il faut s'y attendre, le titre de major dumas fait place à celui de rex Francunim et le !'//■ inlusler se maintient avec une modification toutefois, l'ordre des termes est inter\'erti : Pippiniis... vir iiilnsler,au lieu de inlusler vir Pippimis, que l'on trouve dans la suscription comme maire du palais. Pourquoi ce changement, sinon pour se rapprocher des formes de la diplomatique de ses prédécesseurs? — Cela est vrai. Il est probable que, quand Pépin ou plutôt les notaires de sa chancellerie ont adopté celte formule, ils ont cru imiter les Mérovingiens'. » Ayant examiné, afin de les prendre pour modèles, les actes mérovingiens, ils y ont lu après le nom du roi l'abréviation variée v. inl. et ils en ont conclu que, si un maire du palais pouvait placer ce titre avant son nom, un roi franc devait le faire suivre de son nom, ne se doutant pas que cette abrcvation ne concernait en aucune façon la personne royale. C'était bien, pour eux, la même qualification, et l'inversion des mots ne changeant pas le sens, on adopta le titre tel qu'on le voyait libellé ". Le vir inlusler se maintiendra, nous l'avons dit, jusqu'au couronnement impérial de Charlemagne.
Il a été longtemps admis qu'une autre innovation avait signalé la suscription des diplômes de Pépin. Il passe communément pour s'être intitulé roi par la grâce de Dieu, gndia Dei rex Francorum. M. de Sickel ' a observé (|ue cette qualification ne se trouve sur aucun diplôme original et qu'il n'y aurait rien d'étonnant ([ue dans les copies où elle figure elle provienne d'une addition faite par le copiste à une époque où elle était devenue de style. Mais si l'on ne peut faire remonter avec certitude cette formule au temps de Pépin, il est remarquable de voir l'idée qu'elle exprime énoncée dans le préambule de l'un de ses diplômes : el quia per Dei misericordiam régna lerrœ
^^^ Inlusler uir 2Kartus majur dotnus, précepte de Giiarles- Martel, nuire du palais, pour Saint-Boni face, en 723. Jaffé, Bibl. rer. (jcnn., t. m, p. 84; Bôhraer-Muhlbaclier. RegesUt n. 30; i)rôceptc pour Saint-Denis, le 17 sept. 741; Pari dessus. DipL, L. ii, p. 380; Bôhmer-Miihlbaclier, op. ri7., n. 43; Inlusler iiir Pippînns nut/oreni domus, jugement de Pépin, [maire tlu p;dais, en faveur de Saint-Denis, du 20Ji\un 750; i>réoeple pour Saint-Denis de 750 ou 751, Dipt'tnuttn et chartiv, édit. Letronne, pi. xlv, xlvi; Bohmer- Mûlill)aelîcr, op. cit.. n. 57-58. — * Jaffé, Bibl. rer. Genn.,
t. 111. p. 84; Bôlinier-Miililbac'.ier, Regestu. n. 3G.
^ Uiphmvtla el charlœ, édit. Letronn?. pi. xlv, .\Lvr;Bôhmcr-Miihlbacher, Regesla. n. 57, 58. — • Douët d'Arcq, Culletlitin de sceaux, n. 11 à 13; pour le sceau de Cliarlemagne, voir Dictioiui., 1. m, col. 67i), fig. 2G22, 2623. — • J. Havel. (lùwres, t. l, p. 10. — «A. Giry. Miinuel de diplonialiiiue,ii. 715. voit ici « la conséquence d'une raison de mystérieuse euplionie; <in en peut d juter quand on lit à liante v.ii.x le fatin carolingien de la chancellerie de Pépin : c'est un grincemcnl <iui n'a rien d'euphonique. Cf. l'uslel de (loulanges. Les titres ronuiins de la monarehie franipte, dans Wun'elles revlierehes sur guelgues problèmes d'Iiistoire, in-S", Paris. IS'.ll. p. 217-274. — ' Acta regum el impcrotorum Karolinurum. l. i, p. 241 sq.
giihernare vidcmur '. Charlemagne adoptera la formule : Rex Dei gratia que les princes de la dynastie carolingienne accommoderont à leur goût : Domini Dei propili(mte gndia, Dei misericordia, etc., et qui sera reprise immuablement ;i partir de Louis VII ».
Pépin aura-t-il supprimé purement et simplement l'ancienne chancellerie royale et installé la sienne en sa place, on serait porté à le croire en voyant l'abandon d'anciennes traditions, abandon qui semble ne pouvoir procéder que d'ignorance ])lutôt que d'inadvertance et d'oubli. Nous avons dit que toutes les anciennes chartes royales mérovingiennes sont des lettres adressées à un destinataire; or, la chancellerie improvisée du nouveau roi oublie les adresses.
Pour la première fois, sous Pépin, il y eut des diplômes qui ne furent pas rédigés en forme de lettres", bien que le texte, copié sur des diplômes antérieurs ou sur les anciens formulaires, ne cessât point de contenir des expressions qui présupposaient cette adresse", et bien que le protocole final continuât à comprendre la formule Bene valele, écrUe à droite du sceau, formule qui ne pouvait sexplitpier que comme conclusion d'une épître.
« Dans les formules finales, dont l'expression comporte des variantes, on annonce le sceau (anulus) et la souscription roj-ale (manu noslra). La souscription royale est une croix ainsi annoncée : Signum f Pippino gloriosissimo rege^^, formule qui n'est pas, du reste, invariiiblement fixée.
» A la tête de la chancellerie, dont le personnel est désormais ecclésiastique, est un chancelier dont la souscription, indispensable à la validité des actes
royaux, est ainsi conçue : yf, Hilherius recognovil et S(ubscripsit) ", la fin de ce mot se perd dans une ruche, où se rencontrent d'ordinaire des notes tironiennes.
« Le sceau de Pépin, roi, est l'empreinte d'un camée antique représentant Bacchus Pogon, sans légende ".
« Le style de la date est parfois le même que celui des diplômes mérovingiens, mais parfois aussi il comporte une nouveauté qui sera caractéristique des diplômes carolingiens. Dans ce cas, la date est divisée en deux parties : la première, sous la formule Data, comprend le temps (quantième — à la manière barbare rjuod ficil ou d'après l'usage romain — et année de règne), la seconde, sous la formule Aclnm, indique le lieu. Voici, par exemple, la date du précepte pour Fulrad déjir cité : Data nono kal. octobris,armo XVII, regni noslri. Aclum in ipso monaslerio Sancti
Beilràge zur Diplomalik, t. m, p. 182 sq. — " Confirmation en faveur de Saint-Denis, Fulrad, 23 sept. 768. Cf. J. Tardif, Cartons des rois, n. OU. Sur la signification de cette fonmile, P. Viollet, Histoire des institutions politiques et adniinistratii'es de la France, p. 271. — • Giry, op, cil,, p. 319, remarque que désormais, jusqu'à Napoléon III, tous les souverains de la France le lurent Dei grcdia, sauf Louis-Philippe qui ne tut que « roi des F'rançais >. Voir à ce sujet une anecdote de la comtesse de Boigne, Hëcils d'une tante. Mémoires, in-S», Paris, l'JOS, t. iv, p. lô'.i. — *" J. Tardif, Cartons des rois, n. 56-01. — ^^ Voyez notamment la confirmation d'immunité ù Saint-Denis, du 23 septembre 708, où, bien qu'il n'y ait point d'adresse, le roi dit néanmoins dans le texte : cognoscat magnitudo seu ulilitas veslra... — jubemus ut neque vos nequc juniores veslri. Tardif, op. cit.. n. 61. — "Souscription r.)yale du diplôme pour Fulrad. du 23 sept. 708; Recueil de /ac-similés à ru.saijc de V École des chartes, n. 272 : iJolimer-Mùlilbacher, Reqesla, n. 100. — " Formule de récognition du même diplôme. — " Douët d'.\rc(i. Collection de sceaux, n. 13; G. Deniay, lurenlairc des sceaux de l'Artois, préface, n. U)l. La meilleure reproduction dans F. Fr. Kopp, .Sehri/ttaleln als Zugihe zu einem I.ehrbuclie der Diplomalik, Hcidelberg, s. d-, pi. xxiv a.
CHARTES
Dionisii. Il s'y ajoute souvent la formule d'apprécation. Th. de Sickel a prouve que les années du règne de Pépin ont été comptées à partir d'un point de départ indéterminé, compris entre le 3 et le 19 novembre 751 '.
« Sous les deux successeurs de Pépin le Bref, Charles, auquel l'histoire a donné le nom de Charlcmagne, et son frère Carloman, le protocole de l'acte royal ne subit d'abord que peu de modifications. 11 y faut noter l'introduction, dans la suscription de la plupart des diplômes, de la formule gratin Dei, qui peu à peu devient de style. Charlemagne s'intitule Carolus gratin Dei rex Francorum, vir inliister, et Carloman : Carolomunnus gratin Dei rex Francorum, vir inluster. La souscription royale est toujours dans les diplômes de Carloman une croix accompagnée de la formule ordinaire : Sigmim y Cnrolomartno gloriosis-
2677. — Monogramme de Chai'lemagne.
D'après N. de WaiUy, Éléments de paléographie,
t. II, pi. xn, n. 3.
simo rege. Mais Charlemagne substitua à la croix un monogramme composé des lettres de son nom Enrôlas, de la manière suivante ({ig. 2677) : Signum (monogr.) Knroli gloriosissimi régis. Il est curieux d'observer que dans ce monogramme l'initiale est un K, alors que le même nom, à cette époque du moins, est toujours écrit par un C, dans la suscription et dans la souscription. Ce sigmim était tracé de la main d'un clerc de la chancellerie et avait toujours la même disposition; mais on ne s'attachait à lui donner ni les mêmes dimensions ni le même caractère. Lorsqu'on examine de près les originaux, on observe que les traits qui forment au centre du monogramme la barre de l'A semblent bien, parfois, d'une autre main que le reste de la figure; il est probable qu'ils étaient tracés par le souverain lui-même. La souscription de chancellerie est toujours, comme sous le règne précédent, une formule de récognition; mais on doit obser\er qu'elle a une tendance à être écrite à la première personne ;
X liitherias recognovi cl siibscripsi. Il faut noter encore la disposition des signes tracés à droite du sceau, représentant L'ancienne foniiule Bene valete, mais qui, depuis longtemps, avaient perdu toute signification; ils subsistent encore dans les diplômes de Carloman, mais on ne les rencontre dans aucun de ceux de Charlemagne, dont il m'a été possible, écrivait A. Giry, de voir les originaux. La date est loueurs composée des mêmes éléments; le style n'en est pas encore définitivement fixé, mais elle est plus fréquemment divisée en deux parties : Dnta... Aclum. " Th. de Sickel a démontré que les années du règne
' Th. \on Sickel. Acta Karolinorum, t. i. p. 243. — .\. Gir>'. of), cit.. p. 71 S. — ^ Diplôme daté de Pavie. le 5 juin 774 Cf. Bôhmcr-Mûhlbacher, iîefles/n, n. 161. — 'Diplôme du 16 juillet 774. Bôhmer-^Iûhlbacher, op. cit., n. 162. — ^ Data sejcto kalendas aprilis anno undecimo et quinto regni nostri. .Actum Haristolio palatio publieo. Diplôme du 27 mars 779 pour l'abbaye de Saint-Germain-des-Près. Cf. Far-
de Charlemagne ont été comptées à dater du jour de son couronnement à Noyon, le 9 octobre 7C8, et celles du règne de Carloman à dater du même jour, date de son couronnement à Noyon. Le protocole des diplômes de Charlemagne ne reçut pas de modification à la suite de l'acquisition des États de son frère Carloman, mort le 4 décembre 771, mais il n'en fut pas de même lorsque, après ses victoires sur les Lombards, il eut reçu la couronne d'Italie. Cette époque marque le commencement d'une nouvelle période dans la diplomatique de Charlemagne -. »
Dans l'étude consacrée à Charlemagne (voir ce mot ), nous avons suivi la carrière victorieuse et conquérante de ce prince dont les actes ont gardé le souvenir de ses étapes successives dans la voie des grandeurs. De simple rex Frnncorum il devient, après sa victoire sur les Lombards : rex Francorum et Lnngobardorum ' et, peu de temps après, il ajoute le titre de palriciiis Romanorum '. Cela faisait beaucoup d'innovations, la chancellerie hésita quelque temps sur le libellé du nouveau protocole; tantôt elle s'en tint à l'ancienne suscription, tantôt elle n'y ajouta que le titre de roi des Lombards, et, parfois enfin, elle joignit encore aux nouveaux titres l'ancienne formule vir inlasler; mais, dés la fin de l'année 775, le titre royal était fixé sous cette forme : Cnrolus gratin Dei rex Francorum cl Langobardorum ac patricius Romanorum. L'annonce des signes de validation, la suscription royale et le monogramme demeurent pendant cette période les mêmes qu'à l'époque précédente. La souscription de chancellerie est moins rigide que par le passé. A Hithérius succède, en juin-juillet 776, Rado, qui emploie tour à tour : recognovi et s., — scripsi, — relegi et subscripsi. La date est modifiée par l'introduction d'un élément nouveau : à l'année du règne en France s'ajoute désormais la mention de l'année du régne en Italie ^ Th. de Sickel a démontré que les années du règne en Italie avaient dû être comptées à partir d'une date indéterminée, mais comprise entre le 30 mai et le 2 juin 774. Le style même de la date n'est pas mieux fixé qu'auparavant; on y rencontre des formes archaïques à côté de formules nouvelles. Une expression se présente dès lors qui prévaudra par la suite ; régnante domno nostro Cnrolo gloriosissimo rege'. La date avait été jusqu'ici libellée au nom du roi {regni nostri) : il passera peu à peu en usage qu'elle le soit au nom du chancelier.
Après le couronnement impérial du 25 décembre 800 (voir t. III, col. 777), le protocole adopte une nouvelle formule en tête des chartes impériales et royales :
■^ In nominc Patris et Filii et Spiritus Sancli, Karolus ' serenissimus Auguslus, a Deo coronatus, magnus, pacifîcus imperator, Romanum gubernans imperium, qui et per misericordinm Dei rex Frnncorum et Langobardorum. Le protocole final est ainsi libellé : Signum (monogr.) domni Knroli piissimi ne serenissimi (ou gloriosissimi) impernloris. Mais il faut noter que, pendant toute cette période, rinter\ention personnelle de Charlemagne dans les diplômes expédiés en son nom est d'une extrême rareté; la plupart n'ont pour signes de validation que la souscription de chancellerie et le sceau. Nous avons décrit les divers sceaux dont Charlemagne a fait usage. Voir Diclionn., t. m, col. 679. Enfin, il est attesté par des témoignages dignes de toi que certains diplômes de Charlemagne
similés lithographiques de F École des chartes, n. 87 ; Bôhmer- Mahlbacher,iîege5(a,n.212. — 'Dans la date d'un diplôme du 14 septembre 774 pour Liep\Te; l'original est conscné aux Archives nationales, K 6, n. S. Cf. J. Tardif. Cartons des rois, n. 71; Bôhmer-Mûhlbacher, Regesln. n. 167. — = .\ partir de l'an 800, la chancellerie orthographie toujours Karolus, une fois seulement on rencontre Carolus.
ont ctc' scelles (le bulles et notamment de bulles d'or; ce sont ceux clans les formules finales desquels le mot biilla a été substitué au ternie ordinaire aniiliis. Il ne s'est conservé aucune bulle de Charlemagne. ce qui a donné lieu de contester leur existence.
La date du diplôme impérial s'est développée parallèlement à la suscription. Kn voici un exemple emprunté à un diplôme du 17 juillet 808 "^ : Data xvi kulrndas auguslas, anno vin, Chrislo pmpitio imperii noslri, cl Xf. anno regni noslri in Francia et xxvili in Ilalia, indiclione prima. Actum Aquisyrani palacio noslro. In Dei nomine féliciter. Amen. Aux anciennes numérations des années du règne eu France et en Italie- vient s'ajouter la numération des années du règne impérial, l'n autre élément chronologique, l'indiction, dont l'emidoi sera désormais constant dans les diplômes carolingiens, s'est introduit à cette époque; il paraît qu'on s'est servi sous Charlemagne de l'indiction du 1"-'' septembre. L'application est désormais constante dans les actes carolingiens. L'ancienne formule tranque, Dalum t/nod fuit, tend de plus en plus à tomber en désuétude ^
« On a vu, écrit .\. Giry ', les caractères du dii)lônie carolingien se fixer peu à peu de Pépin le Bref à Charlemagne. par une série de modifications du protocole. Mais si l'on étudie le texte même des actes, on constate que les changements y sont plus lents à se produire et qu'à la mort de Charlemagne les différences sont beaucoup moins accusées. Ce sont toujours des actes de même nature qu'expédie la chancellerie, et ces actes ont toujours pour modèles les diplômes antérieurs ou les anciens formulaires. A la longue seulement, quel- ([ues expressions, puis des formules nouvelles, viennent témoigner des changements qui s'accomplissent dans les institutions. La langue a pris, il est vrai, un caractère moins barbare, et l'écriture plus de netteté que dans les diplômes mérovingiens, toutefois ce n'est guère que dans les dernières années du règne de Charlemagne que s'y manifeste l'innuence de la renaissance carolingienne.
« Il y a notamment une catégorie de diplômes royaux dont la forme et l'aspect sont demeurés longtemps particulièrement archa'i'ques, ce sont les jugements. Ces documents deviennent proportionnellement plus rares, ce qui est une conséquence de la décentralisation de la justice sous les Carolingiens; mais ils demeurent tout à fait semblables, pour le style, pour la langue et même en partie pour l'écriture, à ceux de l'époque mérovingienne. Il est tel jugement de Charlemagne, daté des derniers temps de l'empire, qui, dépouillé de son protocole et des noms propres, pourrait être facilement attribué à la première moitié du VIII'' siècle, par exemple le jugement rendu en faveur de Salacus, le 8 mars 81'2. Ils étaient alors expédiés par la chancellerie particulière du comte du palais, qui demeurait évidennuent plus attachée que la chanoellerie impériale aux formules anciennes. Le formulaire du diplôme carolingien acheva de se fixer sous le régne de Louis le Pieux. »
XXXV. Bibliographie. — « Toute critique de charte doit se prendre en premier lieu à l'examen des caractères extérieurs et spécialement de l'écriture. L'importance de ce dernier critère s'est singulièrement accrue depuis que les maîtres de la diplomatique au XIX'- siècle, Sickel, Ficker, Bresslau, ont for-
' Diplôme en faveur du Lombard Manlrcd. Original conservé aux archives d'État, à Modène. Bôhmer-Mûldbacher, Reqesta, n. 429. — " Il y a lieu do remarquer que le chiffre qui exprime l'armée de régne en Italie, très lisible sur l'original, est, dans la date de ce diplôme, trop cle\'é de trois unilés; les trois aiUres éléments chronologiques correspondent au 17 juillet 808, et l'on était alors dans la trentecinquième année de règne en Italie. Cf. Th. Sickel, Acta
mule nettement le principe, seulement soupvonné. et vaguement exprimé par Jlabillon et ses disciples, qui doit servir à la détermination de l'originalité des actes : que plusieurs actes expédiés au nom d'un même souverain pour des destinataires différents et n'ayant entre eux aucun lien, écrits d'une même main, ont été nécessairement établis dans la chancellerie de ce souverain. Car les conditions dans lesquelles ont été faits les actes .faux au moyen âge ne permettaient guère qu'un même faussaire travaillât pour plusieurs personnes. Cette règle, si elle suffit à reconnaître les originaux des chancelleries des souverains, et de celleslà seulement qui fonctionnaient régulièrement, ne saurait satisfaire à tous les cas, et entraînerait même une conclusion fausse si on l'appliquait aux actes de certains temps et de certaine nature. Il est établi, en effet, que du x" au xii'^^ siècle, nombre de privilèges impériaux ou royaux ont été rédigés et écrits en totalité ou en partie par les soins de ceux à qui ils étaient accordés, et n'ont reçu dans la chancellerie impériale ou royale que les signes de validation, quelquefois le sceau seulement. Pareillement les actes privés, dans les temps et les pays où le notariat public n'avait pas persisté ou n'existait pas encore, ont été écrits non par les scribes des auteurs, mais par ceux des destinataires : les chartes de vente, de donation, ont été écrites par les clercs des églises intéressées. De telle sorte que l'écriture d'actes dressés au nom d'une même personne qui n'avait pas de chancellerie doit différer suivant le destinataire; et réciproquement des actes rédigés au nom de personnes différentes pour un même destinataire peuvent avoir été écrits d'une même main. .Mais si la conclusion à tirer de la comparaison des écritures n'est pas toujours la même, cette comparaison n'en reste pas moins nécessaire et à la base de toute étude diplomatique. Les fac-similés des chartes sont donc indispensables aux diplomatistes, parce que jamais les documents à comparer ne sont réunis dans un même dépôt d'archives, et que la possibilité de les transporter et de les rapprocher est exceptionnelL>. Les érudits peuvent, il est vrai, se contenter de faire ou faire faire des clichés photographiques pour leur usage; c'est alors se réduire à des afiSrmations sans preuves. Un cliché, une fois fait, il ne coûte guère plus d'en mettre des épreuves gravées sous les yeux des lecteurs. Et d'ailleurs, il est rare qu'un fac-similé, qu'on a fait faire dans un dessein particulier, ne serve à d'autres personnes pour un autre objet ^. »
La nécessité des éditions figurées de certains monuments paléographiques est tellement évidente qu'il semble superflu de rien ajouter à ce que disait Léopold Delisle sur les services rendus par la photographie à l'étude de la paléographie, de la diplomatique et de l'archéologie. « Du moment où l'on a obtenu sous une forme inaltérable des fac-similés d'une exactitude rigoureuse, dont l'exécution est indépendante de l'imagination et de l'habileté du dessinateur, comme aussi des préoccuiiations de l'éditeur, les savants ont pu se livrer à des rapprochements et à des comp,araisons que la dispersion des monuments originaux avait, jusqu'à présent, rendus impossibles ou du moins très incertains. L'industrie des fac-similés devait donc subir une transformation complète et prendre un développement dont nous commençons à
KoToUnorum. t. i, p. 253. — » On la trouve pour la dernière lois dans un jugement du 8 mars'812. Jugement rendu en faveur de Salacus, original, conserve aux''.\rchives naticnales A'. ', n. IS. Fac-similés liltwgraphiqiies de V École
des Charles, n. 88; Palengraphical .Soric'i;. 1 « série, p. 237.
« Miatiiel (fe diplomatique. 18'.i4.p. 721-722. — 'H. Bresslau, Au/gabcn milielalterlicherQuellen/orschiing. licde :um AnlriÙ des Reklorats der K. W, Universitdt .Strassbarg, 1904. p. 7.
CHARTES
peine à pouvoir apprécier l'étendue. Un nouveau genre d'édition a pris naissance; on a compris que, dans bien des cas, il ne suffît pas de mettre sous les yeux du travailleur un texte critique dont la pureté et la clarté tiennent à l'expérience et à la sagacité des éditeurs; très souvent il est indispensable de connaître les éléments du texte tels que nous les ont transmis les exemplaires originaux ou les copies les plus dignes de confiance. La reproduction de tels manuscrits s'impose comme une nécessité absolue, quand c'est sur eux que repose le texte des chefs-d'œuvre littéraires de l'antiquité et du moyen âge, quand ils sont le fondement de nos connaissances sur la géographie ancienne d'un pays ou sur l'histoire d'une période reculée, quand la lecture en est difficile et que l'interprétation des abréviations est douteuse, quand ils offrent des particularités qui ne se prêtent pas à une reproduction typographique, et surtout quand la conservation n'en est pas parfaitement assurée pour un long avenir, ou bien que le hasard les a portés loin des lieux où les savants ont le plus d'intérêt à les consulter. Si parfaite que soit une édition, elle ne dispense jamais de recourir au texte original, pour éclaircir des points douteux et résoudi'e des questions dont les premiers éditeurs ne s'étaient pas préoccupés et n'avaient pas à se préoccuper. C'est ainsi que les manuscrits des classiques grecs et latins, sur lesquels ont pâli les grands philologues des derniers siècles, sont encore aujourd'hui journellement consultés. On a besoin de vérifier si la lecture d'un mot est bien certaine, si une abréviation a été comprise et exactement interprétée, si une nouvelle hypothèse ne peut pas être justifiée par les traces d'une ancienne correction. 1,'ne reproduction typographique, si rigoureuse qu'on la suppose, eût-elle été exécutée à l'aide de types spéciaux, ne préviendra jamais tous les scrupules d'un lecteur méticuleux'.
« Les documents diplomatiques, sur l'authenticité et l'originalité desquels il est souvent difficile de se prononcer quand on ne peut pas les examiner directement et eu analyser l'écriture jusque dans les moindres particularités, se recommandent particulièrement aux entrepreneurs de reproductions héliographiques. Il est telle série de diplômes dont la critique n'est devenue ou ne deviendra possible que le jour où les types principaux, publiés en fac-similé, ont permis ou permettront de contrôler, jusqu'aux plus minimes détails, les différentes pièces d'une même chancellerie, dispersées depuis longtemps et immobilisées dans des archives fort éloignées les unes des autres '. i
Il faudrait toutefois se garder de dédaigner outre mesure l'ancienne méthode des calques. Tandis que M. de Pflugk-Harttung cherchait à amoindrir les services et le rôle de la photographie appliquée à la reproduction des anciens documents et lui découvrait des défauts à peu près équivalents â ceux de la lithographie ^ M. de Sybel établissait les avantages incontestables de l'héliogravure sur le calque et la lithographie ; " il admet que la photographie elle-même demande des retouches, et qu'on peut être parfois obligé de tâtonner avant d'obtenir une épreuve égale en dimensions à l'original; il va jusqu'à reconnaître que les fentes, les plis, les aspérités ou les déchirures de la pièce
qu'on reproduit peuvent, dans la photographie, dénaturer les formes de certaines lettres: mais il ajoute qu'un correcteur soigneux peut en ce cas remettre les choses en état, que les chances d'erreur sont, en somme, bien petites pour le photographe et fort nombreuses pour le dessinateur même le plus habile '. »
Dans l'édition définitive des diplômes originaux des Mérovingiens, M. Ph, Lauer a porté le jugement le plus mesuré et le plus juste, au seuil d'une publication qui, au point de vue paléographique et bibliographique, ne sera pas remplacée. « Le procédé photographique, auquel on a eu recours, écrit-il, exclut toute retouche. Les lectures pourront être, désormais, établies et vérifiées d'après ces fac-similés en toute certitude. Ce n'est pas à dire que les fac-similés de Mabillon, des bénédictins, auteurs du \ouveuu traité (le diplomatique, de Letronne et de Tardif doivent être désormais négligés. D'abord on trouvera dans le Xoiweau traité des fac-similés de documents disparus. En outre, pour ce qui concerne les actes dont les originaux existent encore, tandis que les fac-similés gravés ont été exécutés à la grandeur de l'original d'après des calques, ceux du présent recueil ont été la plupart réduits photographiquement. 11 sera donc parfois utile de rapprocher ces fac-similés de ceux de Letronne et de Tardif =. - Ajoutons que la détérioration des titres originaux, moins avancée alors que de nos jours, a pu laisser saisir aux dessinateurs anciens tels traits à peine perceptibles alors et complètement abolis depuis. On a rendu justice aux fac-similés de Mabillon, d'une « fidélité exceptionnelle et véritablement étonnante', » dont l'auteur se trouvait être iinus ex sodalibus et aniieis meisquem hic grati animi eaiisa lubens nominarem, nisi illi magnopere vetuisset ■; on connaît aussi l'incomparable perfection à laquelle, vers le milieu du xix'' siècle, M. Pilinski porta la reproduction des chartes *.
Dès le xvi« siècle, on commence à pressentir l'utilité, mais non encore la nécessité des recueils de fac-similés. Ce n'est guère alors qu'au point de vue calligraphique qu'on se place. Mabillon mentionne dans la Prœfatio de son De re diplomaliea deux recueils de ce genre, dont l'un avait été composé par Giovanni Battista Palatino, sous Paul III, et l'autre par un Vénitien. En France, Pierre Hamon, maître d'écriture du roi Charles IX, composa, en 1566 et 15C7, un recueil paléographique dans lequel il a introduit des fac-similés de chartes mérovingiennes et carolingiennes. Son œuvre est conservée à la Bibliothèque nationale, ms. français 19116; elle nous a conser\'é l'écriture d'un diplôme de Dagobert et d'une charte d'Énée, cvèque de Paris, dont les originaux ont disparu. Cf. H. Omont, Le recueil d'anciennes écritures de Pierre Hamon, dans Bibliothèque de l'École des chartes, 1901, t. Lxii, p. 57-73. Ph. Lauer, Les diplômes origincaix des Mérovingiens, 1908, a donné dans son Introduction, p. 2, la reproduction des quelques mots du diplôme de Dagobert.
On cite comme le plus ancien fac-similé imprimé vingt-cinq pages d'un martyrologe d'Epternach du xiii= siècle, que Balthazar Moretus lit graver de 1626 à 1633 pour le P. Rosweide et dont il envoya en 1660 à dom Luc d'Achery un exemplaire conservé i\ la Bibl. nat., ms. lat. 12159. Cf. Max Rooses, Les plus
* M. Prou, L'état actuel des publications de fac-similés de chcu-tes et autres docameiils d'arcltiues, dans les Actes du congrès international pour ta reproduction des manuscrits, des monnaies et des sceaux, tenu ti Liège les 21, 22 et 23 août 1905, in-S», Bruxelles, liiOô, p. 5U-60. — -Album paléographique ou recueil de documents, in-fol., atlas, Paris, 1S87, Introd.. p. 1-10. — ^ pflugk-Harttung, Veber die Herslellang der neuesten Abbildangen oon L'rkunden, dans Historische Zeitschrifi, 1885, p. 05 sq. — « De Sybel, Vr-
kundenbitder in Lichidruck oder Durchpuusung, dans Historische Zeilschri/t. 1885. Cf. E. Berger, les lac-similés photographiques et tes calques, dans la Bibliothèque de l'École des cimrtes. 1885, t. xlvi, p. 718-719. — ' Pli. Lauer et Samaran. Les diplômes originaux des Mérovingiens, in-fnl,, Paris, 1908, Préface par Prou, p. i-ii. — ' Giiy, Manuel de diplonudique. p. 42. — ' Mabillon, De re diplomaliea, p. 359. — " In bibliophile, Adam Pilinski et ses travaux, in-8«, Paris, 1890.
CHARTES
ancien (sic) fac siniilc d'un mantisriil. dans le Bulletin de l'Académie d'archéologie de Belijique, Anvers, 1881.
En 1675, Daniel van Papenprocl\, l'initiateur de la diplomatique, joignit à son Projnjlœum anliquarium circa vcri ae falsi discrimen in ivluslis membranis, dans Acta sancl., april. t. ii, quatre planches reproduisant des privilèges royaux ou impériaux de Dafiobert. de Lotliaire, d'Otton, d'Henri III et d'Henri IV.
Mabillon, nous venons de le dire, fut particulièrement heureux dans la rencontre d'un dessinateur pour les planches du De re rff/j/omirfira, lequel contient cinquante-huit planches, dont quarante et une sont des fac-similés partiels de diplômes, bulles ou chartes; les pi. XVI à XXII sont consacrées aux chartes royales mérovingiennes. < Quelques-uns de ces fac-similés, pour l'exactitude desquels l'auteur n'a pas épargné sa peine, et souvent meilleurs que ceux que des auteurs plus récents ont fait exécuter par le même procédé de la gravure, sont encore précieux, soit que les documents calqués aient été détruits, soit qu'on n'en ait pas encore donné de meilleure image. »
Dès lors, l'impulsion est donnée et tous les traités généraux de diplomatique et de paléographie donnent des reproductions, le plus souvent partielles, des originaux.
« Ce n'est que dans le second quart du xiK' siècle qu'on commença à publier des livres dont l'objet essentiel était la reproduction des manuscrits et dans lesquels le texte consistait seulement en notes nécessaires à l'intelligence des planches. » De 1837 à 1841 se succèdent un peu péniblement cinq fascicules de fac-similés de chartes sur papyrus et parchemin, présentés par Champollion-Figeac à un public parfaitement indiflérent à ces sortes d'entreprises et profondément incapable de comprendre leur utilité. Sans se décourager, l'administration de l'École des chartes continua à faire exécuter des lithographies pour l'enseignement. Vallet de Viriville et A. de Montaiglon confièrent ces reproductions à .\dam Pilinski. l"n exemplaire complet a été déposé à la Bibliothèque nationale. Cf. H. Oinont, Liste des recueils de /aesiniilés el des reproductions de manuscrits conservés à la Bibliothci]ue nalionale, 1903, n. 3.
Nous décrirons plus loin le recueil de diplômes et chartes mérovingiennes publié par A. Letronnc, continué par .\I. de Chabrier, et les publications postérieures de J. Tardif et du Musée des Archives nationales. C'étaient les derniers efforts d'une méthode qu'allaient supplanter les procédés de reproduction mécanique. La photographie et ses auxiliaires : photolithographie, zincographie, héliogravure, photocollographie, ont donné des résultats précieux et permis d'entreprendre des publications d'originaux sur un plan plus vaste et plus méthodique que par le passé. Presque chaque année voit paraître quelque album, presque chaque mois apporte dans les revues quelque a |)lanche hors texte » et tout cela forme une surabondance parfois un peu encombrante. Tout ce qu'on peut dire sur la voie à suivre désormais a été dit et bien dit par .M. M. l'rou au Congrès pour la reproduction des manuscrils.
Il nous reste à mentionner les principales publications contenant des documents relatifs à la période que nous étudions et qui s'arrête au début du IX'' siècle; ceci nous amène à omettre bon nombre de travaux qu'on s'attendrait peut-être à voir men tionnés, mais qui sont étrangers ;\ l'époque de nos recherches. On trouvera la liste des publications relatives au mo\en âge dans Liste des recueils de fac-similés de chartes dressée par H. Pou])ardin et par .M. Prou, dans les Actes du congrès intcrn(dionid pour la reproduction des manuscrils, des moiuuiies et des sceaux;
1905. Outre cette liste, on consultera utilement le Xouveau traité de diplom<diiiue, 111-4°, Paris, 1705, t. vi, p. XXV ; L. Delisle. Introduction à V Album paléographique publié par la Société de l' École des chartes, in-fol., Paris, 1887; A. Giry, Manuel de diplomatique, in^", Paris, 1894, p. 41-50; M. Prou, Paléographie el diplomatique de ISSS à 1897, dans Congrès bibliographique international tenu à Paris du 13 au 16 avril 1S9S. Compte rendu des trcwaux, 1900, t. i, p. 498-601; G. Meier, Die Fortsehritle der l'ulàographie mit Hilfe der Photographie. Ein biblioyraphischer Versuch dans CentralblcUt fiir Bibliothekswesen, 1900, t. xvii, p. 1-32, 113-130, 191-198, 255-278; H. Omont, Biblio^ thèque nationale, Dépcu-tement des manuscrits. Listes des recueils de fac-similés el des reproductions de manuscrits conservés à la Bibliothèque nationale, dans la Revue des Bibliothèques, mai-juin 1903. Hn outre, C. F. Sluinpf, Die Iteichskanzler vornehmlich des .y, xr, und XII Jahrhunderls. Xebst einem Beitraye zu den Regesten und zu der Kritik der Kaiserurkunden dieser Zeit, in-8», Innsbruck, 1865-1881, t. i, p. 61, a donné une liste des fac-similés des actes mérovingiens, à laquelle W. Erbes, Vrkundenlehre, in-S", Munchen, 1907, t. i, p. 117, a ajouté un complément.
ALLEM.xcyE. — .Joh. Heumanni, Comn!c/i/«ri( de re diplomatica imperatorum ac regum Germanarum inde a Caroli Magni temporibus 0(/or/ia(i, in-4», Xorimberga", 1745 : aux pl.i et ii, fac-similé partiel de deux diplômes de Charlemagne; à la pi. vu, fac-similé partiel d'un plaeitum, emprunté à une planche de Mabillon. — Dan. Eberh. Baringii, Chwis diplomatica, specimina veterum scripturarum tradens, (dphabeta, nimirum varia, medii eevi compendia seribendi,notariorum veterum signa perplura, etc., singulis tabulis œneis expressa, in^", Hanoverœ, 1754. — J. D. Schœpflin, Alsatia levi merovingici, carolingici, sa.ronici, salici. suevici diplomatica, in-fol., Mannheim, 1772 : les planches reproduisent des diplômes dont le plus ancien est de Childéric H (673) et le plus récent de Frédéric P' (1163). — Fr. Ern. C. Mereau, Diplomatisehes Lesebuch zur Bcfôrderung der demonstrativen Lchrmethodc gesammeit aus dcm neuen Lchrgebaiide derDiplonudik der Bencdietiner und undern diplomalischen Werken mit practischen und historischcn Annicrkungcn, in-À", lena, 1791 ; les planches sont empruntées à divers recueils et notamment au Xouv. tr. de dipl. Les 25 premières donnent des alphabets, des spécimens d'écritures ; les suivantes, des fac-similés partiels de diplômes de Clotaire II, Childebert III, ChilpéricII, Carloinan, Pépin, Charlemagne, etc. — .Schônemann, Versuch cines vollslândigen Systems der allgemcinen bcsonders alteren Diplomalik, in-8», Hamburg, 1801 : les planches ont été publiées à part sous le titre, Kupfer zur Erlaiiterung der diplomalischen Paliiograjihie undverschiedener Canzleyyebraiiche desMiltelallers, in-fol.. Hamburg, 1801. — U.Fr. Kopp Palseoyraphia crilica, 4 vol. in-4'>, Maniiheini, 1817- 1829 : les deux premiers volumes ont pour sous-titre : Tachygraphia veterum exposita et illuslrata. Le lîremier volume, outre un grand lîombrc de vignettes dans le texte représentant des notes tironiennes do diplômes, contient sur des planches hors texte les fac-similés de sept diplômes royaux ou impériaux de Charlemagne, etc. Le tome ii contient un Lcxicon lironiaruun. — Schriftproben als Zugabe zu einem Lehrbuche der Diplomalik, heratisgegeben von geh. Cabineisratb, V. Fr. Kopp, in-12, Heidelberg, s. d., 16 |)ages, 30 planches gravées. — H. F. Massmann, Fr.ABAXiiTABOKos odcr die gothischen l'rkunden von Seaj>el und Arezzo, mit zivey Schritfnachbildungen im Steindruck, in-fol., Miinchen, 1837 (un autre titre porte la date Wien, 1838). Fac-similé partiel d'une charte de donation du vi' siècle, sur papyrus, conservée à Naples et provenant des archives de Sainte-Anasta-
CHARTES
sic-des-Goths, à Ravennc. — C. Herquel, Specimina diplomalum monasterio Fiildensi a Karolis exhibitrirum. Pholof/raphische Nachbildungen der dem Klosler Fulda erlhcillen karolinger Vrkundcn. Mit erlâiUerndem Texl nach den Oriyinalen des Landes- Archii'S zu Fulda, Part. I : Urkunden Pippins iind Karls des Grossen, in-fol., Cassel, 1867. — \V. Andt, Schri/tia/eln ziim Gebrauch bei Vorlesungen imd ziim Selbstiinlerricht, in-4», Berlin, 1874-1878 : pi. 1, 2, 10, chartes empruntées à des ouvrages antérieurs; 2'' cdit. : Schriflafeln zur Erlernung der lateinischen Paléographie, in-4», Berlin, 1887-1888, pi. 1, 2, 10, 28, chartes; 3- cdit. ; SehrifUafeln... begriindct l'on W. Arndt, Drilles Heft, lierausgegeben von Michael Tangl, in-4", Berlin, 1903, 37 planches en phototypie cotées 71 à 100 consacrées à la reproduction de chartes de 752 à 1488, principalement d'origine allemande; 4" édit. : Schri/llafeln zur Erlernung der lateinischen Palœographic herausgeg. von W. A. Erstes Heft : Vierle erweiterle Auflage gesorgt von il. Tangl, in-4°. Berlin, 1904, 33 planches en photoUthographie et en phototypie. — H. von Sybel und Th. .Sickel, Kaiserurkunden in Abhildungen, in^" et 2 vol. atlas in-fol., Berlin, 1881-1891 : contient 295 pi. en phototypie, reproduction, à grandeur des originaux, de 361 diplômes impériaux et royaux de juin 760 au 11 septembre 1517, conser\'és en Allemagne et en Italie. — J. von Pllugk-Harttung, Specimina selecla eharlarum pontiftcum romanorum, gr. in-fol., .Stuttgart, 1885-1887: 124 planches et 21 pi. de bulles, reproduisant, d'après des calques, 683 documents ou fragments de documents, depuis Grégoire le Grand jusqu'à Célestin III (590-1197). — Quellen und Forschungen zur Geschichte der Ahlei Reichenau, herausgegeben von der Badischen hislor. Kommission. I. K. Brandi, Die Reichenauer Urkundenlàlschungen, in-4°, Heidelberg, 1890, 17 planches contenant des fragments de documents (souscriptions, ruches, spécimens d'écriture) de 724 à 1189. — O. Heime ani Rhym, Kullurgeschichte des deutschen Volkes, 2 vol., in-8'', Berlin, 1892-1893, planches hors texte et vignettes, fac-simiUs de documents diplomatiques du viii" au xvie siècle: cf. 1. 1. p. 102, 124, 145, 230, 320, 330, 374; t. ii, p. 48, 158. — A. Chroust, Monumentu palxographica. Denkmàler der Schreibkunst des Millelalters. Erste Ablheihing, SehrifUafeln in lateinischer und deutscher Sprache in Vcrbindung mit Faehgennssen, Mùnchen, 1899 sq., pi. 3 et 6, de la livraison I : eorfcr iradilionum de Saint-Emmeran de" Ratisbonne, ix' siècle, livr. XIV, pi. 2, 4. 58, chartes de Saint-Gall (761-867).
AyCI.ETEBnE, ECOSSE, IIILAXDE. — [Edw. .\. Bond et E. M. Thompson,] Fac-similés of aneienl charlers in Ihe British Muséum, 4 vol. in-fol., London, 1873- 1878; donne 144 documents; la plus ancienne charte d'origine anglaise est de 624 ou 674. En outre, quatre documents d'origine étrangère ; une charte de Rimini de 571, une charte de Ravenne de 616-619 sur papyrus; les deux autres ne nous concernent plus. En tête de la 41^ partie, table chronologique des chartes. — E. A. Bond, E. M. Thompson, G. F. Warner, The paleographical Society. Fac-similés ofmanuscripts and inscriptions, 5 vol. in-fol., London, 1873-1894 ; 465 planches en phototypie. Reproduction d'inscriptions, de manuscrits grecs et latins et de chartes. Les exemplaires classés méthodiquement sont ainsi constitués : i" série. I. Inscriptions et mss grecs. II. Inscriptions et mss latins. III. iiss latins et en langues modernes; //<• série. I (iv). Inscriptions et mss grecs et latins en capitale et en onciales; II (v). Mss latins et en langues modernes. Il existe une table méthodique des trois premiers volumes (1873-1883) par L. Delisle, dans la Bibliothèque de l'École des chartes, 1884,
t. XLV, p. 537-549, et 1889, t. L. En outre, G. F. Warner a dressé les tables des deux séries : Paleographical Society. Indices lo fac-similés of manuscripls and inscriptions. Séries I and II (1874-1894), in-8°, London, 1901, 63 p. Voici quelques indications qui nous concernent: livraison II,n.30: rescrit impérial, du V siècle; livr. I, n. 2, 28 : acte de vente : papyrus de Ravenne, de l'année 572; livr.»II, n. 51, 52, 53 : charte de cession à l'Église de Ravenne : sur papyrus, début du vii<' siècle; livr. I, n. 119 : jugement de Thierrj- III (679-680); livr. I, n. 120; jugement de Pépin (7.50); livr. I, n. 12 : charte de Ofîa de .Mercic (793-794); livr. I, n. 23 : décret de .■Ethelheard, archevêque de Cantorbery (803): li\T. I. n. 11 : charte de Ceonulf de .Mercie (812); li\Te 1"% n. 237 : jugement de Charlemagne (812): livr. I, n. 10 : charte de cession dans le Worcestershire (759). — J. T. Gilbert et H. James, Fac-similés of national manuscripls of Ireland, 5 vol. in-fol., Dublin, 1874-1884, le t. i contient des manuscrits. — J. Cameroun, R. H. Stotherd et W. B. Sanders, Fac-similés of anglo-saxon manuscripls, 3 vol. in-fol., Southampton, 1878-1884: t. I, chartes de 742 à 1049; t. ii. de 681 à 1068; t. m, de 697 à 1167, avec transcriptions et commentaires.
Ai'rmi UE. — Th. Sickel, Munumenta graphica medii œvi ex archivis et bibliothevis imperii Austriaci collecta, in-fol., Vindobouae, 1858-1882, 200 planches dont les 20 dernières en photogravure. Die Texte der in den Monumenta graphica medii aevi enthaltenen SehrifUafeln, in—l», Wien, 1859-1869, neuf livraisons et la dixième par K. Rieger, in-4", Wien, 1882; on trouvera, p. 177-184, rénumération des diplômes, bulles et chartes privées reproduitssurles planches. — Schrifltofeln aus dem Xachlasse von L". Fr. von Kopp, ergànzt und herausgegeben von Th. Sickel, in^", Wien, 1870, et atlas, in-folio de 17 planches en lithographie et héliotypie: les quinze premières planches reproduisent, d'après des fac-similés préparés par Kopp, des diplômes de Pépin le Bref, Charlemagne et Louis le Pieux (733-814) des archives de Cassel, Colmar, Fulda et Paris; pi. xvi, recueil de souscriptions de chancellerie: pi. xvii, sceaux. Pas de transcriptions ni de commentaires. — C. Wessely, Schrifttafetn ziir àlteren lateinischen Palœographie, in-4°. Wien, 1898, 20 planches en photolithographie; fragments de textes littéraires et de lettres, actes et rescrits impériaux sur papyrus du i" au vi'^ siècle après .I.-C. — J. V. Karabacek et R. Béer, Monumenta palœographica Vindoboncnsia, in-fol., Wien, 1910.
Belgique. — Acta sanctorum, in-fol.. Anvers, t. ii d'a\Til, Propylxum, 5 planches dont quatre reproduisent des fragments de textes diplomatiques de Dagobert, Charlemagne, etc. — Reusens, Eléments de paléographie et de diplomatique du moyen âge, in-fol., Louvain, 1891, 112 pages autographiées et une planche en phototypie : Flémeids de paléographie, in-8», Louvain, 1899, 60 planches en phototypie et vignettes dans le texte : pi. i, papyrus de Ravenne: 1)1. VH, diplôme de Thierry III; p. 42. diplôme de Childcbert III; p. 66. charte de Grimoald en 810; p. 88, diplôme de Charlemagne.
Espaose. — Chr. Rodriguez, Bibliotheca universat de la polygraphia espaiiola, in-fol.. Madrid, 1738. 98 planches gravées: les planches donnent des spécimens d'écriture et quelques fac-similés de documents diplomatiques. — E. de Terreros y Pando, Paleografia espanola, que contiene todos los modos conocidos, que ha habido de escribir en Espana, m-A", Madrid, 1758, extrait de Espectaculo de la naturaleza, 16 vol., petit in-4», Madrid, 1753-1755, traduction par le P. Esteban de Terreros, du livre de X. Pluche, Le spectacle de la nature, in-12, Paris, 1746: au t. vu de l'ouvrage français, l'entretien vingtième, 189-259,
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CHARTES
iiUituli' La paléographie françoise, est accompagne (If planches, pi. xiv-xxvi. — Merino, Esciwla paleografica, in-tol., Madrid, 1780, 5U planches gravées contenant bcauconp de textes diplomatiques.
Fram-e. — J. Mabillon, De rc diploimUica libii VI in quilnis (/uidquid ad uelerum instnimfntoram aniignitalfin matcriam, scripliiram et slilum; quidqiiid ad xiqilla, iminogrammala, subscripliant's iir notas (lironaliigicaf:, quidquid inde ad aniiquariam, liistori- <-ani forcnsemque disriplinam pcitim'i, cxplicatur et illustnilur, in-fol., Parisiis. KÏMl. .58 i)lanches gravées dont les i)!.xvi-xxvi, x.xviiii-xmv donnent des reproductions intégrales ou partielles des diplômes de rois de l'Yance, de Dagobert à saint Louis. — J. Ahibillon. Librorum de re diplomalica supplemeninm in quo archeli/IHi in his libris pio regnlis propnsita ipsseque retjuiw denuo ennfirnianlur, nni'isqae speeiminihus et argumeniis asseruntur et illnstranlur, in-fol.. Paris, 1704, 8 planches reproduisant des diplômes de Clotaire II, de Dagobert 1=', un fragment d'acte impérial grec du ix« siècle et la Charla plenariiv seeuritatis de Ravenne. — [D. Toustain et D. Tassin,] Xoui'eau traité de diplomatique où l'on examine les fondements de cet art... par deux religieux bénédietins, G vol. in-4", Paris, 1750-17(1.5, 100 planches gravées sur cuivre, la plupart dos fac-similés sont partiels, mais beaucoup d'entre en.K reproduisent des documents aujourd'hui disparus: pi. 0,3, 04, papyrus de Havcnne; pi. 6ô, bulles poutilicales et chartes italiennes; pi. 66. 67, chartes royales et privées des époques mérovingienne et capétienne; pi. 69, diplômes et chartes d'.\llemagne; pi. 70. diplômes et chartes d'Angleterre et d'Ecosse; pi. 71, chartes espagnoles; pi. 73, monogrammes, paraphes; pi. 74, souscriptions des chartes de Ravenne; pi. 90-91, diplômes mérovingiens; p!. 92-9.Î, diplômes carolingiens. — Dom de Vaines, Dictionnaire raisonne de diplomatique, eontentmt les régies principides et essentielles pour sert'ir à déehiljrer les anciens titres, dipbimes cl monuments, ainsi qu'à justifier de leur date et de leur cuilhcnlieité. On ij a joint des planches rédigées (Uissi par ordre alphabétique et revues cwee le plus grand soin avec des explications à chacune, pour aider également à connaître les caractères et écritures des différents âges et des différentes ludions, 2 vol. in-8», Paris, 1774, 34 planches gravées, facsimilés partiels de chartes aux planches 12 (part. 1, 5), 13, 15. l'ue nouvelle édition » augmentée de 23 planches nouvelles et de plus de 100 articles i a été donnée par .\. Bonnetty, 2 vol. in-S». Paris. 1S()3, mais ces additions, étrangères pour la plupart à la dii)lomatiquc, sont loin d'avoir amélioré l'tcuvre primitive, du reste médiocre. l"ne réimpression en a été faite en 1884. — .M. Battheney, L'archivisle françois, <iu méthode sûre pour apprendre à (U ranger les archines et ilé'chiffrer les anciennes écrilurcs.ornéde 52 planches gravées, in-4'', Paris, 1775; les pi. 41 à 52 donnent, parmi d'autres chartes, des pièces à partir de 816. — De Bastard, voir co mot, t. ii, col. 614, et t. ni, col. S43. — Chartes (publications de l'École des), voir ce mot où nous avons détaillé et décrit ces diverses publications paléographiques. — N. de Wailly, ElémeiUs de pidéographie, pour servir à l'étude des documents inédits sur l'histoire de France, in-l", Paris, 1838. Dans ce livre, Natalis de Wailly a réuni, à la lin du tome ii, dix-sept planches lithographiées dont plusieurs reproduisent des fragments de textes diplomatiques; ce sont les pi. xi à xiv inclusivement. Ces fragments sont bien choisis, ils sont surtout utiles grâce aux notices que l'auteur a données sur les originaux, t. II, p. 313-320, notices lviii-lxxvii incl. Seules les notices lviii-lxii ont rapport à nos études, elles illustrent les fac-similés n. 1-6 de la pi. xi et n. 1 de la pi. xii. — PI. xi, n. 1, Bibl. nat., fonds latin
DICT. ij'Ar.CM. ClIIiKT.
4068 A, partie de la 6" ligne de la Charla plena: seeuritatis dont nous avons parlé à propos du 2' fascicule des Charles latines sur papyrus, de Champollion- Figeac. La notice de X. de Wailly, n. lviii, p. 313-314, contient tout le nécessaire sur l'état matériel du 14 juillet 564. — PI. XI, n. 2, .\rchiv. nat., sect. hist. A'. 2 (o/im 19), pièce -3: les deux premières lignes d'un diplôme, sauf les 5 derniers mots de la deuxième ligne; en 3' ligne, quatre des signatures de l'acte; notice lix, p. 314-315 (c'est le n» 9 des Diplomata et chartie de Letronne). Ce diplôme de Clovis II conlirme à l'église de Saint-Denis les libertés et privilèges concédés à l'abbaye par Landri, évéque de Paris. Après la certilication du roi, viennent en grand nombre celles d'évcques et de la'iques; au côté droit, on voit la place du sceau. Mabillon, De re diplomalica, l'a fait graver p. 373 et l'a transcrit p. 466; transcription dans Fclibicn, Hist. de .Saint-Dengs, Preuves, p. 5; dans Doublet,//is(. de l'abb.de .Sai/i(-û('n(/.s,p.682.Ce papyrusa été collé il y a plusieurs siècles sur un acte en parchemin qui parait être une charte carolingienne, .\ttaquce par le jésuite Germon, l'authenticité de cet acte a été victorieusement établie. ' 11 serait difficile de rencontrer un acte qui réunit autant de caractères de vérité. Les nombreuses signatures dont il est revêtu sont toutes originales; l'écriture [cursive] est conforme à celle des monuments contemporains; enhn. la trace du sceau concorde parfaitement avec les dimensions habituelles des anneaux mérovingiens. Mabillon a transcrit la date ; Datum sub die X kal. julias an. xvi rcgni nostri Clipiaco in Dci nomine fel. Le chiffre xvi est douteux, parce qu'il existe une lacune dans l'original après le v, il pouvait y avoir xvi ou xvii puisque la date de l'assemblée de Clichy est incertaine entre 653 et 654. » N. de Wailly, op. cit.. t. n, p. 315; cf. Xouvcau traité de diplomatique, t. m, p. 552, n. 1 ; Hefele-Leclercq, Hist. des conciles, 1910, t. m, p. 296; Ph. Lauer et Samaran, Originaux des diplômes mérovingiens, in-fol., Paris, 1908, p. 6, pi. ^^. — PI. XI. n. 3, Archiv. nat., sect. hist. A'. 3 (olim 20), pièce 1; papyrus (ligne 31-34). Voici la notice de Félibicn, op. cit., pr., p. 10, n. 14. « Vers 690. Rôle sur papier d'écorce (non I sur papyrus), collé sur toile, d'un style barbare, sans vestige de sceau, contenant un fragment du testament d'un magnat français dont la femme est nommée Chramnetrude, passé à .\rtegs eu Vexin, par lequel il lègue à l'église de Saint-Denis et à d'autres églises plusieurs héritages situés en X'exin, au pays d'Évreux et ailleurs. > La première partie de l'acte manque. La date est ainsi conçue : .\ctum Arlegia villa pago Velcassino sub die et <uuio quo supra. Félibien donne la date 690 sans dire ses raisons, le document est en tout cas de la fin du vu' siècle. X. de Wailly, op. cil., n, p. 315-316, notice lx; Letronne, op. cit., n. 21-22. — PI. xi, n. 4 et 6, Archiv. nat., sect. hist. A. 4 {olim 21), pièce 7, parchemin, lignes 1 à 4 et la ligne de la date. Le velin est d'une finesse remarquable, mais d'une forme irrégulière; l'écriture a beaucoup pâli. Un paraphe de notaire : Vvinercannus recognovit. Cet acte a été donné à Attigny, le 20 juin 751. Pépin, maire du palais, prononce au prolit de Fulrad, abbé de Saint-Denis, un arrêt contre une abbesse nommée Ragane, qui s'était enqiarée d'une terre dans le Talosc, dont les propriétaires. Chairebault et Ailerte, sa femme, avaient fait don à Saint-Denis. Félibien, //('s/, de Sainl-Denijs, p. 13; transcription (preuves, p. 34); Mabillon, De re diplom., p. 490, n. 39: X. de Wailly, Eléments, p. 316, notice Lxi. — PI. xii, n. 1, .\rcliiv. nat., sect. hist. A'. S {olim 24), pièce S, parchemin, lignes 3, I et dernière du diplôme. Cet ;icte est du mois d'octobre 782, le sceau plaqué à moitié est endommagé. Confirmation d'un échange de biens fait par Fnlrade, abbé de
CHARTES
Saint-Pierre de Metz. Maijillon, De re diplonuilica, p. 501, II. 54; Fclibien, op. cil., preuve p. 4U, n. 59; K. de Wailly, Éléments, p. 31G, n. i.xii. — Cliartes et manuscrits sur papyrus de la Bihliolhèqae royale. Collection de fac-similés accompagnés de notices historiques et palcographiqiies et publiés par l'École royale des chartes, in-fol., Paris, 1840, 27 planclics lithographiées. Le titre général se rapporte à diverses publications du même auteur, comprenant les chartes sur papyrus de la Bibliothèque royale et celle qui suit : Chartes latines, françaises et en langue romane méridionale publiées par l'École royale des chartes et pour faire suite à la collection des chartes et maïuiscrits sur papyrus, in-fol., Paris, 1841, 15 planches lithographiées, sans texte, reproduction de documents du VIII'' au xv siècle. — Paléographie universelle. Collection de fac-similés d'écritures de tous les peuples et de tous les temps, tirés des plus cnithentiques documents de l'art graphique, chartes et manuscrits existant dans les archives et les bibliothèques de France, d' Italie d'Allemagne et d'Angleterre, publiés d'après les modèles écrits, dessinés et peints sur les lieux mêmes par .M. Silvestre, et accompagnés d'explications historiques par .\IM. Champolli'on-Figeac et Aimé Champollion fils, 4 vol. in-fol., Paris, 1841, 296 planches en lithographie, une édition anglaise ; l'niversal pakography translated from the french, and cdited. wilh corrections and notes, by sir Fr. Madden, 2 vol., in-S», London. 1849-1851. atlas in-fol., à 296 pi. classées méthodiquement. La partie consacrée à l'écriture grecque contient quelques lettres sur papyrus. Dans la partie consacrée à l'écriture latine, chartes ou documents d'archives : pi. 98, rescrit impérial sur papyrus; pi. 135, charte de Ravenne sur papyrus; pi. 165-169^ diplômes de rois mérovingiens et carolingiens. — .•\. Letronne. Diplumala, chartse, voir Ch.\rtes {École des). — \'erguet, Photographie appliquée à la paléographie. Diplômes cartovingicns conservés aux archives départementales de l'Aude (fonds de l'abbaye de la Grasse), in-l», Carcassonnc, 1865, fac-similés réduits de diplômes de Charlemagne, etc. Du même auteur, une autre reproduction, plus médiocre encore, des mêmes documents. Cf. Bibl. École des chartes, 1874, t. XXV, p. 202. — J. Tardif, Archives de l'empire. Fac-similés de chartes et diplômes mérovingiens et carlovingiens sur papyrus et sur parchemin, compris dcms l' inventaire des monuments historiques, gr. in-fol., Paris, 1866, 52 planches en lithographie, formant l'atlas des Cartons des rois. — L. Delisle, Le cabinet des manuscrits de la Bibliothèque nationale, 3 vol., consacrées surtout aux mss, cependant pi. xxii. polyptyque d'Irminon du ix' siècle; pi. xxi.x, 4, Polyptyque de Saint-Maur du ix'siècle. — Musée des Archives nationales. Documents originaux de l'histoire de France, exposés dans l'hôtel Soubise. Ouvrage enrichi de 1200 facsimilés des autographes les plus importants depuis l'époque mérovingienne jusqu'à la Révolution française. Publié par la direction générale des archives nationales, in-4<', Paris, 1872; aucune reproduction intégrale de monument. — Musée des archives départementales, recueil de fac-similés héliographiques de documents tirés des archives des préfectures, mairies et hospices, in-fol., Paris, 1878, 60 pi. en héliogr., reproduisant 170 documents du vif siècle à 1764. — Recueil de fac-similés à l'usage de l'École des chartes (voir ce mot) de même que pour la description de l'Album paléographique de la même École. Les diplômes originaux des Mérovingiens. Fac-similés phototypiques cwec notices et trcmscriptions publiés par Ph. Lauer, de la Bibliothèque nationale, et Ch. Samaran, des Archives nationales. Préface par Maurice Prou, professeur à l'École des chartes, 48 planches in-fol., Paris, 1908. Le procédé photographique auquel on a eu recours
exclut toute retouche. Les lectures pourront être désormais établies et vérifiées d'après ces fac-similés en toute certitude. Ce n'est pas à dire que les fac-similés de Mabillon, des bénédictins (auteurs du Nouveau traité de diplomatique), de Letronne et de Tardif doivent être désormais négligés. D'abord on trouvera dans le Xouveau traité des fac-similés de documents disparus. En outre, pour ce qui concerne les actes dont les originaux existent encore, tandis que les fac-similés gravés ont été exécutés à la grandeur de l'original, d'après des calques, ceux du présent recueil ont été la plupart réduits photographiquement. Les diplômes reproduits aux planches 4, 4 bis, b, 8, 10, 33 l'ont été à la* grandeur de l'original. Pour la planche 33. précepte de Childebert III, l'originalité de la pièce est douteuse.
Dans cette nouvelle et définitive édition, la transcription a été faite directement sur les documents originaux. On n'a restitué que les lettres, mots, passages, dont on trouvait les vestiges sur les originaux ou la transcription dans les copies anciennes, faites à une époque où ces originaux étaient en meilleur état de conservation. Au xvi< siècle, Pierre Hamon, inaitre d'écriture de Charles IX. a donné le fac-similé partiel d'un diplôme original de Dagobert 1=', aujourd'hui perdu. Biblioth. nationale, ms. français 19116, fol. 34. Cet acte concernant Thoury (Loir-et-Cher) est mentionné dans les anciens inventaires de Saint- Denis, conservés aux Arch. nationales, ll 1185, p. 394; I.L 1316, fol. 50; ll 1187. p. 437. Cf. Pertz, Diplom. imper., t. i, p. 18, n. 16. Il existait aussi, au xviii' siècle, dans les archives du prince d'Henrichemont, un diplôme royal mérovingien dont quelques lignes ont été reproduites en fac-similé par les auteurs du Xouveau traité de diplomatique. t. III, p. 646, pi. Lxvi, n. 3. C'est le seul original d'apparence réellement authentique dont nous puissions enregistrer la perte depuis cette époque.
Dans cette nouvelle édition et reproduction des chartes royales — collection unique au monde dont nous sommes en partie redevables aux moines de Saint-Denis qui surent conserver presque intact ce qui. partout ailleurs, pourrissait faute de soin — on a été obligé d'adopter un format maniable et uniforme; les planches mesurent (}.35 • 0,25; pour ne pas trop réduire les originaux de certains papyrus, on les a divisés par le milieu de manière à faire deux planches. Les dimensions des originaux sont toujours indiquées au bas des fac-similés. Les planches 4, 4 bis, 5, 8, 10 et 33 sont à la dimension des originaux ou très à peu près.
Les planches 39 à 42 du présent recueil sont consacrées à la reproduction des mentions inscrites au revers des dii>lômes; ce sont soit des analyses contemporaines mêlées de notes tironiennes. soit des analyses rédigées en vue du classement des documents dans les archives.
Ir.iUE. — G. Marini, Papiri diplomatiei, in-fol., Roma. 1805, 22 planches gravées, fac-similés partiels de documents, depuis le milieu du v siècle jusqu'en 1004. — F. Brunetti, Codice diplamatico Toseano, in-4", Firenze, 180R, 5 planches gravées donnant des fac-similés partiels de documents, depuis le vi= siècle jusqu'en 774, principalement des souscriptions. — Morcaldi, Schiani et S. de Stefano, Codex diplomaticus cavensis nunc primum in lucem éditas, 3 vol. in-4", Napoli. 1873-1883. quatorze chartes de 792 à 1053. — [Oderisio PiscicelliT.Tggi.) Paleografia urtistica di Montecassino, in-4''. Montecassino, 1876-1882, 17 planches en chromolithographie, pi. xxxiv, de la 2' partie, charte de Grimoald, duc de Bénevent en 810. — C. Foucard, Elementi di paleografia. La scrittura in Italia sino a Carlomagno, Milano. 1878. 10 planches
CHARTES (ÉCOLE DES
photographiques, pnpyrus. — 1'. Vayra, // imisco atuiico delta casii di Saroiii neW Arcbivio (Il stain lu Turlno, in-S", Fircnze, 1880, p. 20(î, U-stmiu-nt d'Ahbon, 726; p. 300, souscriptions d'un diplôme de Carlonian, 769; p. 304, doiuition de Teutcarius à la Novalaisc, 810. — E. Mouaci, Archlrld ptilciiiinilicu ilaliiino, in-fol., Konia, 1881-1905, 10'2 planches en photolypie: t. I, pi. 1-5, chartes de Havenne; pi. 6, acte privé de Sienne; t. m, pi. 1-21, chartes lombardes et véronaiscs de 744 à 1173. — Dlplumi imperlali e reall dclle cancellarle d'Italin. Xollzle et transcrizloni del diptoml Impaiatl (766-1177), in-4'', Ronia, 1802, 15 pi. gr. in-folio, diplômes de Carloman (769), Cliarleniagnc, etc.; C. Cipollâ, Monumenla Nouatlcciisia vclustloni, in-S", Roma, 1898, t. n, les pi. ii à viii reproduisent des documents de 726 à 1097. — F. Carta, C. Cipolla et C. F'rati, Monumenla paleographlca sacra. Attanle pateof/raftcn aiilsticu compltato sut manoscrtttl esposltl In Torino, in-fol., Torino, 1899, 120 pi. en phototypie, pi. xii diplôme dWstolf. roi des Lombards en 753.
Suisse. — Fr. Stcffens, LatelnL^clie Patwigraphle. Hiinderl Tafeln in Llehldvuck mit gcgeniiberxUhrn' der Tninscriplion nehsl Eiiàuleruniien and si/slematlschcn D(aslellang uinl Enlwiiklanij der latelnlschcn Schrijl, in-4'', Freiburg. 1903, pi. ix, rcscrit impérial du v^' siècle; pi. xviii. papyrus de Havenne; pi. XIX, diplôme de Childebert; pi. xxvi. charte privée lombarde de 721 ; pi. xxxii. charte privée de Saint- Gall, vni, 5; pi. xxxiv, diplômes de Charlemagnc; pi. XLi, actes d'un synode tenu à Cantorbéry en 803.
H. Leci.ekcq.
CHARTES (ÉCOLE DES). — I. Institution.
II. Iteeueil. III. Fae-similes. IV. Album paléographique. V. Dlplomala cl charlir. VI. Recueil de fac-similés.
I. IxsTiTUTio.v. — Plusieurs ont regretté l'omission, ■dans le Dictionnaire d'archéuloi/le chrctiennc et de litaryic, d'une étude consacrée ;\ la recherche des services rendus à nos études par les érudits bénédictins, dont l'immense labeur a non seulement illustré le nom de l'ordre, mais encore préparé le nu'rveilleux développement de la critique, de l'histoire, de l'archéologie, de toutes ces sciences on le .xi.\'- siècle a apporté plus de perfectionnement que de véritables innovations. Nous reparerons l'omission qui n'était pas du tout un oubli envers ces originales ligures d'érudils qui cherchèrent la vérité avec une indépendance passionnée sans cesser d'être d'humbles chrétiens'. Voir .M.\ulîISTES.
La Révolution française inlerronqjit leurs travaux, dispersa les ouvriers, centralisa les matériaux ([u'elle confisqua et transmit l'héritage. L'Institut national assuma la tâche de poursuivre et d'achever les (euvres entreprises, plusieurs de ses membres s'y appliquèrent avec une ardeur et une capacité louables; « mais, quels que fussent leur dévouement et leur zèle, le manque d'auxiliaires ralentit leurs travaux et l'on sentit bientôt le vide immense laissé par la deslruclion de la congrégation de Saint-Manr ^ » F.xpérience des maîtres, abnégation des collaborateurs, docilité et
* G. I.ansoll, Histoire de lu lithTfdiire française, in-12, Paris, l'.»06, p. 485. — -M. Oelpit. \ttlice hislnriqtw sur r ï^cate roiiale des Charles, dans la Bihliolhèque de V ïieote des ehtirles, IS:i*), t. i,p. 2. — ^ //i/(/.,p. 2. Sur d'aiUr-s imaginaliulis de bénédictins civils . \air Taine, Wnjaiie en Ittdie, te Monl-Cassin. — * Ordonnance nni(de du II lutnembre /M'.'', sur la réftrgfulisation de I' f<v(de îles eharles, fade à l'Académie des inscriptions et belles-lettres, le I décembre IS2'J. On trttuvera les principaux docann'nts relalifs à celle insliUilion réunis à la suite dclaiioliee :ic M. |)c!pil. mentionnée ci-dessus; en outre, Vallel tic \'iri\ ille. .Vn/c\ cl docunwnls pour servir ù t'Iiistoirc de l' l'ù-ote roijale des eharles. dans la
enthousiasme des disciples, il fallait tout retrouver, provoquer, coordonner, impulser à nouveau. L'héritage, auquel manquaient alors les héritiers naturels, fut réparti entre des hommes que rapprochaient le goijt des études historiques sans qu'ils lussent attachés les uns aux autres par l'afliliation religieuse.
Napoléon avait entrevu une solution quand il avait songé à grouper des bénédictins ciulls dans une espèce de Port-Iioyal nouveau '. L'n vague projet élaboré dès 1806, accueilli i)ar l'empereur, retardé, délaissé, ne fut repris que vers 1820, date à laquelle fut proposée par M. de Gérando la création d'une École des chartes. Fnlin, en 1821, on vit paraître une ébauche d'application qui s'efîaça presque aussitôt; en 1829, une ordonnance royale établissait sur des bases nouvelles l'organisation des « cours de l'École des chartes », fixait les conditions d'admission, les charges et les avantages. De plus, il était décidé que a l'Imprimerie royale publiera gratuitement chaque année un volume des documents que les élèves du cours élémentaire auront traduits avec le texte en regard; ce recueil portera le titre de Blbltothécjue de l' École des chartes '.f L'n rapport postérieur de trois semaines à {'ordonnance critiquait la disposition relative à cette i)ul)lication : » Nous concevrions très bien que ces documents inédits, les plus curieux sur lesquels auraient porté les études et les travaux des élèves du second cours, fussent publiés par la commission sous sa responsabilité morale, avec la garantie du nom des savants qui la composent. Alors le document serait accompagné de notes historiques et géographiques, d'indications qui indiqueraient à quels usages certains passages font allusion, ou quels usages, jusqu'à présent peu connus, ils constatent. L'n jugement émané d'hommes dont le titre littéraire appelle la contiance ap[)rendrait si l'on doit considérer ces documents comme authentiques ou commeapocryphes, comme intégres ou comme altérés; les motifs de la critique seraient exposés ^. >
Le cours élémentaire de la nouvelle École des chartes fut ouvert le 2 janvier 1830. Malgré la méfiance inquiète de l'Académie des inscriptions, l'indiftérence du gouvernement, les fâcheux procédés des ministères, la modeste institut ion vécut. Lu groupe de jeunes hommes laborieux, instruits et sagaces, sortit de l'École et ne cessa d'user de l'inlluence (|ue chacun de ses membres acquérait par son mérite personnel en vue de la servir. Guizot et Letronne secondaient de tout leur pouvoir les savants modestes autant que consciencieux qui dirigeaient l'École : R. Guérard,J. Quicherat et d'autres. Des hommes d'une science et d'une aménité comparables à celles des moines d'autrefois* ont montré en quelles mains était passé l'héritage en déshérence, les plus capables de le recevoir, les plus aptes à le faire fructitler, les plus actives, les plus habiles et les plus dignes.
IL Recueil. — L'insliUition dont nous venons d'indiquer rapidement les origines, les débuts et les accroissements, entreprit eu 18,39, « à ses risques et périls, 11 la publication dont l'État l'avait chargée par l'ordonnance du 11 novembre 1829. Ce recueil
Bibliothèque de l' l'ùole des chartes. ISl.S, p. 153-17G, Les origines de l'École des Charles, l'n projcl d'école spéciale d'histoire et de (jétxjraphie sous le premier empire, dans même revue. IS'.Ki. t. l.iv, p. 101-122; cf. ibid., 1S9S, p. 652, 812: r.Hlj.p. 3ôl-.5;i:{. — '.\. liiiy, Ëcole des chartes, dans la grande enciiclopédie, Paris. ISilO, t. x, p. 813-815. — '■ Rappelons les nums de (pielqiies-iins de ceux (pu continuenl si bien la giaiule général iiin des mauristes : Eugène Uurnouf, Benjamin (aiérard, .Iules Tardif, J. Quicherat, !•:. de Rozière. d'.Vrb.iis de .lubainville. .\. de la Bordeiie, (Vaston Paris. I.éiin Cautier, Léopold Uclisle, pour ne parler que des morts.
CHARTES (ÉCOLE DES
prit le nom de Bibliothèque de l'École des chartes. Il publie chaque année un volume in-S» contenant, outre divers originaux, des textes inédits ou revisés, des recensions de livres et les documents officiels concernant la Société. En nous mettant à l'œuvre, écrivaient les fondateurs, nous faisons un appel à la bonne volonté de tous les hommes studieux qui, sur les divers points de la France, se livrent à Tctude des manuscrits. Nous accueillerons de leur part tous ces renseignements fortuits, ces découvertes imprévues que celui qui puise aux sources trouve si souvent à côté de l'objet de ses recherches, et qu'il laisse perdre pour la science faute d'occasion de les publier '. L'appel fut entendu et soixante-douze volumes publiés jusqu'à ce jour disent assez que le programme fut maintenu et rempli. C'est dans cette collection, consacrée en majeure partie à une période historique différente de celle que nous étudions, que nous allons extraire et mentionner des travaux et des documents relatifs à l'époque qui fait l'objet de nos recherches — travaux et documents qu'on oublie trop d'y aller chercher.
1839, t. I. J. Quicherat, Fragment inédit d'un versificateur latin ancien' sur les figures de rhétorique, p. 51-78: d'après le ms. lat. 7ô30 de la Bibl. nat., parchemin palimpseste. •< Il est de la belle époque lombarde, peut-être de la fm du vm« siècle; dans tous les cas, antérieur à la mort de Charlemagne '. - Au fol. 28 de ce ms., on lit : INCIPIT THUESTES VARII, Lucius Varius, cognomento Rufus, Thyestcn Iragœdia ', magna cura absoluto *, post Acliacam vieloriam, Augusto ', ludis e/'us, in scena edidil. Pro qua fabula sesteriium deciens accepit. Ce début, préambule comme les rédigeaient les éditeurs de l'antiquité, introduit un chapitre des Etymologise d'Isidore de Séville. Le renseignement, tout fruste qu'il soit, garde son prix pour nous puisqu'il nous apprend qu'au ^^^If siècle de notre ère, ce chef-d'œuvre de la tragédie latine existait encore et se copiait. Au lieu de ce classique, le ms. offre cent quatre-vingt-deux hexamètres des plus médiocres, n une sorte de Despautères » sous le titre suivant : De figuris vel schemalibus^, cf. 1857, t. XVIII, p. 160-161.
Pardessus, Formule inédite, p. 217-224, d'après le ms. lat. 4629 de la Bibl. nat. (anc. Colbcrt JOSQ; Bibl., 31S9, 3. 3.) du ix'' siècle. Il s'agit d'une formule auvergnate gardant les traces d'une ancienne constitution impériale, d'.\rcadius et d'Honorius, relative à la réfection des chartes perdues ". Voir Dictionn., t. m, col. 943.
M. de Montrond, Vers inédits de Charlemagne, p. 305-312. Voir Dictionn., t. m, col. 757.
Ch. Lenormant, Restitution d'un poème barbare relatif à des événements du règne de Childebert I", p. 321-335, dans la Vila S. Droctovxi, de Mabillon, Acta SS. ord. S. Bened., Siec. i, p. 252.
B. Guérard, Des impositions publiques dans la Gaule depuis l'origine de la monarchie des Francs jusqu'il la mort de Louis le Débonnaire, p. 336-342.
Pardessus, Fragment d'un commentaire inédit
^Avertissement, en tête de la Bibliothèque de F École des chartes, 1839, t. i, p. m; voir aussi Biblioth. de V École des chartes, 1SS9, t. i.. p. 278-279. — - Le ms. Tô30 renlerme une table des Pâques, contemporaine du ms. et s' étendant de 779 à 835; c'est donc entre ces deux dates qu'il faut placer la transcription du ms. De plus, il contient un calendrier, nécessairement de l'année courante, où Pâques est placé au 6 des kalendes d'avril (27 mars); cette dernière date nous indique l'année où fut confectionné le volume. Or, Pâques tomba le 27 mars en 791, en 802 et en 813. « La pureté des formes lombardiques me ferait pencher pour la date la plus reculée. » J. Qaicherat. — ' Lisez Iragcediam. — • Lisez absoUdam. — * Suppléez reduce. — ^ Voir les travaux de Saupp et de Schneidwin, dans
de la loi S(dique, p. 409-429; c'est sur le titre i. De mannire, relativement à la compétence des différents tribunaux francs.
B. Bernhard, Essai sur l'histoire municipale de la ville de Strasbourg, p. 430-459.
Ch. Magnin, Fragment d'un comique du \'H' siècle, p. 517-534; fragment dialogué dans ms. lat. X069 de la Bibl. nat. : •■ Une sorte de prologue, composé soit pour annoncer et justifier la représentation d'une pièce de Térence, soit pour ser\'ir de prélude à une farce dans le genre nouveau; en tout, une soixantaine de vers '.
18^, t. II. L. Redet, Charles des huitième et neuvième siècles, provenant de l'ancienne abbaye de Xoaillé, prés Poitiers, p. 75-82, publie une charte inédite de juillet 780 '; diplôme de Louis, roi d'Aquitaine, mai 808 ">.
Pardessus, Des furidictions privées ou patrimoniales sous les deux premières races, p. 97-114.
J. Quicherat, Fragments inédits de littérature latine, p. 115-147; d'après le ms. S0S9 de la Bibl. nat., quelques vers d'un rimailleur de la fin du v^ ou du commencement du vi<ï siècle, vivant dans le midi de la Gaule ou en Italie, s'appelant Virgilius et dont les œuvres donnaient à rire aux hommes de quelque goût; et à ce propos de Priam, premier roi des Francs, à ce que disent saint .Jérôme et ce Virgile ("?), p. 130-143; et Vers chrétiens du rhéteur Xazaire (1" moitié du iv« siècle) dans le ms. lat. S3J9, fol. 45'» et V; épître à l'évêque Jornandes, d'après ms. lat. 4860, fol. 59; deux petites pièces du vi' siècle, épigramme sur la mission des douze apôtres, et paraphrase de Matth., viii, 5 (p. 147), d'après ms. S069, fol. 3 v» et fol. 22'". R. Thoraassy, Critique des deu.e chartes de fondation de l'abbaye de Saint-Guilhcm-du-Déserl, p. 177-187, de l'année 804, tient les deux chartes pour fausses; cf. P. .\laus. Élude sur le cartulaire de Gellone, dans Thèses de l'École des chartes, 1885, p. 3-14; Vic- Vaissete, Hist. génér. de Languedoc, édit. Molinicr, 1876, t. IV, p. 538-545; L. Roche, Une chronologie inédite des abbés de Saint- Guilhem-du-Désert, dans Mélanges hist., littér., relig. offerts à .17. de Cubriéres, 1899, t. I, p. 195-229.
Pardessus, De la formule ■ cum stipulationc subne.va » gui se trouve dans un grand nombre de chartes, p. 425-436. Voir Dictionn., t. m. col. 972.
A. Teulet, Charte inédite du septième siècle, p. 568- 570; acte d'échange, intervenu le 25 avril 697, entre .\dalric l'i'r inlusler et Vualdromarus, dixième abbé de Saint-Germain-des-Prés, d'un domaine de neuf bonniers situé à Marly, pays de Poissy, cf. 1849, t. XI, p. 61.
1841, t. m. B. Guérard, La terre salique, p. 113-124 (^extrait des prolégomènes au Polyptyque d' Irminon).
P. Paris, Recherches sur Ogier le Danois, p. 521-538.
F. Bourquelot, Recherches sur les opinions et la législation en matière de mort volontaire pendant le moyen âge, p. 539-560 : depuis Justinien jusqu'à Charlemagne. Voir Svicide.
1842, t. IV. Pardessus, Xolice sur les manuscrits
Bibl. École des du, 1842, t. iv, p. 79-83. — ' Nous avons parlé de cette charte en étudiant la question des chartes perdues. dansDfc/ionn., au mot Chartes, col. 943. — ''Ms.de la fm du X' ou du début du xi' siècle. ■' Quant à la date du morceau même, il est é\'ident,parla barbarie de la syntaxe et de la prosodie, qu'il faut placer sa composition mi siècle environ après Fortunat..., fm du vii" siècle. ^ — ' Échange de terres et de serfs, entre .\per, abbé de Saint-Hilaire de Poitiers. et Hcrmembert, préposé par cet abbé au gouvernement du monastère de Noaillé, dimensions O^IS sur C^aS, écriture cursive. — "Permission aux moines de Saint-Hilaire, désirant une vie plus stricte, de se retirer à N'oaillé; ceux qui demeureront à Saint-Hilaire v mèneront la vie canoniale. ^__
CHARTES (ECOLE DES
de formules rehiliues cm droit observé dans l'empire des Fnincs suivie de quatorze formules iiicdiles.p. 1-22.
Voir FoHMl'LES.
J. Quichcrat, Invoeation à iétrrnel. traduite du yrec par Tibérianus, p. 267-272; ce serait une composition pouvant remonter au iv siècle.
1845, t. VII (Ile série, t. ii). L. Lalannc, Des pèlerinages en Terre Sainte avant les croisades, p. 1-31.
H.-L. Bordier, Deux chartes inédiles des années 769 et 789, p. 70-76, provenant des archives de Saint- Germain-des-Prés. Il s'agit d'une vente de fonds de terre, près de Paris, et d'un acte de donation, cf. t. viii, p. 412, n. 1.
1846, t. viii (II'' série, t. iii). 11. -L. Bordier, Jut/ement lombard rendu en l'an 702, p. 43-54: c'est une charte rendue à l'occasion d'un procès par-devant le roi Didier à Pavic. « Ce procès est clair. Le riche Lombard Auripert était convenu avec son frère de lui laisser tous ses biens ; mais la mort approchant, il avait disposé par testament de toute sa fortune pour une œuvre pie. La donation étant antérieure, nul doute que le frère n'eût obtenu gain de cause, si elle eût été revêtue des formes légales; mais ces formes lui manquant, ce sont les légataires qui gagnent leur cause. "
J. Marion, \otes d'un voyage archéolugigue dans le sud-ouest de la France, p. 177-202; quelques détails utiles sur Saintes.
L. Lalannc, Controverse ù propos du feu grégeois, p. 338-346.
L. Delisle, Des monuments paléographiques concernant l'usage de prier pour les morls, p. 3G1-411.
H.-L. Bordier, Cluirtes inédites du r;;;e siècle; fragments de deux actes de l'an 794, p. 412-418; deux donations de terres faites au monastère de Saint-Germain-des-Prés où l'acte est rédigé.
Reinaud, Controverse à propos du feu grégeois. Réponse aux objections de M. Lud. Lalannc, p. 427-440.
1847, t. IX (IP série, t. iv). H.-L. Bordier, Des droits de fusliee et des droits de fief, p. 193-228.
1849, t. XI (III" série, t. i). H.-L. Bordier, Deux Charles inédites du vill' siècle, relatives à l'abbaye de Saint-Maur-des-Fossés, p. 56-G5; concession d'immunité, par Childebert; confirmation d'une donation de terres, par Thierry.
J. Marion, L'abbaye de Moissac, Xotes d'un voyage archéologique dans le sud-ouest de la France, p. 89-147.
J. Quicherat, Neptune volé par un pécheur. Déclamation en vers latins par un écolier de la décadence, p. 201-2ir).
1851, t. XII (III' série, t. ii). B. Guérard, De la formation de l'état social, politique et administndif de lu France, p. 1-38.
A. Gréa, Fssai historique sur les arrhidiarres, p. 39-67.
E. de Rozière, Fornmles inédites, publiées d'après un manuscrit de la bibliothèque de Strasbourg, p. 504,
1852, t. XIII (III" série, l. m). Ad. Tardif, Fragment d'homélie en langue celtique, p. 193-202.
1853, t. XIV (III"' série, t. iv). Ch. Grandmaison, Des appels en cour de Rome jusqu'au concile de Sardique, en 347, p. 105-124.
R. Guérard, Explication du eapitulaire de VilUs, p. 201-247, p. 313-350. Voir Dictioin.. t. i, col. Ifl2.5. au mot Ac.iîicoLES (Classes).
J. Quicherat, Solution des problèmes proposés par Clwsroés. Traité inédit de Priscien le philosophe,
J. Tardif, Essai sur les neumes, p. 264-284.
Robillart de Beaurepaire, Essai sur l'asile religieux dans l'empire romain et la moimrchie française, p. 351- 375, 573-591.
E. de Rozière, Formules inédites publiées d'après
un mcmuscrit de la Bible de Saint- Gall, p. 464 483, cf., t. XV, p. 94-96.
A. Paradis. Inscriptions chrétiennes du Vivarais, p. 592-608 (Viviers et Bourg-Saint-.\ndéol)
1856, t. XVII (IV<" série, t. ii). Compte rendu du livre de M. Rabanis, Les Mérovingiens d'Aquitaine. Essai historique et critique sur la charte d'Alaon, in-S", Paris, 1856; démontre la fausseté de ce document forgé au xvii" siècle, p. 281-283.
Fragment de eluirte mérovingienne sur parchemin (provenant des archives de Saint-Denis?) publié par Bormans, dans Compte rendu des séances de la Commission d'histoire de Heh/ique, II'' série, t. iv, p. 266,
A. Krœber, Partage du royaume des Francs entre Charlemagne et Carloman /", p. 341-350.
A. de Barthélémy, Le Dormais (Pagus Dulcomensis ou Dolomensis) S12-1020, p. 351-366.
1857, t. xviii (IV série, t. m). Choix de pièces inédites. I. Jules Tardif, Demande de concession emphytéotique adressée « l'église de Ravenne, vi* siècle; papyrus conservé à la Bibl. nat., suppl. lat. S80. Le texte avait été donné par Marini, / papiri diplomatici, p. 201, d'après une copie lacuneuse et incorrecte. C'est un des plus anciens monuments de ce genre qui nous soit connu. — II. A. Krœber, Charte de Fulrad, abbé de Saint-Dcnys, 777; donation du domaine d'Ansalsishaim au monastère de Liepvre, p. 44-52.
1860, t. XXI (V série, t. i). L. Delisle, fiec/if rcftes sur l'ancienne bibliothèque de Corbie, p. 393-439, 498-515.
J. Quicherat, De l'enregistrement des contrats à la curie, p. 440-446, cf. t. xxvi, p. 551.
1861, t. XXII (V« série, t. ii). P. Mayer, Note sur lu métrique du chant de sainte Eulalie, p. 237-255. Cf. C.\NTiLÈNE, dans Diclionn., t. ii, col. 1973.
F. Rocquain, Variations des limites de i Aquitaine, depuis l'an 5S avcmt J.-C. jusqu'au V siècle, p. 256- •271.
1862, t. xxiii (V' série, t. m). Lettre du professeur D' Th. Sickel sur un manuscrit de Mclk, venu de Saint- Germain d'Auxerre, p. 28-38, milieu du ix' siècle, calendrier lunaire, fol. 44-55, Ineipit ordo solaris anni cumlilteris ad sanctum Hieronim.superposilis ad explorcmdam septimane dicm cl ad lune a'talem investigandam in uno quoque die per decem et novem annos.
Me légat unrudes, vult zui cognoscere ciclos, Temporu qui varia, qui sinud astra poli.
a La première partie de cette inscription concorde avec celle du calendrier de Corbie de 826, publié par d'.\chéry. Mais le martyrologe même diffère beaucoup de celui de Corbie: et, par le texte primitif autant que par les additions, ce calendrier de Saint-Germain d'.\uxerre est un des plus précieux documents liturgiques de l'époque, - p. 29-30.
H. d'Arbois (de .lubainville). Fragment du panégyrique latin conservé à la bibliothèque de la ville de Nancy, p. 139-141, panégyrique d'un roi, peut-être du roi ostrogoth Théodat. Il y a une grande analogie entre ce panégyrique et celui de Théodoric le Grand, par Ennodius.
E. Mabille, Notice sur les divisions terriloriales et la topographie de l'ancienne province de Touraine,
1863, t. XXIV (V série, t. iv). E. Mabille, op. cit., p. 388-428.
1864, t. XXV (V'' série, t. v). G. Paris, La Kcu-lamagnus-snga. Histoire islandaise de Charlemagne, p. 89-
A. de la Borderie, Examen chronologique des chartes du cartulaire de Redon, antérieures au XI' siècle, p. 259-282, 393-434.
i:. Mabille, Notice (suite), p. 232 sq.. 321-366.
CHARTES (ECOLE DES
1865, 1. XXVI (VI" série, t. i). G. Paris, La Kartamagnus-saga, op. cit., p. 1-43.
E. Mi\bille, Xotice (suite), p. 303-337.
A. de U;irlhcleniy, Lis/c (tes noms de lieux inscrits sur les moiuiaics mérovingiennes, p. 443-464.
J.Quicliorat, Critiiiue des deux plus anciennes chctrtes de l'abbaye de .Saint-Germain-des-Prés, p. Ô13-5âô.
F. Bourquclot, Sens des mots France et Xeustrie sous le régime méroningien, p. 567-574.
1866, t. XXVII (VI'" série, t. ii). A. Lecoy de la :Marclie, De l'interprètalion d'une lettre de S. Rémi à Clovis, p. 59-74, dateniit de 486 et non de 507.
A. de Bartliéleiny, Lettre à ^L. Félix Bourquelol sur un texte attribué au ix" siècle et mentionnant la monnaie de Provins, p. 158-165.
L. Delisle, Observations sur l'origine de plusieurs nmnuscrits de la collection de M. Barrais, p. 192-264.
E. Mabille, op. cit., p. 335-383.
A. Bruel, Essai sur la chronologie du cartulaire de Brioude, précédé de (juelques observations sur le texte de ce cartulaire. d'après de nouvecmx mon»sai/s, p. 445-508.
H. d'Arbois (de Jubainville), Gloses irlandaises du IX' siècle, extraites d'pn manuscrit de la bibliothèque de la ville de Nancy, p. 509-510.
R. de Mas-Latrie, Du droit de marque ou droit de représailles au moyen âge, p. 529-577.
G. Paris, Lettre à ^L Léon Gautier sur la versification latine rythmique, p. 578-610.
1867, t. XXVIII (Vl'scrie, t. m). M. Sepet, Élude sur les origines du théâtre du moyen âge, p. 1-27, 211-264.
P. Meyer. Recherches sur l'épopée française, p. 28-63, 304-342.Voir7JiV/!o;i;i.,col. 761,au mot Charlemagne.
J. Qiiiclierat. Remarques sur quelques noryis de lieux des monnaies mérovingiennes, p. 105-123.
F[élix] B[ourquelot], Compte rendu des Études paléoiiraphiques et historiques sur des papyrus du V7<= siècle, en partie inédits, in-4», Paris, 1866, p. 179-184, cite le texte du discours de .S. Avit. Voir Dictionn., t. i. col. 850, au mot Agaune.
L. Delisle, Note sur le nuumscrit de Prudence, n" S0S4 du fonds latin de la Bibliothèque impériale. p. 297-303, du W siècle; cf. t. xxix, p. 328.
L. Delisle, Notice sur un papyrus de la bibliothèque de lord Ashburnham, p. 455-466, une bulle de Jean V (685-686) et une bulle de Serge I" (687-701), toutes deux pour Saint-Bénijine de Dijon. - Jalïé les a classées parmi les Lillene spuriie. C'est la meilleure place qu'on puisse leur assigner. •■
H. d'Arbois (de Jubainville), op. cit., p. 471-475.
1868, t. XXIX (Vit série, t. iv). L. Delisle, Note sur trois nmnuscrits à dcUe certaine, p. 217-219; n. 3 du sémin. d'Autun, évangéliaire de 754 (voir Dictionn., t. I, col. 32i)3, au mot Autun); n. 96 de la bibliotb. de Troyes, milieu du ix" siècle ; n. P60 de la bibl.de Troyes, évangéliaire écrit en 909.
1869, t. XXX (VI= série, t. v). E. Mabille, Les invasions normandes dans la Loire et les pérégrinations du corps de saint Martin, p. 149-194, 425-460.
1870, t. XXXI (VI' série, t. vi). H. d'Arbois (de Jubainville), Encore un mot sur la bcdaille de .Mauriacus, p. 210-216.
H. d'Arbois (de Jubainville), Étude sur la déclinaison des noms propres dans la langue frcmque à l'époque mérovingienne, p. 312-352.
1872, t. XXXIII (VI'- série, t. viii). G. Desjardins, Essai sur le cartulaire de l'abbaye de Sainte-Foi-de Conques en Rouerguc {l.\'-xri' siècles), p. 254-282.
J. Finot, Notice sur la contrée du comté de Bourgogne appelée •• Pagus Scodingorum », p. 289-294.
P. VioUet, Caractère collectif des premières propriétés immobilières, p. 455-504.
1873, t. xxxiv (VI« série, t. ix). 11. d'Arbois (de Jubw'mx'Ale), Deux documents latins inédits, yir\ix<'siéclcs.
p. 23'2-240. " Ce sont des dialogues par demandes et réponses concernant l'histoire sainte et l'histoire profane. On peut les comparer au dialogue de Pépin et d'Albin, qui se trouve dans les œuvres d'.\lcuin. L'un, intitulé Jof« mo7îoc/ionmi, est d'une écriture du ix' siècle; l'écriture de l'autre paraît remonter au vu» siècle. » Sur ces documents, cf. P. Meyer. dans Romania, t. i, p. 483.
[.\nonyme,] Chartes lapidaires de l'église de Saint- Jecm-ct-'Saint-Paul à Rome, p. 260-266. 'Voir Dictionn., au mot Chartes, col. 887.
1874, t. XXXV (VI'' série, t. x). Ed. Garnier, Les archives nidionales à l'Exposition universelle de Vienne, p. 06-75.
Blancard, Charte sarde de l'abbaye de Saint-Victor de .Marseille, écrite en caractères grecs, p. 255-256, date de 1163-1168.
1876, t. xxxvii (VI« série, t. xii). .\. Molinier, Remarques sur quelques actes publiés par D. Vaissette, p. 34-50; un diplôme de Charlemagne de 80 p.
L. Delisle, Bulle de Silvcstre II, du 2.3 novembre 999, p. 108-111 (sur papyrus).
L. Delisle, Notice sur vingt manuscrits du Vatican, p. 471-527 : Sacramentaires mérovingiens, n. 316 du fonds de la Reine; n. 317 du même fonds; n. 257 du même fonds; sacramentairc de l'Église de Paris, n. 313 du fonds Ottoboni; règles et tableaux de comput, n. 1263 du fonds de la Reine.
1879, t. XL (VI" série, t. xv). L. Delisle, Les bibles de Théodulfe, p. 1-47.
L. Delisle, Sacramentairc de l'église d'.iutun, p. 140-142, le 317 du fonds de la Reine, enregistre des observations d'A. de Charmasse, dans L'.\utunois, avril 1878.
H. d'Arbois (de Jubainville), Senchcui Torpeist, poète en chef d'Irlande et les Irlandais en .\rmorique, p. 145-153.
A. Molinier, Note sur Mors Gothorum, villa royale en Septimanie, p. 579-580.
1880, t. XLI (VI<- série, t. xvi). F. Rocquain, Les sorts des saints ou des apôtres, p. 457-474.
1881, t. xLii (VI'' série, t. xvii). N. Valois, Étudesur le rythme des bulles pontificales, p. 161-198, 257-272.
A. de Barthélémy, Liste des noms d'hommes gravés sur les monnaies de l'époque mérovingienne, p. 282-305.
H. Omont, Poème anonyme sur les lettres de l'alphabet, p. 429-441. Voir Dictionn., au mot Arécédaire, t. i, col. 61.
H. Omont,Formii/('s inédites du rvsiéde, p. 502-503.
H. Omont, Notes de paléographie grecque, à propos d'un livre récent de M. Gardthaiisen, p. 551-559.
1882, t. XLiii (VI= série, t. xviii). R. de Lasteyrie, La charte de donation du domaine de Siicy à l'Église de Paris (SU), p. 60-18.
L. Delisle, L'œuvre palèographique de M. le comte de Baslard, p. 498-523. Voir Dictionn., t. ii. col. 614, au mot Bastard.
1883, t. xLiv (VP- série, t. xix). H. Omont, Interrogaliones de fide catholica(Joca mor.achorum), p. 5S-11.
M. de Mas-Latrie, L'episcopiis Gummitanus et la primauté de l'évèque de Curlhage, p. 72-77.
1884, t. xLv (VP série, t. xx), Ch. Kohier, Note sur un manuscrit de la bihlioiliéque rf'Arczro, p. 140- 151 ; le ms. de la Pérégrination Etheria.'.
L. Delisle, Le plus ancien ms. du miroir de Saint- .iugustin, p. 478-487.
Ch. Kohier, Un réfugié à Jérusalem au vi' siècle de notre ère, p. 515-522, fils d'un premier lit de la femme de Bélisairc, Photius.
1885, t. xLvi(VP série, t. xxi). J. Havet, Questions mérovingiennes : I. La formule : N. Rex Francoruni V. Int., p. 138-149, soutient qu'il faut compléter l'i'n's inlustribus et non pas vir inlusler-.' c'e^t un souvenir
CHARTES (ÉCOLE DES
(!(.■ la mniric du palais, exercée par Pépin, el non (lu consulat conféré à Clovis. » II. Les découvertes de Jérôme Vii/nier. Testament de Perpétue, évéque de Tours (daté du 1" mai -175), p. 205-222; Épitaphe de Perpétue, p. 222-224; Donation de Mieij, p. 224-233; Colloque de Lyon, 233-250: Lettres d'évéques et de /«//«>s ; Léonce d'Arles au pape Hilaire, en 462; Loup de Troyes à Sidoine Apollinaire, 472 ;Gclase I""', pape, à Rustique de Lyon, f94 ; Anastase 1 1. pape, à Clovis l*'; Symmaquc.pape, ùAvit, de Vienne, 501, p. 250-261. Vie de Sainte Odile, p. 261-268. Toutes ces pièces sont apocryphes et ont pour auteur .Jérôme Vignier,1606-1661.
1886, t. XLvii (VI'' série, t. xxii). .1. Havet, A propos des découivrlcs de Jérôme Vignier, p. 335-341; à Paris M. P. Batilïol signale un nouvel apocryphe du même faussaire ; L'épitre de Theonas à Lucien. Xote sur un document eltrétien (diribué tui IW siècle, réimpression du Bulletin critiiiae. 15 avril 1886, p. 155-160; et à Berlin, M. W. Wattembach, signale la Genealogia Karolorum.
■]. Havet, Encore les découvertes de Jérôme Vii/iiier, j). 471-472, t. XLViii, p. 5, note 3.
1887, t. xLViii(VI'' série, t. xxiiii. J. Havet, Qiie.s//o;i.s mérovingiennes. IV. Les cluutes de .Saint-Calais, p. 5- 58, p. 209-247.
H. d'Arbois (de Jubainville), Exemples de noms de II lundi » formés à l'aide de gentilices romains et du suffixe -Acrs, p. 356-370.
1888, t. xLix( VI' série, t. xxiv). J. Havet , C/i«;7e rfe i\Ietz accompagnée de notes tironiennes, 27 décembre S4S, p. 95-101, cf. p. 144-145.
P. Fournier, Une forme particulière des fausses décrétâtes, d'ai)rés un ms. de la Grande-Chartreuse p. 325-349.
1889, t. L (VI« série, t. xxv). L. Duchesne, .\ote sur l'origine du « cursus » ou rythme prosaïque suivi dans la réduction des bulles pontificales, p. 161-163.
1890, t. Li (Vie série, t. xxxvi). J. Havet, V. Les origines de Saint-Denis, p. 5-62.
J. Havet, VI. La donation d' Élrepaqny, 1'' octobre 629, p. 213-237.
1891, t. LU. L. Uuchesne, Le liber diurnus et les élections pontificales au vif- siècle, p. 530.
1892, t. LUI. Les origines métriques du •• cursus -, p. 212.
J. Havet, L'avènement de Clotaire III, p. 323-324.
1893, t. Liv. Ch. de Grandmaison, HésultcUs des fouilles lie .Saint-.^lartin de Tours, en 1SS6, p. 75.
G. Déniante, Observations sur la formule « car tel est notre plaisir » dans la ch(au-eUcrie friinç(nse, p. 86, 96; cf. 1895, p. 226.