Mar-Serghis, prêtre et chorévêque de Schiang-tsou
44 Gagoni, prêtre et archidiacre de Koumdan et annaliste
45 Paul, prêtre
46 Samson, prêtre
47 Adam, prêtre
48 Elie, prêtre
49 Isaac. prêtre
50 Jean, prêtre
51 Jean, prêtre
52 Siméon, prêtre et ancien
CHINE
Ces séries de noms sont disposées parallèlenicnl aux séries de transcriptions chinoises que nous omettons. Tous les noms, sauf deux, y sont précédés de la qualification de > moine a (seiig). Le texte chinois nedistingue pas lesprétresdes moines: ce sont cependant des prêtres séculiers, semble-t-il, puisque la rangée II de la face gauche prend soin de noter quand le '■as se présente : ■ prêtre et moine. »
.\lnsi donc :un évêque, trois chorévêques.un prêtre archidiacre et annaliste, un prêtre et ancien, dix-huit prêtres séculiers, quatre prêtres-moines, un prêtre pour le cimetière, un diacre-moine, un sacriste. Le reste des noms contenus dans les séries iudique-t-il des moines, comme le texte chinois le faisait croire, ou des fidèles laïques? nous ne voyons pas de raison de mettre en doute leur titre monastique. Il ne paraît pas douteux que nous avons ici les noms de Tévëque, du clergé et lies moines de Si-ngan-fou, au début de l'année 781.
Le nom de .M;ir-Serghis revient à cinq reprises dans la liste. Celui qui est nommé simplement chorévèque est peut-être le même que le chorévêque de Schiang-tsou. Quant aux trois autres, leurs noms se trouvent parmi ceux des moines et les trois fois précédé de ' Mar >. titre d'honneur réservé aux saints et aux dignitaires élevés. Il n'est guère probable que ces trois Mar-Sarghis soient évêques;on eût indiqué leur dignité comme on l'a fait pour Jean; il n'est pas plausible d'admettre cinq chorévêques tous appelés Serghis. Peut-être sont-ce des abbés de monastères; et c'est encore un pis-aller.
XXIII. Fac-similé. — Jusqu'en 1894, la Mission catholique de Zi~ka-wei possédait plusieurs copies de l'inscription, mais aucune d'elles ni aucune des copies connues ne remontait au delà de 1859. En mai 1894, le Bulletin de la Presbytcrian mission press de Chang-hai mit en vente une collection de frottiscalques (rubbings) assez satisfaisants, ainsi qu'une pliotographie donnant l'ensemble de la stèle. En 1895, le P. H. Havret fit reproduire l'inscription intégrale ' d'après un exemplaire envoyé de Si-ngan-fou. Cette reproduction, seule valable désormais, est faite à la ;irandeur du monument par le procédé de la photolithographie; elle est complétée par une photot>-pie. .\ la suite, on a donné une réduction du texte composée par Han T'ai-hoa; et au bas de chaque colonne se trouve l'écriture correcte moderne de tous les caractères abrégés ou anciens qui se rencontrent dans l'inscription, interprétation due au P. P. Hoang.
XXIV. Bibliographie. — L'histoire de cette petite chrétienté chinoise, si peu documentée, si peu répandue, si peu durable est cependant un des sujets sur lesquels nous serions en mesure d'apporter la plus formidable documentation bibliographique. .Mais en pareille matière il faut distinguer entre travaux d'histoire et pamphlets de polémique, et ceux-ci forment l'immense majorité dans cette bibliographie. La Bihliolheca Sinica de H. Cordier et La siélc chrétienne de Si-ngan-fou du P. H. Havret ne laissent guère à ajouter au dépouillement de ces sources d'inégale valeur; aussi nous bornons-nous à donner ici quelques titres indispensables ou utiles.
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CHIXK
CHIUSI
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H. Leclercq.
CHIRURGIEN. On donne le nom de chirurgie à la branche de la nK'decine qni traite certaines mala-
2805. — Trousse de chirurgien.
D'après 0. Marucchi, Museo crist. l.citeran., pi. li\', n. 22.
dies par l'emploi de la main aidée ou non d'instruments. La distinction artificielle et purement empirique introduite par l'école d'Alexandrie distingue la médecine en diététique (le régime), pliarmaceuti<|ue (les médicaments), chirurgique (les opérations). Ce n'est là qu'un artifice scolaire, commode et arbitraire. La chirurgie ne forme pas un art autonome et distinct de la médecine générale, elle n'a pas un domaine séparé et indépendant, elle use sans doute de moyens appropriés, mais c'est ce que font de leur côté la diététi(|ue et la pharmaceutique. Les anciens n'ont pas établi de distinction entre médecins et chirurgiens. Les uns et les autres tâtonnaient un peu, faute d'une connaissance approfondie de l'anatomie, car ils ne connaissaient guère que l'ostéologie et les fonctions principales des grands organes intérieurs ou exté-
rieurs. C'est ce qui explique la timidité et la stagnation de cet art. Les médecins respectables et instruits, con.scients de la limite de leurs connaissances, se refusaient obstinément à certaines opérations; libre après cela au client éconduit de s'adresser aux spécialistes et aux charlatans. Voir ce mot. C'est ainsi que l'école hippocratique interdisait à ses élèves de tenter l'opération de la pierre, pourtant si indispensable, mais qui ne présentait alors aucune sécurité.
L'officine des chirurgiens devait être spacieuse, avec de larges portes laissant pénétrer abondamment la lumière. Elle devait être pourvue de tous objets de pansement usités, des instruments et des médicaments indispensables à la chirurgie d'urgence. On y devait trouver bandes, bandages, charpie, compresses, éponges, ventouses, cautères, couteaux, lancettes, bistouris, sondes, aiguilles, rugines. tubes, crochets, tarières, scies, etc.
Dans une société où les exercices du corps dans les gymnases et les jeux publics, les représentations brutales du cirque et de l'ampliitliéâtre étaient quotidiens, on peut penser que les accidents étaient fré- (|uents et graves. Les livres de médecine entrent à l'occasion dans les plus grands détaiK. .\joutons que parfois les cliirurgiens chrétiens ont dii être appelés auprès de patients fort malmenés. les martyrs; lorsque, par e.KempIe, un saint Sébastien échappait à la mort et recouvrait la santé.
Nous étudierons plus tard les monuments relatifs aux fidèles ayant e.vercé l'art de la médecine, ici nous nous bornerons à donner l'épitaphe d'un cliirurgien chrétien. Il a pris soin de faire figurer sa trousse où l'on peut voir représentés : un cautère, un scalpel, une spatule, une pince-tenaille, un cautère lancéolé, un étui avec son couvercle; au-dessous, une tablette carrée dont la destination reste incertaine', un pilon, une ventouse et un objet allongé douteux. Cette ])ierre se trouve aujourd'hui au musée chrétien du Latran et provient du cim.'tière de Prétextât (lig. 2805) '.
H. Lf.clercq.
CHIUSI. — I. Catacombes de Santa Mustiola et de Santa Calirina. II. Sainte .Mustiola. III. Sainte Catherine. IV. V siècle. V. Bibliographie.
Chiusi, l'antique Clasium, fut une des villes les plus fortes des Étrusques. La religion chrétienne y pénétra de bonne heure, comme nous pouvons nous en convaincre par l'existence de deux catacombes, désignées sous les vocables de sainte Mustiola et de sainte Catherine.