CARO FILIO
(eheval) SVO
' Lupi rapporte avoir vu: ad Jn&ti,vel Justini,se!; Justinœ tocu/um, au cimetière de Cyriaque, un fragment portant ces lettres = :
[LOCVS IVS {cheval)
il semble que la gravure très fruste donnée par Lupi indique les caractères philocaliens.
Le cheval que nous voyons sur tant d'épitaphes pourrait parfois y remplir un rôle différent de celui du vainqueur de la course. Xons indiquerons cet ordre de recherches sans nous dissimuler tout ce qu'il présente encore d'inachevé.
Les chrétiens se sont souvent inspirés des idées
' De Rossi, Bull di arch. crist., 1S73, p. 136, note 1. L'inscription fut retrouvée dans le pavement de S. Marie du Transtévère et encastrée sur le portique de cette basilique. - — "Boldetti, Ossen'azioni sopra i cimiteri cristiani, in-fol., Roma, p. 215, — ^R. Fabretti, Inscriplioniim antiquaritm, quœ ineedibus paternis asservanliir,e.xplicatio,m-iol.,Rom!e,
pa'iennes en matière de psycha.gogie ; or, sur un grand nombre de bas-reliefs, de peintures, de gemmes, l'âine est représentée sur un char traîné tantôt par des grif-
AfRlCANETEî MfOCiMlNVS ETTTC]
qyiVlTANNOS ITIAWII
2775, — Epitaphe romaine.
D'après o. .Maj-ucchi, op. cit., pi, Lvni, n. 52,
fous, tantôt par des chevaux ', C'est en cet équipage que Proserpine descend aux enfers, et le char et l'attelage de la déesse, une fois désaffectés, seront mis au service d'Élie montant au ciel '. Ainsi utilisés.
2770, — Epitaphe romaine.
D'après Perret. Les catacombes, t, v, pi, 50, n, 28,
ces sujets perdaient leur signification primitive et s'adaptaient à des conditions nouvelles, prenaient un sens nouveau. L'incapacité des rudes lapicides,
1699, p. 549, n. xv. — ' Ibid.,p. 216. — 'A. iMpuDissertatio et animadversiones ad nuper inventum Severœ martyris epitaphium, in-t", Panormi, 1734, p. 2, p 57, n. 1. — • Micali, Momimenti incditi, pi. vi, n. 2; Sloria degli anlichi popoli Italiani, pi. civ. — 'Élie emprunte de préférence le char^du Soleil ou de Phœbus; le nom Helios, prêtait à confusion.
CHEVAL
le manque de place sur les tablettes de marbre qu'on leur donnait à graver les amenait à découper dans un sujet ce qui leur paraissait caractéristique et suffisant pour exprimer le symbole; ainsi, dans la scène de Noc dans l'arche, ils réduisaient tout l'épisode à la seule colombe tenant un brin de verdure et supprimaient le patriarche et l'arche. Il pourrait en avoir été
2777. — Plaque d'identité du cheval.
D'après Ballet. île la Soc. des antiquaii es île France,
de même pour le char des âmes. Celles-ci se rendirent dans l'autre monde sur un cheval et renoncèrent au char. Pour plus de simplification, ou figura le cheval et on omit le char et le cavalier. Dans la poésie du moyen âge, où se sont conservés comme les der-
277S. — Aiguillon.
D'après Dullit. de la Soc. des antiquaires de France, 1880, p. 124.
niers reflets des croyances antiques, la Mort emporte souvent le dètunt sur un cheval '.
Quoi qu'il en soit de cette explication, nous donnerons encore cette épitaphe de Catane ^ :
LEONTI ANIMA INNOX QVI QVES QVFDIN PACE QVI VIXID ANNIS • XV • MINSES QVINQVE T) DIES VIGINTI ET QVN QVE DOLENTISFFCERV NIRITORES (cheval)
* Ph. Le Bas, Mi^ntunents d'antiquité fujnrèc recueillis par la Commission de Morée, 2' caliier, p. i)3; Letroiine, Lettre à M. Ph. Le Bas sur le tombeau de deux cavaliers athéniens Mclanopos et Xlacarlatos, dans Reuuc archéoloijique, V" année, part. I, p. 353: E. Caetaiii-I^ovatelli, ThanatoSf dans Atti délia Heale Accademia dei Lincei, 18S7, série IV, Classe di scienze morali, t. m, Memoric, p. .54, note 2; A. Maury, Des divinités et des génies pstjchopompes dans l'antiquité et au moyen âge, dans Revue archéologique, 1844, part. II, p. 674. — ''V.-JI. .\mico, Catana illuslrata, in-4», Catanœ, 1741, t. m, p. 23t. — 'Bottari, Scullure c pilturc, in-tol., Roma, 1737, t. m, p. clx. Et remarquons que, par une
Leonli anima innox(ia) qui [re]qu(i)es[cil] in pace, Dixi(!) annis XV, menses V, dics A'A'V; dolentes jecerunl genilores. Le dessin donné par V. M. Amico est si fruste que nous hésitons à voir sur le frontail du cheval un emblème quelconque, paline ou panache; car il y a des exemples où il ne peut être question de palme et c'est bien un panache que nous voyons sur deux quadriges peints à la voûte d'un cubicule du cimetière de Priscille ^
X. Verre. — ■ Un petit vase en verre bleu que Fabretti a dessiné et qui offre la forme d'une amphore,porte l'inscription: VINCENTI PIEZESESque nous avons rencontrée sur tant de monuments chrè-
VINCENTI PIE ZESES
2779. — Vase du o Mu^eo Carpineo ".
D'après Faljretti. hjscript. atitiq. expticatio, p. 277.
tiens, et, au-dessous, trois chevaux dont les noms sont écrits à rebours et qu'il faut lire : OIKOYWIENH, AEGIS, ZEP; peut-être la place a-t-elle manqué pour écrire ZEPHIRVS (fig. 2779)'.
XI. Gemme. — • Une intaille, dessinée par Boldetti dans le cabinet de Monsi.gnor Strozzi, représente un cheval lancé à toute vitesse et sur le champ de la gemme une palme ^ (fig. 2780).
XII. Bronze. — Fibule en bronze fort curieuse comme objet d'art. Elle représente un cheval qui se couche ou qui meurt. Trouvé par Boldetti dans les catacombes ' (fig. 27S1). On peut eu rapprocher une
bizarre survivance, les seuls chevaux au.vquels nous pussions voir aujourd'hui un panache, ce sont les chevaux de l'administration des pompes funèbres. — * R. Fabretti, Inscriptionum antiquarum, qua' in a'dibus paternis asservaniur, explicatio, in-toI,, Ronne, 1009, p. 277, n. 168: A. Lupi, Disscrl-et animadv., in-4^, Panorini, 1734, p. 57, note 1; Buonarotti, Osseruazioni sopra alcuni franunenti di vasi antichi di vetro ornati di figure trovati nei c-imiteri di Roma, in-4", Firenzc, 1716, pi. xxix, p. 209-216. — «Boldetti, Osservazioni sopra i cimiteri crisliani, in-fol., Roma, 1720fl p. 216, n. 1. — « L. Perret, Les catacombes de Rome, in-fol., Paris, 1855, t. iv, pi. xvi, n. 03.
CHEVAL
fibule de bronze analogue trouvée dans le Danube près de Pesth et conservée au musée de Zurich > et deux petites libules en bronze doré dans une tombe du cimetière barbare de Saint-Sulpice =.
XIII. Haut-relief. — Nous signalerons seulement l'admirable cuve de porphyre connue sous le nom
278Ù. — Intaille.
D"aprês Boldettî. Osservatiotïi sopra i ci
nieleri, 1720. p. 216.
de sarcophage de Sainte-Hélène; on y voit des cavaliers foulant aux pieds des ennemis vaincus '.
XIV. Scènes diverses. — Xous omettrons dans cette étude les représentations du cheval dans lesquelles cet animal n'est pas l'objet principal, c'est ainsi dans quelques fresques et de plus nombreux sarcophages qui nous offrent le Pharaon englouti dans la mer Rouge, Élie montant au ciel. Orphée attirant les animaux au bruit de son chant, les Mages arrivant adorer Jésus-Christ.
olïrent fréquemment la représentation du cheval, sujet ou accessoire de scènes décoratives ou de la vie réelle. Une statistique récente a permis de compter 110 silhouettes formant 39 scènes sur 37 pavements *;
2781. — l'itiule en bi'unze.
D'oprès Perret. Les catacombes, t. iv. pi. xv:. n. P3.
On a pu étudier ainsi les diverses phases de sou utilisation avec ses forme, couleur, toilette, nom, allures et harnachement. La plupart sont des mosaïques de l'époque païenne, quelques-unes ont plus de rapport avec nos études. Rappelons notamment les chevaux de la mosaïque du chantier (voir Dicl., t. III, fig. 247'2)'; deux chevaux de course attachés
27S2. — Chevau.v de cùuiie. .Mosiiique alïi.-aine. Dans Bulletin archéologique du Comité, 1906, pi. xxi.
Xous écartons également, sauf à y revenir, les hippocampes et le cheval Pégase; les scènes guerrières qui ornent le rouleau de Josué, le bouclier de Kertsch, la statuette de Charlemagne, etc., etc. De même encore pour les étoffes byzantines représentant un triomphateur sur un char ou un empereur à cheval. La simple énumération nous retarderait sans utilité.
XV. Le chev.\l en Afrique. — Les mosaïques romaines et byzantines de l'Afrique du Xord nous
'F.-X. Kraus, Reul-Encijklopddie, t. ii, p. 61S. — =.\. de Molin et J. Gruaz. Le cimetière barbare de Saint-Sulpice, dans la Revue Charlemagne. 1911, t. i, p. 153, n. 4, pi. xxii, n. 3, 4. — ■* A. Venturi, Storia dell'arte italiana, in-S", Milano, 1901, t. i, fig. 174. — «Bernard, Le cheiml dans les mosaïques de F Afrique dir.V orrf, dans ie'Bull.^ arch. du Com. des trav. ftis/-,1906,p.3-31,pl. i-xxxii. Voir aussi P. Gauckler, Le domaine des Laberii à L'thina. dans Mémoires .cï monuments Pioi, t. III. — ° Trouvée à l'Ouetl-Ramel (Tunisie^, actuellement aumusée .\laouï Cf Comptes rendus de l'Académie des inscriptions, 1S9S, p. C43; P. Gauckler, La mosaïque antique, p. 39, noie 1 ; Bernard, op. ri/ , p. 11, n. 32, pi. xvi, fig.3.
à un même poteau et affrontés, entiers, DiOMEDES, bai; A LCI DE S. alezan, panachés, licols, camails, queues, troussées et enrubannées, marques sur la cuisse, bandage aux membres antérieurs (fig. 27S'2) '. LTne tombe de Thabraca montre un cheval attaché et affronté à un cyprès (Dictionn., t. i, fig. 154) •; une autre tombe du même lieu montre, au-dessus d'une épitaphe, trois chevaux, sexe indéterminé, robes multicolores, montés, bridés, au galop allongé'; enfin
— « Mosaïque trouvée à l'arsenal de Sidi .\bdallah, Ferryville (Tunisie), en 1902, au musée .\laouî. Cf. P. Gauckler, dans le Bull, archéol du Comité des trar. hist., 1902, p. 165 sq.; VioUier, ibid., p. 470 sq; Bernard, op. cit., 1906, pli, n. 30. pi. .xxi; P. Gauckler, La mosaïque antique, p. 29, note 14. Ici encore on voit les aiguillons à la queue. — ' Mosaïque trouvée en 1S90, au musée Alaouî. Outre les références données, Z>io/ionn., t. I, col. 71S, cf. P. Gauckler, La mosaïque antique, p. 39, note 4; Bernard, op. cit., 1906, p. 12, n. 35, pi. XXIII, ng. 2. — ' Trouvée en 1904, musée .\laouï. P. Gauckler, Marche du service des <mtiquilés, 1904 ; Bernard, op. cit., 1906, p. 11, n. 33, pi. xxiii, n. 1.
CHEVAL
dans la mosaïque dite du i monastère » ' à Carthage, un clieval et son cavalier armé d'un javelot, au galop allongé.