CHAUMONT- (MSS. LITURGIQUES DE
21-24. III (= 23). Lectionnaire des .xii'-xiii'' siècles. Olim, chapitre de Langres. M. l'abbé L. Marcel, Livres lilurgiques de Langres, p. 30, a remarqué que dans ce ms. le Propre du temps et le Propre des saints sont confondus.
H. Leclercq.
CHAUSSES. -- I. TibUdia. II. Tubruci. III. Hosœ. IV. Fasciœ. V. Udones. VI. Impilia. VU. Chausses liturgiques.
Vers les derniers temps du moyen âge, écrit VioUetle-Duc, les chausses s'entendent comme braies (voir t. II, col. 1126), c'est-à-dire comme caleçon s'attachant à la ceinture descendant aux genoux. Mais il y a là confusion dans les appellations. Les chausses sont bien ce que nous appelons aujourd'hui bas, c'est-à-dire le vêtement des jambes et des pieds '.
I. TiBiALi.\. — Suétone nous apprend que, pendant l'his'er, l'empereur .\uguste portait une espèce de guêtre : Ihorace laneo et feminalibus et libialibus muniebalur ', et cet habillement devint bientôt une pièce essentielle de l'équipement militaire, puisque le jurisconsulte Paul inflige la peine des verges à tout soldat coupable d'avoir aliéné ses tibialia : Nani si libiide (genus armoriim ad tibias) vel liumerale alienai>il, castigari verberibus débet ». Les monuments nous font connaître deux types bien distincts de tibialia, quoique alTectcs tous deux aux usages champêtres. Le premier, fourreau en étoffe descendant jusqu'à la cheville et lié au-dessous du genou avec une courroie: le second consistant en une bande roulée autour de la jainbe, soit en spirales, soit en cercles parallèles et
^ l^.Perrel, I. es catarombes de Honte, t. y, pi. ix, n. 18 6(.v. — = Calai, général (les mss. de France, l. xxi. — 'Dictionn. du mobilier français, 1872, t. m. p US. — 'Suétone, Augustus, c. Lx.wii. — '■Diaesle,\. XLIX, til \vi, leg. 14 : De pœnis
serrée de manière à cacher complètement la" peau. Ce dernier tj'pe, auquel on donnait couramment le nom de fascise crurales, chausse fréquemment le bon Pasteur sur les fresques des catacombes. En certains cas, la bandelette partant en double du bas de la jambe, s'arrêtait au-dessus du mollet où elle formait un noeud à bouts flottants; le plus souvent, une simple jarretière ronde maintenait le système.
II. TiBRUcr. — Outre les libialia, on faisait usage du bas sans pied, en laine grossijrc, appelé tiibruciis, tybrugus, tibraca, Iribuces, tribucus. La belle statuette de marbre du musée chrétien du Vatican représentant le Bon Pasteur nous le montre portant des lubrugi ■ roulés autour du genou, auquel ils sont retenus par une jarretière nouée; ces tubrugi forment, au bas de la jambe, un bourrelet qui clôt hermétiquement l'entrée du soulier. Bède nous apprend que saint Cuthbert portait de cette sorte de bas fourrés : calcenlus tibracis, quas pelliceas habere solebat ^ C'était une mode romaine dont les barbares s'étaient bien trouves. Paul Diacre dit à propos des Lombards : Poslea cœperunt hosis uli, super quas equitanles lubrugos birreos mittebant : sed hoc de Romanorum consuetudine iraxerunl '. Les lubrugi se confectionnaient avec les épais tissus de laine, la peau souple, la fourrure grossière et peut-être la toile.
III. Hos.E. — Ce sont encore des bas, mais des bas sans pied, que les hosœ; ils ne diffi-rent des tubrugi que par leur matière qui était le cuir etleurs procédés d'attache, nécessairement plus complexes. Importés de Germanie en Gaule, les hosen, hosœ, « houseaux», furent toujours conservés par les barbares même après que ceux-ci eurent acquis une certaine civilisation. Les hosœ lombardes consistaient en d'étroits étuis de peau tannée qui garantissaient la jambe entière et dont l'extrémité inférieure s'emboitait dans le soulier. Les hosœ franques dont faisaient encore usage Charlemagne, ses guerriers et son peuple en différaient sans doute assez peu.
IV. Fasci.e. — Les Romains et les barbares, pour préserver leurs pieds de la piqûre du froid, imaginèrent de les envelopper soit dans un lambeau d'étoffe lié autour de la cheville, soit dans une longue bande enveloppant le pied de ses sinuosités. Cette enveloppe intermédiaire portait le nom de fasciœ calceamenti, fasciœ pedules, afin de la distinguer des fasciœ crurales. Le mot fasciœ, employé seul et non suivi d'un qualificatif, désignait VTaisemblablement un sy.stéme de bandelettes partant des orteils et remontant sur la jambe jusqu'à une certaine hauteur. Le biographe de l'empereur Alexandre Sévère nous apprend à son sujet: Boni lineaminis appetitor fuit... fasciis semper usus est. Braccas albas habuit, non coccineas ut prius solebant ', ce qui nous permet d'induire qu'on portait d'ordinaire des fasciœ de lin et qu'à la couleur écarlate on substitua la couleur blanche.
V. Udones. — Le plus ancien mot employé pour désigner les bas est udo (odho, odo), qui ne se rencontre que rarement dans le latin classique. Chez Martial, il désigne un soulier en feutre, en laine ou en poil de chèvre ' :
.Von hos lana dédit, sed olentis barba marili; Cijniphio poteril planta latere sinu.
Un autre vers extrait du Querolus rend l'idée exacte d'un bas de laine mal tiré :
.Santé laiieos cothurnos, scntper refltios calceos.
ntililuin. — * Bède, Vita S. Culhberti, n. xxxi. — 'Paul Diacre, De geslis I .angobardorum, I. IV, c. xxiii, P. L., t. \cv, col. 551 sq. — * l.ampvide, Alejtander Severus, c. XL. — ' Martial, Epigr., xiv,140: Vdones Cilicii.
CHAUSSES
CHAUSSURE
Ulpicn s'exprime ainsi à son sujel : Fasciœ crurales, pedulesque et impilia vcslis loco sunl quia pariem corporis vestiunl. Alia causa est odonum quia usum calciamentorum prœstant '; en cela, il ranf;e les fasciœ à part des odones, confond les deux habillements distincts, mais admet par là même implicitement l'existence de rapports intimes entre leurs usages respectifs. L'Édit du Maximum de Dioclétien classe les udones parmi les vêtements que le braccarius (tailleur) confectionne -. Pendant l'empire, Vudo tendit à remplacer les fascix. Si les mosaïques de Ravenne nous montrent la cour impériale byzantine portant des udones écarlates, les mosaïques de Thabraca, en Afrique, nous ont conservé le costume de quelques défunts, tous sens de petite condition, t'n orant nommé Pélagius est représenté avec les jambes dans des bas ou des molletières collantes'; l'orant Abdon porte des chausses blanches'; une tombe dont il ne subsiste que la partie inférieure nous montre les pieds du mort enveloppés de tissus ^ A Taparura, une mosaïque mutilée représente un personnage dont le pied est recouvert d'une chaussette rouge *. Les mosaïques de Rome, de Ravenne et de Milan ne laissent subsister aucun doute sur la distinction entre le soulier et le bas.
Les udones s'introduisirent vraisemblablement de fort bonne heure dans le costume barbare. Pour Charlemagne, cela ne fait pas de doute. Au dire d'Einhard : feminalibus (fenwratibus) lineis induebalur, deindc iunicam... et libialia: tum fasciolis crura et pedcs calceamentis conslringebat ' ; on ne saurait désigner plus clairement, caleçons, bas et souliers. Le moine de Saint- Gall corrobore les assertions d'Einhard et nous apprend de plus que les tibialia des Francs étaient de toile : tibialia ac coxalia linea '. La figure de Charlemagne peinte sur un manuscrit du Vatican d'après la mosa'ïque de Sainte-Suzanne montre l'empereur en caleçons jaunes, souliers bruns, bas d'un blanc verdAtre.
VL Impilia. — Le texte d'Ulpien transcrit plus haut contient la mention d'un objet particulier impilia, que le Digeste range avec les fasciœ dans la catégorie des vêtements. Puisque Vudo servait à la fois de bas et de chaussure, les impilia classés entre lui et les fasciœ pcdules, dont ils partagent l'attribution exclusive, devaient naturellement se rapprocher davantage de ces dernières et n'en différer que par un simple détail de forme. On peut donc voir en eux une espèce de chaussons ou chaussettes en laine feutrée, destinés à être inclus sous un calceamcnlum plus résistant; Martial les désigne vraisemblablement par les mots soleêe huiatse, titre d'une de ses épigrammes '. Les lexicographes traduisent impilia par r.oi::; Hésychius fait dériver zu.~'./.iol d'ia-OÎM, fouler, presser, et Buxtorf de t:;)/);, feutre. Pline, d'après Théophraste. rapporte que l'herbe lanigère, produite par une plante bulbeuse qui croissait au bord des fleuves, s'employait à la confection des impilia ".
'Digeste, I. XXXIV, tit. il, Irg. 2,5, n. 4. — =Mommsen- Blûmncr, Der Maximaltaril des Dioldelian, p. 113. — ' Bulletin des anliqiiités africaines, 1884, p. 128: Corp. inscr. lat., t. VIII, n. 17389; Dictionn., t. i, col. 720; P. Gauckler, Mosaïques tombales d'une chapelle de martqrs à Thabraca, dans Monuments Piot, t. xiii, p. 211. — ' Ducoudray de la Blanchcrc et P. Gauckler, Catalogne du musée Alaoni, in-S», Paris, 1897, section a, p. 19, n. 64. — s p Gauckler, Mosaïques tombales d'une ehapette de martyrs à Tttabraca, p. 210, fig. 10. — ' \'ercoutre, La nécropole de Sfax, dans la Revue archéologique, IIP série, t. x, p. 185. — ■ Vita Caroti, c. .XXIII. — 'De gestis Cca-oU Miigni, I. I, c. .xxxvi. — ' Martial, Epigr., l. XIV, n. 65. — " Pline, Hist. nalur., 1. XIX, ex. — "Jean Lydus,De mag.,l. I,c xvii, édit. Bonn, 1837, p. 134. — '= Elle correspond aussi à la description qu'.\malaire donnera, environ deux siècles plus tard, des campobi qui sont des campagi ou sandalia, dont le nom s'est altéré.
VII. Ch.^usses liturgiques. — Le Constitutum de Constantin ne nous apprend rien au sujet d'une chaussure spéciale qui existait, en effet, après Constantin et était étroitement apparentée avec les campagi et les udones liturgiques; nous les connaissons grâce aux monuments et à la description de Jean Lydus (vi« siècle) ". D'après ce dernier, cette chaussure se composait de deux parties, le T.z^iT/.ùiit; et le CTïoôr.u.a ou v.i!j.;ia7o;. Les premiers étaient de couleur blanche, et couvraient la jambe et le pied; les autres étaient de couleur noire et munis d'une semelle, mais sans cuir pour envelopper le pied. L'ne petite garniture entoure les orteils et les talons. Des courroies, partant de la base, sont liées sur le pied; ces courroies cachaient presque tout le pied de manière à ne laisser apercevoir que les extrémités, tandis que les T.ip'.T/.ù.i- &£; laissaient voir le pied presque en entier. La description de Lydus correspond à l'image que nous donnent les monuments du vi"" siècle'-.
Nous rencontrons des représentations de cette chaussure chez la suite de Justinien et de Théodora, sur la mosaïque de Saint-Vital à Ravenne; sur les mosaïques des absides des Saints-Côme-et-Damien et de Saint-Théodore à Rome, également sur la fresque de saint Rufinianus au cimetière de Generosa, sur les mosaïques de l'oratoire de Saint-Venance, sur un diptyque d'ivoire de Monza, sur le bouclier d'Almendralejo, au musée de Madrid, et sur un diptyque privé de la cathédrale de Xovare.
Sur l'ivoire de Jlilan et le bouclier d'Almendralejo, l'enveloppe intérieure du pied — le bas — est à peine visible; sur le diptycpic de Xovare, le bas fait des plis; dès lors, on ne peut douter.
Les deux éléments dont se compose la chaussure se laissent reconnaître facilement sur les mosaïques et sur la fresque du cimetière de Generosa : on y distingue sans aucune peine les campagi noirs ne couvrant que les talons et la pointe du pied, et les udones blancs.
D'après le Constilulum, Thèodulphe d'Orléans (787- 821) et .Amalaire, les udones sont toujours blancs et eu lin. Voici ce que dit Thèodulphe " :
Linea crusque pedesqae legant tataria, ut apte Qui superaddatur campagus ipse decens.
Voici Amalaire : Sicut per linum quo pedes vesliuntur casligalio pedum significalur '•'.
Les Ordines romani I. II, III. IV, publiés par Mabillon,ne font aucune mention des bas liturgiques que VOrdo V mentionne ainsi : /. Item ccdciamenta, i7» pri odiwnes, dein can\pagos. — II. Ccdciamenta, odhones et campagos ".
CHAUSSURE. — L La chaussure. IL Solea.
lit. Calccus. IV. Collmrnus. V. Aux catacombes. VI. Les empereurs: l<i. campagus. 2" zancha. VII. En Occident. AIII. Chaussure liturgique. IX. Chaussures historiques. X. Chaussures barbares.
— " Thèodulphe, Carm. V,Parien. ad episc., m, vs. 458. — " .\malaire, De Eccles. offic, 1. II, c. xviii. — " Mabillon, Musœum Italicum, t. ii, p. G4. Voici la note de Jlabillon à ces mots in pri : " Forte insnper odhones. Eadem vox iterum infra forsan sandalia signifïcantur. Xam Ordo romanus in ortlinatione episcopi sandalia distinguit a campagis qui ïibiam legebanl. Cil. de Linas, Vêtements épiscopaux et anciens tissus, fasc.3, La chaussure, p. 171, note 2. ajoute : « Il eût été beaucoup plus naturel de remarquer que, in primis, déjà employé au même paragraphe avant dein, devait se reconnaître dans l'abréviation in pri préférablement à insnper nullement justifié ; partant de là, comme les bas se. mettent généralement avant les souliers, le sens des termes odhones et campagi se fût déterminé tout seul. D. Gcorgi, De lilurgia romani pontiftcis, 1. 1, c. xiii,n'liésite pas il admettre l'erreur de ses devanciers: Quinlus (orrfo) vero de las meminit, ac sandalia odhones, caligas vero campagos appellat. •
CHAUSSURE
I. La chaussure. — L"u.sage des chaussures paraît remonter à la plus haute antiquité. De temps immémorial les .Juifs portèrent <les culceamenla et la Bible nous montre, à plusieurs reprises, le Seigneur prescrivant à Moïse et à Aarou de quitter leur chaussure ', et nous savons que celle-ci consistait chez les Israélites tantôt eu une semelle attachée à la jambe par des lanières -, tantôt en une forme qui enveloppait le pied et qu'on prenait soin d'orner ^ L'archéologie juive doit rester en dehors de nos recherches; néanmoins — exccptionnelleuu'nt — nous sigiuilerons les sandalia de Judith ^ ccu.x de l'épouse dans le Cantique ^ Cette chaussure consistait probablement en une sandaJe de cuir ou d'èloffe, dont l'empeigne, voire même la semelle intérieure, était brodée.
Nous allons voir les différents types de chaussures dont ils firent usage en les classant sous cette triple catégorie : 1" chaussure laissant la partie supérieure du pied à nu. soleit; 2" chaussure couvrant l'intégrité du pied, calceiis; .3" chaussure garantissant le pied et la jambe, cotlmrnus.
II. SoLEA. — La solea ne garantissait que la plante du pied : Omnin ferme id genits, qiiihiis planlarum cakes lanliim infiime leganlur. cèlera [irope nuda et lerelibus linhenis vincla suiil, snlcas dixerunl; nonnumquam voce r/ra-eii crcpidulas '. La sulea était une chaussure peu habillée, commode, laissant au pied toute liberté de se mouvoir et à l'usage des deux sexes. On fabriquait des solex de cuir, de bois et même de laine; à défaut des courroies d'attache, un tenon passant entre les orteils retenait la chaussure.
Péronés
(lig.
lifl
2732. — Calceus iRg. 1015)
2733. — Ccilceits patricius (fig. lOlC)
27;m. — Campogiis byzantin 2735. — Cmiipagus impérial
(fig. lOGO) (dg. 10611 (fig. 1062)
D'après Saglio, Dict. iIps <iyifiiiiiités grec, et rom., l. i.
Campagiis impérial {Rg. 1064)
L'archéologie assyrienne atteste également chez ces peuples l'usage des chaussures; de même chez les Phéniciens, les Égyptiens, les Per.scs, enfin chez les Barbares qui envahiront l'empire romain. Les Huns, au dire d'Ammien Marccllin, enveloppaient leurs jambes dans des peaux de chevreau; les Goths, rapporte Sidoine Apollinaire, jiortaient des bottines en cuir de cheval attachées par un nœud au bas de la jambe, dont le haut restait découvert. Les Scythes représentés sur les has-relicfs de la colonne de 'Théodose sont chaussés d'un soccus à double languette; les Lombards ont un soulier retenu par des courroies lacées et fendu sur le cou-de-picd jusqu'à la naissance des orteils.
.\insi en règle avec les populations étrangères au clirislianisiue, nous arrivons aux anciens peuples parmi lesquels il s'est d'abord établi et propagé.
'Exod., m, h; .les., v, 16. — 'Gen., xiv,:il : a /ito sublegminis tistiue ttd eorrigiam caUga'; Isa'ie, v, 27 : rumpetur corrigia ctili-ednicnliejiis. — =* Isnïe, m, IS; I-Izéchiel, xvi, 10, in die isto aujevet Dominas ornanwnlani ctdceanwnlornm. — •Judith, X, 3; xvi. II. - - C.aîil , vil, 1. — « .Vulu-Golle, xui, 21; Isidiire de Sévillc, I-.lgnidl-, 1. XIX, c. xxxiii, De ealceamentis; Pollux, Onontaslicon, I. VII, c. .xxii. — " Ch. de
La sculponea était une chaussure grossière propre aux esclaves ruraux; une pesante semelle adhérente au pied à l'aide d'une pièce de cuir recou\Tant le cou-de-pied '.
La carbalina, chaussure éminemment rustique, faite d'un morceau de peau de bœuf crue placé sous le pied, puis relevé en gouttière, de façon à garantir le talon et les orteils; des courroies, passant par des trous percés sur les bords, s'enroulaient autour de la jambe '.
La crepidu, chaussure nationale des Grecs, n'était portée par les liomains qu'avec le pallium ou la chlamyde. Ce soulier consistait eu une semelle garnie sur les côtés, soit d'un cuir percé de trous, soit de lanières tournées en boucle {«n.sa-)'; une courroie traversait les iinxie et fixait la crèpidc (pii [louvait s'appliquer indifféremment à l'un ou à l'autre pied".
Linas, Amiens iviemcnis sacerdotaux et anciens tissus conservés en France, IIP série, La chaussure, in-S", Paris, 1803, p. 30. — ' F.. .Saglio, Dictionnaire des antiquités grecques et romaines, Paris, t. i, p. S)15-91t'>. — 'Tibullc, I, viii, l-l; Pline, Histoire naturelle, XXXV, x.xxvi, 12. — ^" Ce dont témoigne Isidore : Ht idem utrique aptum pedi, vel dcxtro, net sinistro.
CHAUSSURE
La sycclias ressemblait à la crépide; elle tirait son nom de ce qu'elle embrassait le pied.
Le diabalhriim. porté de préférence par les femmes, signalait cliez les hommes une mise efléminée '.
La /ulmenla était un assemblage de semelles ajoutées à la chaussure pour rehausser la taille ^, surtout des soldats.
La gallica se portait avec la lacerna; la semelle était de bois ou de roseau tressé, quelque chose comme la « galoche » et 1' « alpargate ».
La caliga était par excellence la chaussure militaire des Romains, qu'elle fût ouverte ou fermée. L'immense majorité des monuments en fait une solea, laissant les orteils ii nu et attachée au moyen d'un système de courroies multiples, qui couvrent le coude-pied et finissent par entourer les jambes de cercles parallèles. Le soldat romain renforçait sa chaussure (le clous serrés et pointus.
IIL Calceus. — Le calceus (/.i),îio;, y.aiy.Ti'viov, Otk;- ÔT|[ia, xoiXov) enveloppait tout le pied. Cette chaussure, généralement de couleur noire ' et commune aux deux sexes, avait une empeigne cousue et la forme de nos brodequins; on pouvait l'attacher avec des cordons, mais elle ne s'adaptait pas indifféremment à l'un ou à l'autre pied. Le calceus était la chaussure de cérémonie inséparable de la toge : propriam logie lormenlum. dit Tertullien '; mais à mesure qu'on délaissa la toge, le calceus grandit en faveur; on le tailla dans la pourpre et on le couvrit de broderies = (fig. 2732).
'L'ohsirigillum était un calceus renforcé de deux plaques de cuir, cousues à la semelle et trouées pour livrer passage aux courroies.
Les calcei fenestrali, dont quelques spécimens englués dans la vase de la Tamise s'y sont admirablement conservés, sont découpés dans la peau de truie noire en réseaux variés. Trois de ces chaussures sont d'un seul morceau recousu aux extrémités; un renfort de cuir leur tient lieu de semelle et des ligulx livrent passage aux cordons * (fig. 2732).
Le calceolus est une chaussure féminine montant jusqu'à la cheville; elle a des semelles etdes talons bas, l'empeigne est toute d'une pièce, les cordons — s'il y en a — sont passés dans l'ourlet qui arrête la partie supérieure. Ces chaussures sont de couleurs variées; les dames d'honneur de Théodora, sur la mosaïque de Saint- Vital à Ravenne. en ont de rouges.
Le calceus patricius (lig. 2773), réservé aux patriciens et aux sénateurs. "Voici la description qu'en donne Isidore : Patricios calceos Romulus reperil quathior corrigiarum assulaque luna. His soli patricii utebantur. Luna autcin in eis non sideris formam, sed nolam ccnlenarii numcri signiftcabal, quod inilio patricii senaiores cenlum fucrint... Mullci similcs sunt collnirnorum solo alto, superiore autem parle cum osseis sunt vel œneis malleolis ad quos lora deligabantur. Dicli autem sunt a colore rubro qualis est nmlli piscis. D'après Festus, il faut confondre en un seule et même chaus-
' Varron, I>t' Zi;i(/. /«/., VI, 3 : Diabuthra in pedibiis habebat. — - Lucilius, Sut., xxviii, 46; Plante, Triniimmus, III, II, 94; on fixait la Inlmenta avec des clous, la recette eût été sans doute la bienvenue du grenadier Coignet. Cf. Les cahiers du capitaine Coignef, édit. Lorédan-Larchcy. — «Les femmes en portaient de rouges, de jaunes, de verts; les histrions, de blancs. — * Tertullien, De pallia, c. y .P. L.,t. II, col. 1045. — 'Vopiscus, ,t lire/., c xlix; Jlartial, vu, 32; S. Jean Chrysostome, Homil., xxii, ad popul. Antioch. — • Ch. Roach Smith, Catalogue o/ llie Mus. o/ London antiq , p. 66, pi. IX. Les dimensions de deux souliers restés intacts <0"176 sur (i"'07G et 0»252 sur 0"0S8), peuvent les faire attribuer à une jeune fdle et a une femme; un autre (0"225 sur O^OTG) à semelle quadruple, muni de gros clous rivés, sans apparence de coulure, ù courroies et oreilles taillées dans le quartier, doit avoir chaussé ime paysanne Ch. de
sure le ccdceus patricius et le niuWeus. Les antique, statues patriciennes, dont le vêtement est assez relevé pour que l'on puisse embrasser l'ensemble de leur chaussure, portent une sorte de bottine close, eii matière souple, peau chamoisée sans doute, dessinant les formes. Deux rubans, souvent très larges, partent de la semelle vers la naissance des orteils et viennent se lier sur le cou-de-pied: une autre courroie, également double, assujettit le haut du ccdceus à la jambe qu'elle entoure jusqu'au milieu, où elle s'arrête eu nœuds à bouts pendants '. Les courroies forment un réseau sur la chaussure du consul Anicius Faustus Basilius (541); le consul Flavius Félix (428) porte les quatre courroies, deux partant de la pointe de la semelle, deux disposées en étrier '. La couleur du calceus patricius était rouge vif; les corrigiœ crurales ou courroies des jambes étaient de cuir noir, ainsi que les corœ giri pedules. Après qu'Aurélien eut réservé la chaussure rouge à la dignité impériale, les consuls adoptèrent les souliers dorés '. Reste à déterminer la place exacte de la luna, ce croissant que les artistes s'abstinrent de sculpter, probablement à cause de sa nature délicate et fragile. « La gallica dcBonnanii porte un nmlleolus battant sur le cou-de-pied; les souliers consulaires de F. Félix et de F. Taurus Clementinus (513) sont agrafés par devant, à la hauteur des chevilles, avec une fibule hémisphérique; enfin, le vers de ^Martial :
Son cvtrema sedet litnata ligulu planta '<•,
qu'on lise e.xtrema ou exierna, nous semble résoudre la question, car les ligulse ou oreilles qui cou\Tent les chevilles se réunissent toujours sur le cou-de-pied".»
Le soccus était une pantoufle sans cordons, couvrant le pied tout entier : socci non ligantur, sed lantum intromitlunlur. Cette chaussure, portée en Grèce par les deux sexes, n'était guère admise à Rome qu'au théâtre et chez les femmes, qui l'enrichissaient d'or ou de perles. L'impératrice Théodora, sur la mosaïque de Saint- Vital à Ravenne, porte des socculi aurali. Le soccus des particuliers était parfois garni de petits clous : clavali quasi callivali eo quod minuits clavis id est aculis. sola calcis vincianlur. Isidore appelle soccus subtalaris la chaussure que nous appelons sandale.
Le sandalium. aoc/SiXiov, uovEoi'/ov, était une sorte de pantoufle que les Romaines empruntèrent aux Grecques. Son quartier était nul ou fort bas; mais elle avait une empeigne finement tailladée (/encslrala) où brillaient l'or, la pourpre et les broderies; en somme, cette chaussure se rapprochait assez de celle que nous appelons « babouche ». La sandale était presque exclusivement portée par les femmes; cependant le Chronographe de Soi (voir Dictionn., t. II, col. 1586) représente le mois de janvier sous la figure d'un riche Romain chaussé de sandales (fig. 2737).
IV. CoTHCRNUs. — Les Grecs donnaient l'appellation de « cothurne » à toute chaussure montant
Linas, op. cit., p. ,37. — ' Statues de César, .-Vuguste, Caligula au Louvre; statue équestre de Marc-.\urèle: diptyques consulaires de Stilicon (71, Boèce (4S7), .\nastase (517), Magnus(51S). — 'ytonUAucon,Antiquitécxpliq i(r,t.iv,p.28, Suppléni., t. m, p. SI; Gori, Ttiesaur. veter. diptyeti., t. i, pi. 1, 4, 5, 11. — • Cassiodore, Variarum, I. VI, c. i : Caheis aweis eyredere, P. /.., t. Lxix, col. 679 sq. ; Fortunat, Miscellanea,\. III, c. xx, vs. 9 : Qiiid si taie deciis recitasses in aare senattis J Stravisscid plantis aiirea fda tuis, P.L.,t. Lxxxvm, col. 141 — " Martial, Epigramm., ii. 29. — " Ch. de Linas, op. cit., p. 41 ; il cite, en outre, le fait que Braduas portait sur la chaussure la marque de sa haute naissance, laquelle consistait en un S--.r;Ofiov !),!=i,T..ov jir,oi-5i;, littéralement: couvre-cheville d'ivoire en forme de croissant. Hérode .\tticus dit même a Braduas : «Tu portes ta noblesse sur l'articulation du pied. ' Philostrate, Vit. Sopliist., 1. II, c. i, n. 18.
CHAUSSURE
jusqu'au mollet; d'ordinaire les anciens entendaient ce mot dans le sens d'un haut brodequin collant à la jambe et lacé par-devant. Le cothurneparaîtêtre d'origine asiatique :
Lydius apta peduni vincla cothiirntis eral,
dit Ovide. Hommes et femmes faisaient usage de ce soulier qui s'adaptait indifféremment aux deux pieds, d'où vient peut-être cjue colliunnis est souvent em-
2737. — Le mois de janvier.
D'après Strzygowski, Die Calenderbilder der CIvonographien vun SSi, dans Jahrbuch des Kaiscrlich-deulschen archseologischi-n Instituts, 1888, pi. xviii.
ployé au singulier. On confectionnait des cothurnes de pourj^re :
Pimîceo slubis étiras evincta cothurno
et d'autres, plus modestes et moins dispendieux, en laine :
Sume laneos cothurnos, senipcr refluas calceos.
Ces derniers étaient, au reste, asse? peu solides. Les monuments nous font voir le cothurne ligure avec des revers plus ou moins riches : il est tantôt lacé, tantôt boulonné, tantôt maintenu par des courroies diversement agencées.
Les péronés étaient une chaussure de peau non tannée (lig. •JTSl):
...Deslifjia nuda sinislri Instituere pedis: crudiis legii alta pero,
avec le poil tourné en dedans :
SU veliUnn fuisse volel, quem non pudel alto
Per glaciem perone tegi, qui sinnmouel et Kuros
Pellibits invcrsis,
ces vers nous apprennent en outre que le pcro couvrait les jambes. Isidore qualifie les péronés de rusiica calceamenla garnis de clous, sous la semelle, à l'usage des laboureurs, pâtres, bergers, chasseurs. Les monu-
ments nous les montrent comme une botte molle, fermée, de hauteur variable, ressemblant à un cothurne lacé.
'L'endromis, i;Z'^r,p.i-, n'a pas de nom latin; c'est une sorte de cothurne qui couvre tout le pied, en laissant les orteils à nu (fîg. 2738). Sidoine Apollinaire le décrit sous le nom de calceamenlum :
Perpétua slat planta solo, scd fascia prinios Sistitur ad digitos; retinacula bina cotlmrnis Mittil in adfersum oincto de fornice pollex, Quœ. stringunt crepidas et concurrentibiis ansis ^'inclorum pandas texant per crura catenas.
" La plante du jiied pose sur une semelle droite, mais l'empeigne s'arrête à la naissance des orteils; le pouce renvoie d'un côté à l'autre deux courroies fixées au sommet du cothurne et qui, après avoir traversé des œillets correspondants, se croisent sur la jambe en chaînes repliées. »
2738. — Endromis.
D'après Saglio, Dict. des antiq-, t. u, fig. 2672-2675.
Sous ces trois types principaux nous avons omis la mention de plusieurs chaussures qui étaient tombées en désuétude à l'époque chrétienne ou qui ne paraissent jamais dans les textes et sur les monuments chrétiens. Quelques autres chaussures sont encore insuffisamment déterminées. Les femmes portèrent la baxea d'origine égyptienne que Tertullien nous dit être, de son temps, recouverte de pourpre et d'or, et qui serait devenue, au dire d'Isidore, une chaussure de théâtre : calceamenlum comœdonim. — Des vieillards portaient les corripedes, souliers minces pourvus d'une semelle légère. Les hommes s'abstenaient de faire usage des crepUles, bien que commodes, mais quia non essenl viriles. Les gens frileux faisaient cas des ascerie, chussures velues, faisant sans doute l'effet de nos bottes fourrées.
Bon nombre d'autres chau.ssurcs ne sont connues autrement que par un nom. Pollux en a dressé une nomenclature dans laquelle nous voyons les Amyclaïdes, les .\rgiennes, les Rhodiaques rouges ou blanches; les Baucidcs couleur safran, les Péribaridcs, les Ambraciemies. les vj/.-'./.t/.t/.s; pour la nuit, les i,j.:?iVîuoa, dont le quartier enserrait la cheville, ri7.fiO'7ivf)''ov, sorte de bottine. I-es hommes portaient l'CiTiii/'/o; très riche, le y.ïpy.ivo; qui avait peut-être des ligulee découpées en pattes de crabes, le ic-6o; vraisemblablement pointu, \'\jTi6(j/ii\i.x, soulier commun, et le i:f 05/ luiij, chaussure sénile ouverte par devant. Les p'/.aÛTa ou ;i/ïCôî; étaient une espèce de sandales; l'iTïipi/.ov appartenait aux courtisanes.
V. Aux c.vTACOMBES. — Les fresques des catacombes nous font voir un certain nombre de personnages, notamment le Christ, le Bon Pasteur, les saints, les orants, généralement chaussés. Pour cette partie du vêtement comme pour le reste, les fresques ont une valeur documentaire indéniable. Pour autant que l'état des monuments permet de distinguer la précision des détails, nous rencontrons particu-
CHAUSSURE
lièrement les sandalia, la gallica. la scarpa cl le campagiis.
Les sandales étaient une chaussure peu habillée, qu'on portait volontiers chez soi, sauf à la quitter pour dîiier et à la reprendre ensuite : soleas deponere. soleas poscere. Les Actes de l'évêquc martyr saint Fructueux nous le montrent chez lui, venant à la rencontre des beneficiarli charges de l'arrêter et portant aux pieds des sandales : in so/e/s; mais il ne peut sortir ainsi et auparavant demande à ses gardes la
2730. — Le Christ cliaussé de sandales.
Fresque de la XunziateHa.
D'après Wilpert, Le pilture, pi. xi.. n. 1.
permission de se chausser : Eanuis, aul si imllis, calceo me. Cui milites responderant : Calcea te ad animum tuum'; mais depuis l'époque impériale, ces vieux usages battus en brèche étaient bien souvent violés. Cependant, les fresques des catacombes nous montrent les sandales portées par ceux qui font usage du pallium des philosophes et de la tunique ^ (fig. 2739), quelquefois, plus rarement, adoptées par des personnes portant lachlamyile ou la
tunique à plastron avec la chlamydc, ou simplement la tunique '.
Les yallicœ (Tpo/.ào;a) sont des sandales qui enserrent le talon et nous savons par l'édit du Maximum de Dioelétien que c'était une chaussure d'usage ; gallicie viriles rusticanx bisoles, à double semelle, gatlicss viriles monosoles, à semelle simple; gallicae earsurise, à l'usage des coursiers, etc. '. C'était aussi une chaussure de luxe à laquelle on s'efforçait de maintenir le vieux nom de solea, encore que cette confusion intentionnelle, destinée à flatter les partisans des anciens usages, ne trompât personne. Plerique ex liis gui audierant reqnirebant, cur soleatos dixissel, qui gallicas, non soleas, haberenl'. Ladifférence entre ces deux chaussures se trouvait dans la partie cou\Tant le talon, pourvue d'un riche appareil de ligatures dans la gallica, alors que la solea se bornait au strict indispensable. Dans la Passio Perpetuœ el Felicitatis, l'auteur use du mot galliculx (JTiciSr.aiTa) pour désigner les chaussures du diacre Pomponiuset du chef des lanistes '; on nous apprend qu'elles étaient multi-
2740. — La Vierge chaussée de scarpœ.
D'après Wilpert, Le pitture, pi. 201. n. 2.
pliccs et multiformes ex auro el argento faclas. Qu.-lques fresques nous montrent des gallicules avec des ligatures multipliées, médiocrement riches, scmble-t-il; les plus courtes sont celles des figures de saints à la catacombe de la Nunziatella ', les plus longues sont celles que porte le Christ dans la scène des noces de Cana. à la catacombe de Pierre-et-Marcellin ', et le Bon Pasteur, pour qui ces ligatures servent à tenir la semelle et s'enroulent ensuite sur les jambes pour venir s'attacher sous les genoux.
La searpii était la chaussure habillée ; elle se portait de préférence avec la toge et devait être aussi gênante que distinguée. Tertullien, qui n'était pas homme à aimer les modes qui le comprimaient, appelait la scarpa, comme nous l'avons déjà dit : proprium togx tormenlum, ce qui marque assez clairement que cette chaussure emboîtait le pied. Pour les femmes, la scarpa était le soulier obligatoire, la sandale étant inacceptable en public des qu'on occupait un certain rang; en fait, les fresques des catacombes ne nous
* Passio S. Fructuosi, c. i, dans Acta mari, sitic, édit. Ruinart, Vérone, p. 191. — = J. Wilpert, Le pilture délie catacombe romane, 1903, pi. xxi, 2; xxii, 2; xl, 1, 2; LVii, Lxviii, Lxxv, etc. La figure 2739 représente le Christ d'après une fresque de la catacombe de la Xunziaiella, seconde moitié du m* siècle. Wilpert, op. cit., pi. xi„ 1. — ^ J. Wilpert, op. cit., pi. i.xi; cv, 1 ; ccxviii, 2; ccxxxvii, 1. — * AIomnisen-Blùniner, Dec \Ia.vimaltarif des Diokletian, IX, 12-10, p. 28 sq., 127 sq. — ' .\ulu;-Gellc, xiii, 22 (al.
21). — * Passio SS. l'crpetiiîe et Felicitatis, édit. Franchi de Cavalicri, p. 122, 124. J'avais eu tort, je crois, dans ce que j'avais dit au sujet de ces galliculœ dans Dictionn., t. ir, col. 1655-1656. Cf. Passio SS. l'erpetuœ et Felicitatis, p. 15; Massebléiau, dans Reuue de riiist. des religions, 1891,t.\xiv. p. 98; Franchi de Cavalier!, Sole agiografîche, dans Studie tesli, tasc. 22, Roma, 1909, p. 52, note 4. — 'Le pitture délie catacombe, pi xl, 1; pi. lxxv. — ' /fcid, pi. Lvii. Voir Dictionn., t. ii, col. 1803, fig. 19S2.
AA. Statue équestre de Marc-Aurèle (Capitole).
B. Consul Basilius (Montfaucon).