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XVI. En Gaule. — L'utilisation du cheval, à la

2-83, — libiile-, D'api-ès BuHctiii du Comité, 1804, p. 150, n. 1, -J, ::. 4.

guerre et à la chasse, remonte à une haute antiquité, aussi bien chez les Romains que les Germains; il est donc étonnant que l'on trouve si peu d'objets à l'usage des cavaliers ou du cheval lui-même dans les toni-

2784. — Plaque Oj'.urce de (iinvry.

D'après Bu;i«i)i da Comité, 1894, p. 151, fig. 6.

beaux de race germanique. « Bien des auteurs ont parlé de l'amour du cavalier pour son cheval et de l'inunolation, sur le bûcher ou sur le tombeau des rois ou des chefs, du compagnon de leurs courses afin qu'ils pussent le retrouver au delà de la vie. U est à croire que l'imagination a joué un grand rôle dans les légendes et les lieds qui rapportent cette coutume. Le guerrier gaulois était, en Champagne, inhumé sur son char de guerre; les objets de harnachement de ses chevau.x de selle ou d'attelage existent dans son tombeau, à côté de ses fibules, de ses armes,

■ P. Gauclilcr, .Sur remplacement du aimp de la première cohorte urbaine ù Carthage, dans Comptes rendus de l'Acad. des inscr., 190 », j). O'JT : Bernard, dans le Hullctin arciwal. du Comité des truuaux historiques, liKlO, p. 12, ii. 31, pi. .\xiv. Trouvée en 1904, au musée Alaiiiiï, — •• I.incic'nschniidt, Dus Gernianischc J'oillcuhujer bei Selzen, 1818. — ' Pilloy

niais on n'y trouve pas d'ornements de chevaux.

•I Dans la tombe de Childéric l", on a, il est vrai, trouvé le crâne d'un cheval, mais on n'y a pas rencontré le reste du scpieictte, ce qui fait présumer que, tout comme le fragment de fer à cheval qui a été ramassé dans les terres, le dépôt de ce crâne a été fait postérieurement.

« Cependant, en Allemagne, on a trouvé, dans les cimetières francs, des squelettes complets de chevaux, et plusieurs d'entre eux avaient été enterrés avec leurs mors, leur bride et autres pièces de harnachement; quelques cavaliers avec leurs éperons''. Mais si l'on compare ce faible nombre de squelettes de

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2785. — Pierre de Rossie Priory.

D'après Roinîlly Allen, Descriptive list with iUustrations of tlie eorlii cliristian monuments of Scotland, 1903, pari. 111, p. 307, llg. 3-i> b.

chevaux avec l'énorme quantité de tombes de guerriers francs qui ont été examinées depuis un demisiècle, il faut bien reconnaître que le cheval accompagnant le cavalier après sa mort est une rare exception. Cette rareté donne un autre renseignement, c'est que parmi les guerriersil devait se trouver plus de fantassins que de cavaliers ^ »

Quelques fdjules d'une facture très médiocre nous montrent des clievaux montés et harnachés. Ce sont une fibule d'argent doré trouvée dans le cimetière d'.\rcy-Sainte-Hestitute *, une autre d'argent, trouvée à Bréiiy ', une de bronze de la collection du grand-duc île Messe représente le cheval au galop ' (fig. 2783). Dans la période de transition entre le vi« siècle et l'époque carolingienne on trouve extrê-

L'rquitalion tuix époques franque et carolingienne, dans le Bulletin du Comité archéologique des traoaux historiques et si-icntiftques, 1801, p. 150. — * Album Caratula, pi. K ; Pillny,o/j. cit., p. 150. — ^ Ibid-, pi. vni, nou\'. série, n. 13. — 8 Liudcnschmidt, AUerthiimer unsercr heidnischcn Vorzeit, t. II, 7*^ cahier, pi. iv.

CHEVAL

mement peu de représentations d'animaux. Une rondelle ou plaque ajourée, trouvée à Klinl^erg, près de Riedhof, canton de Zurich, offre une représentation extraordinairement grossière d'un cavalier marchant au pas, tenant un épieu.

Ce mode de plaques ajourées jouit alors d'une grande vogue; il n'était point de femme qui pût s'en passer à sa ceinture pour suspendre sa trousse. Le type en faveur est une sorte de cavalier aux bras

croix nattée et toutes les variétés de l'entrelacs le plus monotone avec quelquefois aussi des frises ornementales d'un goût très pur et d'une exécution très délicate. Les deux motifs préférés sont la chasse et la guerre. Souvent on loge une scène représentant un cavalier et sa suite ou un guerrier au combat dans un cadre du montant de la croix, ou bien sur le champ de la pierre. Nous ne pouvons faire plus que de donner ici rénumération de quelques monuments remar-

'278C. — Pierre de Meigle. D'après RomiUy Allen, op. cH.. p. 332, flg. 34.5

levés qu'on a rencontré sur des plaques exhumées à Nordendorf. à Marilles (Brabant), à Ginvry (Meuse), à Serancourt (Aisne), à Quincy-Basse (Aisne), à Wanquetin (Pas-de-Calais). Dans la tombe de Marilles on a trouvé de riches bijoux, entre autres une fibule d'or avec pierres précieuses, dont le centre figure une croix; en outre, une autre croix de bronze, à branches égales qui indique le christianisme de la défunte; à GinvTy, plus de doute, une croix est creusée au burin sur les flancs du cheval (fig. 2784). Il existe également des plaques ajourées au type du cheval sans cavalier; l'une a été trouvée à Bcautnr

quables, {l'aprés le recueil de J. Romilly Allen, Descriptive list wilh illuslralions of Ihe carly Christian monuments oj Scotland : Un cavalier au pas de sa monture, encadré par deux moines, part. III, p. 7, fig. 4; Une chasse à courre, avec cavaliers, piqueurs, sonneurs de trompe, etc., part. III, p. 63, fig. .59; Trois cavaliers passants, part. III, p. 84, fig. 82; Chasse au cerf ou à l'élan, avec faucons, part. III. p. 134, fig. 137 a; Cavalier au trot, part. III, p. 148. fig. 154; Cavaliers sur la Sueno's Stone, part. III, p. 150, fig. 156; Chasseurs, la lance en arrêt, avec chiens courants, part. III, p. 203, fig. 217; Cavaliers à diffé-

2787. — Cheval et poulain. Dessin du psautier d'L'liecht. D'après K. Woermann, Gescldclite der Kurist aller Zeiten und Volker, Leipzig, 1905, t. II, p. 108.

(canton de la Fère) ': la seconde a été trouvée dans le cimetière de Saint-Nicolas-d'Arras ^.

XVII. En Ecosse. — Les Celtes (voir Celtique (Art), t. ri, col. 2911 sq.), ne nous ont pas seulement montré qu'ils savaient varier l'entrelacs indéfiniment, ils se sont parfois exercés avec succès à observer et à copier la nature. Vers le viii«-ix= siècle, c'est-à-dire à l'extrême limite des monuments que nous accueillons, nous rencontrons tout à coup une abondante série de pierres gravées ou sculptées. Ce sont généralement des dalles ou des cippes sur lesquels fleurit la

* Pilloy, dans Études d'anciens lieux de sépultures dans r^ isne, 2*^ fascicule, pi. il. — ^ Tevnincii, Artois souterrain. in-8», Arras, 1879, t. iv, pi. lxi. n. 12.

rentes allures, part. III, p. 210, fig. 227 h: Chasse à courre, part. III, p. 214. fig. 228 b; Chasse à courre, part. III, p. 224, fig. 235 b; Chasse à courre, part. III, p. 228, fig. 240 b; Chasse à courre, part. III. p. 246, fig. 259 6; Chasseurs passants, part. III. p. 248, fig. 260 b; Chasseurs avec leur chien, part. III, p. 259, fig. 269 b; Chasseurs et peut-être un rabatteur, part. III, p. 263, fig. 273 *; Ecclésiastique à cheval, part. III. p. 288, fig. 305 b; Cavaliers passants, part. III, p. '289. fig. 306 b: Cavalier passant, part. III, p. 292, fig. 308 b; Cavaliers passants, part. III. p. 295, fig. 309 b; Trois cavaliers passants et un ange, part. III, p. 297, fig. 311 b; Un cavalier, sa suite, ses chiens, part. III, p. 300, fig. 313: Cavalier passant, part. III, p. 301, fig. 314 b; Chasseurs,

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